Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: célibat, fringues, hommes, mode, policier, séduction
Qu’est-ce qui peut bien se passer dans la tête d’une fille célibataire qui vit seule (en l’occurrence, moi) pour qu’elle décide d’acheter une robe à peu près impossible à agrafer sans l’aide de personne. Je sais pas ce qui m’a pris. J’imagine que le cerveau a ramolli pendant que je me regardais dans le miroir de la boutique. C’est qu’elle me va vraiment bien cette robe.
Je me disais qu’avec un peu de pratique, ça irait. Et de toute façon, les filles pas célibataires, comment elles font? Parce que franchement, c’est quand même pas des gros doigts d’hommes qui vont réussir à attacher ces minuscules agrafes là!
Alors pendant quelques soirs, je me suis rigoureusement entraînée dans la discipline olympique du marathon d’agrafes de la petite robe verte. D’épreuve d’endurance à longue haleine, au bout de quelques jours, alliant technologie miroir de pointe, précision de l’œil et dextérité de la main, c’est devenu épreuve de 800, puis de 400 mètres. 5 minutes. C’est pas encore le sprint (ça c’est quand je l’enlève), mais c’est acceptable.
Fière de mes derniers chrono, je me suis lancée pour la grande compétition, inauguration officielle de la petite robe verte ce matin… Failed. Angoisse de performance, j’imagine. J’ai pathétiquement échoué, en gossant et pestant un bon 30 minutes pour fixer la robe. Disons que je ne me donnerais pas de médaille sur ce coup là. Designer stupide. Achat stupide.
Puis, j’ai quitté pour le travail, avec un bon 10 minutes de retard sur mon horaire habituel. Mais quelque part en chemin, j’ai changé d’avis. Ça doit être quand le charmant jeune policier a spontanément décidé d’immobiliser le trafic pour me permettre de traverser le boulevard St-Joseph à une intersection sans feu de circulation. Quand même, l’effort aura tout de même servi à quelque chose.
7 commentaires jusqu'à présent
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Toujours, je dis bien toujours avoir la robe qui mets KO sous la main, quelque soit le danger de la cascade pour rentrer dedans …C’est la clé du bonheur !
Comment par La Shirley 14 mai 2009 @ 05:50Si jamais j’ai l’idée folle de m’acheter une robe, je viendrai relire ce billet…
Comment par Maxime DeBleu 14 mai 2009 @ 06:59Ma règle : ne jamais me refuser quelque chose sous le seul prétexte que pas d’homme (pour d’autres raisons oui, mais pas celle-là). Quitte à passer 30 minutes à peiner sur les agrafes d’un petit numéro knock-out. :-)
Comment par Mademoiselle Bis 14 mai 2009 @ 07:22@Shirley: Bien d’accord avec toi. Si ce n’est pas la clé absolue du bonheur, au moins, c’est le plus efficace des petits remontants (sans maux de tête du lendemain!).
@Max: ben ouais, ça pourrait être très efficace pour “les” déstabiliser, on ne sait jamais!
@MlleBis: On pense exactement pareil ;)
Comment par V 14 mai 2009 @ 10:20Je ne comprends pas comment une robe pourrait les déshabiller. Euh. Aaaaah… Oups, j’avais mal lu. C’est pour les “déstabiliser”… OK…
Comment par Maxime DeBleu 14 mai 2009 @ 14:47Mlle V et Mlle Bis pensent exactement pareil? Hé bien! J’ai maintenant la preuve qu’ils clonent leurs agentes… Ça fait peur.
Ça donne presque envie de dire :”Reitmans 10, haute-couture zéro!” ;-)
Comment par Encre 23 mai 2009 @ 10:48Faut que je te conte une tranche de vie à propos des petites robes qui s’agrafe difficilement et qui mettent KO. Je suis une femme mais à l’époque j’étais une fille. J’avais emprunté une robe à une amie pour une occasion très spéciale. La robe est zippée dans le dos et très très très ajustée.
Je reçoit donc la robe un après midi où je suis seule chez moi et je décide de l’essayer, histoire de voir si des retouches sont nécessaires.
Incapable de mettre la robe et de la zipper… J’enlève donc la robe, ferme la fermeture éclair et essai de voir si j’arrive à la passer. Lève les bras en l’air, contorsion, zigonage, réussi à passer les épaules, je saisis le bord de la robe du bout des doigts et tire un bon coup sec vers le bas. Tadam! Je suis habillée!
Et c’est là que je panique…
J’ai jamais mit un corsage de ma vie. Je viens de faire pas mal d’exercice pour le mettre, et c’est diablement serré… Respire à petit coup, ok ça va… Et je décide de l’enlever… C’est là que ma bêtise m’a frappé…
Pas plus capable de dézipper la robe que de la zipper hein…
Et la panique aidant, je respire de moins en moins…
Et la robe est en soie moirée. Une robe de valeur. Qui ne m’appartient pas. Faut pas la briser…
Je suis parvenue de peine et de misère chez mon beau et séduisant voisin pour lui demander de m’aider à me déshabiller. L’humiliation!!!
Alors ouais! Reitmans 10, haute-couture 0!
Comment par taupe 24 mai 2009 @ 12:33