Classé dans : Mauvaises pensées choisies, Textes favoris | Mots-clefs: célibat, déceptions sentimentales, hommes
Je suis en train de lire ce roman (on peut appeller ça roman?) de Claude Gauvreau.
C’est pas beau. C’est sublime. Magnifiquement douloureux.
Bref, c’est triste à se tirer une balle dans la tête.
«Elle était pleine d’amour. Elle était encombrée d’amour. Son amour était en elle comme ces chiens énormes qui font éclater le ventre des petites chiennes enceintes: son amour a crevé dans ses flancs, il a pourri, il l’a empoisonnée.»
Rien pour aider ma déprime.
Je suis pas dans le bon mood pour lire ça, finalement.
Capricorne
Les choses se passeront plutôt bien. Vous aimez et serez aimé en retour. Sinon, vous ferez une rencontre sentimentale troublante qui vous laissera sans voix.
Bon. C’est pas tellement à l’ordre du jour. Je vais passer une partie de la journée dans un petit village perdu de la montérégie, où auront lieu les funérailles de mon grand-père. Ça m’étonnerait beaucoup que j’y rencontre qui que ce soit d’intéressant…
De 15 à 17 ans, j’ai passé tous mes étés, et presque toutes mes fins de semaines pendant l’année scolaire dans ce village. J’ai une tante qui avait un dépanneur/club vidéo/bar laitier et travailler là c’était plus agréable et (surtout) plus payant que de garder des enfants.
Pour les gars de la place, j’étais la curiosité, “la fille de la ville” (gardons ici une certaine perspective, “la ville” c’était pas Montréal, mais plutôt la petite ville de banlieue snob, enfin pas si snob, mais aux yeux des campagnards, le monde “de la ville” a toujours l’air snob). Y‘avait une couple de gars toujours rendus au dépanneur, à essayer de faire les intéressants. Ils étaient tous nuls.
Moi, évidemment, j’ai flashé sur le seul gars de la place qui voulait rien savoir de moi. Il s’appellait Jean-Sébastien. Il était tellement beau, à chaque fois qu’il entrait au dépanneur pour s’acheter des JPS (John Player Special, oui, je me souviens encore de sa sorte de cigarettes, ça formait ses initiales dans le désordre), mon coeur faisait trois tours et mes genoux tremblaient. Moi qui était si habile à revirer les autres comme des crêpes, j’avais l’air d’une vraie tarte devant lui. Et il avait l’air tellement bête avec moi, vraiment hautain… un autre Narcisse. La fille snob de la ville en prenait pour son rhume.
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Dans un restaurant de la rue St-Denis.
Un garçon, une fille.
Il est assis à contre-jour alors qu’elle est aveuglée par l’intensité des rayons du soleil couchant.
Ça fait ressortir la couleur de ses yeux, ni bleu ni vert (on dit pers*), ou alors turquoise, si on se sent inspiré.
Lui : Tu dois souvent te faire complimenter sur tes yeux…
Elle : [roule des yeux]
Lui : ahah, oui ça doit être dûr…
Elle : en riant, oui, c’est ça, c’est pénible…
En fait, ce qu’elle n’a pas osé dire c’est que 9 fois sur 10, c’est cette phrase qu’on lui sort. Tu dois souvent te faire complimenter sur tes yeux… Ça joue safe. C’est t’accorder que t’es digne de recevoir un compliment sans se donner la peine de le faire véritablement. Ouais, c’est comme s’il avait dit : Des yeux comme les tiens, ça doit plaire à beaucoup de monde, mais pas à moi. Pfffft.
*pers : adj. m. Se dit de diverses couleurs où le bleu domine (surtout en parlant des yeux). Petit Robert.
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Je voulais juste vous dire aussi que je vais bien, malgré tout.
Sa vie a été bien remplie, il a été très actif et en pleine forme jusqu’à ses 90 ans. Le plus dur sera sans doute d’être confrontée à la peine de mon père, mais là encore, ça ira. Même pour lui, c’est, je pense, plus facile de le voir partir que de le voir souffrir et diminué.
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Bon, après les photos de pierres tombales, la mort du chat et celle du grand-père, je suis sûrement en passe de raffler des prix pour le blog le plus déprimant en ville. Bon, ok techniquement c’est pas encore en ville (ouais, ça aussi ça me déprime)…
Textes à venir…
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Je me suis approchée doucement et je me suis assise près de lui. Dérangé, mais pas tout à fait sorti de sa rêverie, il a soudainement posé ses yeux verts, lumineux sur moi. Ses yeux qui se sont transmis de père en fils, le même regard que mon père et mon frère. Avec un grand sourire comme j’avais rarement vu chez cet homme sévère, il a dit : Ah! Ma belle noire!!!
Ça m’a fait tout drôle. C’était le nom qu’il donnait à ma grand-mère. On m’a déjà dit que je lui ressemblais beaucoup, moi, je ne sais pas, mes souvenirs vagues sont ceux d’une vieille femme aux cheveux blancs avec des bras immenses qui me serraient fort. On m’a cependant montré, une fois, une photo d’elle, à l’âge de 22 ans, où c’est assez frappant.
L’éclair dans les yeux du vieil homme est resté pendant quelques secondes encore. J’ai attendu un peu. Puis il a réalisé. Pris conscience du temps passé, écoulé entre la vision et l’incarnation, et il m’a fait un petit sourire qui voulait dire : oui, là je sais que tu n’est pas Elle. Plus tard, une infirmière est passée pour l’aider à se coucher. Je l’ai bordé, en lui donnant un baiser sur la joue. Je lui ai dit au revoir. Alors que je m’éloignais de lui, il a agrippé ma main. Il l’a serré un peu de sa main tremblante de vieil homme de 93 ans et il a dit : T’as des belles mains douces comme ma Marie-Jeanne.
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Mlle V : Oui, c’est triste, en effet, ça doit pas être facile à vivre… [oui, c’est vrai, c’est quand même touchant non? En tout cas, là, moi, je suis touchée, j’ai le cœur tout mou et j’ai baissé ma garde...]
Mme T : Oui, c’est vraiment pas facile, mais vous savez, le plus dur dans tout ça [elle me prend par le bras], c’est de dormir toute seule, hein? hein ? [ elle attend une réponse, la petite lueur pleine de sous-entendus dans le regard, elle savoure sa flèche en me regardant ramasser ma mâchoire qui est tombée par terre...]
Mlle V : eheh, hummm… [… vieille bique!!!]
P.S. : le bikini, c’était une blague pour ceux qui n’auraient pas compris ;)
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J’aime bien me promener dans la foule.
J’observe.
J’écoute aussi les bribes de conversations qui s’entremêlent, dans toutes les langues possibles, comme une musique aux oreilles.
Et le soleil sur ma peau… enfin, ça fait du bien.
J’ai vu une grand-mère en drôle de gougounes ornées grosses pierres en toc, mais ce qui a vraiment attiré mon attention, c’est le tatouage qu’elle avait sur la cheville.
Parlant de chaussures, j’ai aussi croisé un bel homme qui portait des souliers ridicules en crocodile, à la pointe exagérée. Too much attention away from your face, sweetheart.
Est-ce que c’est juste moi ou elles sont de retour? Oui, elles sont partout, les filles enceintes.
En vitrine d’un magasin, une belle petite robe d’été avec une coupe qui m’irait bien… nah, passe ton tour cette fois.
Mon dieu qu’ils doivent avoir chaud avec leurs complets cravate aujourd’hui….
Plein de monde qui prend le soleil sur l’esplanade de la Place-des-arts ce midi, oui, ça c’est un signe que les beaux jours sont là.
Une femme promenait son caniche. Elle lui avait teint le poil des oreilles et du dessus de la tête en bleu. Qu’est-ce qui peut bien donner le goût de faire un truc pareil?
Un homme qui marchait devant moi, n’avait pas assez de yeux pour regarder toutes les femmes qui passaient près de lui. Pourtant, la plus belle de toutes, c’est celle qu’il tenait par la main. J’imagine qu’elle, il ne la voit plus.
Ah, et dans à peu près deux heures, y’aura mes fesses sur une terrasse. Y’a pas de meilleure façon de terminer la semaine…
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Pas besoin de faire des trucs compliqués pour passer un bon moment. Même pas besoin que le film soit bon non plus. L’amitié c’est trippant.
Quand un gars regarde les fesses de la (très belle) waitress et qu’il te dit qu’il aurait regardé même si ça avait été un waiter (parce qu’elle déplaçait les tables brusquement), tu doutes. Quand il regarde aussi passer la grosse madame de 50 ans tu te dis que ça s’annule (enfin presque).
T’es gênée de montrer ton bureau laid pas de fenêtre en désordre, mais plus tard tu réalises que c’était probablement impeccable aux yeux d’un autre.
Tu te rend compte que tu te débrouilles mieux que tu penses au volant de ta voiture, pis que t’as toujours peur pour rien, arrête donc de t’en faire, c’est juste stupide. Bon faut dire que t’as pas eu besoin de pratiquer ton parallèle, alors ton orgueil est sauf.
Frank Black c’est pas le bon registre pour ta voix, tu pourrais recevoir des plaintes, attend d’être soûle pour chanter devant témoins, au moins, t’auras une excuse.
You are my sunshine, c’est pas l’top comme répertoire, surtout si c’est pas Johnny Cash qui chante (non, vous voulez pas savoir c’tait qui ou quoi).
Souviens-toi que ton imitation de Beth Gibbons sonne bien juste sous la douche (et non, c’est pas une invitation :P ).
T’as fait une bêtise et tu viens juste de réaliser que t’as fait exactement la même chose que tu reprochais à quelqu’un d’autre il y a moins d’une semaine.
T’aurais juste eu besoin d’une douche froide.
Tu viens d’avoir un flashback qui fait gonfler ton amende à ce jeu là, pis tu te dis : comment j’ai fait pour oublier ça… very awkward moment… et (en plus!) si c’est arrivé deux fois, dans la même soirée, mais pas avec le même monde, est-ce que ça compte double? My god, j’en reviens pas encore d’avoir oublié ça… (zettes curieux là, hein?).
Le rêve est la satisfaction d’un désir – Sigmund Freud. Savoir ça, ça peut être encore plus traumatisant que le “cauchemar” que t’as fait la nuit dernière.
Je me suis réveillée avec la pire soif que j’ai eu de ma vie. La Smirnoff était bonne hein? Life is a bitch (sometimes).
Quand j’ai regardé l’heure, y’était 4:44am ça veux-tu dire quelque chose?
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: bêtise humaine, maison, superstition
Tu sais que tes affaires vont bien mal quand ta tante, qui t’appelle pour autre chose, te dis en passant qu’elle a entrepris de dire une neuvaine pour que ta maison se vende au plus vite…
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: étoiles, calme, campagne, musique, nuit, perception, plaisir, printemps, village
J’attends toujours que la nuit soit bien entamée.
Plus les mois passent, plus j’attends que l’heure soit tardive.
Je m’habille chaudement, j’ajuste mes écouteurs, je monte le volume.
Et je sors marcher à travers les rues désertes du village.
On dirait que la nuit a le don de transformer la perception des choses.
Tout y est plus beau, plus grave, plus calme.
D’un soir à l’autre, rien n’est tout à fait pareil.
Il y a eu certaines nuit de brouillard où l’atmosphère était magique.
D’autre fois, ce sont les étoiles, tellement nombreuses, comme il est impossible d’en voir dans les villes. À chaque soir il y a un spectacle pour qui sait regarder. La neige qui tombe doucement en hiver (bon, je sais, elle tombe aussi en avril maintenant), les chats qui se courtisent au printemps, la multitude de crapauds qui viennent se rafraîchir sur l’asphalte dans les chaudes nuits d’été…
Ces promenades nocturnes solitaires vont me manquer lorsque je serai de retour dans la grande ville.
Classé dans : Mauvaises pensées choisies
Oui, laissez-moi douter de ça
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: cinéma, Eternal sunshine of the spotless mind
J’ai une envie soudaine et irrésistible de revoir ce film…
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La fiancée du Diable ne peut être un enfant; il lui faut bien trente ans, la figure de Médée, la beauté des douleurs, l’oeil profond, tragique et fiévreux, avec de grands flots de serpents descendant au hasard; je parle d’un torrent de noirs, d’indomptables cheveux.
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: fringues, master card, talons hauts
Après le boulot, je devais aller échanger le truc-absolument-parfait-basic-indémodable-qui-me-va-comme-un-gant-et-qui-s’harmonise-entre-autre-magnifiquement-avec-la-petite-robe-chocolat-que-je-vais-ainsi-pouvoir-porter-plus-souvent-donc-c’est-définitivement-un-investissement-vive-master-card, acheté plus tôt cette semaine, car j’ai découvert une petite imperfection dans une manche après coup, et qu’à ce prix là, ben j’veux que ça soit parfait!
Arrivée au magasin, la file était tellement longue à la caisse, autant aller jeter un oeil sur les nouveaux arrivages en attendant : Erreur numéro 1. Je dois réessayer la jolie veste pour m’assurer qu’elle est parfaite. Comme elle est see-through, et que je ne suis pas habillée en conséquence : Erreur numéro 2 (j’aurais pu prévoir le coup ce matin!), je choisis la plus jolie petite camisole verte que j’ai jamais vu : Erreur numéro 3. Bon, pour être honnête, j’ai même pas essayé de résister, c’était perdu d’avance.
Une fois le cas réglé, je continue d’errer au centre-ville. Je n’ai pas envie de rentrer tout de suite. Je ne sais pas pourquoi, mais mes pas m’ont guidés vers le seul endroit où il ne fallait pas, Shoes Heaven : Erreur numéro 4. Une magnifique paire de souliers Hilary Radley en solde, c’est tentant en maudit. Bon faut absolument les essayer, des fois qu’ils seraient pas confortables. (comme si ça se pouvait, un talon haut de 4″ pas confortable, pfffft) : Erreur numéro 5. Bon, une fois qu’on les a au pieds, qu’est-ce qu’on peut faire d’autre???
Faut bien se contenter quelque part. Si je fais faillite, ben ça sera en beauté ;)
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J’suis en train de me prendre un abonnement on dirait.
Quand y neige en avril, mes jupes et mes talons hauts sont en grève.
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Je suis complètement accro à Google analytics.
J’aime ça savoir un peu qui vous êtes.
De quelle ville / région / pays vous me lisez.
Par quel site vous passez pour arriver chez moi.
Quelle recherche Google vous a mené sur mon site (quoique ça, ça peut être perturbant de le savoir…).
Quelles pages du blog vous avez consulté.
Si c’est la première fois que vous me lisez.
Ou bien si vous venez à tous les jours.
C’est ça qui me fait le plus plaisir.
C’est pas la quantité de visiteurs, mais de savoir que ceux qui viennent ici sont suffisamment intéressés pour revenir me lire chaque jour ou presque, ça, je trouve ça ben l’fun.
Grâce à Google analytics, j’ai remarqué que j’ai un lecteur ou une lectrice fidèle, quotidiennement, en provenance de Washington DC. Et là je vais faire quelque chose d’un peu stupide, comme si le monde était tout petit et qu’on était juste entre nous… J’ai une cousine, qui avait si je me souviens bien, 3 ans de plus que moi, et pour qui j’avais une profonde admiration. Le genre de personnalité qui a du chien. Je l’ai perdu de vue depuis plusieurs années, mais je sais qu’elle habite maintenant Washington, où elle travaille et où elle a refait sa vie… Personne de ma famille ne connaît ce blog en théorie. Mais bon s’il y a quelque chose que je sais, c’est qu‘ y’a des hasards des fois dans la vie… Et là, ça fait un petit bout que j’y pense, et je ne peux comme pas m’empêcher de demander : France, est-ce que c’est toi???
Bon, ok, I know, probably not… Mais si jamais, par le plus grand des hasards, c’était le cas, un petit courriel ça me ferait bien plaisir… Sinon, bien, désolée pour le dérangement. Mais je suis bien contente que vous soyez là. Que vous soyez tous là…
Mais aujourd’hui, c’est quasiment un luxe de ne pas avoir de fenêtre à mon bureau.
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Ça me fait penser à quelque chose
Il y a quelques années, il y avait eu une tempête monstre à la mi-avril. Dans l’autobus, très tôt ce matin là, on aurait entendu une mouche voler. Tout le monde avait l’air tellement bête…
Sur le banc, juste devant moi, y’avait un petit garçon d’à peu près 3-4 ans, assis avec sa mère.
Il regardait la neige tomber et il souriait (il était bien le seul). En tendant l’oreille, je me suis aperçue qu’il chantonnait doucement, comme un chuchotement. Et puis il a pris un peu d’assurance, il a graduellement haussé le ton.
Quelques coins de rues plus loin, il reprenait l’air du début, à plein poumon :
“Petit papa Noël“. Ça a été suivi d’un éclat de rire généralisé dans l’autobus.
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: bêtise humaine, série télé
Ok, j’ai pas suivi la série 24
J’me dis toujours que je vais la reprendre sur DVD et je le fais pas.
(même si le cover du Rolling Stone de l’été dernier était particulièrement incitatif…)
Paraît que c’est bon, mais là, franchement, ils doivent commencer à manquer d’inspiration hein?
