Classé dans : Mauvaises pensées choisies
Il y a des gens pour qui peu importent les moyens, en autant qu’ils arrivent au but fixé. Plus ça va, plus je réalise, peut-être même un peu à regret, que je suis tout le contraire de ça. On pourrait croire que je parle d’honnêteté, de grands principes moraux, mais ce n’est pas ça (non, vous n’aurez pas d’exemple précis).
J’ai fini par comprendre que je n’attache souvent que peu d’importance aux finalités, mais que pour moi, c’est le processus qui compte. Tout est dans la manière. Il y a donc des gens pour qui une victoire est une victoire, moi, j’ai tendance à prendre les demi victoires plus durement que les défaites. Je préfère encore perdre la partie par un score humiliant que de gagner par défaut. L’intérêt n’y est plus du tout.
Reste à savoir si c’est parce que j’attache trop, ou pas assez d’importance au prix. (Et c’est pas grave si vous n’avez rien compris).
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: blessure, enfer, souvenir
Je ne sais pas ce que j’ai fait hier soir (enfin, oui, je sais, parce que j’étais pas SI saoule que ça, quand même), mais la blessure que je me suis faite à la cheville le printemps dernier s’est soudainement réveillée. Comme un vieux souvenir qui remonte à la surface au moment où on ne s’y attend plus, l’enflure est revenue ce matin et j’ai eu du mal à marcher une partie de la journée. Définitivement, il va falloir que je me résigne et que je prenne rendez-vous chez le physio. Je dois vraiment être la seule fille au monde qui déteste se faire masser pour se faire masser… Quelqu’un connaît un physiothérapeute efficace (et pas trop repoussant)?
Hier soir, j’ai aussi vérifié l’adage “Quand on se compare, on se console“. Je connais une fille pour qui l’enfer existe. Moi, ma vie est maintenant merveilleuse, malgré tout.
Classé dans : Petites fictions illustrées, Textes favoris | Mots-clefs: été, corps, Nan Goldin, poésie, sexe, silence, ville
Nan Goldin, Untitled, tiré du slide show “Heartbeat“, 2001
Il savait que le poids de son silence m’importait peu. Son corps était syntaxe et ponctuation. Le mien était grammaire et vocabulaire. L’accord ne pouvait qu’être poétique. Les mots étaient inutiles, mais jamais complètement absents de nos après-midi d’été volés. Ils nous parvenaient, par vagues, comme à demi étouffés, de cette fenêtre ouverte qui donnait sur la ville, effervescente, qui ne nous soupçonnait pas.
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: été, bouddhisme, désir, enfant, malchance, piscine
*Édité*
Heureusement, ou peut-être pas. On verra ce que l’automne nous réserve. Au moins, ça sera pas difficile de faire mieux. Mais s’il y a quelque chose que j’ai appris en deux semaines, c’est que ça peut toujours être pire. Ça commence même à devenir divertissant. What’s next? Les paris sont ouverts. Sortez le pop-corn.
Je me sens comme si tout ça arrivait à quelqu’un d’autre que moi. Avec un étrange détachement. Je suis à côté de mes souliers et je regarde les choses aller. Si ce n’était pas de ce poing, de cette lourdeur entre les épaules qui me surprend de temps en temps, je pourrais presque croire que je suis sur la voie d’être une bonne candidate pour la foi bouddhiste… Bon ok, j’avoue, ne rien désirer, c’est beaucoup trop me demander… Et la coupe de cheveux que j’avais en tête était moins radicale…
*****
J’ai quitté la ville sous une chaleur écrasante dimanche dernier pour aller savourer les joies de la piscine 450 et les éclats de rires de mes nièces. J’ai vu, dans une cour voisine, une splendide femme enceinte d’au moins 8 mois. Elle s’est baignée dans un spa*, cigarette dans une main et vin rouge dans l’autre. Et dire que je me pose toutes ces questions à savoir si j’aurais fait une bonne mère. La vie parfois, c’est d’un ridicule.
*Le spa est non recommandé pour les femmes enceintes.
Classé dans : Histoires de ma vie, Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: chat, malchance
On a tous quelqu’un dans notre entourage qui a la poisse. Quelqu’un à qui il arrive toujours des histoires tristes, des malchances incroyables, des hasards de merde. Depuis environ 3 ans, pour mon entourage, ce quelqu’un, c’est moi. Je fais vraiment pas exprès, mais ça me tombe dessus. J’essaie de pas trop m’en faire et la plupart du temps, j’arrive à en rire, à regarder tout ça avec un maximum de détachement. Parfois, c’est juste moins évident.
J’avais 4 chats (oui, je sais, je ne suis pas folle, c’est une longue histoire). Il y a deux semaines, un de mes chats est mort. Il avait 4 ans 1/2 et avait toujours été en bonne santé. Il a eu une maladie (pas contagieuse) qui affecte habituellement les chats plus âgés. Il faut savoir que les chats vivent en moyenne facilement 15 ans. Ce chat était le meilleur chat du monde, un caractère incroyable, une boule d’affection. Dans le passé, j’ai déjà eu une chatte qui avait le pire caractère du monde, une boule d’agressivité. Elle a jamais eu une bonne santé, mais elle a trouvé le moyen de tougher pendant 14 ans. Comme quoi y’a pas de justice.
Cette semaine un autre de mes chats est tombé malade. J’étais morte d’inquiétude, vraiment j’anticipais le pire, et je me voyais pas perdre un autre chat à deux semaines d’intervales. Je suis retournée chez le vet en catastrophe. Finalement c’était seulement une gastro. J’imagine que c’est un microbe que j’ai dû rammener de la clinique vétérinaire lors des fréquents aller-retours avec le chat précédent. Au bout de deux jours, il allait mieux. Malheureusement, la gastro, c’est contagieux aussi chez les chats. Hier soir, j’ai vu qu’un autre de mes chats avait chopé le virus. Je me suis dit, pas de panique, restons calme, ce n’est que la gastro, ça fera comme l’autre, au bout de deux jours ça ira mieux. Et bien elle est morte ce matin. Faut dire qu’elle avait la santé plus fragile celle là, elle était épileptique (une autre bad luck, parce que c’est extrêmement rare chez les chats). En fait, normalement, elle aurait dû mourir il y a 4 ans… Mais là, quand même, 2 coup sur coup, je trouve ça rough un peu.
Je me sens un peu dans un état second. Les émotions engourdies. Essayons de voir les choses du bon côté, à partir de maintenant, quand quelqu’un me demandera combien j’ai de chats, ça ne sera plus gênant de répondre. J’ai deux chats. I’m no longer a freak.
Classé dans : Histoires de ma vie, Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: imprévu, impudence, nudité, peau
Quand on se fait bronzer sur le balcon…
Dans un angle où vraiment, absolument personne, peut nous voir…
et qu’on se sent légèrement audacieuse (ben quoi, le bronzage sans marques, c’est quand même plus joli)…
…
Habituellement, l’hélicoptère soudainement sorti de nulle part, qui passe à basse altitude, à deux reprises, c’est pas prévu dans les plans…
Classé dans : Citations, Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: déceptions sentimentales, hommes, rêve
Mlle V dit (20:01) :
me suis fait un manga, est-ce que tu trouves que ça me ressemble?
tchendoh dit (20:02) :
eheh ben un peu
tchendoh dit (20:02) :
surtout les totons!
Classé dans : Choses vues (photos), Mauvaises pensées choisies, Textes favoris | Mots-clefs: amour, enfant, famille, frère, Lauralie
Tu sais, j’ai tout plein de photos de toi, toutes plus mignonnes les unes que les autres. Mais c’est celle là que je préfère. Celle où tu me fais les gros yeux méchants, parce que tu viens à peine de te réveiller de ton dodo d’après-midi, et que tu te demandes un peu c’est qui déjà celle là, avec ses lunettes de soleil et son appareil photo, qui est trop contente de te voir. J’te trouve tellement belle.
Des fois, j’ai l’impression que je suis née un peu en même temps que toi. Non, pas la première fois, mais la deuxième. Ça fera un an dans quelques jours. Ça va tellement vite. Il me semble que c’est hier que ton papa, mon petit frère à moi, me demandait d’être ta marraine, et que ta maman a pris ma main pour la mettre sur son ventre pour que je te sente bouger. T’as donné un coup de pied, mais moi je dis que c’est comme pour tes gros yeux, c’est de la frime tout ça. Parce qu’au fond, je sais que tu sais déjà que nous deux, c’est aussi pour la vie.
On est du même sang. Y’a des signes qui trompent pas, sur les liens, les ressemblances qu’on a, toi et moi. T’es toute calme, contemplative et réservée. Tes sourires, ta confiance, c’est des trucs qu’on doit gagner. Si tu savais à quel point je me sens privilégiée quand enfin, tes petites joues se retroussent vers le haut, que tu tends les bras pour que je te prenne et que tu colles ta tête doucement sur mon épaule, pour faire un câlin, ou pour t’endormir. Chacun de tes abandons sont des victoires. T’as la même rosette que moi, sur le côté droit de ton petit front, et la même petite veine, qui y est toujours visible, sous la peau mince. Comme moi, tu ne seras probablement jamais très grande, et tu ne marcheras sans doute pas avant tes 14 mois. Paraît aussi que tu fais la même grimace que moi quand on veut te faire manger des fraises. C’est dans ce temps là que tes parents et tes grands-parents t’appellent de mon prénom. J’aime autant te prévenir tout de suite, être difficile, ça complique drôlement la vie… Alors, fais-moi confiance là dessus, c’est vraiment pas la peine de vouloir m’imiter en tout.
Pour finir, il y a un autre truc que j’aimerais que tu saches. C’est à quel point t’es importante pour moi. À quel point le fait que tu existes me rend heureuse, me permet de vivre avec l’idée que peut-être, si la vie continue comme ça, je ne te donnerai pas de cousin ou de cousine. Parce que tu es là, avec une toute petite minuscule fraction de moi en toi. Et que je t’aime très très fort.
Classé dans : Choses vues (photos), Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: ciel, désir, matin, orage, pluie, rêve, trou noir, voisin
Assise sur mon balcon, mes yeux se portent toujours vers le ciel [ok, ça c'est quand le voisin cute est pas là]. Systématiquement je tombe alors dans une espèce de rêverie à yeux ouverts [et non, faut pas croire que ça implique toujours le voisin cute]. Trêve de plaisanteries.
J’essaie de faire le point sur ma vie en ce moment. Il y a maintenant 3 ans, j’ai décidé de faire un virage à 180º. Dans mon ciel de l’époque, il y avait un grand trou noir qui menaçait de m’absorber tout entière. J’ai fait disparaître de ma vie tout ce qui avait le pouvoir de me rendre malheureuse. Et c’est à croire qu’il y a vraiment un équilibre céleste, un retour du pendule, puisqu’en disparaissant, le trou noir a tour à tour englouti ce qui, tout à l’autre bout du spectre, me rendait heureuse.
Il y a eu l’orage assourdissant et la saison des pluies, purificatrice. Maintenant, j’ai l’impression qu’on en est au petit matin brumeux. Est-ce que j’ai déjà dit que je ne suis pas une fille matinale? L’ambiance est calme. Pas de noir, pas de blanc. Un juste milieu. Gris. Imperturbable. Et on y voit foutrement rien. On fait un pas devant l’autre, et on sait pas trop où ça mène. Probablement qu’on tourne un peu en rond, en attendant de retrouver un bout du ciel. Une vision globale, un objectif précis, un rêve, un désir.
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: désir, deuil, fringues, Prison Break, The Purple Rose of Cairo, tristesse, Wentworth Miller, Woody Allen
Depuis quelques jours, j’ai le goût de rien. La lecture me demande trop, l’écriture, faut même pas y songer. J’aurais plein de films à regarder mais y’en a pas un qui m’inspire. Alors je regarde la 2e saison de Prison Break, ça ne demande pas tellement d’effort. Je trouve le scénario bâclé, mais y’a toujours Michael (insérez un petit filet de bave).
Faut dire que la température des derniers jours s’y prêtait. Mais là, aujourd’hui, fallait bien sortir un peu. Une copine a appelé, comme quoi fallait absolument qu’on sorte. “Viens, on va aller faire les boutiques, ça va te faire du bien une robe neuve“. Ouin. Finalement j’ai absolument rien trouvé. Y’en avait bien une qui avait la couleur parfaitement assortie à mes yeux, mais la coupe était nulle. Je suis rentrée les mains vides, c’est que ça doit être grave.
Heureusement, il reste Michael.
[Bon, j'avoue, dans les faits, c'est plus cette photo là qui m'obsède, mais bon, je voulais pas avoir l'air de manquer d'élégance.]
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: chat, deuil, mort, tristesse
Aujourd’hui, il fait triste dehors.
Il fait triste en dedans aussi.
Souvent, pas tout le temps, mais souvent, on fait tout pour que ça marche. Et ça marche pas. Quand même. Et y’a rien qu’on peut faire d’autre. À part continuer à faire du mieux qu’on peut. Parce que c’est comme ça et qu’on y peut rien. Et on y laisse un petit morceau de soi à chaque fois.
Mon chat est mort ce matin. J’ai de la peine. C’est tout.
Classé dans : Varia
J’en connais au moins un qui va arrêter de chialer.
C’est le temps de changer vos signets. Il y aura probablement d’autres modifications à venir. Pour l’instant le blog de petites fictions est fusionné à celui ci, j’ai pas encore décidé ce que j’en ferais. Je crois également avoir perdu quelques commentaires et les liens liés aux commentaires dans le transfert, désolée.
Ok, j’ai aussi perdu tous les petits lecteurs de musique intégrés aux textes et je n’ai plus google analytics. Mais comme il dit, WordPress, c’est tellement mieux!
Si vous avez des commentaires n’hésitez pas, still learning here…
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: ivresse, Jack Johnson, vieillir
Congratulations, you’re worth MORE in bed than the average ($235.66293991375) person taking this quiz!
Niaiserie trouvée quelque part dans les archives chez Dean
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