Les Plaisirs et les nuits


Don’t sell yourself short
29 mars 2008, 20:14
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Inspiré par un billet lu chez Tchendoh

Au début du célibat, tu reçois toujours les encouragements d’usage. “Prend le temps de voir clair“. “Prend le temps de t’installer dans ta nouvelle vie“. “T’as jamais vécu seule, profites-en un peu“. “Sois pas trop pressée de rencontrer“.

Puis les mois passent. J’ai mis du temps à avoir la tête à ça, à me sentir disposée à rencontrer quelqu’un, sérieusement. Parfois, je ne suis même pas encore tout à fait sûre que je suis vraiment rendue là. J’étais en couple depuis l’âge de 17 ans, j’avais besoin d’un break pour me retrouver. Et je pense pas être plus anormale qu’une autre, bien au contraire. J’ai pas envie de me mettre de la pression, y’a bien assez de l’horloge (on gardera ce sujet là pour une autre fois). Donc je disais, au début, tu reçois les encouragements. Puis, peu à peu, ça se transforme. Tu réalises alors qu’ils disaient ça comme ça, pour être gentil, mais que dans le fond, ils pensaient pas que ça serait si long. Ils comprennent pas pourquoi c’est si long. Et là, passé un certain nombre de mois, ils en ont la conviction. Il faut qu’il y ait un problème. C’est forcé.

Alors y’a la pression de l’entourage qui commence. On les sent anxieux, alors que nous, souvent, on s’accommode plutôt bien de la situation malgré tout. Ils espionnent chaque sourire plus prononcé qu’un autre, analysent chaque phrase, chaque nom mentionné. Au début, ils essaient discrètement de te tirer les vers du nez. Après un temps, ils ne demandent plus : “Quoi de neuf?” Ils demandent : “Pis, as-tu rencontré quelqu’un?” Ils suivent ta vie comme un roman feuilleton. À vrai dire, ça m’amuse un peu (forcément, puisque j’ai un blog). Alors j’en rajoute. Je leur laisse même des messages vagues leur disant que j’ai une bonne nouvelle à leur apprendre. Vous devriez voir leurs yeux qui brillent, ou encore entendre l’intonation que prend leur voix au téléphone. C’est fou, à croire qu’ils ont plus hâte que moi…

Puis, y’a ceux pour qui on dirait que ta valeur baisse à chaque mois de célibat de plus que t’enfiles, comme si t’étais une action en chute libre à la bourse. L’amie qui t’avait confié qu’elle s’ouvrirait les veines avant de s’inscrire à une agence de rencontre en ligne te laisse maintenant entendre que : “tsé, c’est finalement peut-être pas si pire que ça“. Celle à qui tu confies que t’as pas d’affinités ni d’atomes crochus avec le dernier blogueur que t’as eu envie de rencontrer te laisse entendre que t’es peut-être rendue trop difficile! (merde, c’est quand même la base non?). Puis, t’as aussi celle qui se propose de te matcher avec un tel, toujours délicat, ça. Plus souvent qu’autrement, tout ce que ça donne, c’est que tu fini par te dire : “Non mais je peux pas croire qu’elle a sérieusement pensé que je pourrais former un couple avec un tel“. Et du coup, tu vois plus ton amitié du même œil.

Et quand tu regardes autour de toi, tu vois tellement, mais tellement de couples qui sont ensemble pour les mauvaises raisons. Quand ils parlent de celui ou celle avec qui ils ont choisi de vivre, on sent trop souvent qu’ils ne s’aiment plus depuis longtemps. Parfois, ils sont devenus plus des amis que des amoureux. Et c’est encore une chance, parce que d’autres fois, on se rend compte que même le respect (si c’est pas la base de la base, ça?) de l’un envers l’autre a pris le bord. Ils font leur petites affaires chacun de leur côté, mais ils continuent de se faire croire qu’ils sont un couple. Parce que ça leur semble plus facile socialement, financièrement. Parce qu’ils ont l’impression que le mieux qui pourrait leur arriver, ça serait de changer 4 trente sous pour une piastre. Pour pas être seul, surtout. Comme si c’était si terrible que ça. Le plus drôle, c’est que je me sens pas mal moins seule maintenant que lorsque j’étais malheureuse en couple. Ça sonne cliché de dire qu’il n’y a rien de pire que d’être seul à deux, mais c’est vrai.

Alors pourquoi je suis encore seule, si je suis si extraordinaire que ça? Je pourrais dire que c’est parce que les candidats intéressants ne sont pas légion. Parce que je préfère encore aimer ce que je ne peux pas avoir que d’avoir ce que je ne peux pas aimer. Parce que je travaille dans un milieu à forte majorité féminine qui ne facilite pas tant les nouvelles rencontres. Parce que je n’ai pas l’intention d’écumer les bars. Parce que j’ai pas envie de rencontrer 22 candidats réseau-contact à raison de un par semaine avant de finir, découragée, par me contenter du plusse-moins-pire

Mais finalement, si je suis encore seule, c’est simplement parce que je ne suis pas amoureuse. Et là-dessus, il n’y a plus pas de concession possible.



Soleil d’hiver
29 mars 2008, 14:38
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Y’a des jours où le soleil se savoure mieux de l’intérieur
(criss qui fait frette…)


Lost your cat? Try looking under my tires…
27 mars 2008, 21:45
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Tu réalises que t’es sur l’autoroute à 200km/heure direction Vieille-Fille quand au lieu de passer ton 5@7 dans un bar branché infesté de jeunes mâles en rut, tu t’installes plutôt paisiblement avec une copine dans un chic salon de thé où il n’y a qu’un vieux matou égaré. Il a pas eu le temps de souffrir.


Amans coamantis solatiis satiari non potest

« J’ai envie de vous écrire, mais je n’ai rien à vous dire »
— Voltaire

Non, en fait, c’est pas ça. C’est juste que je suis habituée, depuis maintenant plus d’un an, à écrire ici sans trop me poser de questions. Et puis maintenant, les questions commencent à se poser. Nah, je suis pas en train de vous faire le coup du blog qui va peut-être fermer. J’ai juste moins envie de parler de moi. Mais on parle toujours de soi, même quand on n’en parle pas. Ça peut pas faire autrement. Autant assumer.

Comme ce soir, j’avais envie de vous parler de mon impatience générale qui me gâche l’existence. Et c’est con, parce que tous ceux qui me connaissent croient que je suis un ange de patience. Et pourtant c’est bien les mouvements d’impatience qui ont toujours causé les longues périodes d’attente que j’ai connu. C’est le paradoxe, plus on s’impatiente, plus on doit attendre. Comme le félin qui attaque trop rapidement sa proie et qui fini par faiblir, le ventre vide (ouais, une putain de métaphore sur la chasse!).

Et puis ça m’ennuie profondément, cette image de fille célibataire qui se lamente sur sa condition. Je suis pas à plaindre. Je suis plutôt bien avec ça, même si comme on dit, je ne cracherais pas dans la soupe. J’aime mon travail, j’ai plusieurs passions, je trouve toujours moyen de ne pas trop m’emmerder. Ça m’arrive d’avoir froid dans mon lit, mais jamais autant que lorsqu’il y a quelqu’un qui ne me convient pas. Je préfère encore ajouter une couverture de laine que de m’empêtrer d’un corps trop tiède qui me glace en dedans.

Aujourd’hui, j’ai croisé une connaissance que je n’avais pas vue depuis quelques mois. Elle m’a dit qu’elle me trouvait particulièrement belle et que j’avais dans l’œil l’étincelle de la fille amoureuse. Elle ne pouvait pas être plus loin de la réalité. Mais est-ce qu’il faut nécessairement être en amour pour rayonner? Parce que jusqu’ici, l’amour, il a plutôt eu tendance à me couper les ailes. Je suis tellement habituée à mon ventre vide qu’il en est devenu confortable. Être rassasiée, est-ce que ça signifierait le début de la fin??? Et c’est ici que le latin prend tout son sens.



Prise d’otage [discussion mère-fille]
21 mars 2008, 12:00
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Maman : Alors tu viens pour le souper de famille samedi soir?

Mlle V : Je voudrais bien, mais c’est que la voiture est encore prise en otage dans la ruelle, je sais pas encore si je vais pouvoir la sortir de là.

Maman : Ouin j’avais pensé à ce problème là alors j’ai déjà parlé avec ton frère et il pourrait te descendre à [ville natale de Mlle V] vendredi soir après son travail.

Mlle V : Euhhh… Mais c’est pas samedi soir là ton souper???

Maman : Oui Oui, mais là, tu m’avais dit que tu faisais rien de spécial en fin de semaine…

Mlle V : Hum… [ça c’est juste parce que c’était le meilleur moyen de ne pas me faire poser de questions indiscrètes… t’es bien avancée là, championne]

Maman : Faque tu coucherais à la maison samedi soir aussi, et dimanche on irait te reconduire en fin d’après-midi*.

Mlle V : Hum-mmm [ok, alors y’a pas juste ma voiture qui va être en otage…], ouin, je sais pas, en tout cas, je vais regarder ce que je peux faire pour dégager l’auto pendant la journée de vendredi et on se rappelle…

*Connaissant ma mère, ça va se transformer en après le souper

Ok, j’avais rien contre le souper de famille du samedi, même que ça me tentait, mais là, un souper qui se transforme en presque 3 jours sans qu’on me demande mon avis?!?

…Si j’avais besoin d’une motivation pour pelleter, je pense que je viens de la trouver.

*****EDIT*****

J’ai réussi à planter 3 coups de pelle. En gros, y’a une ceinture d’une hauteur de 3 à 4 pieds de glace autour de mon carrosse et mes pelles de plastique font pas le poids. Pendant ce temps là, évidemment, mon superbe voisin, chevauchant son jeep comme un étalon noir surmontant les pires avaries de mère nature, m’a fait un sourire magnifique en passant à deux pouces de moi et de l’otage en question…

Ensuite, j’ai eu mon père au téléphone. Lui aussi il sait organiser les choses pour sa fille. Comme une séance de pelletage intense avec pelles d’acier pour demain matin. Nous vaincrons!
My heart belongs to daddy…



Ça doit être le printemps [ou la robe rouge]
20 mars 2008, 10:55
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Les conducteurs mâles ont recommencés à se dévisser le cou : ça doit être le printemps

Mes contacts msn, même ceux qui étaient inactifs pendant plusieurs mois se manifestent tous en même temps : ça doit être le printemps

Une ancienne flamme m’envoie un sms peu subtil : ça doit être le printemps

Je reçois plus de eye-contact et de sourires en 5 min de marche qu’en 3 mois d’hiver : ça doit être le printemps

Les hommes s’empressent pour me tenir la porte ouverte (et même les portes qui n’ont pas vraiment besoin d’être retenues pour rester ouvertes) : ça doit être le printemps

En allant chercher un chocolat chaud au petit café d’en face à la pause du matin, une femme dans la soixantaine avancée (qui a manifestement sa médication joyeusement déréglée) m’a dit avec un enthousiasme complètement débridé : “Mademoiselle, vous avez la poitrine toute blanche et ronde comme de la bonne mie de pain…” Euh!?!… (elle confond sûrement avec mes fesses) Ça doit être le printemps

Le garçon du café m’a filé mon chocolat chaud gratis en douce : ça doit être le printemps

.
Les garçons accoudés à la balustrade du 2e étage regardent dans les décoltés des filles qui marchent à l’étage d’en dessous (et ils pensent qu’on ne s’en doute pas) : ça doit être le printemps

Et surtout :

Les bébés zanimaux sont de retour au complexe Desjardins : ça doit être le printemps



Anticipation [discussion de filles]
19 mars 2008, 12:20
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V : Je pense que c’est la première fois qu’un gars me fait autant d’effet juste avec sa voix. Je sais pas ce qui m’arrive, à chaque fois que je l’entends, ça me fait le petit frisson en arrière de la nuque. Pourtant il est pas mon genre.

P : Ah oui, une belle voix grave… justement c’est drôle que tu me dises ça parce que quand on s’est vu hier, j’ai pensé que si je lui avais parlé au téléphone avant de le connaître, j’en aurais fantasmé pendant des jours…. et des nuits… Moi je le trouve un peu jeune, mais il est cute…

V : Il a des beaux traits, rien d’irrécupérable, mais je pense que je peux pas m’imaginer avec un gars comme lui. Moi et le look Greenpeace, m’semble que ça fitte pas ensemble. Ouin, il est jeune… Mais je suis sûre qu’il va faire comme le bon vin…

P : Et on aime ça le bon vin…
V : Ouin, c’est juste plate de laisser une bonne bouteille à la cave.


ipod is a guaranty of sanity
18 mars 2008, 06:59
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La semaine dernière, mon lecteur mp3 a rendu l’âme après 2 ans et 3 mois de bons et loyaux services. C’était pas tellement prévu dans les dépenses courantes. Je me suis dis que j’allais attendre un peu… et j’ai toughé un gros 5 jours. Je marche beaucoup et évidemment j’ai l’habitude de m’en prendre plein les oreilles dans ces moments là. Je suis dans ma bulle, je vous entends pas, je suis bien. Mais honnêtement, je pensais pas que vous me taperiez sur les nerfs comme ça. Parce que oui, c’est de votre faute (ça peut quand même pas être de la mienne!). Enfin, ça m’a permis de découvrir quel est le son qui m’énarve le plus au monde. C’est d’entendre quelqu’un qui marche derrière moi en se traînant les pieds. Ça me rend complètement dingue!!! Je peux pas croire que vos bottes sont si lourdes que ça! Comment vous arrivez à vous supporter vous même? Vous vous entendez pas? Ben non, vous écoutez tous vos lecteurs mp3.
Alors voici mon nouveau bébé, qui me permettra de rester saine d’esprit alors que j’ai pas le choix de partager les trottoirs de Montréal avec vous. Ah y’avait plus de rouge et j’aimais pas trop la teinte du rose. Comme ça ne pouvait plus attendre, j’ai pris un noir. 8 Go. Des heures de plaisir.


Bouquinerie [Note à moi-même]
16 mars 2008, 18:30
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Glisser un Marquis de Sade (Aline et Valcour) entre un Foucault (Histoire de la folie à l’âge classique) et un Kundera (La Plaisanterie), permet toujours d’obtenir un petit effet avec le libraire.


Gun Street Girl
13 mars 2008, 19:48
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Je suis é-pui-sée.
Y’en a qui disent qu’il n’y a rien de pire que de travailler dans un milieu de femmes qui se crêpent le chignon. Moi je vous dis qu’il n’y a rien de pire que de coordonner le travail d’une équipe de gars (culture de gars de chantier machos, moyenne d’âge 55 ans) quand primo t’es une femme et que secundo t’as l’âge d’être leur fille (et ça, ouais, ils oublient).

3 jours à observer et à gérer leurs chicanes, parce que ça passe son temps à se picosser l’un l’autre. Tous des grands bébés de 6 pieds. Crises d’égo, jalousies, enfantillages, airs bêtes, commérages, insultes et mesquineries, les vacheries qu’ils peuvent se dire entre eux sont même pas racontables. On finit par penser que des fois, un peu d’hypocrisie, c’est un moindre mal. Tout un climat de travail.

La prochaine fois qu’on m’assigne à un contrat du genre, je vous dis, moi je sors mon vieux jeans low cut, des bottes de cuir à éperons et surtout, oui surtout, j’accroche le gun à clou à ma ceinture. Pis que j’en vois pas un s’ouvrir la trappe, gare à leurs fesses, je sais bien viser…

Coup donc, se faire tatouer, est-ce que ça rend violent???
(ok, ok, c’était la dernière fois j’en parlais :P )



Narcissique : inked, part II [discussion de filles]
12 mars 2008, 11:21
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Je confirme.

Y’a pas d’expérience qui rend plus narcissique que celle de se faire tatouer (à part, peut-être, avoir un blogue… et de parler de son tatouage sur son blogue… bon ok, faites-vous en pas trop, je sais nager). C’est complètement fou si on additionne tout le temps passé devant le miroir depuis vendredi soir dernier, là, je m’énarve moi-même au dernier degré. Évidemment, fallait montrer aux copines… À date, ça se passe à peu près comme ça :

V : Bon ok, prépares-toi, sois pas trop surprise, il est plus gros que tu imagines… (citation à ne pas prendre hors contexte)

P : AAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

5 minutes plus tard

P : Est-ce que j’ai le droit de lire ce qui est écrit? AAAAAAaaaaaaaaaaaahhhhhhhh!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

5 minutes plus tard

P : J’en reviens pas, c’est tellement beau, ça pas de sens… (blablabla, je vous épargne les 5 prochaines minutes d’émerveillement et de compliments pendant lesquelles je n’ai pas pu placer un mot)…

V : Merci (je me rhabille)

P : [regard désespéré] Mais là qu’est-ce que tu vas faire????

V : Comment ça qu’est-ce que je vais faire???

P : Ben ça paraît pas, là

V : Ben non, avec mes vêtements, ça parait pas.

P : Si tu te penches un peu comme ça, on peut le voir?

V : [démonstration] ben non, tu vois, personne peut le savoir, c’est mon secret.

P : Essaye un peu plus comme ça…

V : [essaye encore] ben non, ça parait pas.

P : Mais là, tu peux pas faire ça!!!

V : Pourquoi pas?

P : T’as pas le droit de pas le montrer! C’est ben trop beau!

V : Ben j’ai toujours pensé que c’était pas le but premier, on verra ce qui arrive avec les vêtements d’été, mais comme je suis plus “petites robes” que jeans low cut, ça risque pas tellement d’arriver…

P : C’est ben trop triste!!! C’est comme si t’avais une oeuvre d’art pis au lieu de l’accrocher dans le salon pour la visite, toi tu l’accroches dans ta chambre à coucher!

V : Ah!!!!! C’est exactement ça! On va dire que ça fait partie des bénéfices marginaux!

P : Pffffffff C’est pas juste!

1 heure plus tard

P : Mais moi, est-ce que je vais pouvoir le revoir???? Pleeeeeeaaaaaase!



Pourquoi dormir quand on peut passer la nuit avec Giorgio Agamben?

Parce que j’ai envie de magie

“[Walter] Benjamin dit quelque part que la première expérience que l’enfant a du monde, n’est pas que les adultes sont plus forts, mais qu’il est incapable de magie. Cette affirmation faite sous l’effet de la mescaline, n’en est pas moins exacte. Il est probable en effet que l’invincible tristesse dans laquelle sombrent parfois les enfants naisse précisément de cette prise de conscience qu’ils ne sont pas capable de magie. Ce qu’il nous est donné d’atteindre à travers nos mérites et nos efforts ne peut nous rendre véritablement heureux. Seule la magie en est capable. C’est ce qui n’avait pas échappé au génie infantile de Mozart. Dans une lettre à Bulliger, il indique avec précision la secrète solidarité qui lie la magie et le bonheur : “Vivre bien et vivre heureux sont deux choses différentes, et la seconde, sans magie, ne m’arrivera certainement pas. Pour que je sois heureux, il faudrait qu’arrive quelque chose de vraiment extérieur à l’ordre naturel.

[...]

Et ainsi lorsque Zeus s’unit à la belle Alcmène en prenant les traits d’Amphitryon, ce n’est pas en tant que Zeus qu’il jouit d’elle. Et ce n’est pas non plus en dépit des apparences, en tant qu’Amphitryon. Sa joie est tout entière dans l’enchantement et on ne peut jouir consciemment et pleinement que de ce qu’on a obtenu par les chemins de traverse de la magie. Seul celui qui est enchanté peut dire moi et le seul bonheur que nous méritions vraiment est celui que nous ne saurions rêver de mériter jamais.
*****
“[Les magiciens] ne s’expriment que par gestes”
Giorgio Agamben, Profanations


Je vous ai déjà dit que j’aime l’hiver???
9 mars 2008, 15:50
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Non, je pense pas…
Ben là, ça, c’est mon char…

Sans compter que j’ai dû marcher sur environ 200 m avec de la neige jusqu’aux cuisses juste pour aller constater les dégâts. J’espère que vous appréciez l’effort qu’il y a derrière cette photo… parce que j’ai décrété que l’effort s’arrêterait là, j’ai rendu les armes. La pelle est en grève (et de toute façon la ruelle est impraticable). Ça va bien finir par fondre. Un jour.

et puis quand on se compare, on se console (bah!, si peu).

Trame sonore



Inked
7 mars 2008, 20:24
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It’s done!

Le résultat est tellement nice! Je suis heureuse et j’ai le nez devant le miroir à toutes les deux minutes, pour contempler mon nouveau bas de dos, côté gauche.

Pour ceux qui se demandent, j’ai pas trouvé que ça faisait tellement mal. C’est comme un chat qui te graffigne (pendant 2h30 de temps) et non, tu peux pas lui ficher une claque. En fait, ce qui était le plus dur, c’était d’avoir les bras engourdis à force de ne pas bouger. Mais reste que ça s’endure bien. La fille (parce que oui, c’était une fille), m’a dit que j’ai vraiment fait ça comme une championne. Elle a dit aussi qu’elle trouvait que les filles encaissaient ça pas mal mieux que les gars, en général, mais on ne tirera pas de conclusions là-dessus!

Pour moi, le tatouage, c’était vraiment une étape importante. Vraiment pas un truc à la légère pour faire “cool”. C’est très symbolique, un rite de passage. Je n’ai aucun sens religieux, mais en quelque part, cette expérience a pour moi un caractère spirituel. Mon âme a été à la dérive pendant un certain temps. La calligraphie, l’encre sur ma peau est le signe tangible que j’ai maintenant retrouvé une partie de moi que j’avais perdu de vue depuis trop longtemps. Mon âme est maintenant bien ancrée à ce corps, sur lequel j’ai repris tous les droits.

Pour ceux qui voudraient se rincer l’œil : Photo!

Et pour la petite histoire, à partir de ce moment, je ne pourrai jamais plus entendre Elvis chanter sans que ça me ramène directement à cette expérience. Oui, j’ai eu droit à une compilation best of pendant que le dos me graffignait… Si je m’attendais à ça!



Je suis tellement perspicace, ça fait peur
6 mars 2008, 00:29
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Bon, je ne voudrais pas démolir vos illusions à grand coup de masse, mais je pense qu’après une première conversation sur MSN, où vous avez réussi à me parler du merveilleux fédéralisme canadien, de votre père catholique, de votre mère juive et de votre récente conversion à l’Islam pour finir par me demander de vous faire parvenir (là, là) une photo de ma poitrine dévêtue, mon petit doigt me dit que vous êtes plutôt mal parti pour séduire une souverainiste athée qui ne voudrais pas voir ses seins exhibés partout sur le net (sans en retirer les profits).


And either you’re weak or you’ll use brut force-feed the truth
4 mars 2008, 08:39
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Je traversais le parc, savourant le semblant de printemps et cette lumière de fin de journée dont je peux enfin profiter à l’heure où je quitte le boulot, Jack Johnson en boucle, à plein volume dans mes oreilles, frémissant jusque dans mes hanches. Je ne sais pas depuis combien de temps il marche derrière moi. Il a saisi mon coude droit pendant une fraction de seconde.   Merde. J’ai toutes les misères du monde à tomber sur mon voisin, et il faut que je tombe sur lui, encore. J’ai décidément pas de chance.

Ça lui a pris trois phrases. La première, une classique. « Salut, Est-ce que je peux te poser une question ?».Toujours, mais toujours se méfier de cette entrée en matière qui ne donne jamais rien de bon. La deuxième, évidement la question. Ma réponse fut franche, directe mais polie. Calme et détachée. Il s’attendait à une autre réponse. Un regain de passion? Un courbement d’échine peut-être? La troisième phrase fut une tentative désespérée qui aurait pu avoir l’effet d’un coup de poignard. Mais le mensonge, révélateur dans sa démesure, a eu l’effet d’un coup d’épée dans l’eau.

Il n’y a pas de plus grandes satisfactions que de répondre à une pique brutale et mesquine par un sourire confiant, le plus épanoui qu’il soit possible d’offrir.



All through the night
1 mars 2008, 18:05
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All through the night, I’ll be awake, and I’ll be with you out there.