Les Plaisirs et les nuits


Oups, I did it again…
30 novembre 2007, 23:59
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: , ,
Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

Je voulais m’acheter une robe…
Je suis revenue avec des souliers (et une robe et deux tops)
J’me sens déjà mieux! (et pas mal plus grande)
Moins je trouve un homme qui me convient, plus je trouve chaussure à mon pied… Allez comprendre…



Je suis dix-huitièmiste
27 novembre 2007, 23:34
Classé dans : Citations, Mauvaises pensées choisies, Textes favoris | Mots-clefs: , , , , ,

“On disait trois fois à une femme qu’elle était jolie, car il n’en fallait pas plus : dès la première, assurément elle vous croyait, vous remerciait à la seconde, et assez communément vous en récompensait à la troisième. Il arrivait même quelque fois qu’un homme n’avait pas besoin de parler, et, ce qui, dans un siècle aussi sage que le nôtre, surprendra peut-être plus, souvent on n’attendait pas qu’il répondît. Un homme, pour plaire, n’avait pas besoin d’être amoureux : dans des cas pressés, on le dispensait même d’être aimable. La première vue décidait une affaire, mais en même temps, il était rare que le lendemain la vît subsister; encore, en se quittant avec cette promptitude, ne prévenait-on pas toujours le dégoût.”

— Crébillon fils, Les égarements du cœur et de l’esprit (1736)

*****
Je suis dix-huitièmiste. Je pense qu’il n’y a pas de hasards dans la vie. S’imaginer que je suis une fille romantique est probablement la pire méprise (et la plus commune) que l’on puisse faire à mon sujet. Oui, je suis cérébrale. Mais j’en ai souvent tellement marre de tout ce verbiage inutile, de cette rhétorique de la séduction. Deux pas en avant, trois pas en arrière… Je ne supporte plus ces intellectuels de la crouze. Qu’on m’amène une bête. Voilà, c’est dit…

Bon, je précise quand même, ça reste au figuré hein! ;)



Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres
26 novembre 2007, 22:59
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: , ,

Aujourd’hui, j’ai enfin eu l’annonce que j’attendais depuis 2 ans. J’ai reçu le jugement officiel de mon divorce. Enfin, je l’ai pas encore reçu vraiment, c’est mon avocate qui l’a reçu. On attend aussi toujours le certificat, mais ce n’est une question de jours. Bordel qu’il faut être patient dans la vie! Au moins, c’est terminé et ce n’est malheureusement pas trop tôt. Ça fait tellement longtemps que j’attends qu’il me semble que j’ai du mal à le croire. J’imagine que ça va se passer dans ma tête quand j’aurai le bout de papier entre les mains. Disons qu’il y aura au moins une bonne raison de fêter Noël et qu’on pourra vraiment avoir enfin le sentiment de repartir la nouvelle année sur une nouvelle base. Clean slate. Comme si j’étais toute neuve.

Il est peut-être encore un peu tôt pour faire un bilan de mon année 2007 (reste quand même un gros mois!), mais pour moi, reste que ça aura surtout été une année de transition, sur tous les plans possibles et imaginables. Vous avez pas idée à quel point je me sens impatiente d’entreprendre quelque chose de neuf…

Ah! et pour finir, je ne peux pas m’empêcher d’être cynique et désagréable. Nous les êtres du 21e siècle, on se prend tellement pour les dieux de la communication, avec internet, le courriel, le blackberry, le cellulaire et même ces trucs déjà archaïques que sont le télécopieur et le téléphone, et pourquoi pas même la simple lettre postale qui prend 4 à 6 jours. Ouin… Imaginez vous donc que ce jugement, que j’attendais depuis 2 ans comme si ma vie en dépendait a été rendu le 6 novembre dernier… Et je l’ai appris officiellement aujourd’hui, 26 novembre, vers l’heure du diner. Vous vous rendez compte que si on avait été au Moyen âge, un chevalier partant du palais de justice d’une (pas si lointaine) contrée de campagne, aurait mis à peine 1 jour et demi (gros maximum) à grand galop pour m’apporter la Bonne Nouvelle? Et que si l’on avait été dans l’Antiquité, 4-5 marathoniens auraient pu se relayer et faire la job en autant de jour? Non mais y’a vraiment des traditions de qualité et de savoir-faire qui se perdent là…



L
26 novembre 2007, 01:34
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: , , ,

Je vous rassure tout de suite, le curé était complètement insensible à mon charme. Ça tombait plutôt bien, parce qu’il était pas vraiment mon genre non plus.

Y’a des moments où on se sent vraiment looser. Malgré toute ma bonne volonté, c’est quand même arrivé 3 fois en quelques heures.

Quand j’ai réalisé que même la (vénérable) grand-mère de ma belle-sœur s’est fait un nouveau chum plus vite que moi.

Quand la vénérable est venue me dire “Faque comme ça la petite aura pas de parrain? Ils ont le droit de faire ça?

Quand ma mère, n’a pu s’empêcher de souligner devant tout le monde que j’avais donc pas le tour de m’occuper d’un bébé.

Les Fêtes s’en viennent, ça va être le fun…

Yeah!, I Will Survive.



Trop c’est comme pas assez
24 novembre 2007, 18:33
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: , , ,

Ça fait trois fois que je passe ma garde-robe en revue, on dirait que je trouve rien qui fitte à mon goût. Là, faut juste que je me calme. C’est pas comme si je cherchais quelque chose à me mettre pour séduire un homme, c’est peine perdue, je vais être la seule célibataire assise autour de la grande table demain soir… Et c’est pas non plus comme si j’avais des chances de scorer avec le curé, juste avant le souper, lors du baptême de ma filleule. On dirait que je réalise que ça fait un bail que je suis pas allée à l’église, tout comme ça fait un bail que je suis célibataire… Oui, je viens de surtout de réaliser que tout ce que je porte est soudainement trop décolleté…



Dans le style "Entendu à…"
24 novembre 2007, 12:18
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: , ,

Une conversation entendue quelque part cette semaine dans une file d’attente…

Fille : Tu savais la nouvelle pour X? Son chum l’a laissé!

Gars : Ah non, j’savais pas. J’trouvais qu’elle avait pas l’air bien aussi…

Fille : Elle prend vraiment ça dur, elle l’avait pas vu venir pantoute!

Gars : Je comprends pas comment on peut pas voir ça venir…

Fille : Ben, ça faisait 4 ans qu’ils essayaient d’avoir un bébé pis ça marchait pas…

Gars : C’est quand même triste!

Fille : Bof tant qu’à moi c’est pas une grosse perte, mais elle, elle est vraiment à ramasser avec la petite cuillère. Lui, il est allé rester chez son père en attendant. Après 3 jours il l’a appelé pour lui dire qu’il trouvait ça dur…

Gars : Il voulait revenir?

Fille : Non, il voulait récupérer son Playstation…



Dans un semblant de nuit (creepy jerk)
22 novembre 2007, 23:31
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: , , ,

Ce soir, le temps était quand même bon pour la marche. La neige ralentissait les pas, mais le grésil avait cessé. L’air n’était pas trop froid, juste assez vivifiant. L’idée de l’hiver me rebute toujours un peu, mais il faut admettre que c’est beau. Sous la neige, le carré Saint-Louis était tout simplement féerique. La nuit rend les choses magiques. J’aime tellement marcher sous les étoiles. Je ne l’ai pas fait tant que ça depuis que je suis en ville (alors que je le faisait tous les soirs en campagne), mais ces journées qui raccourcissent me donnent un semblant de nuit, alors que je rentre du boulot à pied. Contrairement à mon habitude, là, je n’écoute pas de musique. On dirait qu’il y a des moments où le besoin de penser, de retourner les mots dans ma tête se fait tellement intense que le moindre son me dérange.

Depuis quelques rues, il y a un homme qui marche derrière moi mais je ne m’en suis pas préoccupée. Je suis ailleurs, dans mes pensées. Immobile, j’attendais le feu vert pour traverser la rue. Soudainement, il s’est plaqué contre mon dos et passant sa main par-dessus mon épaule, il a touché une mèche de mes cheveux. J’ai sursauté en bondissant à presque deux mètres de lui. J’aurais voulu hurler, mais pratiquement aucun son n’est sorti, c’est toujours comme ça quand j’ai vraiment la trouille. Avant de me retourner vers lui, j’ai eu le réflexe de me dire que ça devait être quelqu’un que je connaissais qui avait envie de rigoler à mes dépends. Non. Une chose pour moi incompréhensible. Là, sur le coin de la rue, un illustre inconnu, du genre le plus anodin qu’il soit possible d’imaginer, (genre bon monsieur, classe moyenne, âge moyen, propre de sa personne, rien à ajouter), rit tout seul de sa mauvaise blague. Et plus je le regarde d’un air furieux et plus il rit. Je me demande bien ce qui peut passer par la tête d’un type comme ça. Il s’est peut-être dit : Tiens, je vais terroriser une jeune femme ce soir, ça va être drôle. Non mais quel con.



Un nouveau lecteur
21 novembre 2007, 23:24
Classé dans : Mauvaises pensées choisies

Y’a vraiment très peu de gens qui me connaissent dans la “vraie vie” et qui sont au courant pour ce blog. Deux copines très proches et un blogueur qui est devenu un ami. Quelques autres rencontres ici et là, mais rien de tellement concret. Ah!, j’avais aussi un lecteur-blogueur fidèle de Verdun, que j’ai rencontré et avec qui j’ai eu des tonnes de discussions passionnantes, mais j’ai l’impression qu’il est disparu dernièrement. Peut-être s’est-il fait tabassé dans une ruelle malfamée de son quartier… Quand même j’espère qu’il va toujours bien. La vie est dure dans son coin de pays.

Anyway… Tout ce que je voulais dire, c’est que ce soir, mon frère adoré qui se doutait bien de quelque chose depuis un bon bout de temps, a réussi à m’extorquer l’adresse du blog. Bah, j’assume tout de même absolument tout ce que j’ai écrit ici depuis bientôt presque un an (surtout les fois où j’ai parlé de lui!) et je ne pense pas que ça va changer grand-chose au niveau de la censure (une fois lancée, on oublie vite ces choses là). Finalement, je pense que ça risque même plutôt de nous rapprocher davantage… Mais de toute façon, avec une femme, une fille de 2 ans et une fille de 3 mois (qui ne fait pas encore ses nuits), je ne vois vraiment pas où il va trouver le temps de suivre tous mes exploits… Quand même, bienvenue p’tit frère!



D’instinct
20 novembre 2007, 20:57
Classé dans : Histoires de ma vie, Textes favoris | Mots-clefs: , , ,

Sa longue silhouette lui est apparue tout d’un coup.

Dans cette foule de fin de journée, ils marchent côte à côte, presque au même pas, lui légèrement devant, son visage complètement invisible, camouflé sous le lourd capuchon du manteau d’hiver. Elle a cette impression de revivre une nuit de printemps, alors qu’elle parcourrait la ville, avec ce garçon, si grand, à ses côtés. Elle a fermé les yeux quelques secondes alors qu’il passait devant. Elle se souvient de sa démarche qui est la même, de longues enjambées, lentes et attentives, avec cet infléchissement vers l’avant, si caractéristique aux grands corps minces.

Elle a accéléré le pas pour effacer les images de sa tête, passant devant, mais sentant toujours le rythme de ses pas derrière. Puis, la peur stupide du malaise qui sans doute surviendra au coin, alors qu’il faudra attendre que le feu passe du rouge au vert. Lorsque leurs yeux se croiseront et qu’il pourra sans doute y deviner encore la blessure d’une petite fille qui lui avait fait cadeau d’une vulnérabilité qu’elle ne se soupçonnait même pas et dont elle a un peu honte.

Elle est donc passée à l’est sans se retourner. Ils ont poursuivi la marche au même rythme, lui à l’ouest, elle à l’est, jusqu’au moment où il a pris d’un pas hésitant la direction du parc, ce parc qu’ils avaient traversé, ensemble, cette nuit là, sans oser se toucher. Il avait un carnet de note à la main, probablement pour y inscrire ses impressions sur la première neige et les couleurs du ciel.

Y’a de ces êtres qu’on reconnaît d’instinct, sans même jamais vraiment les voir.


Dans la série y’a des jours comme ça…
20 novembre 2007, 14:40
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: , , ,
Je me suis réveillée en sursaut, parce que j’ai rêvé à la fois où la voiture a dérapé dans la neige et j’ai eu si peur. Prémonitoire de ce qui m’attendait ce matin (sauf la partie impliquant la voiture, bien sûr). J’me suis regardé dans le miroir avant de partir pour le boulot. Mes cheveux étaient vraiment superbes, mais faut pas s’en faire, y’a jamais personne pour les voir quand ils sont comme ça.

Deux coins de rue plus loin, j’ai réalisé que les belles bottes d’hiver classy achetées en vente chez Brown’s à la fin de l’hiver dernier, sont juste classy et pas vraiment sécuritaires sur les trottoirs pleins de schnoutte. Sans trop me poser de questions (probablement un vague instinct de survie), et contrairement à mes principes, je me suis dirigée vers le métro. J’pouvais pas prendre une pire décision. Disons que prendre le métro ce matin était une expérience intime. Et finalement, ça aurait été moins long de retourner chez moi, faire une sieste de 15 minutes, changer de paire de bottes et aller travailler à pied. À pied, de Petite-Patrie au centre-ville, je fais ça en 50 minutes d’habitude.

Après avoir laissé passé deux fois les chargements plus plein que pleins, avec les gens coincés sur le bord de la porte qui te regardent l’air de dire : essaye pas d’rentrer ici, tu voies ben qu’y’a pas d’place, j’me suis faufilé dans un petit trou en essayant d’ignorer les grognements. La porte se referme. Je regarde la grosse madame qui a grogné l’air de lui dire : tu voies ben qu’y’avait encore d’la place.

À mes côtés, y’a un gars cute, tellement proche que je peux juste le voir par le reflet de la vitre. On a échangé un petit sourire par la bande. Et là, j’ai regardé mon reflet par la vitre. J’ai eu si peur. C’est quoi ces gros cernes comme si j’avais pas dormi depuis 3 mois?!? Comment ça s’fait que j’ai pas vu ça dans mon miroir ce matin? Et bien, maintenant, je sais que c’est parce que c’était pas là. Oui, oui, c’est la première chose que j’ai vérifié en arrivant au bureau. Non mais c’est quoi l’idée de faire ces portes de wagon de métro en verre déformant? Comme si on n’était pas déjà assez déprimés de devoir prendre les transports en commun! Par contre, les cheveux indomptables tous frisés par la petite pluie verglassante, y’a vraiment rien à faire, à part faire avec…



Métaphores [discussion avec moi-même]
19 novembre 2007, 23:39
Classé dans : Mauvaises pensées choisies, Textes favoris | Mots-clefs: ,

V1 : Tu travailles sur un nouveau dossier?

V2 : Pas vraiment, je regarde les cv qui rentrent et j’ai pas vu de candidature intéressante, même si j’en ai passé quelques-uns en entrevue.

V1 : Mais ça fait plus de deux ans que t’as congédié ton temps plein…

V2 : Ouin, j’avais trop de griefs avec celui là. Maintenant, de temps en temps, je donne un contrat à un occasionnel, question d’avoir un coup (de main), mais plus souvent qu’autrement, je me tape tout le boulot. J’ai pris de l’expérience, je connais bien quelques raccourcis, mais bon, on sait tous qu’au final, il n’y a rien comme ce qu’on peut accomplir dans le cadre d’un travail d’équipe avec un partenaire à la hauteur.

V1 : Mais le dernier en date (ou c’était pas l’avant-dernier?), il t’avait pas offert une disponibilité à temps partiel?

V2 : Il avait déjà un temps plein ailleurs, moi, j’offre pas de side-line.

V1 : Dis donc, y’a beaucoup de semi-retraités parmi ces cv…

V2 : Bof, ils ne se qualifient pas pour le test de performance et il faut leur donner des tonnes de formations pour une mise à jour complète. Trop d’investissement et pas assez de résultat, c’est pas une option rentable.

V1 : Ceux qui ont des enfants à charge pourraient t’accuser de discrimination!

V2 : Quand t’auditionnes, t’as toujours le droit de refuser les rôles ingrats… J’peux pas croire que j’ai pas ce qu’il faut pour décrocher un premier rôle.

V1 : Et si le marché était saturé?

V2 : Ben ouais, c’est ce que je commence à penser…

V1 : Peut-être est-ce qu’il faudrait que tu recrutes à l’international?

V2 : C’est parce que la langue est un outil qu’ils doivent maîtriser…

V1 : Mais alors, qu’est-ce que tu vas faire?

V2 : Continuer à examiner les offres, em(dé)baucher des occasionnels, éventuellement trouver un associé sur mesure pour conquérir le monde… ou bien faire la grève… en attendant de faire faillite et de me mettre à la simplicité volontaire…

V1 : Simplicité volontaire?!? Pfffft, voyons, j’te connais, t’as bien trop des goûts de lux(ur)e pour ça!!!

V2 : Ben oui, mais si tu me connais tant que ça, t’as pas vu les sourires en coins? Ils sont ici (comme ailleurs) au détour de chaque phrase…



Zéro-contact
18 novembre 2007, 17:12
Classé dans : Histoires de ma vie, Textes favoris | Mots-clefs: , ,
Je ne suis pas (uniquement) de mauvaise foi. J’ai entendu des tonnes d’histoires à propos de ça et bien franchement, aucune ne m’a donnée envie de tenter l’expérience, plutôt le contraire. Je suis quand même allée voir les profils, question d’avoir une petite idée des disponibilités sur le marché.

.

Premier constat, une fois que t’as éliminé ceux qui savent pas écrire, les morons en bédaines, les j’assume pas d’être là cachés derrière des lunettes fumées, derrière un uniforme ou encore derrière un arbre sur une photo prise à 3 km de la cible (ou tout ça à la fois comme ce policier à moto avec son casque et ses lunettes style aviateur, vu de loin), ceux qui avaient besoin de leur chum de gars sur la photo ou pire, ceux qui ont mis une photo avec une fille (une ex? sa sœur? une amie? Une invitation pour 3? j’veux pas savoir) et finalement, ceux qui font juste peur, bien tu viens de te couper plus de 85-90% des candidats.

.

J’ai regardé, encore et encore, des centaines de pages. Pouvez-vous croire qu’il y a un gars qui a écrit le plus sérieusement du monde qu’il cherche une fille et je cite : simple d’esprit et qui souris à la vie… Oui, j’ai bien lu, il cherche une simple d’esprit… Wow, son ambition c’est de rencontrer une fille contente d’être niaiseuse… C’est peut-être ça mon problème, je suis pas assez niaiseuse pour avoir un chum…
.
Y’a aussi un gars magnifique qui a l’air rien de moins que parfait. Mais il reste au Saguenay!!! OK, c’est quoi l’arnaque? Y’a pas déjà quelque chose comme 10 filles pour un gars là bas? Soit il en profite bien (et il en veut encore plus), soit il a découpé sa photo dans une revue de mode et y’a déjà 9 filles sur 10 de pas intéressée (la 10e étant déjà prise).

.

Et puis tout d’un coup, après des heures à regarder défiler les pages, je l’ai vu, LUI. Normalement j’aurais pas trop porté attention à une photo comme la sienne, il s’est pris en photo avec son chien, c’est vraiment cheesy, mais là, franchement, j’ai tout de suite été attirée. Pas un pétard, mais le genre cute qui me plait. L’air d’un bon gars, même âge que moi, pas d’enfant, même niveau de scolarité. Il écrit bien, avec un peu d’humour, le texte le décrivant est sympa et s’éloigne du standard (plen-air/souper/bon vin/simplicité) dont je me suis déjà écoeurée après 5 fiches. Il aime les arts visuels (il marque des points). Il cherche une fille qui aime les animaux, parce qu’il est bénévole à la SPA (il marque encore des points, et j’ai l’impression d’avoir trouvé mon match) et là, je lis la dernière phrase de son texte (sans joke) : Cherche jeune et jolie demoiselle avec une belle poitrine. WHAT?!? Autrement dit, finalement, il cherche pas une fille, il se cherche des gros totons. Et là j’ai compris que je perdais mon temps. Je ne sais pas encore si c’est avec l’espèce masculine en entier, mais du moins, je sais que pour moi, les rencontres en ligne, c’est zéro-contact.



Parce que c’est samedi et que vous avez mieux à faire que de lire ça
17 novembre 2007, 17:11
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: , ,

Il y a deux ans, pleine d’espoir, j’me suis demandée où je serais rendue dans un an. Un an plus tard, détestant la lenteur engluée, mais toujours les rêves pleins la tête, j’ai renouvelé la question. J’ai enfin changé les noms, les lieux, les chairs et le reste. Le temps passe, mais le vide prend trop de place. Je ne demande plus et quand, mais je demande pourquoi. Une part de moi reste sans réponse et l’autre part, que j’aimerais faire taire, elle se dit que forcément, c’est de ma faute.

Assise inconfortablement sur le rebord de la tablette, je les regarde passer. Deux par deux. Les beautés assorties, les laideurs comparables, les styles qui matchent, les contraires qui s’attirent, la fille moche main dans la main avec le gars cute (et vice versa), ou encore plus choquant, le bon gars avec la bitch finie (et vice versa).

Et je suis en train de devenir, lentement, tout ce que je ne voulais pas. Une (vieille) fille aigrie qui passe son samedi soir avec ses chats, son blog, des films sans histoires, des livres au hasard, sa bouteille de rouge et une chanson cruelle* qu’elle se dédie en riant pour mieux cacher sa peine.



Sur la mécanique du plaisir
17 novembre 2007, 12:57
Classé dans : Citations | Mots-clefs: , , ,
Quand on dit que le chaud n’est que le mouvement de quelques globules et la lumière, le conatus recedendi que nous sentons, cela nous étonne. Quoi! que le plaisir ne soit autre chose que le ballet des esprits! Nous en avons conçu une si différente idée et ces sentiments-là nous semblent si éloignés de ces autres que nous disons être les mêmes que ceux que nous leur comparons. Le sentiment du feu, cette chaleur qui nous affecte d’une manière tout autre que l’attouchement, la réception du son et de la lumière, tout cela nous semble mystérieux. Et cependant cela est grossier comme un coup de pierre. Il est vrai que la petitesse des esprits qui entrent dans les pores touchent d’autres nerfs, mais ce sont toujours des nerfs touchés.

Pascal, Pensées, fragment nº580 (éd. Le Guern)


Who needs a man? [part 2]
15 novembre 2007, 22:40
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: ,

Dimanche dernier je me plaignais qu’il me fallait un homme pour bouffer les restes de desserts que je cuisine. Foutaises.

Suffit de laisser le plat contenant les choux (pâte feuilletée, sans la garniture bien sûr) mal refermé par mégarde. Au lendemain matin, on retrouve le couvercle juste assez entre ouvert pour laisser passer une tête de chat… et deux choux* à demi grignotés sur le sofa du salon, comme si mon homme imaginaire avait eu une fringale en regardant la télé à 2h du matin.

Évidemment, le coupable est un mâle. Mais cute comme ça, on a le pardon facile hein?

*Ce qui veut dire deux aller-retours minimum entre le comptoir de la cuisine et le divan du salon, il était vraiment motivé!



Wow, that was weird…
14 novembre 2007, 23:50
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: , ,

OK, j’ai besoin d’un geek!

En début de soirée, une conversation msn s’est ouverte à l’écran. Un prénom féminin inconnu que je n’ai pas dans ma liste de contact et qui me demande what’s up? J’étais occupée, alors j’ai simplement fermé la fenêtre et ignoré la chose.

En fin de soirée, la fille revient à la charge en disant quelque chose genre : si ça te tente, donne-moi de tes nouvelles… Bizarre, la boite de conversation affiche une autre version de msn que celle que j’utilise. Curieuse, je lui répond : on se connaît? Et là, je vois que “mon” username de conversation est en fait le username de mon ex… Oui, la fille pensait parler avec mon ex et Non, je n’ai pas cédé à la tentation d’une blague cruelle. I’m such a good girl.

OK. Quand il est finalement parti de la maison (avril 2006!!!), j’ai complètement désinstallé msn pendant quelques mois. Je n’ai jamais eu accès à son mot de passe. Là, seulement la page de la conversation s’est affichée, je n’avais pas accès à une page principale où j’aurais pu le déconnecter ou whatever… Des fois, ma vie, c’est un peu Twilight Zone



Femme invisible
13 novembre 2007, 15:45
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: , , ,

Lui : Wow, j’avais jamais remarqué tes yeux, c’est donc ben spécial la couleur

V : [ben là, ça fait juste 7 ans qu’on travaille ensemble...] euh, merci!

Lui : Tu dois souvent te faire complimenter sur tes yeux…

V : [ouais, mais d’habitude ça prend pas 7 ans] euh, ça arrive… parfois…

Lui : C’est nouveau tes verres de contact? T’avais pas des lunettes avant?

V : euh…. C’est parce que ça fait 5 ans que je ne porte plus de lunettes…

Lui : […] Ah!

V : [Allez, fait un sourire femme invisible, voici une autre journée magnifique pour ton ego]



Pratique générale
12 novembre 2007, 12:11
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs:
J’ai toujours détesté cuisiner. Non, c’est pas vrai. C’est pas que je déteste ça, c’est juste que j’aime le faire quand j’ai le temps. Beaucoup de temps. Quand est-ce qu’on a le temps de passer une journée complète à cuisiner? Si vous êtes comme moi, ça veut dire à peu près jamais. Bon, on sait tous que plus on pratique, plus c’est bon… hum… Ok… Ne changeons pas de sujet.

Alors samedi j’ai invité un copain pour souper. Ça faisait très longtemps que j’avais pas cuisiné pour un mec, moi je me contente d’une salade 5 jours sur 7 (les autres jours je vais au resto)… J’avais l’impression d’avoir oublié comment on fait… hum… keep on track, ne changeons surtout pas de sujet.

Samedi matin
9h lever du corps. Grand ménage de l’appart.
10h30 On fait la mousse à l’érable. Fallait s’y prendre tôt pour qu’elle ait le temps de prendre au frigo.
11h30 On fait la vaisselle.
12h00 On fait une pâte feuilletée (choux) pour servir la mousse.
12h15 merde, j’ai mis la farine trop tôt, c’est raté, on recommence.
14h Les petits choux sont prêts.
14h30 2e batch de vaisselle.
14h45 Aller chercher la pièce de viande à la boucherie.
15h15 Préparer la marinade pour la viande.
15h45 Préparer la fille pour l’invité.
16h50 saisir la viande.
17h cuire la viande et préparer les accompagnements, faire encore un brin de vaisselle.
17h55 nourrir (trop) les chats pour être sûre de pouvoir souper en paix
18h Être impatiente parce que l’invité est fashionably late (encore la faute au hockey), je réalise que j’ai pas mangé de la journée et j’ai presque le shake parce que je suis due pour mon verre de rouge.
18h30 Enfin, je sers l’entrée et surtout, le verre de rouge.
18h45 La honte, j’ai eu tellement peur de trop faire cuire la viande que là, c’est trop saignant… Hard core* pour citer l’invité (qui a probablement envie, à cet instant précis de prendre les jambes à son cou… ses jambes à lui, je précise). Heureusement on peut réchapper le tout en faisant revenir les tranches dans la poêle, avec la sauce que j’ai faite à partir du bouillon.
19h Ok, on a sauvé le repas, mais la sauce est peut-être un peu trop salée(?)
20h on finit le vin, on décide d’attendre pour le dessert
21h30 Ok, le dessert est correct.
22h Qu’est-ce qui arrive quand on a pas mangé de la journée et qu’on se goinfre au souper? On s’endort… Malgré tous nos efforts… Je suis complètement assommée, j’espère juste que je suis pas trop assommante… La honte encore. Heureusement les chats (des vraies guidounes) sont là pour tenir compagnie.
00h05 On regarde la cuisine et on s’dit qu’on fera la vaisselle** demain…

Si c’est un vrai de vrai copain, il reviendra… parce que manifestement, j’ai encore trop besoin de pratique… (Pis que j’en vois pas un changer de sujet!)

.
*Bordel que je vais avoir des hits avec ça…
** Dans la catégorie détail qui me manque, j’peux tu dire que je m’ennuie aussi de mon lave-vaisselle?


Un détail qui me manque
11 novembre 2007, 12:58
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: ,
Je ne m’ennuie pas de mon ancienne vie… mais parfois y’a certains petits détails qui me manquent. Comme là, je m’ennuie du fait que je pouvais cuisiner un dessert cochon, en manger juste une fois pour me contenter et ne pas m’inquiéter du reste qui disparaissait via un autre estomac avant même que je m’en rende compte…
.

Bon, comme il faut beau aujourd’hui, faudrait bien en profiter. Je vais aller brûler les 10 lbs que j’ai l’impression d’avoir pris hier soir en essayant d’oublier qu’il reste une tonne de mousse à l’érable dans le frigo.



Rouge danger
9 novembre 2007, 14:03
Classé dans : Histoires de ma vie
J’attends pour traverser la rue. Je suis pas à l’intersection, je sais, c’est mal. Il fait beau, j’ai le sourire aux lèvres, les cheveux noirs dans le vent et mon beau manteau rouge (neuf) avec mes beaux souliers (presque neufs). Le trucker a l’air impressionné. Il arrête son monstre au milieu de la rue et me fait la grande révérence pour m’indiquer que je peux passer. Bof, quand même, c’est l’fun…

Mais j’ai juste failli me faire tuer par le taxi que je pouvais pas voir venir dans l’autre voie because le monstre (et qui devait rouler à 70-80km en plein centre-ville).

Avouez, z’auriez eu d’la peine hein?