Classé dans : Choses vues (photos), Mauvaises pensées choisies, Textes favoris | Mots-clefs: déceptions sentimentales, désir, Jack Johnson, manège, métaphore, nausée, nuit, relations amoureuses, vertige

J’ai tourné, tourné, tourné, jusqu’au moment où j’ai compris qu’il n’y avait plus de hauteurs accessibles. Ne restait que la nausée et les grands courants d’air glacés. J’ai quitté le manège avec bonheur, fuyant les lumières aveuglantes et les cris assourdissants. C’était plus qu’un désir. La nécessité de renouer avec le contact du sol sous mes pieds. Réapprendre à marcher. Trouver l’équilibre. Sans toi ni personne. Avancer sans tourner en rond.
Mais on finit toujours par se retourner sur nos pas. Comme pour admirer malgré soi, la grande roue, celle qui fait tourner le monde. C’est ce qui m’est arrivé cette nuit là. L’espace de quelques secondes à peine, sentir à nouveau l’appel du vertige, comme un vent de printemps, comme un soleil qui se laisse deviner à -20ºC et jusque dans la plus profonde obscurité.
4 commentaires jusqu'à présent
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Je suis bouche bée. C’est… oui, c’est ça.
Commentaire par Mademoiselle Bis 1 mars 2009 @ 19:34@mllebis: ;)
Commentaire par V 2 mars 2009 @ 20:40Excellent cliché. Et excellent texte. Rapide, rythmé. J’adore.
Commentaire par Endurance Magazine 22 avril 2009 @ 11:02Merci :)
Commentaire par V 22 avril 2009 @ 12:16