Classé dans : Mauvaises pensées choisies, Varia | Mots-clefs: âme, écriture automatique, bête, chant, clé, fenêtre, frisson, mémoire, nuit, ombre, orage, peau, plaisir, rêve, regard, secret, soie, violence
Pour ceux qui voudraient s’y risquer, c’est ici
Ma première tentative:
Impossible de lui confier le lourd secret qui hante ma mémoire. Ce serait comme lui remettre un double de ma clé. C’était un autre de ces passages à vide qui préfigurent l’orage, imitant le râle presque éteint de la bête qui agonise. Le dernier murmure de la peau délicate du temps avant la victoire du monde des ombres. Un regard suffit à provoquer le frisson d’extase ou la mise à mort des sentiments. Comme un souffle chaud, brulant, s’infiltrant sous la soie de l’âme. Son chant se faisait entendre jusque dans mes rêves. La violence des mots, en brisait les fenêtres. Tout autour, les soupirs presque inaudibles de la nuit. La rupture des sens n’apportait plus de plaisir.
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: coup de foudre, interprétation, Radiohead, synchronisme, Wolf at the door
T’étais où tout ce temps là?
Je sais bien que tu me diras que t’étais juste là sous mon nez, disponible, accessible, tout prêt pour moi, mais je n’ai rien saisi avant maintenant. Ce n’est pas un hasard ni une coïncidence. C’est un synchronisme parfait. Le moment où tout fait enfin un sens. Un matin gris, ta voix s’est rendue jusqu’à mon oreille, celle qui est sous la peau. Ta perfection me coupe les jambes, me prend au ventre et m’hypnotise.
J’aime les coups de foudre que me procure la touche random de mon i-pod.
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: flirt, guitare, Hey ya, Matt Weddle, rhum, séduction, vérité, voisin
Deux voisins sur un pallier…
Lui : Bonjour
Elle : (en même temps) Salut! … Ça va mieux?
Lui : (surpris) euh…
Elle : Désolée, je sais, on se croise souvent, on se dit bonjour, mais on se connait pas… n’empêche, hier soir à 2h du mat, quand j’ai entendu ta guitare, j’ai tellement failli venir cogner à ta porte avec un bouteille de rhum…
Lui : (mal à l’aise) C’est moi qui suis désolé, je pensais pas que tu entendais…
Elle : (souriant) Oh, tu sais, vraiment ça me dérange pas, j’aime ça entendre ta guitare… et c’est pas comme si t’avais joué à 10h du matin le dimanche!
Lui : (répondant enfin à son sourire, comme s’il la voyait vraiment pour la première fois) Mais t’aurais dû venir, avec ta bouteille de rhum…
Elle : Ben c’est ça le problème, me restait plus de rhum… Juste du Baileys. J’trouvais que ça faisait fif… Je t’imagine pas boire du Baileys… Et puis…
Lui : (riant franchement) Et puis?
Elle : J’avais pas les jambes faites.
Lui : (s’approchant un peu) et maintenant?
Elle : (souriant à nouveau) Je te laisse deviner…
Voilà, dans ma tête, ce n’est pas plus compliqué que ça. M’semble que ça peut pas être compliqué, quand on dit la vérité. J’étais pas game la nuit dernière. Et je t’ai pas croisé aujourd’hui. T’as rejoué de ta guitare, puis, silence. J’pense que t’es sorti tantôt. Je devais être en train de me faire les jambes. Je peux pas t’imaginer dans ma vie, mais je peux t’imaginer, un dimanche après-midi.
Classé dans : Histoires de ma vie, Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: amitié, Birth of a nation, cégep, cinéma, coïncidence, cuirassé Potemkine, fidélité, hasard, La Passion de Jeanne d'Arc, La Rochefoucault, plagiat
Quelqu’un me parlait des problèmes actuels en ce qui concerne le plagiat dans les universités et des moyens avec lesquels on tente de contrer le phénomène. Les travaux sont numérisés et un logiciel fouille le net ainsi qu’une banque de données d’articles afin de comparer et de faire des recoupements. Ça n’a effectivement plus rien à voir avec l’époque où je remettais mes travaux.
Mais de toute façon, jamais je n’ai compris cette mentalité qui met plus d’efforts à vouloir déjouer le système qu’à vouloir triompher dans les règles. Ok, c’était moi la fatigante qui a toujours aimé l’école, aimé apprendre, aimé faire des dissertations et qui considérait qu’elle avait un échec si elle n’avait pas un A. Est-ce que ça m’est déjà arrivé de plagier? Jamais ça ne m’aurait traversé l’esprit. Mais est-ce que j’ai déjà vécu une expérience de plagiat?
Et c’est là qu’un souvenir de mes années de cégep m’est revenu. Ces deux années où j’ai étudié les arts visuels sont comme une bulle d’expérimentations dans le reste de mon parcours académique. C’est un des points tournants où ma vie aurait pu basculer dans un tout autre sens. Deux années à vivre dans un groupe soudé comme une famille. Nous étions 30 la première session et je crois que nous étions 19 ou 20 au fil d’arrivée. Sur les 3 garçons du groupe, il n’en restait qu’un après les deux premiers mois. David. Il était si beau, toutes les filles étaient folles de lui. Sauf que moi, j’avais un chum… Mais je ne me souviens pas d’avoir lutté plus fort qu’à ce moment là contre l’attirance. Qu’est-ce qu’on est bête à cet âge là… La violence qu’on se fait pour demeurer fidèle à ce qu’on aime, ne vaut guère mieux qu’une infidélité (La Rochefoucault)
Mais je m’égare. Le plagiat. Dans le groupe, je m’étais davantage liée avec une fille sympa. On avait aussi plusieurs cours réguliers ensemble, français, éduc, philo et un cours complémentaire en cinéma. Le prof de cinéma était un peu étrange. Il ressemblait à Albert Einstein, il était français et on se tenait toujours à une distance respectueuse de lui, question de ne pas se bruler les narines. D’après lui, le meilleur film de tous les temps était Birth of a Nation. Encore aujourd’hui, je comprends l’intérêt de ce film d’un point de vue historique, mais… disons qu’il est plus efficace qu’un somnifère et que je ne lui trouve pas les qualités esthétiques du Cuirassé Potemkine ou de la Jeanne D’Arc de Dreyer. Anyway. On a eu une dissertation à faire sur Birth of a Nation. J’étais relativement fière de mon travail dans les circonstances. La veille de la remise, mon amie, complètement catastrophée n’avait pas encore écrit une ligne. J’ai eu pitié et je lui ai fait lire mon essai. Elle s’en est inspiré pour rédiger le sien. J’aimerais bien revoir la tête que j’ai faite lorsque le prof a remis les cahiers et que j’ai vu qu’elle avait obtenue une note supérieure à la mienne. Je pense que c’était définitivement la meilleure punition pour de me passer l’envie de recommencer…
Ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas pensé à ces années là. La proximité du groupe, l’intensité. L’amitié dans ce passage un peu confus entre l’adolescence et l’âge adulte. Les cours, les profs, ma sculpture qui orne peut-être encore la cage d’escalier de l’aile A. La bourse d’excellence que j’avais obtenue. Les joints dans le café étudiant. La fois où le beau David m’a embrassé la main dans un party sous le regard furieux de mon chum. Dimanche soir, je me suis couchée en repensant à tout ça. À tous ces gens que j’ai perdus de vue à l’université, en réintégrant un parcours plus académique.
Lundi matin, je me suis réveillée une heure avant le cadran. Je me suis fait du thé vert et j’ai ouvert l’ordi pour regarder mes courriels. J’avais un message de cette fille avec qui je n’avais pas été en contact depuis près de quatorze ans.
Classé dans : Citations | Mots-clefs: Annie Hall, Jason Reitman, relations amoureuses, requin, Up in the air, Woody Allen
« Make no mistake your relationships are the heaviest components in your life. All those negotiations and arguments and secrets, the compromises. The slower we move the faster we die. Make no mistake, moving is living. Some animals were meant to carry each other to live symbiotically over a lifetime. Star crossed lovers, monogamous swans. We are not swans. We are sharks. »
— Ryan Bingham (George Clooney), Up in the air
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: Anyone else but you, bleu, château, chute, désert, mirage, miroir, nuages, sable, traces, vide, Vik Muniz
J’étais au bord de toi, assise, les pieds dans le vide. La peur. L’attrait. À tour de rôle. La vue en plongée qui donne le sentiment de t’avoir percé à jour. Après l’impulsion freinée, le retour à soi. Le frisson d’horreur devant la préfiguration d’une chute brutale au cœur de ce paysage désolé. Sans vie. Sans eau.
— T’es charmante
Seulement parce que je te trouve charmant. Les miroirs sont tout ce qu’on arrive à voir. Mirages. Je marche de désert en désert. La peau couverte de bleu touareg, je n’ai plus soif. Adaptation, qu’ils disent.
Je suis revenue de tous les voyages. J’ai secoué mes vêtements pour me débarrasser de toute cette poussière. Je me suis parfois longuement retournée sur mes pas. Contempler les traces, comme les nuages. Dis-moi quelle forme tu vois? Tu savais qu’un château pouvait tenir en entier sur un unique grain de sable? Quelqu’un, quelque part, l’a déjà fait*.
Puis, enfin, j’ai tout balayé, tout jeté par dessus bord. Amour, je t’ai fait de la place, tu vois? Mais comme tu es vraiment en retard, je m’étire les jambes de plus en plus confortablement.
*Vik Muniz, Castle on a grain of sand, 2003.
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: exhibitionnisme, impolitesse, impudeur, microcosme, observation, piscine, poil, regards, savoir-vivre, vulgarité
Depuis la fin de l’été, je nage plusieurs fois par semaine à la piscine près de chez moi. Je ne pensais jamais dire ça, mais j’adore ça. Je me sens vraiment bien quand je nage. C’est très différent du gym. Lorsque je cours, ma tête s’évade et s’occupe à mille et une pensées. Lorsque que je nage, au contraire, je suis vraiment ancrée dans mon corps. Je ne pense qu’à mes mouvements et je me concentre sur ma respiration. Ça me vide l’esprit. La voix intérieure se fait enfin silencieuse. Mais on ne se refait pas… le silence est propice à l’observation d’une faune particulière. J’ai pris quelques notes.
Les nageurs du dimanche
On les voit surtout sur les horaires d’après-midi et les jours de fin de semaine. Ils ont fouillé dans un vieux tiroir et sont tombé sur leur kit de piscine d’il y a 20 ans et se sont dit tiens! Je vais aller à la piscine aujourd’hui! Ils ne savent pas nager. On les regarde aller et on a peur qu’ils se noient. On doit aussi développer la technique du « sur place » lorsqu’on a le malheur de les suivre. Eux, ils sourient. Peut-être qu’ils ne savent pas lire (il y a un couloir réservé aux « lents »), mais moi, je pense qu’ils sont anglais, parce qu’ils ont aussi une forte propension à nager à gauche, ce qui cause de nombreux accrochages et aussi quelques accès de rage.
Le sait pas vivre
Jeune homme dans la fin vingtaine probablement assez impressionné par sa propre musculature. Il ne nage pas spectaculairement vite, mais il est très fier de pouvoir faire plusieurs longueurs de suite sans s’arrêter. Le problème c’est qu’il n’est pas seul. Il n’a aucune considération pour ceux qui attendent leur tour pour partir et il coupe la file systématiquement. La plupart du temps, il ne complète même pas sa longueur pour être bien certain de repartir devant celui ou celle de qui c’est le tour. Le genre de détail qui en dit très long sur la personnalité de quelqu’un.
La cracheuse
Un soir, y’avait cette fille ronde, longs cheveux châtains bouclés, joli décolleté, mains manucurées, verni à ongles etc… Après chaque longueur elle râlait un peu et la quinte de toux commençait. Elle se râclait alors la gorge bien comme il faut, se soulevait sur ses coudes de peine et misère, puis crachait deux-trois coups dans le drain avant de repartir, tout ça comme si c’était la chose la plus normale du monde.
Monsieur tout-nu
Il porte un vieux maillot ajusté en coton usé parfaitement assorti à la couleur de sa peau. C’est perturbant. Surtout quand il nage la brasse et qu’on le suit par derrière. Il y a toujours la fraction de seconde où on a l’impression qu’il a perdu quelque chose. Je peux pas croire qu’il n’y a pas pensé. Il a la même technique de nage que le sait pas vivre (musculature en moins). Sauf que lorsqu’il tourne pour repartir, il touche parfois accidentellement les cuisses des nageuses qui attendent leur tour sur le bord.
La velue
Nous vivons dans une culture qui n’aime pas le poil, qui le considère presque sale, ou honteux. J’essaie de comprendre cette fille et je n’y arrive pas. Elle a grandi et elle baigne dans la même culture que moi, elle a la mi-vingtaine et elle n’est pas laide. Elle a l’air bien dans son corps et assez dégourdie. Honnêtement, je pense qu’elle ne s’est jamais rasée de sa vie. Je ne parle pas seulement des jambes. Elle a les aisselles bien garnies, et la ligne bikini qui s’égare jusqu’à la mi-cuisse. C’est intense. Tellement que ça crée un malaise. On n’ose pas trop la regarder, de peur de ne voir que ça. Elle doit le ressentir, mais elle s’en fout totalement. Ça m’a probablement un peu traumatisé puisqu’après l’avoir vue, j’ai rêvé que j’arrivais à la piscine les jambes pas faites. Dans mon rêve, j’étais complètement mortifiée. Je ne peux pas m’empêcher de trouver qu’elle a quand même du cran… ou bien un chum bizarre qui adore ça comme ça??? Je suis perplexe.
Le flex
Il ressemble vaguement à Michael J. Fox. Il arrive à environ une demi-heure de la fin du bain libre. Il s’installe sur le bord de la piscine et il fait toute une série d’étirements musculaires un peu complexes en regardant les baigneuses. Sa routine d’étirement dure un bon quinze minutes (ce qui veut dire que ça lui laisse donc à peine plus de dix minutes pour nager). Ça attire forcément l’attention. À chaque fois que je me retourne dans sa direction (il se place vis-à-vis l’horloge), j’ai l’impression qu’il me regarde. Quand on a l’impression que quelqu’un nous fixe, on est porté à regarder. Mais ça devient un cercle vicieux, peut-être qu’il pense aussi que je le regarde. C’est comme l’oeuf et la poule on sait plus ce qui est venu en premier.
Les impudiques du vestiaire
J’ai toujours su que les filles étaient plus exhibitionnistes que les gars par nature, mais jamais je n’aurais pensé que c’était à ce point là… Honnêtement, je ne sais même pas par où commencer! Alors après réflexion, je laisse ça à votre imagination ;)
J’avais fait l’exercice déjà en janvier 2007. J’ai décidé de reprendre les questions avec quelques variantes. Ça me fait drôle de voir la distance parcourue. J’en connais beaucoup pour qui 2009 a été une année pénible alors j’en profite pour vous souhaiter à tous une superbe année 2010. Let’s get happy!
1. Qu’as-tu fait en 2009 que tu n’avais jamais fait avant? Aimer une activité sportive. Je nage 3-4 fois par semaine depuis la fin du mois d’août. Ça fait maintenant partie de ma vie.
2. Est-ce que tu as tenu tes résolutions de l’année passée, et vas-tu en faire pour la nouvelle année? Je n’ai jamais cru au concept des résolutions de janvier.
3. Est-ce que quelqu’un dans ton entourage a eu un enfant? Oui plusieurs, et quelques autres sont en route!
4. Est-ce que quelqu’un dans ton entourage est mort? Oui, 2 femmes trop jeunes décédées subitement. Une tante et une amie collègue de travail.
5. Quels pays as-tu visité? Celui des rêves.
6. Qu’aimerais-tu avoir en 2010 que tu n’as pas eu en 2009? Un été chaud et ensoleillé ? Ok, je souhaîte aussi autre chose, take a wild guess!
7. Quelles dates de 2009 resteront gravées à jamais dans ta mémoire, et pourquoi? L’après-midi d’avril passé avec une amie qui venait d’apprendre qu’elle avait des cellules cancéreuses et le soir de novembre où on a célébré sa rémission. La soirée des Perséïdes et les débuts de l’accomplissement de mon vœu pour ma nièce dont l’état de santé s’améliore grandement depuis novembre.
8. Quel a été ton plus grand accomplissement de l’année? Still working on that, mais je suis très honorée de voir la mention « une écrivaine » quand je passe la souris sur « les plaisirs et les nuits » dans le blogroll de Josée Blanchette.
9. Quelle a été ta plus grande déception? La fin de ce que j’avais cru être une amitié.
10. As-tu souffert d’une maladie ou d’une blessure? Non, juste un rhume. J’ai une santé de fer.
11. Quel a été ton meilleur achat? L’adapteur pour mon i-pod dans la voiture. Le 15$ le mieux investi de ma vie. Ah! et mes nouvelles fuck-me boots! :)
12. Qui sont les gens dont l’attitude mérite une bonne mention? Mon frère et sa femme qui sont des parents exemplaires. Je les admire tellement. Ils mettent la barre haute, comme on dit.
13. Qui sont les gens dont l’attitude t’a causé des problèmes? Mon proprio
14. Où a été dépensé la plupart de ton argent? Payer les comptes et faire baisser les dettes (réponse plate!)
15. Pourquoi t’es-tu réellement excité(e)? Pour les bonnes nouvelles au numéro 7 et lorsqu’on m’a annoncé qu’on m’offrait une semaine sous les palmiers en mars prochain. J’ai des parents formidables.
16. Qu’est-ce que tu souhaiterais avoir fait de plus en 2009? Voyager
17. Qu’est-ce que tu souhaiterais avoir fait de moins? Une certaine crise d’hystérie (connerie d’SPM!!!)
18. Quelle(s) chanson(s) associeras-tu toujours à 2009? D’après mon i-tune, c’est Bloody Mother Fucking Asshole. No comments. :P
19. Quelle a été ton émission de télé préférée? Je viens d’écouter Lost 5 en 3 jours… Sinon, du côté de la télé d’ici, Aveux c’était foutrement bien écrit et quels acteurs !
20. Quel a été ton film préféré cette année? J’ai vu plusieurs bon films, mais rien qui se démarque vraiment… J’ai refusé de voir Antichrist par contre… Me sens pas d’attaque pour certaines scènes.
21. Comment décrirais-tu ton concept de mode pour 2009? Quelques articles bien choisis et une coupe de cheveux à décrocher les mâchoires (ok, quand les cheveux passent du creux des reins à quelques pouces au dessus des épaules, c’est facile d’avoir des réactions!)
22. Quelle a été ta plus grande découverte? L’exhibitionnisme est vraiment une caractéristique féminine commune dans les vestiaires de piscines publiques. Parfois, ça me perturbe un peu.
23. Est-ce que tu as de nouveaux ennemis par rapport à l’année passée? C’est pas mon impression. Ou peut-être que je suis naïve?
24. Qu’est-ce que tu as voulu et eu? Des nouvelles amitiés
25. Qu’est-ce que tu as voulu et n’a pas eu? Une faramineuse augmentation de salaire
26. Quel est le plus beau compliment qu’on t’a fait? «Je le savais, ils sont parfaits!»
27. Qu’est-ce que tu regrettes d’avoir dit? : Peut-être certains excès de franchise. J’oublie parfois que les gens ne sont pas toujours prêts à savoir ce que j’en pense… même lorsqu’ils me le demandent.
28. Qu’est-ce que tu regrettes de ne pas avoir dit ? : « Non, je ne suis pas une fatal attraction freak qui a passé la nuit à te fixer maladivement quand tu dors. Mais il se trouve que tu ronfles non pas comme un moteur de tracteur, mais comme 10 hélicoptères. Et que juste avant de te réveiller, non seulement tu coupes les moteurs subitement (ce qui réveille brutalement pour le peu qu’on arrive à dormir!), mais tu arrêtes complètement de respirer. Longtemps. Très longtemps. J’ai sérieusement pensé que t’étais mort. J’osais pas vraiment te gifler mais je commençais à considérer l’option, ce qui explique aussi le sourire stupide de soulagement que j’avais sur les lèvres quand t’as ouvert les yeux. Je sais que t’es pas un Dieu, t’inquiètes pas… Mais j’étais quand même contente que tu ressuscites avant que je fasse le 911. »
29. As-tu fait des one-nights? Vraiment, après considérations, je préfère l’après-midi. Ok, je sais que c’était pas la question, mais j’avais besoin d’en parler.
30. Es-tu tombée en amour en 2009? Non. Même pas passé proche.
31. Qu’est-ce que tu as fait pour ta fête, quel âge as-tu eu? Je vous raconterai peut-être ça demain. Pour ce qui est de l’âge, comme la plupart des femmes, je prévois avoir 29 ans pendant plusieurs années.
32. Quelle est la chose qui aurait pu arriver et rendre cette année encore meilleure? La complète guérison de ma nièce.
33. Qu’est-ce qui a conservé ta santé mentale? Mes ami(e)s et ma famille, des bons livres, de la bonne musique, mes rêves.
34. Sur quelle célébrité as-tu le plus fantasmé? Robert Downey jr en Sherlock me travaille pas mal.
35. De qui t’es-tu ennuyé? De ma grande amie pendant sa maladie.
36. Qui est la meilleure nouvelle rencontre? Il y en a eu plusieurs. Les nouvelles amitiés féminines remportent la palme.
37. Quelle est une bonne leçon de vie que tu as appris en 2009? L’importance de la santé. Je ne suis jamais malade alors j’ai tendance à prendre ça comme acquis. La maladie touche maintenant plusieurs personnes proche de moi et je réalise pour la première fois la chance que j’ai.
38. Quelles paroles de chanson décriraient ton année 2009? Roller Skate Song de Janis Joplin.
Classé dans : Citations, Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: amour, attente, espoir, I hope that i don't fall in love with you, illusion, Tom Waits
Une question qui tourne et retourne dans ma tête depuis le 23 décembre :
Mais à quoi tu t’attendais???
Honnêtement, à rien. Vraiment. Sincèrement. Je savais. Je sais.
Je n’attends rien.
Ni de toi, ni d’un autre.
Mais
Seulement prendre cette fraction de seconde
L’étincelle du regard qui crie que tout est possible.
L’emmurer avec toutes les autres
Quelque part au fond de moi.
Et se foutre éperdument du reste
Ou du moins, essayer
De toutes mes forces
« Lorsqu’on a perdu toutes ses illusions, il reste encore à perdre l’illusion suprême qui est de se croire sans illusions« . — C. R.
Classé dans : Citations | Mots-clefs: Le paradoxe amoureux, Pascal Bruckner, relations amoureuses, séduction
«Certains êtres ont fait de la séduction un mode de vie. Incapables de résister aux occasions, ils consacrent la primauté de l’état naissant; ce sont des collectionneurs de commencements. […] Ils préfèrent les situations aux êtres, la chasse à la prise, la sensation à l’émotion. [...] La durée, l’échange ne les intéressent pas, ils trouvent leur joie dans le contact furtif, le tourbillon des rencontres.»
«Le net est un formidable accélérateur, toutes les lubies, même les plus risibles, y élisent domicile. Beaucoup y préfèrent la chasse à la prise : ils sont saisis de vertige face au nombre des aventures possibles et vagabondent en sultans dans ce harem virtuel sans incarner ou rarement leurs appétits.»
«D’autres savourent la tentation pour y résister et se révèlent des goûteurs d’abîmes : ils marivaudent avec des inconnus pour se dérober ensuite. […] Ils aiment éprouver leur pouvoir de séduction et leur force de caractère. […] Un tel exercice n’est pas d’un cœur stable mais d’un cœur fanfaron qui veut s’enivrer de sa force sans l’exercer.»
— Pascal Bruckner, Le paradoxe amoureux.
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: about a girl, amitié, automne, blogosphère, célibat, déceptions sentimentales, ivresse, liberté, Nirvana
Au début de l’automne, je suis entrée dans une zone de turbulences. J’me suis un peu étourdie, j’ai couru, j’me suis essoufflée et finalement, un peu perdue aussi. On m’a tendu des nouvelles perches. J’en ai échappé quelques unes. J’ai tiré la courte paille. J’ai eu les coups de cœurs, les coups de chaleur, les coups de fouet et surtout, les coups de vent. Des personnes importantes ont quitté ma vie. Mais plusieurs autres affinités sont nées.
Quelque part vers la fin de l’ouragan, j’ai reçu un courriel d’une lectrice, drôle et allumée. Plusieurs points en commun, histoire semblable, contexte différent. En gros ça disait : Tu sais quoi? J’pense qu’on pourrait être amies! Après deux ans et demi de blog, de rencontres passionnées passionnantes, plein de découvertes sur les autres, mais surtout sur moi-même, je perdais un peu mes repères habituels. C’était la première fois qu’une femme voulait me rencontrer. Elle a fait ça dans les règles de l’art. On a échangé quelques courriels, puis, elle m’a envoyé sa photo. Bon, j’étais pas encore sûre si elle me cruisait ou pas, mais au moins, elle était fucking cute! Aller prendre un verre? pourquoi pas! Best blind date ever. Même ma tête de lendemain de veille me faisait bien! Ses histoires sont encore plus folles que les miennes, ça me change. Je la regarde aller et j’apprends. Elle dit les choses que je pense. Même avec mille attaches plus lourdes que les miennes, elle a une facilité et un mouvement, une énergie que j’envie.
Samedi soir dernier, elle m’a tiré d’un demi-sommeil. On va danser! t’es game? Et on a dansé, en se foutant du reste. Ça nous donnait une odeur de miel (et y’avait pas que des mouches qui tournaient autour), mais on avait pas la tête à ça. Ou si peu. Merci, vraiment (du fond du coeur!), mais non merci. Juste danser. C’est tout. Et c’est peut-être ça la vraie liberté. L’amitié.
Classé dans : Varia
Un plaisir des yeux?
Un petit détail qu’on est seul à remarquer
Un plaisir que l’on partage?
Une bouteille de vin
Un plaisir d’enfance?
Aller voir les bébés chats dans la grange, chez mononcle Jean-Paul
Un plaisir odorant?
Se glisser entre des draps qui ont passés la journée sur la corde à linge
Un plaisir égoïste?
Un moment de solitude
Un plaisir de l’oreille?
La chaconne de Bach
Un plaisir charnel?
Se faire mordiller le cou
Un plaisir inconnu?
Partir plusieurs mois pour l’Europe
Un plaisir du goût?
La crème brûlée
Un plaisir anachronique?
Danser comme une folle sur une musique de mon adolescence
Un plaisir qui ne coûte rien?
Un sourire, un calin
Un plaisir honteux ?
Les films de filles qui font croire au prince charmant
Un plaisir hors de prix ?
La petite robe à 275$ qui serait vraiment parfaite pour le party de Noël au bureau
Un plaisir défendu?
La petite robe à 275$ qui serait vraiment parfaite pour le party de Noël au bureau…
Un plaisir surestimé?
La carte Master Card
Un plaisir à venir?
Les vacances des fêtes
Depuis plusieurs mois j’entends à gauche et à droite un paquet d’histoires de gens qui retrouvent leurs amours d’adolescence via facebook et qui reprennent ça plus ou moins où ils s’étaient laissés, comme si la vie ne les avait pas changés en cours de route. Comme si le premier était toujours le plus vrai, le plus beau, l’éternel, le modèle pour tous les autres.
Oui, y’a une partie de moi qui trouve ça beau et romantique (ok, on ne parle pas du moyen, mais de la fin). C’est comme engager quelqu’un qui a des références. C’est rassurant. Mais le problème, c’est que ça fait souvent oublier qu’il y a peut-être quelqu’un de plus compétant pour la job, avec un CV à jour…
Et ça n’a rien, mais rien à voir avec le fait que je viens de découvrir que mon first love de cour d’école montre ses fesses dans un profil ouvert à tous sur facebook. (Vive les photos de party!)
Classé dans : Mauvaises pensées choisies, Varia | Mots-clefs: hiver, première neige, Vivaldi
Les premiers mots en ouvrant les rideaux ce matin : « Holy shit!!!« Et une fois la première surprise passée, on se dit que c’est quand même beau, la neige. Petit vidéo de circonstance. J’ai entendu ce violoniste en concert le printemps dernier. Il avait été acclamé comme une véritable rock star après avoir livré une magnifique interprétation du concerto pour violon de Brahms. Je n’ai jamais revécu un moment comme celui là dans un concert classique.
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: bouddhisme, délivrance, désir, paix, renoncer, vie, violence
Nous sommes faits — littéralement — de désir.
C’est l’essence même, la matière première de la vie.
Renoncer au désir, c’est renoncer à soi-même, donc renoncer à la vie.
Ce n’est pas un acte de paix ni de délivrance.
C’est la plus grande violence que l’on peut s’infliger à soi-même.
I’m no fucking buddhist.

Ceci n’est pas un blog de cuisine. C’est le blog d’une fille qui épluche des oignons par un dimanche tout gris, tout en relisant de l’autre main, L’Éducation sentimentale de Flaubert.
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: écrivain, Bright eyes, hommes, lover I don't have to love, vie
J’ai une copine qui me dit souvent que la vie nous apporte toujours ce qu’on a besoin, au moment où on en a besoin, qu’il suffit tout simplement d’être attentif. D’habitude, je lui réponds bullshit.
Mais…
Cette semaine, j’en ai eu ma claque des « écrivains ». Et c’est le moment qu’une ancienne fréquentation a choisi pour réapparaître. On s’est vus quelques fois, jamais sur une base régulière, jamais de façon vraiment planifiée et ça nous convenait comme ça. Quelque chose de simple, d’honnête dans le procédé. Quelqu’un de fondamentalement différent des autres hommes que j’ai connu. Pas un intellectuel, malgré ce qu’il en pense. Et c’était peut-être là sa plus belle qualité. Un sensuel, instinctif (et pas seulement au sens qu’on imagine). Bon, reste qu’on se tapait un peu mutuellement sur les nerfs aux lendemains matins, mais en même temps c’est ce qui nous gardait les pieds sur terre, j’imagine.
La conversation a pris le tour habituel et assez rapidement après le qu’est-ce que tu fais, qu’est-ce que tu deviens, est venu le t’as envie d’aller prendre un verre ce soir? J’ai commencé par dire non, en me rappelant les raisons pour lesquelles j’avais cessé de le voir. Puis, la discussion est repartie de plus belle. Passé un certain point, j’ai eu envie de changer d’idée. Revoir un gars comme lui, si différent des autres, me ferait peut-être du bien. Pas de stress, pas d’attentes, pas de déception. Au fond, je n’ai pas grand-chose à perdre. Je l’ai questionné sur son nouveau travail et il m’a appris son retour aux études. Je lui ai demandé quel domaine. Études littéraires… Profitant du fait que j’étais devenue muette, il m’a demandé si j’écrivais encore… Puis il m’a annoncé qu’il écrivait un roman qu’il aimerait bien me faire lire.
Des fois la vie… bullshit.
Classé dans : Varia | Mots-clefs: âme, érotique, création, fantasme, fatigue, mathématique, mensonge, New Order, romantique, Temptation
Juste une fatigue. Une lassitude de voir l’écriture qui se paye comptant avec de la petite monnaie d’âme. Lire partout des mots qui ne veulent plus rien dire. Des faux-semblants romantiques, parce que ça fait joli. Des faux-fuyants érotiques pour meubler le vide. Créer du sens où il n’y en a pas. Souffler la bulle parfaite, circonscrire le moment, le broder de fil blanc.
J’ai toujours lu l’envers du décor dans leurs mots, dans leurs yeux, dans leurs mains, dans leurs silences.
Et j’écris, parce que je n’ai jamais su isoler la variable.


