Classé dans : Citations, Histoires de ma vie, Textes favoris | Mots-clefs: Anna Karénine, anticipation, déceptions sentimentales, douleur, métaphore, papillon, printemps, séduction, Tolstoï
«Aussitôt ces paroles dites, tous deux sentirent que c’en était fait, que les mots qui devaient les unir ne seraient jamais prononcés. Et l’émotion violente qui les agitait se calma peu à peu.» — Tolstoï, Anna Karénine
*****
Je me souviens d’un jour de printemps. D’une conversation des plus banales, qui aurait même pu paraître ennuyeuse, s’il avait été possible de cacher l’émoi, l’anticipation qui illuminait déjà le fond des yeux. Un instant si fragile que la plus petite microscopique incision fait voler en éclats. Lorsque le vent, imprévisible et violent est enfin tombé, le papillon s’est posé sur le béton, oubliant la rose. L’aile brisée, désorienté, il poursuivait furieusement ses battements sans parvenir à quitter le sol, décrivant dans la douleur et dans l’effort, une vaine trajectoire circulaire.
9 commentaires jusqu'à présent
Laisser un commentaire
Retour à la ligne et paragraphes automatiques, adresse courriel toujours cachée, code HTML permis:
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <pre> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>
Parfois, je me sens indigne de te lire…
C’est si beau, j’espère que mes cheveux blancs, un jour, sauront refléter autant de sagesse…
Commentaire par LeDZ 24 février 2009 @ 01:44Ma-Gni-Fique !
Commentaire par Dom 24 février 2009 @ 07:20J’aime.
Commentaire par Mademoiselle Bis 24 février 2009 @ 07:50Quelle poésie! Je suis subjuguée par ce talent d’écriture.
Commentaire par Lise 24 février 2009 @ 12:30@ledz: Merci pour le compliment, c’est presque trop! (Non, c’est trop!) Mais dis-moi seulement où tu as vu les cheveux blancs et la sagesse!?! Je ne sais pas où tu as appris à parler aux femmes! ;) Ah, les petits jeunes c’est ben l’fun, mais faut vraiment TOUT leur montrer! :P
@dom, mlle bis et Lise : Merci!, merci beaucoup :)
Commentaire par V 24 février 2009 @ 15:14*rire*
Je garderais mes métaphores pour moi, à l’avenir
Commentaire par LeDZ 24 février 2009 @ 22:38qo:
Ben voyons, faut pas se laisser intimider comme ça ;)
Commentaire par V 24 février 2009 @ 23:03T’inquiètes V, j’ai encore de l’orgueil, mais je le garde pour les grandes occasions !
Commentaire par LeDZ 24 février 2009 @ 23:31Wow! Merci à Joblo qui m’a fait découvrir votre plume.
Tenez, vendredi passé, j’étais au spectacle annuel de la fondation Lani (www.fondationlani.ca) qui oeuvre à la prévention du suicide chez les jeunes adultes (18-25).
Elle s’est avancée sur scène, s’est plantée solidement au sol et a commencé à projeter sa voix, d’un seul tenant et tous les mots qui sortaient ont formé une bulle énorme d’émotions et de sensibilité à l’égard d’un plus souffrant que soi, inaperçu comme toujours.
Elle ne s’est pas détachée du sol et pourtant elle nous a emportés dans son monde de rimes percutantes.
Son «Hé, Lou» m’a illuminé, comme votre texte. Elle c’est la slameuse Marjolaine Beauchamp. Quel choc!
Commentaire par Pommes d'Adam 20 avril 2009 @ 12:01