Les Plaisirs et les nuits


De la bouche de l’évêque
31 mai 2008, 00:51
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Dans le transport de l’amour humain, qui ne sait qu’on se mange, qu’on se dévore, qu’on voudrait s’incorporer en toutes manières et enlever avec ses dents ce que l’on aime pour s’en nourrir, pour y vivre.” — Bossuet

Bossuet? Décidément, les sermons prononcés au siècle de Louis XIV avaient un charme certain.



Take me on into the night [blow me away]
29 mai 2008, 10:52
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Il a d’abord dévoilé ma nuque où son souffle a fait naître les frissons, s’agrippant à mes cheveux, me renversant légèrement la tête, ses caresses de plus en plus puissantes libérant une horde de chevaux sauvages indomptables, une cascade, un torrent noir qui glisse jusqu’à la chute des reins. Il me bouscule pour mieux m’attirer à lui, soulevant ma robe, râpant mes cuisses. Il me prend toute entière, dévoilant ainsi des charmes indiscrets.
Le vent est un amant fort impudent ce matin.
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Trop d’observations pour une seule matinée
28 mai 2008, 14:52
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Sur Duluth, un homme visiblement ivre sort péniblement de sa voiture après l’avoir garée pas nécessairement dans les règles de l’art. Il est 8h30 du matin.

Un peu plus loin, dans une ruelle qui aurait pu être charmante, un vieillard crasseux pisse sans gêne, à cinq pas du trottoir, contre une clôture agrémentée d’une vigne.

Sur de Bullion, un homme en complet marche trop vite pour son fils qui peine à le suivre. Au moment de traverser la rue, l’enfant tend une main que le père fait semblant de ne pas voir.

Sur Sherbrooke, devant le pavillon de l’UQAM, deux jeunes autochtones qui ont probablement vu leur neurones diminuées de moitié par les vapeurs d’essence, disent des saloperies pendant que je hausse le volume du i-pod.

Sur l’heure du diner, deux américains, début vingtaine, qui pensent visiblement qu’on pige pas l’anglais à l’est de Bleury :

Gars 1 (en donnant un coup de coude à Gars 2) : Man, Check this out!
Gars 2 : Ho! That’s a nice look! … How’s the face? I missed the face!
Gars 1 : Face is cute. Eyes are great. Nice [bleep]
Gars 2 : Damn! I’d fuck every girl around here.
Gars 1 : Hell Yeah!

Ça doit être mon jour de chance…



Pandora
27 mai 2008, 13:43
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L’impression de toujours lire un livre dont on connaît déjà la fin. D’observer à distance, les mêmes histoires qui se répètent jusqu’à la nausée. L’ennui. Changer de cadre ne suffit plus pour surprendre, pour déstabiliser. Le rythme lent imposé par le monteur se perd, s’égare alors qu’il aurait dû conduire vers l’insoutenable frémissement.

Il y a quelques mois, j’avais noté cette citation, ici.

Ce n’était pas un amour qu’elle avait longuement, rêveusement contemplé par avance, en le regardant fermement dans les yeux; c’était un amour inattendu qui lui avait sauté à la nuque par derrière. (Milan Kundera, La vie est ailleurs)

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Désirer l’inattendu. Paradoxe.


Le Temps des lilas
27 mai 2008, 13:40
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Tombée du jour
24 mai 2008, 08:50
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La lumière était particulièrement belle hier soir




La Théorie des couleurs [et des gars juste parfaits qui habitent toujours Québec]
Suite à une discussion enflammée (bof à peine, on est rendu comme un vieux couple) avec un ami sur le thème du célibat (pour faire changement), et pour voir si vraiment je manque quelque chose tant que ça (et parce que j’avais plus de Lost à regarder), je suis allée (roulements de tambour) zieuter les fiches sur réseau-contact.

Ce qui m’a vraiment frappé cette fois-ci, c’est à quel point vous avez du mal à distinguer les couleurs. Je ne compte plus le nombre de fiches où on essaie tant bien que mal de faire passer des yeux franchement marrons pour des yeux pers et des cheveux à peine châtains pour des cheveux noirs. Est-ce que vous pensez qu’on s’en rendra pas compte? Sérieux, (on jase, là) c’est quoi votre problème avec le brun? (ok, on poussera pas la psychanalyse).

Pour vous aider (je suis généreuse comme ça) quand on dit pers, ça veut dire une couleur où le bleu domine, mais c’est pas tout à fait bleu pur, donc mélangé avec du vert et /ou du gris. Les yeux pers sont clairs. Si y’a pas de bleu, ou dès qu’il y a du brun, ça peut juste pas être pers, désolée.

Et noir, ben c’est noir. Y’a pas de nuance possible. Noir pâle, ça n’existe pas. Comme dans la phrase : “Avant de te connaître, je pensais que j’avais les cheveux noirs“. (Je compte plus le nombre de fois où on me l’a sorti celle là). Alors bref, si vous connaissez quelqu’un qui a les cheveux plus foncés que vous, c’est un signe incontestable que vous n’avez pas les cheveux noirs. Too bad. On dit brun, ça fait pas mal.

Bon, et plus concrètement, je suis tombée sur LA fiche du gars qui serait donc juste parfait pour moi. Enfin, presque parfait, puisqu’il mentionne qu’il a un petit chien jaloux… Il est cute, on aime et on déteste les mêmes trucs, on travaille dans le même domaine, il n’est pas gai, on a presque le même âge, il n’a pas d’enfants, il écrit bien, il a de l’humour, il sait distinguer les couleurs, est-ce que j’ai dit qu’il était cute? Mais bon, anyway, il habite Québec (non mais c’est quoi l’idée???)… pfffff…



Hysteria [comédie sourde pour aveugles à deux voix et quatre mains]
20 mai 2008, 23:04
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Dès le premier regard échangé, tout était dit. En elle, il enfoncerait le doute. Elle s’est détachée d’elle même, pour mieux observer la scène. Ainsi, elle ne serait qu’une image. De lui, elle ne sait rien ni ne demande rien. Il n’existerait jamais vraiment en tant que lui-même. Il demeurerait inatteignable dans toutes les dimensions de son être. Il se doit d’être le plus opaque possible, pour qu’elle puisse y projeter tout son désir, explorant ainsi sa propre fiction, redessinant malgré elle cette cartographie des rêves déçus. Elle gardera le souvenir de cette proximité si troublante de l’absolu parsemé d’étoiles qui n’est au fond que miroitement du vide, alors qu’il lui a murmuré 3 phrases à l’oreille, comme une formule magique apprise, décrivant néanmoins avec une précision d’orfèvre la façon dont elle avait secrètement souhaité, par lui, par cette idée de lui, être prise.

On dit que toutes les histoires se répètent toujours deux fois, la première fois sous la forme de la tragédie et la deuxième, sous la forme d’une farce. La boucle est bouclée. Le meurtre symbolique est une charmante attention, mais on ne verse jamais de larmes pendant la seconde représentation.

Le corps de la fille aux yeux verts a été retrouvé sur la plage. Réanimée sans trop de peine, elle cracha un peu d’eau, puis elle dit : “J’adore l’océan, sauf lorsqu’il me sort par le nez“.



Un état d’esprit
19 mai 2008, 23:02
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“L’homme qui prend une citrouille pour une femme est traité de fou, parce qu’une telle erreur est commise par peu de gens; mais celui dont la femme a de nombreux amants et qui, plein d’orgueil, croit et déclare qu’elle surpasse la fidélité de Pénélope, celui-là personne ne l’appellera fou, parce que cet état d’esprit est commun à beaucoup de maris.”
— Erasme, Éloge de la folie, vers 1509-1514


Tulipes
18 mai 2008, 23:31
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Don’t you want more than my sex
17 mai 2008, 16:01
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“I almost ran over an angel
He had a nice big fat cigar”

Deux êtres libres parcourant leurs trajectoires respectives se croisent dans la nuit étoilée. Le choc est non-simultané, quelques fractions temporelles les séparent, comme un mauvais calcul, une maladresse qui aurait fait dévier le cours normal des choses. On remonte le mécanisme, on reprend la course, mais un étrange magnétisme opère à contre-courant. Ils se retrouvent (s’espèrent?) à travers d’autres corps, étrangers, parfois revêtus d’un leurre, rouge. Tour à tour taureau et matador, ils s’entrechoquent, encore et encore, comme autant d’histoires avortées, les laissant inassouvis, ne pouvant que contempler de leurs yeux purs, bleus ou verts (pourtant chargés de pensées impures), l’absence, le vide sidéral.

Le choc amoureux n’a rien à voir avec un quelconque choix, malgré l’envie qu’on puisse avoir de le nier, de le taire. Il est, ou il n’est pas, c’est tout.



Observations du jour
17 mai 2008, 12:12
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Enfin, du soleil sur mon balcon!!! (Parce que malgré le congé, on peut pas dire que la journée était vraiment idéale pour ça hier). Bon, c’est beau la farniente, mais faudrait quand même penser aller faire les courses aujourd’hui… Maintenant que je peux marcher sans trop grimacer.

Le cadavre de l’écureuil qui était à côté de ma voiture est mystérieusement disparu. Qui que tu sois, où que tu sois, du fond du coeur, MERCI!!!

Les mecs qui viennent chez moi, ils ne laissent pas leur brosse à dent dans ma salle de bain… Ils laissent leur bières dans mon frigo…

***EDIT

Les courses sont faites. Ma robe m’a valu les compliments de la caissière à la SAQ, le sifflement d’un vieillard (oui, vraiment si vieux que ça) qui attendait à une lumière rouge et celui d’un petit garçon d’environ 4 ans qui, en me croisant sur son tricycle, s’est retourné vers son père pour dire très fort : “Elle est belle hein, la madame?” Encore une fois, on aura raté le public-cible… ;)

Assise sur mon balcon, les yeux fermés, savourant la caresse du soleil sur ma peau, le vent me souffle aux narines un envoûtant parfum de lilas. C’est étrange puisque je n’en vois pas aux alentours. Ça me fait penser au lilas que j’ai planté la première année que j’ai eu la maison à la campagne. Un peu comme moi, il n’a pas fleuri les années que j’y ai habité. Une intuition me dit qu’il est en fleurs en ce moment.



Trop de zèle, c’est mal
16 mai 2008, 08:13
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Courir dans un escalier pour gagner quelques fractions de secondes, c’est vraiment ridicule. Non, je suis pas tombée, c’est avec une très grande classe (comme toujours) que je me suis tordue la cheville. J’ai beau avoir mis de la glace hier soir, je me retrouve quand même ce matin avec une enflure pas possible et un beau gros bleu. Chaque pas est synonyme de douleur.Ce qui veut dire que je peux oublier les bienfaits de la marche à pied pour quelques jours… Et prendre ce vendredi off pour jouir du soleil d’après-midi sur mon balcon avec Umberto, Giorgio ou Giacomo, je suis pas encore fixée (sauf dans ma passion pour les italiens) et une bouteille de rouge (français celui là)… Je suis tellement à plaindre…


Seventeen seconds
14 mai 2008, 06:53
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Un geste non calculé, une occasion saisie au vol, une invitation impossible à refuser. Je vais le voir ce soir. Il a fait partie des années les plus intenses de ma vie. Puis est arrivé ce qui arrive toujours, on a pris nos distances. Je l’avais vraiment perdu de vue ces derniers temps, mais le son de sa voix est toujours présent, ses mots, enfouis en moi, qui savent me surprendre alors que je croyais que le temps les avaient effacés. On a vieilli tous les deux, mais l’émotion, que j’espère présente au rendez-vous, nous fera oublier les années passées trop vite. Mon cœur, mon âme, aura 17 ans à nouveau pendant quelques heures. Plaisir intense non-renouvelable. Se laisser bercer et atteindre les étoiles, ça fera du bien.


Charmant, confortable et chic…
12 mai 2008, 23:11
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La fin de semaine dernière, après m’être éraflé les cuisses pour la dernière fois sur le vieux treillis de bois en état de décrépitude avancée qui me donnait une certaine intimité sur mon balcon arrière (enfin, intimité, c’est relatif, faudrait que je vous raconte ça une bonne fois que mon taux d’alcool sera inversement proportionnel à mes inhibitions), j’ai décidé de m’attaquer au réaménagement de mon balcon (retour d’impôt aidant).

Marjorie Hillis l’a dit, “Tout chez-soi, qu’il s’agisse d’un petit studio ou d’un luxueux manoir, doit évidemment être aussi charmant, confortable et chic que possible, mais cela est d’autant plus vrai pour la femme qui vit seule“. Mon balcon arrière, tout en longueur (un peu plus de 3 pieds par plus de 30 pieds de long, je vous ferai des photos cet été) est vraiment sur la voie de devenir la pièce de résistance de mon appart, qui se définit tout autant que ma jolie personne par les mots charmant confortable et chic… Ouais, confortable. Je vous confirme tout de suite que toute bonne chose n’est (vraiment) pas à dire dans l’instant de grâce. Enfin…

Je suis me donc payée une virée chez ikea, ou si vous préférez, chez “Comment claquer une paye en moins d’une heure“. Bon, je voulais aussi changer mes housses de divan depuis le grand déménagement, c’est chose faite (répétez le mantra : charmant confortable, chic…). Vous vous souvenez de la fameuse pub “Start the car! Start the car!!! Et bien c’est un peu ce que je me disais quand j’ai réalisé une fois dans le stationnement qu’une erreur de 100$ avait été faite en ma faveur. Mais bon j’y ai quand même laissé ma paye alors on va pas brailler sur leur sort.

Oui, les hommes peuvent attendre, puisque j’ai décroché les vieux treillis toute seule, j’ai installé les marquises et j’ai même “monté” ma nouvelle table de patio ikea en bois en un temps record en utilisant toutes les vis fournies (après l’avoir montée toute seule au 3e étage, ce qui est déjà un exploit en soi). N’est-ce pas génial?

Maintenant, s’il y avait quelqu’un que je pourrais envoyer pour ramasser l’écureuil mort que le chat d’un hypothétique voisin a abandonné juste à côté du pneu avant gauche de ma voiture, parce que la chasse c’est l’fun, mais les croquettes c’est ben meilleur, la vie serait (presque) parfaite.


On ne sait jamais
11 mai 2008, 15:41
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Il est déjà difficile de reconstruire gestes et sentiments d’un personnage qui certainement brûle d’amour véritable, mais on ne sait jamais s’il exprime ce qu’il sent ou ce que les règles du discours amoureux lui prescrivent — or, par ailleurs, qu’en savons-nous de la différence entre passion sentie et passion exprimée, et laquelle est antérieure?

Umberto Eco, L’Île du jour d’avant


Choses vues
9 mai 2008, 13:01
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Love-list [suite et fin]
8 mai 2008, 23:09
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28- Si on fait un test à l’aveugle, c’est sûr que le baiser du non-fumeur remporte mon vote (mais bon, soyons honnête, les yeux langoureusement entr’ouverts, si j’ai une envie folle de l’embrasser, c’est pas une cigarette qui va m’arrêter).

29- S’il est allergique aux chats, on a un problème. Et moi je dis que c’est psychosomatique…

30- L’amour des animaux et le respect de la vie est important. Mais on s’entend qu’un animal n’est pas le substitut d’un bébé. J’me vois pas avec un adepte de la chasse au phoques ni avec quelqu’un qui méprise la valeur de la vie d’un chasseur. Et dans mon système de valeur, je remet la coccinelle dehors, mais je me réserve le droit de crier dans un moment de panique : “Chéri, viendrais-tu écraser l’araignée que je viens de trouver dans le salon?” (si le chat l’a pas déjà mangée).

31- Ça m’étonnerait que l’homme de ma vie soit un végétarien militant dictateur de bonne conscience faiseur de morale. Je nous vois mal en tête-à-tête, alors que je savoure mon steak saignant.

32- Parlant de conscientisation sociale, j’ai du mal avec le fanatisme, peu importe la cause. Faut dire que le look “Greenpeace” aide pas ladite cause.

33- Je me méfie autant de l’ivrogne fini que de celui qui refuse de boire la moindre goutte d’alcool. La marge entre les deux est jamais si grande qu’on pense.

34- Je ne me vois pas dans le même lit que quelqu’un qui vote conservateur. C’est une question de valeurs.

35- Alors on ne parlera pas des adéquistes.

36- Et encore moins des fédéralistes.

37- Je ne pense pas que je pourrais accommoder quelqu’un qui se soumet à une pratique ou à des croyances religieuses, peu importe le nom du dieu. À ne pas confondre avec la spiritualité.

38- Je suis profondément incompatible avec le verseau, le gémeaux et la balance. On ne plaisante pas avec ces choses là (ok, quand même un peu).

39- Personnellement, j’ai rien contre le sport. Mais je ne suis pas, je n’ai jamais été ni ne serai jamais une sportive. Faut pas s’attendre à ce que ça change.

40- Si l’homme idéal est matinal et couche tôt, on risque bien de ne jamais se croiser, parce que ça aussi, ça m’étonnerais que ça change.

41- Je ne suis pas très partisane du “les contraires s’attirent”, lorsqu’on songe à une relation à long terme. C’est toujours plus agréable si on partage certains goûts et intérêts.

42- Donc disons que je suis plus à mon aise avec un intello-artiste. Quelqu’un qui a la même sensibilité que moi. Ça veut pas dire, par exemple, qu’on doit nécessairement aimer les mêmes films et les mêmes livres, mais quand on peut discuter cinéma et littérature entre deux séances de baise, c’est toujours sympa.

Ah, pis là j’suis tannée.

Au fond, ça se résume à ça : 43- Attirance physique 44- intense 45- et réciproque, 46- affinités intellectuelles, 47- partage des mêmes valeurs, 48- complicité dans le quotidien, 49- buts communs. 50- Ça doit commencer à ressembler à de l’amour, ça.



Post-mortem sur la deuxième partie
7 mai 2008, 11:36
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Je me relisais ce matin et c’est drôle, ça me rappelle une de mes dernières rencontres marquantes. Un gars de la côte ouest de passage à Montréal. 40 ans, bi-sexuel, esprit libre en union très libre avec un couple, il serait père de 3-4 enfants de 2-3 femmes différentes, je n’en serais pas le moindrement étonnée. Personnage extrêmement brillant, envoûtant, charmeur, instinctif, doux et très attentionné. Physiquement, un genre de croisement idéal entre Leonardo di Caprio et River Phoenix. 6’3″, Blond. It didn’t work out… I still wonder why
:P


Love-list [Part 2 : âge, orientation et situation familiale]
6 mai 2008, 23:11
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18- Mon homme idéal aurait entre 28 et 35 ans. Moi, j’ai 33 ans [voilà, c’est dit!]. J’ai toujours eu de l’attirance pour les gars plus jeunes, mais 28-35, je pense que c’est une fourchette d’âge très réaliste. En bas de 28, it’s all fun, mais y’a pas grand-chose de constructif à en retirer. En haut de 35, j’ai toujours l’impression qu’on se rejoint pas.

19- Je suis pas sûre s’il fallait préciser, mais il est hétéro.

20- Une autre évidence [mais c'est toujours bon de se le rappeler], il n’est pas marié ou en couple avec une autre femme et il ne fantasme plus sur ses ex. Il a fait le ménage comme on dit.

21- Il est donc célibataire, 22- indépendant, 23- autonome, en d’autres mots 24- il ne s’appelle pas Tanguy.

25- Il n’est pas issu d’une famille dysfonctionnelle, ou s’il l’est, il n’en porte aucune séquelle apparente.

26- Les valeurs familiales sont importantes pour lui, mais il n’est pas excessif non plus. On ne va pas dîner avec sa mère tous les dimanche, mais il ne rechigne pas chaque fois qu’il y a une fête de famille prévue. Tout est question d’équilibre.

27- Bien sûr, il a un passé, mais il n’a pas pris le temps de faire des enfants à une autre femme avant de me rencontrer. Je vais élaborer un peu puisque c’est un sujet important pour moi. J’aime les enfants. J’ai toujours pensé que j’en aurais. Actuellement, je ne sais plus trop. J’aimerais en avoir, mais pas à n’importe quel prix, autrement dit, je cherche un amoureux, pas un géniteur. De plus en plus, je pense même que je pourrais être heureuse sans en avoir [ce qui n’a pas toujours été le cas]. Mais c’est un projet qui se vit à deux et qui se décide à deux. J’ai pas envie que ça me soit imposé. J’ai pas envie de me faire dire j’en veux pas avec toi parce que j’en ai déjà avec une autre. J’ai pas envie d’avoir tous les inconvénients sans les avantages. J’ai pas envie du rôle ingrat de la belle-mère. J’ai pas envie de l’expérience “famille reconstituée”. Ça semble égoïste? J’assume. Si j’avais 10 ans de plus ça ne me dérangerait pas du tout, mais au moment où on se parle, c’est une situation qui ne m’intéresse pas.

Voilà, assez pour ce soir…