Les Plaisirs et les nuits


Publicité trompeuse…
30 janvier 2007, 22:06
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Madame Héma-Québec,
C’est pas écrit nulle part sur votre dépliant que votre truc c’était organisé par le club des pompiers retraités…

*** Vous auriez dû voir le visage souriant et lumineux du brave retraité d’à peu près 75 ans (oui, probablement le doyen du club) qui m’a escorté (pas que j’en avais besoin, je signale) d’une civière à l’autre, (d’un bout à l’autre de la salle), en passant son bras autour de moi de manière très galante et pas du tout déplacée, un gentleman. Il est passé devant ses autres collègues en bombant le torse, l’air fier comme un pape. Juste dommage que je ne sois pas née en 1930, je pense que j’aurais eu une date et que l’horoscope de janvier aurait fonctionné… J’aurais peut-être dû lui demander s’il avait un arrière petit-fils… ;-)



Le don de soi
30 janvier 2007, 09:51
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Ce soir, je vais faire une bonne action.
Je serai brave et j’irai faire un don de sang.
…Et ça n’a rien, mais absolument rien à voir avec le fait que la collecte est organisée par le service des incendies…

Hummm…. Men in uniforms*….

*ok, je ne suis habituellement pas du tout attirée par les hommes en uniformes, mais bon, à chaque femme ses faiblesses, le pompier est définitivement l’exception qui confirme la règle…..



Une belle journée
29 janvier 2007, 00:40
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Aujourd’hui (dimanche) je suis allée chez mon frère pour l’aider à faire une job de peinture, puisque ma belle-sœur est enceinte (hehe, oui, je saurai à qui m’adresser pour m’aider à repeindre mon futur appart). Mon frère et moi, on est vraiment deux personnalités fondamentalement différentes, ce qui fait qu’on a jamais été super proche, mais le lien du sang étant plus fort que tout, on s’adore.

On a eu beaucoup de fun ensemble, surtout quand la radio s’est mise à jouer un vieux hit du début des années 1990. On a échangé un coup d’œil complice et soudainement on s’est mis à danser et à chanter comme des fous. Attirée par le bruit, ma nièce, la plus adorable des petites filles de 18 mois, Noémie, est entrée dans la pièce. Elle est venue à moi en tendant les bras. Je l’ai prise et j’ai dansé avec elle. Son rire magique de bébé éclatait dans toute la pièce, pleine d’échos. Nous avons dansé ensemble jusqu’à ce que mes bras soient morts (3 tounes). Elle a tellement aimé ça que je suis soudainement devenue le centre de son monde (et c’est tout un exploit d’enlever cette fille aux bras de son père). Elle s’est collée à moi pour le reste de la journée, j’ai même dû souper la tenant assise sur mes genoux. Pour la première fois, elle a dit mon prénom (enfin, une belle tentative presque réussie puisque que V… est très difficile à prononcer pour une petite puce comme elle). Ça a vraiment été une belle journée.

J’ai toujours pensé qu’un jour j’aurais des enfants, et aujourd’hui, je réalise que c’est peut-être pas aussi sûr. Enfin, y’a pas encore urgence, et c’est sûr que j’ai encore pas mal de temps devant moi, mais il est possible que ça n’arrive pas. J’aimerais beaucoup en avoir, mais je sais que ça ne sera pas à n’importe quel prix, pas sans avoir trouvé la bonne personne. Je peux juste espérer qu’un jour, je danserai et chanterai sur un vieux hit un peu quétaine, avec l’homme de ma vie et un enfant, qui aura son sourire et mes yeux (ou l’inverse), qui fera résonner son rire dans la maison, et dans ma vie.

trame sonore



10 sexiest men alive
27 janvier 2007, 22:56
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Bon, le genre de post qu’on fait quand on dort seule depuis trop longtemps… ;-)

10. Est-ce qu’on peut vraiment refuser quelque chose à ça ?
9. Tout le charme britannique (again)
8. Can you spell sexy in deutsch?
7. Sometimes I like bad boys
6. …and even bad bad boys
5. OK, now that one would really freaked out my mom…
4. Par contre, elle approuverait celui
3. Talent, sex-appeal et (and again) le charme de l’accent british
2. So hot it hurts…
1. and finally, it can’t get any better than this



Horoscope de janvier 2007
27 janvier 2007, 17:58
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If you don’t have a romantic partner, you may meet someone in the month’s last ten days.

Plus que 5 jours…
Ne vous en faites pas, j’y crois pas moi non plus ;-)

L’amour…
On dit tout le temps que c’est quand on y croit plus que ça arrive.
Alors j’annonce haut et fort que j’y crois plus PANTOUTE ;-)



Casser la voix
26 janvier 2007, 11:49
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Envie de gueuler ce matin.
Ça a du bon d’habiter la campagne. 1 heure de route pour se rendre à Montréal, les hauts-parleurs au maximum, j’ai chanté (hurlé) jusqu’à en perdre la voix (littéralement).
Qu’est-ce que j’aimerais avoir une voix forte, puissante, par exemple comme celle de Catherine Ringer. Qu’est-ce que ça doit défouler d’avoir une voix comme celle là.
Je suis incapable de chanter comme ça.
J’ai juste un filet de voix, une voix douce mais plus basse que celle de la majorité des filles. Ce qui veut dire qu’il y a juste le répertoire de slows cochons que j’arrive à chanter à peu près correctement…
I’m sooo not in that mood.

Alors aujourd’hui ma voix est brisée… ça va avec le reste…



Bummer…
25 janvier 2007, 22:52
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I think I should stick (again) with my (red) running shoes.

Note to myself : When a man ask you out for a date, always check out the ring finger FIRST.

OK, time for a run now…



Un regard comme ça…
24 janvier 2007, 16:20
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Un regard comme ça, ben ça me donne des idées…



Put on your red shoes and dance the blues
23 janvier 2007, 19:20
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Note à moi-même : ne jamais sous-estimer le pouvoir des souliers rouges à talons hauts.



Plus tard le même soir…
23 janvier 2007, 00:47
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Nous avons donc quitté le bar plus tôt que prévu pour aller dans un restaurant de la rue Saint-Denis. Le serveur nous fait choisir l’une des quatre tables restante portant l’écriteau Réservé. Deux femmes (banlieusardes?) dans la 40taine arborant toutes deux la même coupe de cheveux, même couleur et mêmes mèches, ainsi que le même fake sun tan, choisissent celle en diagonale avec nous. Évidemment c’est pas notre soir de chance, la table d’à côté sera prise par deux hommes dans la presque 50taine, alors que deux gars cutes, arrivés 5 minutes trop tard devront prendre place à côté des « medames ». Too bad.

Les deux femmes me semblent un peu bizarres. Elles se parlent à voix basse et n’arrêtent pas de se retourner pour me regarder, je ne comprends pas trop pourquoi, je me sens vraiment mal à l’aise. Si je n’avais pas vu que l’une d’entre elles (qui avait probablement abusé d’un 5à7 en un autre lieu) a poigné les fesses du serveur (pauvre lui, il a bien gagné son pourboire) en passant sa commande, je me serais posé des sérieuses questions….

J’essaie de ne pas m’occuper d’elles, pas plus que de nos deux (vieux) voisins de table qui essaient d’en imposer par une conversation hautement philosophique sur un sujet sans aucun intérêt. Le souper achève, je me retrouve à la salle de bain. En fait, ce très chic bistro n’a qu’une toilette (mixte) et comme il y a déjà quelqu’un, j’attends mon tour. Une des deux femmes arrive près de moi. Elle me fait un grand sourire weird. Je réponds avec un sourire timide. Elle me dit d’un ton décidé en me tendant la main :

— Bonjour, je m’appelle Francine, toi c’est quoi déjà ton nom?
Intimidée, je serre la main qu’elle me tend (difficile de faire autrement) et je réponds
— Heu, je m’appelle V, mais je n’ai pas l’impression qu’on s’est déjà rencontré.
Et puis là elle ajoute candidement :
— oh, je sais, mais peux-tu juste me dire c’est quoi déjà le nom du téléroman dans lequel tu joues?
J’ai jamais autant ri de toute ma vie… et j’ai aucune, mais vraiment aucune idée pour qui elle m’a prise…



Your Wingman is way too cute…
22 janvier 2007, 14:51
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J’ai troqué ma jupe pour un jeans avant de quitter le bureau, et (tant qu’à faire) j’ai aussi enlevé la petite camisole qui assagissait mon décolleté. Je jette un coup d’œil au miroir et j’en reviens pas de voir le changement qui s’est opéré en moi au cours de la dernière année. J’ai retrouvé une part de moi que j’avais complètement effacé depuis des années. Mon corps a tellement changé, j’me trouve presque belle, j’ai l’œil pétillant, le sourire aux lèvres, et puis là, devant le miroir (autant être franche avec vous), je suis totalement en amour avec mes seins (thank God U-bra!).

17h45 J’arrive au bar.
Je m’installe à une table (ben oui, y’a déjà plus de place au comptoir). Le barman, une de ces (trop) rares incarnations de la perfection, vient prendre ma commande. Ma copine arrive au moment même où il m’apporte mon verre de vin rouge. On a tellement de choses à se raconter, toujours entre deux éclats de rires complices, on fait le tour de tous les sujets, la carrière, les (ses) amours, les (mes) nouvelles rencontres, on se partage tout. J’me sens tellement bien, tellement vivante, ça fait du bien.

De temps en temps on jette un œil autour de nous. Hum, c’est pas un bon soir, y’a probablement 4 filles pour 1 gars dans la place (pis j’ai même compté le barman ET son helper). Coup donc, y’avais-tu du hockey ce soir là??? Une demi-heure plus tard, deux autres gars sont arrivés. Ils ont choisis la table juste à côté de la nôtre. Celui qui s’est assis à côté de moi (j’ai pas tout de suite regardé l’autre) est le genre qui fait se retourner les femmes partout sur son passage (oui, on fait ça, parfois, nous aussi). Couleur café au lait, sourire qui donne tout de suite le goût du baiser, le corps qu’on devine juste parfait. Il commande, il parle avec l’autre, ses yeux ne cherchent pas du regard, il semble tellement désintéressé de son environnement, on se doute bien qu’il n’est pas célibataire. Il est là pour sortir l’autre. He’s just the wingman.

Chanceuse comme d’habitude, l’autre, celui, qui a stratégiquement pris position face à moi, n’est pas vraiment mon genre. J’pourrais dire trop blond, trop musclé, pas la bonne tranche d’âge, mais au fond c’est pas si important, ça ne cliquait juste pas. Il cherchait sans cesse (presque désespérément) à établir le eye-contact, quand ses yeux n’étaient pas plongés vous vous doutez où… J’imagine que je l’ai bien cherché (ouais, pu trop sûre pour la U-Bra, finalement), mais bon, au moins, j’étais pas toute seule à être en amour avec mes seins ce soir là, c’est déjà ça…



What was he thinking???
21 janvier 2007, 01:44
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Mon ex et moi sommes séparés depuis un an, mais des circonstances hors de mon contrôle ont fait que la maison n’est à vendre que depuis quelques mois. Le processus a été long et difficile, c’est le moins qu’on puisse dire. Il est venu à la maison aujourd’hui, faire quelques petits travaux mineurs (2 visites avec l’agente d’immeuble sont au programme pour demain). Ça fait quelques semaines qu’il essaie d’être fin, un peu trop même. I don’t care, I know it won’t last. Je reste neutre autant que possible, de toute façon, avec le temps, il est carrément devenu un étranger pour moi.

Quand il a eu terminé ses travaux, il m’a demandé s’il pouvait prendre une douche avant de repartir. J’en voyais pas vraiment l’utilité (c’est pas installer quelques moulures qui font tellement transpirer…) mais bon, comme c’est techniquement encore sa maison autant que la mienne, j’ai dit oui. J’ai continué de faire mes petites affaires sans m’occuper de lui, mais je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer qu’il a eu le culot de laisser la porte de la salle de bain ouverte… Je sais bien qu’il n’a rien que je n’ai pas déjà vu, mais quand même…



Quelque chose qui tourne pas rond…
19 janvier 2007, 19:59
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On est capable d’envoyer des hommes sur la lune, mais on est pas encore capable d’inventer des bas de nylons qui résistent aux mailles… Grrrrr…



I deserve to be spanked
19 janvier 2007, 14:21
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Des mois que j’attends l’occasion parfaite…
pis quand elle se présente, ben…. rien.



Green eyes
19 janvier 2007, 01:14
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D’ordinaire, quand on rencontre une « célébrité », on est souvent un peu déçu. À la télé, au cinéma, sur scène, ou même simplement sur une affiche, les gens ont parfois une aura qu’ils ne possèdent pas « dans la vraie vie ». On reste surpris, souvent par une différence de taille, on les imagine toujours plus grand que ce qu’ils sont vraiment. Un peu comme les diapositives de peintures qu’on nous projette format écran géant pendant les cours d’histoire de l’art, ça donne toujours un choc quand on arrive dans un musée et qu’on constate que l’original fait 1 pied par 1 pied.

LUI, c’est différent. Je l’ai vu tellement souvent à la télé, en photo, et vraiment, je le trouvais (physiquement) sans intérêt. Une drôle de tête. Puis, je l’ai croisé lors d’un événement spécial. Je ne sais pas pourquoi j’avais imaginé que c’était un « petit ». Non seulement il est très grand, mais y’a pas une photo de lui qui ne lui rende justice. Le gars a des yeux verts incroyables comme j’en avais encore jamais vus (and I’m such a sucker for green eyes). Évidemment, il y a toujours quelques groupies qui se pressent autour de lui, mais il réagit de manière sympa, presque timide, je sais pas pourquoi je pensais qu’il était du genre chiant.

J’assiste donc à l’événement, mondanités habituelles, les cercles bougent, se forment et se déforment, on cherche toujours des yeux les connaissances qu’il faut saluer, que ce soit par amitié, par politesse ou par ambition professionnelle. J’essaie de l’éviter du regard, je ne veux pas avoir l’air de la groupie finie qui se pâme d’adoration! De toute façon, j’suis pas une groupie, il m’intéressait juste pas avant que je le vois « en vrai »… Mais là, je sais que je l’aurais remarqué même s’il avait été un nobody. Une chose sûre, c’est que ça aurait été pas mal plus simple…

Pendant l’heure où j’ai été présente, à quatre reprises, nous avons échangé un regard. À chaque fois, c’est moi qui l’ai surpris alors qu’il m’observait.
And I really don’t know what’s going on here…



Mais encore…
18 janvier 2007, 01:27
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Quand tu te retrouves dans un petit bar branché de l’avenue Mont-Royal pour un 5 à 7 et que tu réalises qu’il y a moins de 10 hommes pour une 40taine de femmes dans la place, tu te dis que les chances sont pas égales pareilles.



Quiz bilan 2006
17 janvier 2007, 00:20
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Pour savoir où on va, faut connaître d’où on vient…

1. Qu’as-tu fait en 2006 que tu n’avais jamais fait avant? Conduire. Apprentissage intensif pour pas dire brutal.

2. Est-ce que tu as tenu tes résolutions de l’année passée, et vas-tu en faire pour la nouvelle année? C’est quoi ça une résolution?

3. Est-ce que quelqu’un dans ton entourage a eu un enfant? Ça arrête pas et c’est bien parti pour 2007 aussi …

4. Est-ce que quelqu’un dans ton entourage est mort? Non, mais ça fait 10 ans qu’on se dit que mon grand-père en a plus pour longtemps… 93 ans.

5. Quels pays as-tu visité? Aucun.

6. Qu’aimerais-tu avoir en 2007 que tu n’as pas eu en 2006? Mon divorce, la vente de ma maison et mon re-déménagement à Montréal. Je sais, c’est 3 trucs différents, mais techniquement, c’est un gros lot qui va arriver tout en même temps.

7. Quelles dates de 2006 resteront gravées à jamais dans ta mémoire, et pourquoi? Un certain vendredi après-midi ensoleillé du mois d’avril, mais je ne vous dis pas pourquoi. Le premier anniversaire de ma nièce, le 21 juillet. L’échec de la transaction pour la vente de ma maison le 29 octobre.

8. Quel a été ton plus grand accomplissement de l’année? Ne pas avoir fait de dépression suite au 29 octobre.

9. Quel a été ton plus grand échec? Voir nº 6. Logiquement, ces 3 trucs là auraient dû arriver en 2006.

10. As-tu souffert d’une maladie ou d’une blessure? Non, j’ai jamais été aussi en forme, c’est assez paradoxal.

11. Quel a été ton meilleur achat? Little black dress + red shoes.

12. Qui sont les gens dont l’attitude mérite une bonne mention? Mes parents et plus spécialement mon frère qui est presque une deuxième mère pour moi. Mention honorable aussi à mon ex beau-père, étant donné les circonstances.

13. Qui sont les gens dont l’attitude t’a causé des problèmes? Mon ex (fallait-il vraiment spécifier?)

14. Où a été dépensé la plupart de ton argent? Mon avocate (fallait-il vraiment spécifier?)

15. Pourquoi t’es-tu réellement excité(e)? J’me suis surtout excitée pour rien, quand ma maison était techniquement vendue.

16. Quelle(s) chanson(s) associeras-tu toujours à 2006? Jane, de Dumas que j’ai écouté en boucle pendant toute ma déprime de novembre.

17. En comparaison avec l’année passée à pareille date, es-tu plus ?
1) Heureux? J’irais pas jusque là, disons plus en paix avec moi-même.
2) Grosse? Non, au contraire.
3) Riche? Pas mal stable, tout se dépense à mesure.

18. Qu’est-ce que tu souhaiterais avoir fait de plus? Voir nº 6

19. Qu’est-ce que tu souhaiterais avoir fait de moins? Attendre.

20. Comment vas-tu passer Noël? C’est fait, SVP on n’en parle plus jusqu’à l’an prochain.

21. Es-tu tombé en amour en 2006? Quelque chose qui ressemble à ça.

22. As-tu fait des one-nights? Night c’est pour nuit? alors non.

23. Quelle a été ton émission de télé préférée? Je suis en deuil depuis la fin de Six Feet Under

24. Est-ce que tu as de nouveaux ennemis par rapport à l’année passée? Non, pas que je sache.

25. Quelle a été ta plus grande découverte musicale? J’aimais pas trop Pierre Lapointe avant cette année, mais j’ai connu une période assez obssessive avec sa forêt des mal-aimés l’été dernier.

26. Qu’est-ce que tu as voulu et eu? Je l’ai pas assez dit? je l’ai pas eu ce que j’ai voulu.

27. Qu’est-ce que tu as voulu et n’a pas eu? Merde, t’es sourd?

28. Quel a été ton film préféré cette année? Babel

29. Qu’est-ce que tu as fait pour ta fête, quel âge as-tu eu? Ben comme y’en a déjà eu une autre depuis le temps, j’ai pas tellement envie d’en parler.

30. Quelle est la chose qui aurait pu arriver et rendre cette année encore meilleure? À part le nº 6, disons que si le sosie de Paul Rudd que je croise parfois au bureau arrêtait de me manger des yeux et se décidait enfin à faire un premier pas, je n’y mettrais aucune résistance. À la limite, il n’aurait même pas besoin de dire un mot… si seulement il savait.

31. Comment décrirais-tu ton concept de mode pour 2006? Magasiner est devenu une forme de thérapie, tout est soigné jusque dans le plus petit détail, jamais eu autant de robes, de jupes, de souliers, de décolletés, jusqu’à la lingerie dans toutes les gammes de couleurs assorties.

32. Qu’est-ce qui a conservé ta santé mentale? Ma famille, mes amies, et les séances intensives de magasinage.

33. Sur quelle célébrité as-tu le plus fantasmé? Paul Rudd. No comment.

34. De qui t’es-tu ennuyé? De personne, les gens que j’aime sont près de moi.

35. Qui est la meilleure nouvelle rencontre? Une copine rencontrée en 2005, mais avec qui je me suis vraiment liée cet été. Mlle C.

36. Quelle est une bonne leçon de vie que tu as appris en 2006? Que ceux qui disent que « Rien arrive pour rien », ben y savent pas de quoi ils parlent.

37. Quelles paroles de chanson décriraient ton année 2006?
It’s The End Of The World As We Know It (And I Feel Fine) oui, vraiment, j’pourrais pas mieux trouver, c’est exactement ça!



J’avais 17 ans
16 janvier 2007, 13:32
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Tous les matins je prenais l’autobus scolaire, le walk-man jaune sony (yes, I’m THAT old) vissé aux oreilles, j’écoutais Staring at the Sea (The Cure) en boucle, volume au maximum, jusqu’à ce que le ruban usé de la cassette se brise sur A Few Hours after this.

Lui, il devait avoir 15 ans. Chaque matin, il montait à l’arrêt suivant le mien. J’ai vite remarqué son regard, souvent posé sur moi. Lorsque je m’en rendais compte, il détournait les yeux, en rougissant un peu. Je trouvais ça cute.

Il était mignon, ses cheveux presque noirs contrastaient avec ses yeux bleus et sa peau claire, un peu rosée. Mais à l’époque je ne pensais qu’au beau Stéphane. Toutes les filles de l’école rêvaient du beau Stéphane, un grand brun aux yeux noirs, un drop-out de 18 ans qui grattait de la guitare sans savoir que j’existais. Et puis de toute façon, s’intéresser à un gars plus jeune, ça ne se faisait pas sous peine d’être bannie de la caste supérieure à la polyvalente…

L’année scolaire avançait et mon regard surprenait de plus en plus souvent le sien. Vers la fin de l’année, après plusieurs matins d’hésitations, il a enfin osé s’asseoir à côté de moi. Je lui ai souri, mais il semblait tellement troublé que j’ai détourné les yeux de peur de le faire rougir davantage. Vers les dernières semaines de cours, en juin, il en avait maintenant pris l’habitude. Chaque matin, lorsque la place était libre, il s’assoyait près de moi. On se regardait à peine mais je devinais son désir au rose de ses joues, à la nervosité de ses mains et à la petite veine qui tressaillait dans son cou. Un jour, son genou s’est appuyé accidentellement contre ma cuisse pendant quelques secondes.

Le lendemain matin, il s’est assis plus près de moi. Après quelques minutes de trajet, sa cuisse a tout d’abord frôlé la mienne, puis, délicatement, il l’a laissé retomber contre moi. Ma jupe était légèrement remontée et j’ai senti que toutes les émotions de son corps étaient concentrées sur les quelques centimètres où sa peau, à la limite de son bermuda, était en contact direct avec ma peau. Émue, je n’ai pas bougé du reste du trajet. Lui non plus. Dans mes oreilles, Robert Smith chantait:
A few hours after this and we’re apart again
like two white checks
like opposite poles
in a secret game
(like nothing like these i suppose… )

On ne s’est jamais parlé. Après la fin de l’année scolaire, je ne l’ai plus jamais revu. Je me demande parfois s’il se rappelle de ce moment, s’il se souvient de moi.

Quant au beau Stéphane, je me demande si en le croisant par hasard sur la rue, j’arriverais à le reconnaître. J’en doute.



Le désir comme guide
16 janvier 2007, 00:02
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Les seules voies à suivre se découvrent par le désir“. Cette phrase de Claude Gauvreau me hante depuis quelques mois. Ça semble facile à première vue, mais dans ma vie (et dans la vôtre aussi, j’vous fais confiance pour ça), c’est pas si simple. Le désir parfois on l’a sans le reconnaître. D’autres fois on l’a, mais on en veut pas. Et puis entre l’avoir et en faire quelque chose, il y a souvent juste un pas, mais parfois il y a aussi un océan, un monde ou des années-lumières.

Le désir c’est l’instinct. Mais la tête, ma tête, n’aime pas l’instinct. Elle veut des preuves solides, du tangible. Ma tête a souvent fait taire mes désirs, mes instincts. Elle ne fait pas confiance à mon coeur. En fait, j’ai tout fait ce qu’il ne fallait pas. J’ai pris les décisions de têtes (carrière) avec mon coeur et j’ai pris les décisions de coeur (sentimentales) avec ma tête. What a mess.

Tabula rasa. Abandonner toutes les choses apprises qui sont fausses pour repartir sur d’autres bases. Se reconstruire, se redéfinir, mais aussi se retrouver, se redécouvrir, réapprendre ce qu’on a toujours su. Ma vie recommence à zéro (ou presque).

J’ai eu mal, j’ai eu peur, ça me cause encore bien des problèmes dans l’espace-temps, mais maintenant je commence à penser que ça va être pas mal excitant. En fait, ça l’est déjà.
Suivre les voies du désir, c’est un beau projet de vie.

Allez, suivez le guide…