Les Plaisirs et les nuits


One-liner
31 mars 2007, 20:17
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Vous n’êtes pas jolie, vous êtes pire.

— Victor Hugo, à une actrice


Un bon tuyau
30 mars 2007, 23:03
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Vous êtes un homme célibataire et vous désirez avoir toutes les chances de votre bord pour rencontrer une fille? Le truc : ciblez un bar ou le/les barmans sont incroyablement beaux. Présentez-vous un soir où il y a du hockey. Le bar sera rempli à pleine capacité de belles filles et le seul mec qui pourrait (éventuellement) compétitionner avec vous sera trop occupé à préparer des cocktails.

Good night and good luck…



Culpabilité
30 mars 2007, 12:43
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Y’a du monde qui sont extrêmement talentueux dans l’art de faire filer quelqu’un cheap, quand on a l’audace de leur refuser quelque chose. J’ai réussi à faire taire la “bonne fille”. Non seulement j’ai dit non pour faire passer mes propres besoins avant ceux des autres, mais j’ai décidé que je n’avais pas à me sentir coupable non plus. Big step.

******EDIT avant que la machine à rumeur de la blogosphère ne s’emballe, je tiens à préciser que mon billet n’a absolument rien à voir avec celui-ci ;-)

Et puis il fait trop beau dehors, le bureau aussi va devoir se passer de moi dès 15h!
Vous croyez que les terrasses sont ouvertes aujourd’hui?
J’vais aller vérifier ça!



Immanquable
28 mars 2007, 11:25
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Si y’a une journée dans le mois où tu trouves que tes cheveux sont moches, qu’il y a de l’électricité statique dans ta jupe et que peut-être c’était pas la bonne journée pour le top rouge qui attire l’attention et bien tu peux être sûr que c’est cette journée là que tu vas tomber sur ton crush au moins 5 fois juste dans l’avant-midi…

Pas de danger que ça arrive les jours où tu rayonnes…



Intimidante
28 mars 2007, 10:25
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Là c’est le troisième gars en 6 mois qui me dit qu’il me trouve (ou trouvait…) intimidante.

Bon, j’ai compris que c’était pas trop un compliment, mais là je sais pas trop quoi faire avec ça.
Après 3, on commence quand même à se poser des questions…
Bon, oui, je suis peut-être un peu plus réservée que d’autres, mais rien de catastrophique non plus (enfin, il me semble…). Et par réservée, je ne veux pas dire timide. C’est juste qu’il faut briser la glace un peu au début, mais encore là, c’est drôle, vous seriez surpris de voir à quelle vitesse ça fond…
Parce-que ça m’arrive de me surprendre moi-même…
Mais peut-être ça n’a rien à voir non plus…

Pas encore l’excuse de la fille intello qui fait peur aux garçons?
J’vais vous donner plus de crédit que ça…

Et c’est pas comme si j’avais la confiance en moi débordante, je pense pas donner “de l’attitude” même si je sais ce que je vaux et ce que je veux (enfin, 90% du temps, c’est déjà pas mal!)… mais ça c’est juste normal quand on a plus 20 ans. Il faut dire que contrairement au passé, je ne suis pas dans une phase très “go-getter“. En ce moment je suis plus en mode lèche-vitrine, alors peut-être ça me donne l’air trop picky?

Ouin, je sais pas trop…
Je retourne tout ça dans ma tête et là j’ai juste envie de me dire tant pis pour eux.



Crache le cash
27 mars 2007, 16:28
Classé dans : Mauvaises pensées choisies

3 coups de téléphone de 2 minutes, 2 courriels de 3 lignes, une demande formelle (un petit formulaire à remplir?), voilà, ça vient de me coûter 650$ (…ce n’est qu’un début).
Et c’est pas comme si j’avais le choix.
Je pense que je déteste encore plus les avocats que les politiciens, c’est pas peu dire…



Rien à comprendre
26 mars 2007, 22:51
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Là, ce soir, j’ai bien du mal à vous suivre.
J’ai l’impression que les libéraux au pouvoir, c’est un moindre mal,
Mais ça m’écorche quand même la bouche de leur accorder ça.
Ah oui, et ajouté à ça, j’ai désormais la honte d’habiter un comté adéquiste, comté qui a été remporté par 73 voix si les derniers chiffres que j’ai vu étaient exacts.

Est-ce que j’avais besoin d’une raison de plus d’avoir hâte de retrouver Montréal???
Ouin, ben, je répète que ma valise est plus que prête là…



Promenade photo
25 mars 2007, 16:39
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Ou comment passer le temps par un beau dimanche après-midi de printemps.
(Inspirée par Tchendoh)

Première fleur du printemps
Un trou dans l’arbre
C’est le printemps, bobettes à l’air. (Pas les miennes hein! :P )
Cocus
Petit mammifère (belette?, loutre?) sur les glaces fondantes de la rivière (désolée, le zoom numérique de mon appareil est pas fort et ça courrait vite c’te bestiole là) ici, ici et ici.
Le cimetière du village
Croix
Détail
Détail (Angelina)
Détail (Marie-Antoinette 1890)
Pierre tombale en bois de grange (Napoléon, 1934) détail
Une autre, (Frederic, 8 ans, 1908)



Impressionnant
24 mars 2007, 13:24
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Ça faisait vraiment longtemps que j’avais pas eu le goût d’aller à Ottawa…

Là, je commence à avoir une couple de bonne raisons, comme de me confronter à ça, ça, et ça.
C’est pas tous les jours qu’on peut voir un nouveau-né de 9 pieds de long… Les personnages de cire de Ron Mueck sont au Musée des beaux-arts d’Ottawa, jusqu’au 6 mai.



Flashback, printemps 1987
23 mars 2007, 00:47
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On s’est regroupé toute une gang dans le sous-sol chez Eve, ma meilleure amie. Sa mère est cool, elle nous a apporté des chips pis d’la liqueur, elle a tamisé les lumières et puis elle est remontée et a fermé la porte. On se connaît tous depuis la maternelle, mais là, y’a comme quelque chose qui n’est plus pareil comme avant. Nos corps changent et c’est comme s’il fallait qu’on s’apprivoise à nouveau. Les gars sont dans un coin les filles dans l’autre, on se regarde à la dérobée, on chuchote, on complote. Déjà, c’est pas si simple que ça : je suis amoureuse de David, qui est amoureux de Geneviève, qui est amoureuse de Jean-François, qui est amoureux d’Eve, qui est amoureuse de Grégory qui lui n’aime personne. Et puis y’a Annie qui aurait bien aimé que Steve soit là, et puis y’a Patrick qui lui est amoureux d’Alexandre, mais ça, on l’a su que bien des années plus tard…

Je ne me souviens plus qui a proposé de jouer à la bouteille, mais ça a eu l’air de faire l’affaire des gars (ok, des filles aussi…). Comble de malchance, malgré toutes nos tentatives pas très adroites pour tricher, il me semble bien que personne n’a réussi à embrasser qui il voulait. Plus tard, on a mis de la musique et puis soudainement, il y a eu ce slow, gros hit de l’heure. Le cœur battant, j’ai demandé à David pour danser. Nos mouvements, tout d’abord figés, ont fini par s’harmoniser au rythme. Nos corps, qui, distancés au début se sont retrouvés soudés, et ma joue contre la sienne. Je me souviens avoir déposé un baiser aussi léger qu’un frisson dans son cou, alors que les dernières notes de la chanson résonnaient. Quelques semaines plus tard, il m’a demandé pour sortir avec lui. Ça a duré un gros deux semaines et quelques baisers.



Narcisse
22 mars 2007, 09:55
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Il y a quelques années de cela, j’ai fait la connaissance de “Narcisse”. Le gars au physique parfait. Et quand je dis parfait, faites-moi confiance… C’est LE genre de gars dont 99.9% des filles tombent en amour au premier coup d’œil, et 0.1% des filles veulent juste pas l’admettre. Il est beau, brillant, articulé, extrêmement charmeur… Y’a pourtant un problème majeur. Narcisse est un peu trop conscient de son effet, un peu (pas mal) trop imbu de lui-même. Les filles tombent comme des mouches et il le sait. Ça devient un jeu.

Les deux premières années où je l’ai connu, j’imagine qu’il pouvait tellement se rendre compte de l’effet qu’il produisait sur moi (et sur 100 autres filles à la fois), ça devait être complètement risible. Il me regardait toujours avec l’attitude qui crie : Je sais que je peux t’avoir en claquant des doigts, alors je me donnerai même pas la peine d’essayer. Ça m’énervait tellement. Pas que j’aurai voulu qu’il tente quoi que ce soit, de toute façon, à ce niveau là, la question ne se posait pas, mais d’être tellement transparente pour lui, qu’il soit aussi conscient de son effet, ça avait son petit côté bien frustrant.

Ensuite, il a complètement disparu de la circulation pendant plusieurs années. À ma grande surprise, alors que je l’avais complètement oublié, il est réapparu, sorti de nulle part, l’automne dernier. J’ai beaucoup changé depuis le temps. Quand je l’ai revu, c’est comme si la vieille frustration est ressortie tout d’un coup. J’me suis dit : Tiens v’là le grand fendant qui est de retour… Les 2-3 premières fois où je l’ai croisé, je l’ai pratiquement ignoré, même un peu snobé. Ça n’en prenait pas plus pour allumer son intérêt… tellement prévisible… Ça reste un jeu, je suis (très) consciente qu’il ne cherche qu’à se rassurer sur les pouvoir de son charme, mais comme dans un jeu, qu’est-ce qu’on s’amuse...(!)



Craquant
20 mars 2007, 21:05
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Difficile d’imaginer plus cute que ça

voir l’article



English 101
20 mars 2007, 10:22
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Mardi matin au café dépôt.
La jeune et jolie blonde (nouvelle) caissière est manifestement déstabilisée par le client anglophone.
Elle se trompe en lui disant le prix de son cappuccino, elle se trompe en lui rendant la monnaie… etc. Après le départ du client elle lance à sa collègue :

ah, j’me mélange toujours entre twenty-five et thirty-five, c’est quoi donc?

ben twenty-five c’est 25 et thirty-five, c’est 35.

ah oui, c’est ça.

L’information semble faire sont chemin, mais ça semble pas tout à fait clair encore…

et thirty c’est quoi???

Wow, le training va être long j’pense…



Deux mois plus tard
20 mars 2007, 01:53
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Environ deux mois après ce soir là, ma copine s’apprêtait à venir me rejoindre dans un resto. Elle marchait tranquillement sur la rue lorsqu’elle entendit une voix à l’accent hispanique juste derrière elle. Et oui, c’était notre ami l’entreprenant qui l’avait reconnue. Ils ont jasé ensemble une bonne dizaine de minutes. Il se souvenait parfaitement de la conversation qu’on avait eu avec lui deux mois auparavant, une conversation qui avait pourtant duré à peine une demi-heure ou un peu plus.

Bon là, tout de même, j’avoue que je suis perplexe. Si je parle 30 minutes avec un gars dans un bar aux lumières tamisées, et que deux mois plus tard, dans un tout autre contexte, en plein jour sur la rue, je croise le copain qui était avec le gars ce soir là, honnêtement, je ne crois pas que je vais le reconnaître… Soit le gars a une mémoire visuelle hallucinante, soit… c’est elle qui lui plaît?

Ça ne nous a tellement pas effleuré l’esprit le soir du bar (et elle continue de jurer que non, c’est impossible). Bon, peut-être, mais en quelque part je me dis : If men can’t read, maybe women either..!


Leçon de vie sur l’amour à sens unique…
18 mars 2007, 23:41
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“Ça ne fait rien, disais monsieur Ibrahim. Ton amour pour elle, il est à toi. Il t’appartient. Même si elle le refuse, elle ne peut rien y changer. Elle n’en profite pas, c’est tout. Ce que tu donnes, Momo, c’est à toi pour toujours; ce que tu gardes, c’est perdu à jamais.”
Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran (E.E. Schmitt)
*****
Aujourd’hui j’ai écouté le film (tiré de la pièce de Schmitt) que j’avais depuis plusieurs mois à la maison et qui attendait seulement que je sois dans le bon état d’esprit pour ça. Une histoire d’amitié entre un vieux musulman et un jeune garçon juif. Interprétation magistrale d’Omar Sharif et une excellente trame musicale qui donne le ton du film dès les premières scènes.


Men don’t read…
18 mars 2007, 01:09
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Je suis dans un bar avec une amie.
Nous avons pris la meilleure place, au zinc, celle juste au coin qui permet d’avoir la vue à la fois sur l’ensemble du bar, le reste du comptoir, ainsi que sur les fesses du (très) beau barman.

Tout en discutant avec ma copine, je me rends compte qu’il y a un gars, assis au zinc lui aussi, qui regarde souvent vers moi. Il ne pourrait pas être plus mon genre que ça. Fin vingtaine ou jeune trentaine, brun, cute… bon, avec la lumière tamisée, il est un peu loin pour que je puisse voir s’il a les yeux bruns ou verts, mais (and do I really care?) ça regarde bien… Vraiment bien… Le courant passe. Rapidement, s’installe un jeu de regards et de petits sourires. Je compte les minutes qui séparent le moment où en principe, il va se lever pour venir me parler… ça ne devrait pas tarder… Mais évidemment, ça tarde toujours un peu. Faut encore que je tombe sur un timide. Petits mouvements nerveux de la main, il se donne une contenance avec son verre, il a l’air de se dire : encore un autre regard et j’y vais… encore un autre sourire et j’y vais… encore deux minutes et j’y vais… Il ne sait pas lire la claire invitation, et pourtant, il me semble que j’ai un regard plutôt expressif…

Pendant ce temps, il y a un autre gars, debout près du comptoir, qui me regarde. Pas mal non plus, mais là, mon attention est déjà toute ailleurs, je ne vois plus rien d’autre (oui je sais, mes talents de célibataire sont limités, je n’ai pas encore appris à diversifier les opérations…). J’évite son regard (insistant) autant que je peux, mais c’est peine perdue, lui non plus, il ne sait pas lire les signes. Débordant d’assurance, il s’approche et entreprend de nous faire la conversation. C’est le début de la fin. Peu importe comment je vais réagir, à partir de ce moment là, c’est trop tard pour le timide. Si je revire l’entreprenant (ce que je suis incapable de faire de toute façon, à moins que le gars soit vraiment désagréable et déplacé), le timide aura trop peur de subir le même sort. D’un autre côté, si je discute avec l’entreprenant, le timide va se dire que son chien est mort, il va caler son verre et quitter le bar quelques minutes plus tard (oui, c’est exactement ce qui est arrivé).

Alors nous avons discuté avec l’entreprenant. Un gars sympathique, d’origine mexicaine, jeune trentaine, installé à Montréal depuis quelques années. On a parlé de tout et de rien, de son travail, du miens, de nos passions respectives. Il a demandé si j’étais seule, mais il a probablement vite senti que je n’étais pas très sensible à son flirt alors la conversation est restée platonique, mais quand même agréable. Le gars n’était pas inintéressant, mais j’avais l’esprit ailleurs. Malheureusement, je ne pouvais pas arrêter de penser que la soirée aurait fini bien autrement si l’autre s’était décidé à temps…

à suivre…



Quand même la nature s’en mêle….
16 mars 2007, 10:13
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Vraiment la reine du bad timing!!!
La journée où tu décides d’inviter une date chez toi (je rappelle que c’est en campagne, donc à l’autre bout du monde pour un montréalais). Et bien c’est cette journée là que la météo annonce une méga-tempête, 35 à 45 cm de neige avec vent violents….

C’est tu juste moi, ou bien y’a comme un signe, là…
On dirait que c’est écrit quelque part que tant que la maison sera pas vendue, il ne se passera rien dans ma vie…
Vaut mieux en rire….

Well, let’s burn down the house….



L’Aiguille dans la botte de foin. Non, pas celle-là, l’autre.
14 mars 2007, 16:40
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Parfois les coïncidences sont tellement hallucinantes qu’il est difficile de se dire qu’il n’y a pas un signe caché quelque part là dedans. J’ai vécu pas mal d’histoires qui ont tellement l’air arrangées par le gars des vues, que je m’attend toujours à ce que le producteur me donne une petite tape sur l’épaule en disant : «Travaille ton script ma pauv’ fille, y’a personne qui va croire ça.» Pourtant…

Tu peux vivre 10 ans à Montréal sans voir ton voisin, alors le beau mec que tu viens croiser par hasard, si t’as pas eu le temps de lui coller un système GPS, tu peux bien oublier ça. Bon, j’suis pas une fille chanceuse de nature, ça, j’en ai déjà parlé. J’ai quand même un don pour retrouver l’aiguille dans la botte de foin… mais pas la bonne. Moi, je me spécialise dans retrouver les aiguilles que je suis contente d’avoir perdu. Et j’y met aussi ma touche personnelle en choisissant le meilleur timing imaginable.

C’est comme ça que par une magnifique journée du début de l’été dernier, pour aller fêter un événement qui m’enlevait une tonne de brique de sur les épaules, je suis allée prendre un verre sur une terrasse de la rue St-Denis avec une amie après le boulot. Je me sentais libre, tellement légère, le même sentiment d’euphorie que lorsqu’on est en amour!!! Je sentais vraiment toute l’importance de ce moment, un point tournant majeur dans ma vie. Alors que l’heure des 5@7 se terminait et que je redescendais à pied vers le Centre-ville, en attendant sur le trottoir à un feu rouge, qui je vois parmi la foule sur le coin d’en face? Mon ex. Dans une ville comme Montréal, combien est-ce qu’il y avait de chances pour que je croise mon ex (que je n’avais pas vu depuis 2 mois) la journée même où il recevait la demande officielle en divorce des mains du huissier???

Et vous voulez savoir la meilleure? Il était tellement dans sa bulle (bon, la face un peu rouge aussi, j’pense que son boss a dû lui payer deux-trois bières ce soir là…) qu’il ne m’a même pas vu quand il est passé à côté de moi (et c’était probablement aussi bien comme ça…)
Tout un signe du destin.



Mot d’esprit
13 mars 2007, 19:50
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Casanova, jeune vénitien fougueux maîtrisant mal le français débarque à Paris. Il accompagne des amis au théâtre… :

«M. de Richelieu me demande laquelle des deux actrices me plaisait davantage pour la beauté.

— Celle là.
— Elle a de vilaines jambes.
— On ne les voit pas, monsieur, et après, dans l’examen de la beauté d’une femme la première chose que j’écarte sont les jambes. »

Casanova, Histoire de ma vie, volume 3 chapitre IX


Mémoire collective
13 mars 2007, 13:56
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Là où je travaille, c’est un lieu où on conserve tout.
On ne jette jamais rien, de peur de jeter un truc important.
Ça a une importance capitale, archiver la mémoire collective.
Jusque là, ça va.

Mais des fois, y’a des trucs qui devraient juste pas être là

J’ai retrouvé une de ces bizarreries hier.
Dans une vieille boîte contenant 52 “faux seins” en ciment réfractaire (non, c’est pas ça la bizarrerie ;-) ), une vieille liste chiffonnée, qui date probablement de 1974, si je me fie à la date écrite au dos d’un “sein” du lot. Témoignage précieux du passé, tranche d’histoire populaire (je retranscris ici en conservant l’ortographe utilisée).

Plat à pâte
cheveux
souliers
Jeans
5 kilos farine
8 porc haché maig
2 boeuf haché maig
1/4 veau
Saindoux
assiettes
pade à Hockey
casque de Hockey
botte pour enfant
manteau enfant
1 goal
table de Hockey

Bon.
Une femme stressée qui avait peur d’oublier son rendez-vous chez le coiffeur, mais aussi peur d’oublier de s’acheter une paire de souliers (non mais c’est possible oublier ça???), a noté les ingrédients de sa tourtière et a probablement aussi fait un p’tit gars heureux le 25 décembre 1974. Ah, et on cuisinait encore avec du saindoux dans ce temps là….
Mais on ne saura jamais ce que la liste faisait là où je l’ai trouvé par contre…