Classé dans : Mauvaises pensées choisies, Textes favoris | Mots-clefs: déceptions sentimentales, désir, hommes, relations amoureuses, séduction
Il y a eu celui qui voulait se la jouer cool, c’était trop tiède pour moi.
Il y a eu l’insaisissable, toujours en train de parler de ce qu’il fait, jamais de ce qu’il est.
Il y a ceux (trop nombreux) qui veulent à tout prix impressionner avec l’argent.
Il y a celui dont j’ai piqué la curiosité, mais juste un peu trop tard.
Il y a eu celui qui m’a dit que je pourrais faire fortune avec les téléphones roses (!).
Il y a eu l’insistant, intense, qui m’appelait trop (non, c’est pas le même).
Et il y a le fuyant, volage, qui n’appelle jamais.
Il y a celui à qui je plais, mais qui ne me plait pas,
Celui qui dit que je lui plais, mais je ne le crois pas,
Et celui à qui je ne plais pas, mais oui, lui, il me plait plaisait.
Il y a le seul qui peut m’appeler cochonne sans que je me fâche.
Il y a celui qui a menti.
Celui qui cherchait une bouée de secours.
Celui qui m’a pris dans ses bras, en pensant à une autre.
Celui qui n’a besoin de personne.
Celui dont je pensais être l’amie.
Celui qui aime savoir que j’ai encore envie de lui.
Celui dont je ne croise jamais la route,
Celui qui est là où je ne l’attendais plus,
Ou qui me fait attendre alors qu’il devrait être là,
Et tous ceux qui m’ont dit : Prend soin de toi.
Il y a eu le trop jeune,
Le trop vieux,
Le trop d’enfants,
Le trop loin,
Le marié,
Le zéro affinités.
Il y en a même eu un qui a poussé l’audace jusqu’à embrasser ma botte dans un lieu public.
J’en demandais pas tant… mais j’en demandais plus.
Parce que ça faisait longtemps que j’avais pas parlé de mes seins…
V : Mer-de! Faudrait que je fasse rapetisser un peu ma robe, ça a pas d’allure, le buste est bien trop grand… J’comprends rien là dedans, c’est une medium, et on dirait que c’est fait pour fitter des double D, c’est pas proportionnel! Coup donc est-ce que je suis la seule fille sur la terre qui porte encore du B?
Maman : Tu l’avais pas essayé?
V : j’étais pressée, j’ai fait ça vite… (énervée) Merde, ça marche pas, j’pourrai pas la mettre, là.
Maman : Ben voyons, panique pas! ça te prendrait juste un soutien-gorge paddé.
V : Ben… c’est que j’ai déjà un soutien-gorge paddé, là!
Maman : Ouin… Y’a juste une autre solution…
V : Sillicone? Ben j’ai pas vendu la maison assez cher pour ça…
Maman : Bon ben t’as raison, j’pense qu’il faut rapetisser la robe…
V : Bordel, toujours les mêmes qui ont la vie facile!
Maman : Euh… J’peux l’essayer? J’pense qu’elle m’irait bien!
V : Commence pas!!!
To love is to suffer. To avoid suffering, one must not love. But, then one suffers from not loving. Therefore, to love is to suffer, not to love is to suffer, to suffer is to suffer. To be happy is to love, to be happy, then, is to suffer, but suffering makes one unhappy, therefore, to be unhappy one must love, or love to suffer, or suffer from too much happiness — I hope you’re getting this down.
Pas nécessairement mon genre à priori, mais cute. Il avait une façon de me regarder, jamais bien longtemps, mais comment dire… intensément. Un regard qui transperce. Je lui ai souri à quelques reprises. Je ne pouvais pas rester bien longtemps, ma copine devait rentrer retrouver son homme (à plus d’une heure de route). Puis l’idée m’a traversé de lui dire à l’oreille, qu’il avait des yeux magnifiques. Oui, c’est ce que j’avais décidé de faire, juste avant de quitter les lieux, pour que ça ne soit pas trop compromettant. Puis, j’ai tendu l’oreille, pendant qu’il racontait une anecdote à ses copains. L’anecdote m’a turné off au dernier degré. Ça doit être une overdose à toutes ces discussions du temps des Fêtes avec lesquelles je me sens autant à ma place qu’un chien dans un jeu de quilles. Alors j’ai mis mon manteau et je suis partie sans échanger un autre sourire, sans lui dire que son regard m’avait plu l’espace d’un instant. Mes désirs sont bien éphémères… parfois…
Non, mais je suis pas encore rendue à crouzer les pères de familles…
Enfin rentrée à Montréal. Décharger l’auto a été long puisque le Père Noël a été généreux cette année. J’ai pratiquement pas dormi depuis plusieurs jours, je suis cernée jusqu’au menton, pas maquillée, les cheveux, bof, j’ai vite compris l’utilité de mon nouveau chapeau… J’étais en train de sortir un des derniers paquets de l’auto lorsque le plus magnifique de mes 3 superbes voisins est sorti. Évidement, celui là, je le vois toujours quand je suis dans le pire de tous les états. Le chapeau bien descendu jusque sur les yeux, je fixe les marches de mon escalier, alors qu’il descend le sien. Il ne pourrait pas m’ignorer? Juste cette fois-ci? Exactement comme il ferait si j’avais eu envie qu’il me voit? Ben non, il est là à m’observer trimballer ce sac qui pèse une tonne, et que je relève contre mon visage, juste à temps pour éviter le signe de tête et le sourire qui me fait ferait flancher à n’importe quel autre moment. Est-ce que je viens vraiment de le snober? Yeah! (Argh!), Championne du monde, va…
Classé dans : Histoires de ma vie
Et je serais bien curieuse de voir la tête qu’avait le curé d’Amos dans les années cinquante…
Classé dans : Mauvaises pensées choisies
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: célibat, famille, Lauralie, Montréal, Noémie, Noël
Je vous souhaite donc un très Joyeux Noël à tous, qui que vous soyez, où que vous soyez. Abusez généreusement de toutes les bonnes choses de la vie, y’a pas de mal à se faire du bien!
And so this is Christmas (War is over)… Ça fait quand même du bien de savoir que l’année repartira vraiment en neuf cette fois-ci…
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: amnésie, déceptions sentimentales, feu, flamme, neige, nue, poésie
Pendant que j’aimerais laisser la neige tout recouvrir, tout effacer
Oublier toutes les formes du passé
M’engourdir, m’endormir nue dans la froideur
Être, au moins pour un temps, amnésique
Mais toujours me souvenir que la petite flamme méprisée
À tout moment peut initier
Un grand feu cyclique
Dont les cendres fertiliseront la terre avec vigueur
… Let’s see…
5@91/2 (trop) bien arrosé.
Grande surprise, quelqu’un que je n’espérais même pas s’est présenté à la fête. Il est entré, il a commandé son verre au bar et alors qu’il attendait le service, son regard a fait un tour d’horizon. Est-ce un hasard si une fois son verre bien en main, je suis la première personne qu’il est venu (d’un pas décidé) saluer? Ça devait bien faire presque 4 mois que je ne l’avais pas vu. Malheureusement on a pas eu le temps de parler bien longtemps. Toutes les femmes de la place sont folles de lui (avec raison) et elles l’ont toutes accaparé. Non mais je vais quand même pas faire la file (putain d’orgueil!!!). Si au moins je fumais, j’aurais pu sortir avec lui quelques instants… Plus tard, il est effectivement venu me demander si j’avais du feu… (Mais quel genre de fumeur n’a pas de feu avec lui???) J’ai failli lui répondre oui, mais ce feu là aurait rien fait pour sa cigarette…
J’ai aussi recroisé mon Matador (je suis trop saoule pour vous mettre le lien, cherchez vous-même!). On a échangé quelques regards dans la soirée, même que mon grand ami gay, après avoir surpris la chose est venu me glisser à l’oreille que j’avais les yeux drôlement clairs. Je n’ai pas eu vraiment l’occasion de parler avec le Matador, mais avant de partir, il est tout de même venu me faire la bise. En m’embrassant, il a murmuré un “huuummmmmmmm” à mon oreille. Bon, au pire, il aime mon parfum (y’a quand même trois autres personnes qui m’ont fait le compliment ce soir), au mieux, y’aura peut-être éventuellement un développement. Sinon, ben il était juste saoul lui aussi… (pis un empêche pas l’autre hein?…)
Bon, faut que j’aille dormir, j’ai une grosse journée demain. Parait que j’ai rendez-vous avec de la sambucca (ou du Porto, au choix) avant même l’heure du dîner (oui, je suis totalement, absolument, impérativement décadente, sans honte et sans remords, quoique mon foie va peut-être trouver à redire). Et le dîner sera aussi très arrosé (apéro, vin, digestif), au frais de la patronne. L’après-midi risque d’être pour le moins divertissant…
Cet hiver je vais me payer une place de stationnement intérieur juste à côté de la job. Comme je n’utilise pas la voiture pour aller travailler, ça va éviter de la laisser au gros froid sans la faire fonctionner, ce qui n’est pas très bon pour la mécanique. Elle sera facilement accessible quand j’en aurai besoin et bonus génial, pas besoin de pelleter de l’hiver!
La gaffe du siècle :
Par exemple, comme c’est pas donné, je vais me payer une place juste pour janvier février et mars… de toute façon, y’a JAMAIS de grosses tempête en décembre…
Classe d’économie. La prof, une débutante qui n’a pas beaucoup d’expérience et qui a bien du mal à établir son autorité, nous a assigné des places par ordre alphabétique. Je me suis retrouvée avec le premier bureau en avant, dans la rangée du centre, oui, celui juste en face du bureau du professeur. J’étais horriblement déçue, d’autant plus que la matière ne me passionnait pas du tout… Et puis, je me suis rapidement consolée quand j’ai vu qu’à ma droite, il y avait le beau (et drôle) Mathieu et à ma gauche, le beau (et sérieux) Martin. Après quelques mois de cours, la prof a eu l’air de me remarquer pour la première fois.
Elle (d’un ton furieux) : C’est pas ta place ça, reprend la place que je t’ai donné au début de l’année!
Moi (rouge de honte, n’ayant pas l’habitude de me faire parler sur ce ton, non mais j’suis une première de classe moi!) : Mais, c’est la place que j’occupe depuis le début…
Les autres élèves ont le fou rire, ce qui n’aide pas la situation. La prof regarde son plan de classe avec les noms qu’elle a elle-même inscrit à la mine de plomb. Elle doute même de son écriture, cherche la trace de noms qui auraient pu être effacés, inversés, inspectant attentivement l’ordre logique des noms, imaginant un complot diabolique pour que je puisse m’approprier ce bureau si convoité… (Malgré le sourire avec la petite fossette craquante de Mathieu et les yeux bleus magnétiques de Martin, y’a quand même des limites à ce que je suis prête à faire pour me rapprocher des garçons!!!) Et plus elle cherche une preuve qui n’existe pas, plus les rires résonnent franchement dans la classe. Elle a fini par s’excuser, mais j’ai toujours eu l’impression qu’elle était restée avec un doute…
C’est comme cet homme que je connais depuis quelques années et qui m’ignorait totalement. Jusqu’à ce que je le croise dans un événement spécial, pour amateurs initiés, il y a deux semaines. Avant, il me regardait et me saluait à peine et depuis, c’est le grand sourire béat et il amorce la conversation à chaque fois qu’il me voit (ce qui peut arriver souvent dans la même journée). Et là, c’est moi qui doute. J’arrive pas à me décider si c’est par une forme d’élitisme social (ma présence à l’événement fait de moi un être maintenant digne de lui) ou bien s’il aurait pas plus simplement (boys will be boys) gardé un chaud souvenir du chandail rouge sexy et des talons aiguilles que je portais ce soir là…
Classé dans : Histoires de ma vie, Textes favoris | Mots-clefs: désir, hommes, séduction
À l’époque, c’était vraiment pas le bon moment dans ma vie. Je venais à peine d’entamer le processus de séparation et je ne me sentais pas la force (ou la faiblesse) d’imposer cela à quelqu’un. N’empêche qu’à chaque fois que je croisais son regard, je sentais qu’il se passait quelque chose. Quelques semaines plus tard, c’était le party de Noël. Les gens commençaient à se réunir en petits groupes, verre à la main. Il était là, tellement beau. C’était la première fois que je le voyais avec une barbe. J’avais toujours eu horreur de ça, la barbe. Je sais pas pourquoi, mais depuis ce jour, je trouve ça absolument charmant. J’ai même un faible pour ça (bon, ok, je précise, tant qu’elle est courte et soignée). Mais revenons au sujet…
Du coin de l’œil, je l’avais donc repéré, à l’autre bout de la salle. Quelques minutes plus tard, alors que le grand chef de la boîte prend le micro et s’apprête à prononcer son fameux discours annuel, les gens se rassemblent en cercle autour de lui. Je n’ai pu m’empêcher de remarquer que l’objet de mon désir est (curieusement) parti de l’autre extrémité de la salle pour venir se placer juste à côté de moi. Son bras gauche frôle mon épaule droite. Ne me demandez pas un seul mot prononcé lors de ce discours, je n’entendais que le son de mon cœur qui battait la chamade et j’essayais de tenir mon verre sans avoir le shake. Un de ces moments électriques. Lorsque le discours s’est terminé on a à peine eu le temps d’échanger un sourire, la musique est partie à plein volume et un de ses collègues s’est chargé de le ramener vers son groupe. J’ai retrouvé mon cercle habituel. Un peu plus tard dans la soirée, ma collègue (oui, l’ésotérique) est venue me parler.
Elle : V, je pense que je viens de te trouver un nouveau chum!
Moi (innocente) : Veux-tu ben m’dire de quoi tu parles?
Elle : Ben tantôt, pendant le discours, y’avait un des p’tits nouveaux du département X à côté de toi, je vous regardais côte à côte pis j’en revenais pas de voir à quel point ça cliquait, regarde, c’est lui là bas avec la barbe, il a vraiment l’air du gars parfait juste pour toi! Ça cliquait j’te dis!
Moi (toujours innocente): [!!!] T’es déjà saoûle?!?
Tout au long de cette soirée, à chaque fois que je regardais vers lui, mes yeux surprenaient son regard posé sur moi. J’ai même appris qu’il s’était alors informé sur moi. Bon, comme je l’ai dit plus haut, c’était pas le bon timing. Il y a bien eu par la suite quelques tentatives de part et d’autres, mais à chaque fois, des obstacles se sont pointés et j’ai toujours pensé que dans ce domaine là, ça ne servait à rien de forcer les choses. Mauvais timing d’un côté, puis de l’autre, et finalement, le moment est passé depuis longtemps déjà. N’empêche que je garde un beau souvenir de cette romance toute platonique. Croiser l’étincelle dans son regard, échanger les sourires et les phrases banales avec le frémissement au ventre m’a aidé à traverser l’année la plus difficile de ma vie, c’est déjà beaucoup.
Classé dans : Histoires de ma vie, Textes favoris | Mots-clefs: ésotérisme, déceptions sentimentales, univers
Elle : Mais si tu veux savoir ce que l’avenir te réserve, t’as qu’à demander à l’Univers de t’envoyer un signe!
Moi : ???
Elle : Ben oui, c’est pas compliqué, fais ce que je te dis, tu vas voir, ça marche à tout coup, t’as juste à être attentive aux signes, t’auras toutes les réponses à tes questions…
Moi : euh… (maudit que j’aimerais avoir du bon stock de même), ouin ok…
Puis je suis sortie faire des courses sur l’heure du dîner. Par le plus grand des hasards, j’ai croisé une femme que j’ai connu alors que j’occupais un emploi précédent. Ça faisait sept ans que je ne l’avais pas vue…
L’histoire de cette femme est tellement triste. Elle est française. Elle était d’un milieu plutôt aisé. Fille douce et sage, magnifiquement belle (puisqu’elle l’est toujours), elle est tombée amoureuse d’un bum. Sa famille s’est vigoureusement opposée à leurs fréquentations. Il l’a convaincue de partir avec lui. Ils sont donc venus vivre ici. Il l’a ensuite rapidement délaissée, préférant une vie dissolue à la fille sage qui avait encore des rêves et des illusions plein la tête. Un beau matin, pareil comme dans un film, il est parti chercher des cigarettes et elle ne l’a plus jamais revu. Il n’avait pas oublié de prendre toutes leurs économies, la laissant dans la misère la plus abjecte, avec des mois de loyer impayés. C’était une fille sans doute un peu naïve, mais elle avait sa fierté. Pas question pour elle de retourner chez ses parents pour entendre le fameux sermon “J’te l’avais bien dit“. Pas question de quémander quoi que ce soit à personne. Elle est restée. Elle s’est battue toute seule. Elle a connu une vie de grande solitude affective et de privations matérielles. Elle n’a jamais redonné son cœur à personne. Jamais pu faire confiance à nouveau.
Je suis rentré au bureau après l’heure du lunch en repensant à toute cette histoire quand j’ai recroisé ma collègue…
Elle (ton malicieux) : Alors, l’Univers t’a envoyé un signe?
Moi : Non, il s’est juste foutu de ma gueule!
Un des employés de mon père est un gars que j’ai connu à l’école secondaire. Connu, faut le dire vite. Je connais son nom, je me souviens vaguement de son visage sans plus. J’ai peut-être été une fois dans sa classe d’anglais (ou de math???), c’est tout. Je ne sais pas ce que le gars a raconté à mon père, mais mon père a l’air de penser qu’on était des amis. Bof, pas que ça me dérange tant que ça, si le gars pense que ça peut l’aider dans ses relations avec le boss…
Il s’informe donc régulièrement de moi, de ce que je fais, de ce qui m’arrive etc. Évidemment il est donc au courant de mes péripéties des deux dernières années. Ça ne me posait pas de problèmes, sauf que là, le gars vient aussi de se séparer. Une grosse histoire difficile et toute récente… avec pas 1 ni 2 mais 3 enfants en garde partagée. Et on dirait que là, il s’est mis dans la tête que lui et moi, on pourrait être “un match“. Non mais j’vois vraiment pas par quel chemin il est passé pour arriver à une telle déduction. Anyway, pas de quoi m’inquiéter. Il a essayé de soutirer mon numéro de téléphone à mon père, qui, dans sa grande délicatesse toute masculine, lui a répondu du tac au tac que : “V a pas besoin d’un gars à problème dans sa vie.” Outch!
Et si j’étais vous, je m’en ferais pas trop pour l’égo du gars, il s’en est remis rapidement. Tellement que vendredi dernier, au party de Noël de compagnie, il a remis ça en essayant (en vain Dieu merci!) de soutirer l’information de ma mère…
Classé dans : Histoires de ma vie, Textes favoris | Mots-clefs: bad hair day, fringues, master card, nostalgie
Sachant qu’il me faudrait essayer au moins 75 chapeaux afin d’en trouver un qui m’est tolérable, je me suis donc dirigée vers le plus grand magasin à rayon du centre-ville. La tâche fut des plus pénible. J’essayais un chapeau après l’autre, essayant surtout de me convaincre que j’allais finir par en trouver un qui ne me donnerait pas un air trop ridicule, quand mon attention fut dirigée vers le miroir d’à côté. Une dame, chinoise, d’une soixantaine d’année, l’œil pétillant, s’admirait fièrement. Un chapeau rouge, un peu extravagant, lui allait vraiment à ravir. Elle m’a lancé un regard plein de contentement. Elle a demandé le prix, après réduction. Lorsque la vendeuse est revenue avec l’information, elle a fait une petite grimace. C’est vrai que c’était encore un peu cher. Elle a remis le chapeau sur l’étalage, me lançant un petit regard chagrin. Avant de quitter le rayon, baraguinant fièrement quelques mots de français, elle m’a indiqué celui qui, selon elle, m’allait le mieux.
J’ai poursuivi l’essayage (la torture), pendant une bonne demi-heure, pour finalement me ranger à son avis. Alors que j’attendais dans la file pour passer à la caisse, je l’ai vu revenir et essayer le beau chapeau rouge à nouveau. Qu’est-ce qu’elle était belle à voir. Puis elle m’a reconnue. Elle a aussi remarqué le chapeau noir, quand même mignon j’avoue (bon, peut-être plus sur une autre tête que la mienne, mais enfin…), dans un style années 20, que je m’apprêtais à payer. Elle m’a fait un grand sourire d’approbation. Puis elle s’est regardée à nouveau dans la glace. Ses yeux expressifs et moqueurs ont eu l’air de se dire : après tout, on ne vit qu’une fois… Et elle a finalement pris place dans la file, gardant le chapeau sur sa tête, comme une fillette. À mon tour, je lui ai donné mon sourire approbateur. Elle resplendissait littéralement.
Et j’imagine la moue de son homme, devant la facture… et puis, s’il n’est pas trop bête, il oubliera tout quand il la verra si heureuse, et si magnifique.
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: distraction, ivresse, vin rouge
J’ai donc profité de la vacuité de mon samedi après-midi pour jouer à un jeu qui s’appelle “pelletez un iceberg et découvrez une voiture“. Vraiment passionnant. Surtout quand un de mes beaux voisins s’est pointé le nez. Il était accompagné de son pick of the month… Enfin, ça doit pas être la même, il me semble qu’elle était blonde le mois passé… Pendant qu’elle se démerdait toute seule pour sortir sa voiture de son espace de stationnement (avant qu’il puisse embarquer), il lui tournait le dos pour mieux m’envoyer des sourires, probablement plus dû à l’ampleur de ma tâche qu’à autre chose… Malgré tout, la demoiselle en question a dû klaxonner pour sortir le beau jeune homme de sa rêverie et par le fait même, m’enlever ainsi le dernier espoir d’une première conversation (enfin, pour le moment…). Et maintenant, si vous saviez à quel point le dos et l’épaule droite me fait souffrir. Je me demande s’il masse bien…
Et puis aujourd’hui, y’a définitivement quelque chose dans l’air. Un de mes chats (pourtant castré depuis tout bébé) n’arrive plus à contrôler ses pulsions, depuis ce matin, ça fait quatre fois que je le surprends à essayer de s’accoupler. Deux fois avec sa mère et deux fois avec mon autre chat mâle, qui, allez savoir pourquoi, semble beaucoup moins récalcitrant… Ah les hommes, faut définitivement pas chercher à comprendre…