Les Plaisirs et les nuits


Note à moi-même [et à mes très chers lecteurs]
30 mars 2009, 18:26
Classé dans : Mauvaises pensées choisies

GoogleReader, c’est le diable.



And you have no idea how it feels to be on your own

C’est une chose de savoir, et c’en est une autre de voir. Se confronter au passage du temps qui efface méthodiquement mes empreintes. Les êtres et les choses en viennent toujours à ne plus exister ailleurs qu’en nous. Des souvenirs fantômes. Des cages vides, faites de bois, de fer, de verre et parfois même de chair, dans lesquelles, il y a longtemps, j’avais mis tout mon cœur.

Arrive maintenant un temps où il faut apprivoiser, à nouveau les battements du cœur. Le laisser s’envoler la nuit, affolé, porté par des certitudes à la cuisse légère. Le laisser se briser, juste un peu, par les lendemains matins de pluie. Le laisser respirer, le laisser rêver, le laisser se tromper, le laisser partir et revenir. Vivre un peu.  Enfin.



De la domesticité
25 mars 2009, 17:46
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“Il fut le premier homme que Fermina Daza entendit uriner.  Elle l’entendit la nuit de leurs noces dans la cabine du bateau qui les emmenait en France alors qu’elle était épuisée par le mal de mer, et le bruit de ce torrent chevalin lui sembla si puissant et investi de tant d’autorité que la crainte d’un anéantissement accrut sa terreur.  Ce souvenir lui revenait souvent en mémoire à mesure que les années affaiblissaient le jet, car jamais elle n’avait pu se résigner à ce qu’il laissât le bord de la cuvette mouillé toutes les fois qu’il l’utilisait.  Le docteur Urbino tentait de la convaincre, avec des arguments facile à comprendre pour qui voulait les entendre, que cet incident quotidien se reproduisait non par manque de soin de sa part mais pour des raisons organiques : son jet de jeune homme était à ce point net et direct qu’au collège il avait gagné des concours de remplissage de bouteille à distance, mais avec l’usure de l’âge il avait décru, était devenu oblique, s’était ramifié et avait fini par n’être plus qu’une source de fantaisie, impossible à diriger en dépit de ses nombreux efforts pour le redresser.  Il disait : « Les cabinets ont dû être inventés par quelqu’un qui ne connaissait rien aux hommes.»  Il contribuait à la paix du ménage par un acte quotidien qui tenait plus de l’humiliation que de l’humilité : il essuyait avec du papier hygiénique les bords de la cuvette chaque fois qu’il s’en servait.  Elle le savait mais ne disait jamais rien tant que les vapeurs ammoniacales n’étaient pas trop évidentes, ou le proclamait comme qui eut découvert un crime.  « Ça pue la cage à lapin.»  Au seuil de la vieillesse, ce même embarras du corps inspira au docteur Urbino la solution finale : il urinait assis, comme elle, ce qui laissait la cuvette propre et le laissait lui en état de grâce.”

Gabriel Garcia Marquez, L’Amour aux temps du choléra



Aimez-vous Brahms? [Goodbye Again]

Je ne me souviens pas de l’âge que j’avais la première fois que j’ai vu ce film.  Ce qui est sûr c’est que je n’avais pas vingt ans.  Je ne savais pas que c’était tiré d’un roman de Françoise Sagan.  Je me souviens de l’effet hypnotique de la beauté d’Ingrid Bergman, décidément encore trop belle, trop parfaite même à 46 ans, pour interpréter ce personnage de femme de 40 ans.  Je me souviens avoir détesté le personnage joué par Yves Montand et être tombée complètement, follement sous le charme d’Anthony Perkins.  Encore aujourd’hui, je ne pourrais pas dire s’il s’agit vraiment d’un grand film, mais ce qui est sûr c’est qu’il a trouvé en moi une résonance toute particulière, j’en étais bouleversée.  Ceux qui connaissent le scénario (ou même ceux qui ne le connaissent pas) diront sans doute que j’avais déjà à l’époque une certaine prédisposition pour ce genre d’histoire.  À ceux là je répondrai… Bah, pourquoi le nier?

Plus sérieusement, c’est avec ce film que j’ai découvert Brahms.  À travers le 3e mouvement de la 3e symphonie de Brahms, trame sonore du film.  Une vague puissante, mélancolique, sur laquelle on se laisse emporter, parce qu’elle est impossible à fuir.  Il y a des compositeurs qui atteignent la perfection la plus pure, comme Bach.  Il y en a d’autres incarnent la virtuosité, comme Beethoven ou Mozart.  Et il y a Brahms, qui touche mon âme comme nul autre.

*****

J’ai vécu de longues années avec un homme qui n’aimait pas la musique.  Il y était presque allergique.  C’est étrange maintenant que j’y pense, mais à l’époque je m’en foutais un peu (j’avais une bonne paire d’écouteurs, Sennheiser).  En fait, la seule musique qu’il arrivait à parfois à tolérer, de temps à autre, c’était le classique.  J’avais un formidable enregistrement de la 3e de Brahms, dirigée par Dieu.  Un jour, avec surprise, j’ai découvert le cd parmi ses affaires.  Cette symphonie, c’est la seule qu’il mettait parfois, de lui-même.  C’est la seule musique qui arrivait à faire taire son silence.

Il y a bientôt deux ans, il y a eu cette journée, la dernière qu’on a passé sous le même toit, chacun triant ses affaires.  Une étrange journée.  Une accalmie entre les tempêtes qui ont précédés et celles qui ont (malheureusement) suivi.  Juste avant de partir, ce jour là, il m’a demandé s’il pouvait se faire une copie de cette symphonie qu’il aimait.  Brahms avait trouvé un chemin, même jusqu’à lui, l’homme sans musique.

*****

En novembre dernier, on m’a volé.  Pas grand-chose.  Les trucs usuels, faciles à revendre.  Ils ont aussi pris mon vieux lecteur de CD à carrousel.  C’est con, parce que ça vaut tellement pu rien ces trucs là.  Dans le noir (parce que oui, ils sont passés chez moi pendant que je dormais), je me dis qu’ils ont dû confondre avec un lecteur DVD.  Vous devinez qu’il y avait 5 CD dans le carrousel.  Que du classique.  Ceux que j’écoutais le plus et qu’ils ont dû jeter à la première occasion.  Comment je sais ça?  Parce qu’il y avait une pile d’une trentaine de CD (d’importation pour la plupart) de musique classique qui valait une fortune juste à côté.  Ils n’y ont pas touché.  Ma 3e de Brahms, y est donc passée.  Je sais pas pourquoi j’avais jamais pris la peine d’importer toute ma collection de musique classique dans mon itune.  Enfin oui je sais, c’est parce que c’est loooooong.  C’était vraiment bête de ma part.

*****

La semaine dernière, j’étais en manque.  De Brahms. J’ai fait tous les disquaires du centre-ville qui ont une large sélection de classique, dans l’espoir d’enfin remplacer ma perte.  La 3e dirigée par Bernstein était introuvable.  Je ne sais pas pourquoi, mais je ne suis pas très Karajan.  Ça doit être pour ne pas faire comme tout le monde.  J’y suis allée avec Böhm et l’orchestre philarmonique de Vienne, tout de même très décent.  En attendant de retrouver ce que je cherche, ce que je veux vraiment.

J’ai eu alors l’envie irrépressible  de revoir Goodbye Again.  Je suis allée là où j’étais sûre de le trouver.  Ils l’ont bien sûr.  Mais en format VHS.  Ça doit bien faire 8 ans que je n’ai plus de magnétoscope.  Vive la technologie.

Sur le chemin du retour, j’ai croisé deux bouquineries.  J’y suis entrée impulsivement.  J’ai tenté de mettre la main sur le roman de Sagan, évidemment sans succès.  Je suis tout de même ressortie avec deux Christian Bobin et L’Attrape-coeurs, de J.D. Salinger.

Puis, j’ai pensé voir le printemps arriver pour la première fois en trois ans.  Et finalement, j’ai encore froid.

Je ne sais pas pourquoi c’est si difficile de trouver ce qu’on cherche, et pourquoi on ne cherche jamais ce qu’on trouve.

*****

Mais il y a Brahms qui bat en moi, qui me berce et qui m’emporte au loin.



De la perspective et de l’opacité du signe

La manière chercheuse, anxieuse, exigeante, que nous avons de regarder la personne que nous aimons rend notre attention en face de l’être aimé trop tremblante pour qu’elle puisse obtenir de lui une image bien nette

— Marcel Proust [À l'ombre des jeunes filles en fleurs]

Lorsqu’elle m’a présenté son chum, ça m’a pris moins de 5 minutes pour deviner qu’il ne l’aimait plus.  C’était écrit dans tous les gestes anodins.  Ceux qu’on ne remarque plus quand on a le nez collé sur l’autre.  Les intonations de sa voix, ses regards, son langage corporel, tout le trahissait.  C’est seulement 8 mois plus tard qu’elle a compris ce que j’ai vu en un instant.

Il y a deux semaines, au restaurant, il y avait ce couple assis à la table voisine, presque collée à la nôtre.  Impossible de ne pas entendre cet homme qui, les yeux brillants d’amour et d’envie, proposait à la jeune fille qui l’accompagnait, une fin de semaine romantique luxueuse, toutes dépenses payées.  Et d’entendre la jeune fille se dépêtrer parmi les hésitations et les excuses, la voir se défiler irréfutablement.  Il ne lâchait pas prise, devenant presque insistant, cherchant le contact de sa main.  Il ne voyait pas le mur dressé.  Réponse implacable qu’il n’arrivait pas à lire définitive.

Dans une autre vie, une amie s’était permise de me dire qu’elle n’y croyait pas, que ce n’était pas possible, que cela ne pourrait pas durer, qu’il me fallait autre chose.  Un autre que lui.  Et à mon tour, j’ai mis des années à comprendre l’évidence.

Et pourtant tout semble tellement limpide, lorsqu’on regarde à une certaine distance.  C’est comme si on avait toujours les réponses de la question d’examen posée à l’élève du pupitre d’à côté.  Et notre propre copie d’examen nous arrive dans une langue étrangère où tous les signes sont brouillés.  Ou bien ça porte sur une matière qui n’était pas au programme…  Ou encore, on est en lendemain de veille et on a un foutu blanc de mémoire (oups! non, ça c’est une autre histoire).

La distance est la seule façon d’avoir la bonne réponse.  On peut bien chasser les questions du revers de la main (ou du bouton droit de la souris).  Le problème c’est qu’il y a toujours des questions immuables, impossibles à fuir.  Celles qui sont enracinées en nous.  Celles là, nous rattrapent toujours.  Elles nous aveuglent, elles nous poussent dans une trappe bien cachée, enfouie, entre deux battements de coeur.



Lumière du soir
17 mars 2009, 19:03
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parc-laurier



Lumière du matin
17 mars 2009, 10:39
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rue-duluth1



Du printemps [qu'on attendra encore]

J’avais envie d’écrire aujourd’hui.  Je sais pas pourquoi, on dirait toujours que c’est dans ces moments là que j’arrive à rien.   Quand l’envie, l’attente, se fait trop présente.  Trop de sujets vides de sens, trop de pistes qui mènent nulle part, trop d’idées sans développements, juste un épuisement de mots décousus.  Rien qui vaille la peine.

Je me sens comme le printemps pas encore tout à fait là.  La neige fond, mais le sol est encore endormi.  Sans vie.  Enfin, elle y est, forcément, mais elle se cache.  Stade germinal.  Comme certaines semences qui ont besoin que l’hiver abrasif leur passe trois fois sur le corps,  pour enfin briser l’écorce-armure.  Scarification nécessaire.

Il n’y a pas de bourgeons aux arbres, c’est trop tôt.  On y croit pas vraiment.  Pas encore.  On regarde le ciel et même à travers le soleil, on attend encore la prochaine, l’ultime tempête.  Parce que ça ne peut pas finir aussi simplement que ça.

J’avais envie d’écrire aujourd’hui.  Mais ça venait pas.  Alors j’ai pris des photos de mon chat.



Albert le chat
15 mars 2009, 18:32
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albert



Du naturel
13 mars 2009, 11:25
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Je regarde la marchandise.  Dentelle, satin, petites boucles, petits motifs discrets ou design complètement extravagant, couleurs saturées ou tons neutres, push up, padd up, double-your-size-up, tout l’éventail des possibles semble y être.  Sauf ce que je cherche.  Un soutient gorge tout-aller, tout simple, de préférence noir, sans relief bizarre qui va paraître une fois habillée, pas trop paddé, qui monte ni trop large ni trop haut, je cherche un modèle du type demi buste, parfait pour les petits seins ronds.  Et plus souvent qu’autrement, ce que je cherche semble être une espèce rare en voie d’extinction, autant que les petits seins ronds, j’imagine.

Puis, enfin, je trouve quelque chose.  Le modèle semble parfait, mais impossible de voir s’il y a ma taille, puisqu’ils sont suspendus à trois pouces du plafond.  Je fais un petit signe de la main à la vendeuse, un genre de miss hip-hop latina, qui détonne un tout petit peu dans ce lieu.  Elle arrive avec la perche et me demande avec son accent chantant la taille dont j’ai besoin.  Elle fait bouger les étiquettes du bout de la perche pour vérifier et me répond : “désolée, 34D y’a plus!“  Je corrige : “Non! 34B je crois que j’en ai vu un!, là, le troisième“.  Elle les revérifie un par un et m’assure : ”Non non, D y’a plus“.  Là je suis quand même un peu perplexe.  Je n’ai pas de manteau et je porte un chandail assez moulant.  Elle travaille dans une boutique de lingerie spécialisée.  Il me semble que la différence entre B et D, ça se voit quand même à l’œil nu.  Je pointe ma poitrine et je prononce un 34B bien senti, en éclatant de rire.  Ouf, elle semble avoir compris.  Elle me tend le modèle désiré.  Elle se redresse, rejette les épaules vers l’arrière, bombe fièrement le torso et me répond avec un clin d’oeil : “Ah! Oui, moi aussi, c’est tout naturel!!!



Du pouvoir féminin… [par un soir de pleine lune]
11 mars 2009, 10:38
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C’est maintenant un fait établi.  Il n’y a pas de déprime qui peut survivre à un girls night out.  Aujourd’hui, j’aime même la pluie!  Mon conseil aux gars matchés : ne laissez pas sortir vos blondes par un soir de pleine lune, elles sont déchaînées! ;)



Elle voulait toucher le soleil [rien ne sera pareil]

L’hiver achève…  l’hiver m’achève…

Ok, peut-être que ça serait plus facile si j’arrivais à dormir plus que 3-4 heures par nuit.  Si les jours de soleil n’étaient pas tellement entrecoupés de ciels gris, de trottoirs sales et de coeurs meurtris. 

Et si, pour commencer, j’arrêtais d’écouter le Lacrimosa de Mozart en boucle…  ça serait un début.  Ensuite, pour continuer sur cette formidable lancée, j’essayerais pas de me changer les idées en allant voir Polytechnique, le film…  quoique He’s just not that into you ferait pas une meilleure job, on s’entend…

Ça doit être l’heure du grand ménage printannier qui sonne.  Une fois de plus, on ferme quelques portes.  On ouvre tout grand les fenêtres, on laisse entrer l’air frais.  On fait disparaître tout ce qui traîne, sans but, ce qui erre, ce qui nous tire vers le bas.  On respire un grand coup, on compte 1-2-3, on bloque et on supprime.  Voilà, c’est pas si compliqué. 



I wanna be your dog
8 mars 2009, 19:07
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C’était comme une vraie journée de printemps sur St-Denis, tout en odorama (si vous pensez imaginer ce que je veux dire, multipliez par 10).   Mais ceux là étaient juste trop mignons, j’ai pas pu m’empêcher de les prendre en photo.



My dating profile [who cares?]
6 mars 2009, 09:46
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trouvé ici

Your dating personality profile:Intellectual – You consider your mind amongst your assets. Learning is not a chore but a constant search after wisdom and knowledge. You value education and rationality.
Liberal – Politics matters to you, and you aren’t afraid to share your left-leaning views. You would never be caught voting for a conservative candidate.
Big-Hearted – You are a kind and caring person. Your warmth is inviting, and your heart is a wellspring of love.
Your Top Ten Traits1. Intellectual
2. Liberal
3. Big-Hearted
4. Stylish
5. Sensual
6. Practical
7. Wealthy/Ambitious
8. Funny
9. Adventurous
10. Outgoing
Your date match profile:Shy – You are put off by people who are open books. You are drawn to someone who is a bit more mysterious. You want to draw him out of his shell and get to know what he is all about.
Practical – You are drawn to people who are sensible and smart. Flashy, materialistic people turn you off. You appreciate the simpler side of living.
Intellectual – You seek out intelligence. Idle chit-chat is not what you are after. You prefer your date who can stimulate your mind.
Your Top Ten Match Traits1. Shy
2. Practical
3. Intellectual
4. Big-Hearted
5. Funny
6. Stylish
7. Conservative
8. Sensual
9. Athletic
10. Adventurous

Take the Dating Profile Quiz at Would I Date You

C’est assez réaliste sauf pour le bout où paraît que ça me prend un timide.  Je ne comprend pas, j’ai pourtant bel et bien coché la petite case qui dit que je préfère qu’il fasse le premier pas…  Mais plus j’y pense, plus c’est vrai que les gars qui m’attirent (quand on parle de relation stable) sont souvent du genre timide.  Et les causes de mon célibat m’apparaissent de plus en plus clairement.  Merci quiz psycho-pop.



De l’entrevue

Quelque part pendant le temps des fêtes je crois, j’avais reçu de la part de ce blogueur une demande d’entrevue.

J’avais trouvé ça un peu drôle parce que l’idée derrière ça, c’est qu’il voulait présenter les gens de son blogroll.  Et j’étais pas dans son blogroll!!!  Il m’a ajouté quelques jours après avoir fait sa grande demande, réalisant sans doute cet oubli Ô combien majeur, mais soyez pas déçus, je fais toujours pas son first cut.  Je suis dans l’autre page.  J’entre donc par la porte d’en arrière, celle des lectures dont on se vante pas trop.  C’est décidément très dur pour mon gigantesque ego, mais j’ai pilé sur mon orgueil Ô combien démesuré.  J’ai donc quand même répondu aux questions, parce qu’on s’entend que je ferais bien n’importe quoi qui flatte mon côté narcissique.  Et c’est resté lettre morte pendant des semaines et des semaines… 

Lundi dernier, j’ai décidé de mettre à jour mon blogroll.  Je l’ai ajouté, comme ça, par pure bonté d’âme.  Et comme par miracle, deux jours plus tard il m’annonce qu’il va (enfin!) bientôt publier l’entrevue.  Je pense que je viens de comprendre comment ça marche…  Pas vite, la fille.  Est-ce que je vous ai déjà dit que je serais vraiment pourrie dans une job de relationniste?  Pas besoin, j’imagine!

*****

Bon, de manière plus sérieuse, tout ça pour dire que j’ai trouvé la démarche ben l’fun et que j’ai pris plaisir à répondre aux questions (et à lire les réponses des 150 blogueurs qui ont eu le très grand honneur de me précéder dans cet exercice).  Le gars est sympathique, il a le sens de l’humour bien aiguisé (une chance!), son site est bien fait et je vous encourage à aller voir ça surtout que la fille qui répond aux questions cette semaine est vraiment cool.  Bon, y’en aura toujours pour penser qu’elle a l’air snob, narcissique, paranoïaque, égocentrique, intense, control-neat-freak et beaucoup trop intéressée par les petits jeunes, mais moi, je vous assure que c’est juste une question de perception.  Bon elle est peut-être un peu tout ça, mais elle est bien d’autres choses aussi!  De toute façon, si vous êtes encore ici (et selon mes stats, vous êtes de plus en plus nombreux, c’est plaisant!), c’est que vous devez bien l’aimer un peu non?



De l’écriture

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Rock n Roll Suicide [Tag]
2 mars 2009, 21:00
Classé dans : Varia

Bon, je l’ai vu un peu partout, entre autre ici, ici et

Voici donc mon CD cover de Rockstar wannabe :

tag-rock

Les règles du jeu :

1 – Go to “wikipedia.” Hit “random”
or click http://en.wikipedia.org/wiki/Special:Random
The first random wikipedia article you get is the name of your band.

2 – Go to “Random quotations”
or click http://www.quotationspage.com/random.php3
The last four or five words of the very last quote of the page is the title of your first album. (make sure you hit the new random quotations button at the bottom)

3 – Go to flickr and click on “explore the last seven days”
or click http://www.flickr.com/explore/interesting/7days
Third picture, no matter what it is, will be your album cover.

4 – Use photoshop or similar to put it all together (http://www.picnik.com/) works well, online.

5 – Post it with this text in the “caption” and TAG the friends you want to join in.



Du vertige [I get nervous when I fly]

nuitblanche2009

J’ai tourné, tourné, tourné, jusqu’au moment où j’ai compris qu’il n’y avait plus de hauteurs accessibles.  Ne restait que la nausée et les grands courants d’air glacés.  J’ai quitté le manège avec bonheur, fuyant les lumières aveuglantes et les cris assourdissants.  C’était plus qu’un désir.  La nécessité de renouer avec le contact du sol sous mes pieds.  Réapprendre à marcher.  Trouver l’équilibre.  Sans toi ni personne. Avancer sans tourner en rond.

Mais on finit toujours par se retourner sur nos pas.  Comme pour admirer malgré soi, la grande roue, celle qui fait tourner le monde.  C’est ce qui m’est arrivé cette nuit là.  L’espace de quelques secondes à peine, sentir à nouveau l’appel du vertige, comme un vent de printemps, comme un soleil qui se laisse deviner à -20ºC et jusque dans la plus profonde obscurité.