Bossuet? Décidément, les sermons prononcés au siècle de Louis XIV avaient un charme certain.
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Un peu plus loin, dans une ruelle qui aurait pu être charmante, un vieillard crasseux pisse sans gêne, à cinq pas du trottoir, contre une clôture agrémentée d’une vigne.
Sur de Bullion, un homme en complet marche trop vite pour son fils qui peine à le suivre. Au moment de traverser la rue, l’enfant tend une main que le père fait semblant de ne pas voir.
Sur Sherbrooke, devant le pavillon de l’UQAM, deux jeunes autochtones qui ont probablement vu leur neurones diminuées de moitié par les vapeurs d’essence, disent des saloperies pendant que je hausse le volume du i-pod.
Sur l’heure du diner, deux américains, début vingtaine, qui pensent visiblement qu’on pige pas l’anglais à l’est de Bleury :
Gars 1 (en donnant un coup de coude à Gars 2) : Man, Check this out!
Gars 2 : Ho! That’s a nice look! … How’s the face? I missed the face!
Gars 1 : Face is cute. Eyes are great. Nice [bleep]
Gars 2 : Damn! I’d fuck every girl around here.
Gars 1 : Hell Yeah!
Ça doit être mon jour de chance…
Il y a quelques mois, j’avais noté cette citation, ici.
Ce n’était pas un amour qu’elle avait longuement, rêveusement contemplé par avance, en le regardant fermement dans les yeux; c’était un amour inattendu qui lui avait sauté à la nuque par derrière. (Milan Kundera, La vie est ailleurs)
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Ce qui m’a vraiment frappé cette fois-ci, c’est à quel point vous avez du mal à distinguer les couleurs. Je ne compte plus le nombre de fiches où on essaie tant bien que mal de faire passer des yeux franchement marrons pour des yeux pers et des cheveux à peine châtains pour des cheveux noirs. Est-ce que vous pensez qu’on s’en rendra pas compte? Sérieux, (on jase, là) c’est quoi votre problème avec le brun? (ok, on poussera pas la psychanalyse).
Pour vous aider (je suis généreuse comme ça) quand on dit pers, ça veut dire une couleur où le bleu domine, mais c’est pas tout à fait bleu pur, donc mélangé avec du vert et /ou du gris. Les yeux pers sont clairs. Si y’a pas de bleu, ou dès qu’il y a du brun, ça peut juste pas être pers, désolée.
Et noir, ben c’est noir. Y’a pas de nuance possible. Noir pâle, ça n’existe pas. Comme dans la phrase : “Avant de te connaître, je pensais que j’avais les cheveux noirs“. (Je compte plus le nombre de fois où on me l’a sorti celle là). Alors bref, si vous connaissez quelqu’un qui a les cheveux plus foncés que vous, c’est un signe incontestable que vous n’avez pas les cheveux noirs. Too bad. On dit brun, ça fait pas mal.
Bon, et plus concrètement, je suis tombée sur LA fiche du gars qui serait donc juste parfait pour moi. Enfin, presque parfait, puisqu’il mentionne qu’il a un petit chien jaloux… Il est cute, on aime et on déteste les mêmes trucs, on travaille dans le même domaine, il n’est pas gai, on a presque le même âge, il n’a pas d’enfants, il écrit bien, il a de l’humour, il sait distinguer les couleurs, est-ce que j’ai dit qu’il était cute? Mais bon, anyway, il habite Québec (non mais c’est quoi l’idée???)… pfffff…
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On dit que toutes les histoires se répètent toujours deux fois, la première fois sous la forme de la tragédie et la deuxième, sous la forme d’une farce. La boucle est bouclée. Le meurtre symbolique est une charmante attention, mais on ne verse jamais de larmes pendant la seconde représentation.
Le corps de la fille aux yeux verts a été retrouvé sur la plage. Réanimée sans trop de peine, elle cracha un peu d’eau, puis elle dit : “J’adore l’océan, sauf lorsqu’il me sort par le nez“.
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He had a nice big fat cigar”
Deux êtres libres parcourant leurs trajectoires respectives se croisent dans la nuit étoilée. Le choc est non-simultané, quelques fractions temporelles les séparent, comme un mauvais calcul, une maladresse qui aurait fait dévier le cours normal des choses. On remonte le mécanisme, on reprend la course, mais un étrange magnétisme opère à contre-courant. Ils se retrouvent (s’espèrent?) à travers d’autres corps, étrangers, parfois revêtus d’un leurre, rouge. Tour à tour taureau et matador, ils s’entrechoquent, encore et encore, comme autant d’histoires avortées, les laissant inassouvis, ne pouvant que contempler de leurs yeux purs, bleus ou verts (pourtant chargés de pensées impures), l’absence, le vide sidéral.
Le choc amoureux n’a rien à voir avec un quelconque choix, malgré l’envie qu’on puisse avoir de le nier, de le taire. Il est, ou il n’est pas, c’est tout.
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Le cadavre de l’écureuil qui était à côté de ma voiture est mystérieusement disparu. Qui que tu sois, où que tu sois, du fond du coeur, MERCI!!!
Les mecs qui viennent chez moi, ils ne laissent pas leur brosse à dent dans ma salle de bain… Ils laissent leur bières dans mon frigo…
***EDIT
Les courses sont faites. Ma robe m’a valu les compliments de la caissière à la SAQ, le sifflement d’un vieillard (oui, vraiment si vieux que ça) qui attendait à une lumière rouge et celui d’un petit garçon d’environ 4 ans qui, en me croisant sur son tricycle, s’est retourné vers son père pour dire très fort : “Elle est belle hein, la madame?” Encore une fois, on aura raté le public-cible… ;)
Assise sur mon balcon, les yeux fermés, savourant la caresse du soleil sur ma peau, le vent me souffle aux narines un envoûtant parfum de lilas. C’est étrange puisque je n’en vois pas aux alentours. Ça me fait penser au lilas que j’ai planté la première année que j’ai eu la maison à la campagne. Un peu comme moi, il n’a pas fleuri les années que j’y ai habité. Une intuition me dit qu’il est en fleurs en ce moment.
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Marjorie Hillis l’a dit, “Tout chez-soi, qu’il s’agisse d’un petit studio ou d’un luxueux manoir, doit évidemment être aussi charmant, confortable et chic que possible, mais cela est d’autant plus vrai pour la femme qui vit seule“. Mon balcon arrière, tout en longueur (un peu plus de 3 pieds par plus de 30 pieds de long, je vous ferai des photos cet été) est vraiment sur la voie de devenir la pièce de résistance de mon appart, qui se définit tout autant que ma jolie personne par les mots charmant confortable et chic… Ouais, confortable. Je vous confirme tout de suite que toute bonne chose n’est (vraiment) pas à dire dans l’instant de grâce. Enfin…
Je suis me donc payée une virée chez ikea, ou si vous préférez, chez “Comment claquer une paye en moins d’une heure“. Bon, je voulais aussi changer mes housses de divan depuis le grand déménagement, c’est chose faite (répétez le mantra : charmant confortable, chic…). Vous vous souvenez de la fameuse pub “Start the car! Start the car!!! Et bien c’est un peu ce que je me disais quand j’ai réalisé une fois dans le stationnement qu’une erreur de 100$ avait été faite en ma faveur. Mais bon j’y ai quand même laissé ma paye alors on va pas brailler sur leur sort.
Oui, les hommes peuvent attendre, puisque j’ai décroché les vieux treillis toute seule, j’ai installé les marquises et j’ai même “monté” ma nouvelle table de patio ikea en bois en un temps record en utilisant toutes les vis fournies (après l’avoir montée toute seule au 3e étage, ce qui est déjà un exploit en soi). N’est-ce pas génial?
29- S’il est allergique aux chats, on a un problème. Et moi je dis que c’est psychosomatique…
30- L’amour des animaux et le respect de la vie est important. Mais on s’entend qu’un animal n’est pas le substitut d’un bébé. J’me vois pas avec un adepte de la chasse au phoques ni avec quelqu’un qui méprise la valeur de la vie d’un chasseur. Et dans mon système de valeur, je remet la coccinelle dehors, mais je me réserve le droit de crier dans un moment de panique : “Chéri, viendrais-tu écraser l’araignée que je viens de trouver dans le salon?” (si le chat l’a pas déjà mangée).
31- Ça m’étonnerait que l’homme de ma vie soit un végétarien militant dictateur de bonne conscience faiseur de morale. Je nous vois mal en tête-à-tête, alors que je savoure mon steak saignant.
32- Parlant de conscientisation sociale, j’ai du mal avec le fanatisme, peu importe la cause. Faut dire que le look “Greenpeace” aide pas ladite cause.
33- Je me méfie autant de l’ivrogne fini que de celui qui refuse de boire la moindre goutte d’alcool. La marge entre les deux est jamais si grande qu’on pense.
34- Je ne me vois pas dans le même lit que quelqu’un qui vote conservateur. C’est une question de valeurs.
35- Alors on ne parlera pas des adéquistes.
36- Et encore moins des fédéralistes.
37- Je ne pense pas que je pourrais accommoder quelqu’un qui se soumet à une pratique ou à des croyances religieuses, peu importe le nom du dieu. À ne pas confondre avec la spiritualité.
38- Je suis profondément incompatible avec le verseau, le gémeaux et la balance. On ne plaisante pas avec ces choses là (ok, quand même un peu).
39- Personnellement, j’ai rien contre le sport. Mais je ne suis pas, je n’ai jamais été ni ne serai jamais une sportive. Faut pas s’attendre à ce que ça change.
40- Si l’homme idéal est matinal et couche tôt, on risque bien de ne jamais se croiser, parce que ça aussi, ça m’étonnerais que ça change.
41- Je ne suis pas très partisane du “les contraires s’attirent”, lorsqu’on songe à une relation à long terme. C’est toujours plus agréable si on partage certains goûts et intérêts.
42- Donc disons que je suis plus à mon aise avec un intello-artiste. Quelqu’un qui a la même sensibilité que moi. Ça veut pas dire, par exemple, qu’on doit nécessairement aimer les mêmes films et les mêmes livres, mais quand on peut discuter cinéma et littérature entre deux séances de baise, c’est toujours sympa.
Ah, pis là j’suis tannée.
Au fond, ça se résume à ça : 43- Attirance physique 44- intense 45- et réciproque, 46- affinités intellectuelles, 47- partage des mêmes valeurs, 48- complicité dans le quotidien, 49- buts communs. 50- Ça doit commencer à ressembler à de l’amour, ça.
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19- Je suis pas sûre s’il fallait préciser, mais il est hétéro.
20- Une autre évidence [mais c'est toujours bon de se le rappeler], il n’est pas marié ou en couple avec une autre femme et il ne fantasme plus sur ses ex. Il a fait le ménage comme on dit.
21- Il est donc célibataire, 22- indépendant, 23- autonome, en d’autres mots 24- il ne s’appelle pas Tanguy.
25- Il n’est pas issu d’une famille dysfonctionnelle, ou s’il l’est, il n’en porte aucune séquelle apparente.
26- Les valeurs familiales sont importantes pour lui, mais il n’est pas excessif non plus. On ne va pas dîner avec sa mère tous les dimanche, mais il ne rechigne pas chaque fois qu’il y a une fête de famille prévue. Tout est question d’équilibre.
27- Bien sûr, il a un passé, mais il n’a pas pris le temps de faire des enfants à une autre femme avant de me rencontrer. Je vais élaborer un peu puisque c’est un sujet important pour moi. J’aime les enfants. J’ai toujours pensé que j’en aurais. Actuellement, je ne sais plus trop. J’aimerais en avoir, mais pas à n’importe quel prix, autrement dit, je cherche un amoureux, pas un géniteur. De plus en plus, je pense même que je pourrais être heureuse sans en avoir [ce qui n’a pas toujours été le cas]. Mais c’est un projet qui se vit à deux et qui se décide à deux. J’ai pas envie que ça me soit imposé. J’ai pas envie de me faire dire j’en veux pas avec toi parce que j’en ai déjà avec une autre. J’ai pas envie d’avoir tous les inconvénients sans les avantages. J’ai pas envie du rôle ingrat de la belle-mère. J’ai pas envie de l’expérience “famille reconstituée”. Ça semble égoïste? J’assume. Si j’avais 10 ans de plus ça ne me dérangerait pas du tout, mais au moment où on se parle, c’est une situation qui ne m’intéresse pas.
Voilà, assez pour ce soir…








