Les Plaisirs et les nuits


Playground love
12 juin 2009, 14:23
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Ça faisait presque un an que j’avais pas mis les pieds dans ce bar sympa de mon quartier.  On est arrivées au bon moment, il n’y avait qu’une table de libre.  À l’instant où je m’assoyais, le serveur (arrivé de nulle part) se penchait pour débarrasser la table.  On s’est retrouvés face à face à seulement quelques pouces.  Gros plan sur ses yeux (dans les miens), le coin de sa bouche et sa fossette. 

Lui : Bonsoir
Moi : [Wooouuuuaaaaawwwww] gulp, merci [bravo!]

Ok, les barmen sont toujours incroyables, mais là, celui là, c’est comme presque trop.  Tellement que je suis sûre que tous les autres gars le détestent jusqu’au moment où il se rendent compte à quel point il est chill…  [Je viens-tu vraiment d'écrire chill?  Ouais, bon, je ne recommencerai pas].  J’ai à peine le temps de me remettre de mon trouble, qu’il revient pour prendre la commande.  Puis, la surprise…

Lui : Dis, on n’allait pas à l’école ensemble?
Moi : heu…. Non, je pense pas…
Lui : Tu viens pas de St-X?
Moi : [après quelques secondes de surprise et Oh! Illumination!!!] Martin?

Non, il s’appelle pas Martin pour vrai.  Mais je viens tellement de revoir mon plus gros kick de secondaire 5.  Encore plus beau qu’à l’époque.  Après toutes ces années, il m’a tout de suite reconnue (lui!).  Il se souvenait de moi alors qu’on ne s’est jamais vraiment fréquenté.  Ça fait un velours quand même… 



Ça lui donnera des idées…
3 novembre 2007, 22:41
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Vendredi soir, après un 5@7 qui est devenu un 6@9, nous étions désespérées de trouver un restaurant à proximité du lieu où nous étions. Il y avait toujours la possibilité de prendre un vol pour le Japon, mais oh! problème, nous étions accompagnées d’un digne représentant de la gente masculine. Ce qui n’est pas la meilleure idée quand on a un gros faible pour le magnifique serveur.

Mlle C : Alors comment on fait? Tu crois qu’il va penser que c’est mon chum?

Mlle V : Ben… C’est parce que c’est ton chum, justement…

Mlle C : T’es sûre que tu veux pas faire semblant que mon chum est ton chum, juste pour la soirée?

Mlle V : Ah non! tu peux pas avoir le beurre et l’argent du beurre…

Mlle C : Ouin ok…

Mlle V : De toute façon vous êtes pas du genre à vous minoucher en public, si t’es chanceuse, le serveur va peut-être penser que vous êtes frère et sœur…

Mlle C : Tu crois?

Mlle V : Ben, y’a juste une autre solution… On a qu’à faire semblant qu’on est toutes les deux avec ton chum, comme ça, ça lui donnera des idées… Même s’il se souvient toujours de nous, il aura une raison de plus pour ne pas nous oublier!

Le chum : [avec un sourire en coin] Ouin, mais va falloir travailler fort pour ça…

Mlle V : Pas de problème! Seulement un détail : pour que ce soit crédible, va falloir que tu prennes la facture…



Trop de témoins
7 octobre 2007, 11:01
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Aller dans un 5@7 (ben, en fait, c’était plus un 6@9) quand il y a plein de collègues de travail sur place, c’est pas nécessairement l’idée la plus brillante. Surtout quand tout le monde a remarqué le beau grand brun aux yeux verts qui t’a remarqué à son tour et que chacun épie (pas nécessairement discrètement) la progression de la chose… Trop d’attention, ça déconcentre le chasseur et ça fait fuir le gibier.


Argument en béton [discussion de filles]
15 septembre 2007, 00:44
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Ça me tentait pas vraiment de sortir.
Ben non, en fait, ça me tentait de sortir, mais ça me tentait pas de sortir de Montréal.

Mlle C : C’est une place qui a vraiment l’air bien, dans le vieux Longueuil, ça vient tout juste d’ouvrir.

Mlle V : En banlieue, t’es sûre? C’est pas un peu périlleux tout ça? Tu sais, je deviens snob maintenant…

Mlle C : Quoi, on snob le 450? Je vais m’en rappeler…

Mlle V : (rechignant) Et puis, c’est compliqué, je connais pas trop Longueuil, je vais sûrement me perdre en chemin…

Mlle C : Ben non, c’est super facile, c’est juste en face de la caserne de pompier

Mlle V : Ah! Ok… à quelle heure?



Max
13 juin 2007, 23:44
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J’ai écrit un billet sur lui déjà il y a quelques temps, mais c’est un de ces billets que je n’ai jamais osé publier. Brouillon perpétuel, comme quelques autres que j’ai écrit et que je lis de temps en temps, que je ne me décide pas à effacer mais que je ne publierai pas, soit parce que le moment est passé, parce que ça me révèle trop, parce que c’est pas encore clair dans ma tête, parce que le texte n’est pas au point ou encore parce que sans le savoir, j’attend un meilleur timing pour en parler. Pour Max, le meilleur timing, c’est aujourd’hui.

Dans ce billet, j’écrivais que je connaissais Max depuis l’école secondaire. Je disais comment on se retrouvait plus souvent qu’autrement assis ensemble dans nos cours. Comment on s’entendait bien, comment il était sympa et intéressant. Comment il me plaisait beaucoup plus que j’aurais alors osé l’avouer. Je l’avais perdu de vue pendant les années de cégep, mais on s’était ensuite retrouvés à l’Université. Les départements de cinéma et d’histoire de l’art étant regroupés, on se croisait régulièrement. On faisait même souvent un bout de chemin ensemble, sur le circuit 51. Parfois, presque timidement, il s’informait aussi de celui qui est devenu l’ex. Oui, ces années là, j’étais ailleurs. Je ne voyais rien.

Pourtant, avec le recul, c’est tellement facile d’y voir clair maintenant, de se dire qu’il y avait là un garçon parfait pour moi, et que je suis passée à côté. Lorsqu’on vit un point tournant, un changement de cap, on dirait que toutes ces vieilles histoires refont surfaces. C’est toujours la valse du questionnement stérile. Le : Qu’est-ce qui serait arrivé si… J’en ai discuté il y a quelques temps avec une copine qui l’a connu elle aussi. Pragmatique comme toujours (c’est pas pour rien qu’elle est comptable), elle m’a dit : ben voyons, s’il était si parfait que ça pour toi, ça serait arrivé, no matter what. Je me disais qu’elle avait peut-être raison. Mais quelque part, il restait toujours un petit doute… et ce texte, que j’avais écrit.

Je ne l’avais pas revu depuis la fin de mes études. Presque six ans maintenant. Ce soir, je suis allée prendre un verre avec un ami dans un petit bar sympa de l’avenue Mont-Royal. Soudainement je l’ai vu avec trois copains, assis à quelques tables de moi. Il a toujours ce petit air de Mark Ruffalo (avec la barbe). Je l’ai observé un bon moment, surprise et hésitante. Il était en grande conversation avec ses amis et il ne portait pas tellement attention autour de lui. Je me suis dit si le contact visuel se fait naturellement, j’irai lui parler. Ce n’est pas arrivé. Et je ne pense pas que je peux blâmer la robe.
.
Alors ma copine a raison. Ce soir, j’ai donc supprimé le texte, et le dernier fantôme du passé.


5@7
11 mai 2007, 10:06
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Hier, j’ai enfin compris quelque chose.
Pendant les 5 @ 7, le bar est rempli de filles.
Vers 19H30-20H les filles quittent le bar pour aller souper (c’est ce que je fais d’habitude) et là, les gars arrivent.

Bon, ça sert pas à grand chose d’avoir compris ça, puisque même après “l’arrivage massif”, y’avait toujours rien pour concurrencer un des barman. Le gars qui aurait pu passer pour ma date était cute aussi, mais j’ai constaté (quelle surprise!) que les filles de 37-38 ans sont plus son genre.

Et puis comme toujours, j’ai un bad timing pour les invitations surprises, j’suis jamais à mon avantage dans ces moments là. C’est aujourd’hui que j’ai la robe idéale et les cheveux parfaits. Alors comment on gage qu’il y aura un orage ou une pluie diluvienne pour m’empêcher d’aller profiter de la rue St-Denis après le boulot?



Un bon tuyau
30 mars 2007, 23:03
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Vous êtes un homme célibataire et vous désirez avoir toutes les chances de votre bord pour rencontrer une fille? Le truc : ciblez un bar ou le/les barmans sont incroyablement beaux. Présentez-vous un soir où il y a du hockey. Le bar sera rempli à pleine capacité de belles filles et le seul mec qui pourrait (éventuellement) compétitionner avec vous sera trop occupé à préparer des cocktails.

Good night and good luck…



Deux mois plus tard
20 mars 2007, 01:53
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Environ deux mois après ce soir là, ma copine s’apprêtait à venir me rejoindre dans un resto. Elle marchait tranquillement sur la rue lorsqu’elle entendit une voix à l’accent hispanique juste derrière elle. Et oui, c’était notre ami l’entreprenant qui l’avait reconnue. Ils ont jasé ensemble une bonne dizaine de minutes. Il se souvenait parfaitement de la conversation qu’on avait eu avec lui deux mois auparavant, une conversation qui avait pourtant duré à peine une demi-heure ou un peu plus.

Bon là, tout de même, j’avoue que je suis perplexe. Si je parle 30 minutes avec un gars dans un bar aux lumières tamisées, et que deux mois plus tard, dans un tout autre contexte, en plein jour sur la rue, je croise le copain qui était avec le gars ce soir là, honnêtement, je ne crois pas que je vais le reconnaître… Soit le gars a une mémoire visuelle hallucinante, soit… c’est elle qui lui plaît?

Ça ne nous a tellement pas effleuré l’esprit le soir du bar (et elle continue de jurer que non, c’est impossible). Bon, peut-être, mais en quelque part je me dis : If men can’t read, maybe women either..!


Men don’t read…
18 mars 2007, 01:09
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Je suis dans un bar avec une amie.
Nous avons pris la meilleure place, au zinc, celle juste au coin qui permet d’avoir la vue à la fois sur l’ensemble du bar, le reste du comptoir, ainsi que sur les fesses du (très) beau barman.

Tout en discutant avec ma copine, je me rends compte qu’il y a un gars, assis au zinc lui aussi, qui regarde souvent vers moi. Il ne pourrait pas être plus mon genre que ça. Fin vingtaine ou jeune trentaine, brun, cute… bon, avec la lumière tamisée, il est un peu loin pour que je puisse voir s’il a les yeux bruns ou verts, mais (and do I really care?) ça regarde bien… Vraiment bien… Le courant passe. Rapidement, s’installe un jeu de regards et de petits sourires. Je compte les minutes qui séparent le moment où en principe, il va se lever pour venir me parler… ça ne devrait pas tarder… Mais évidemment, ça tarde toujours un peu. Faut encore que je tombe sur un timide. Petits mouvements nerveux de la main, il se donne une contenance avec son verre, il a l’air de se dire : encore un autre regard et j’y vais… encore un autre sourire et j’y vais… encore deux minutes et j’y vais… Il ne sait pas lire la claire invitation, et pourtant, il me semble que j’ai un regard plutôt expressif…

Pendant ce temps, il y a un autre gars, debout près du comptoir, qui me regarde. Pas mal non plus, mais là, mon attention est déjà toute ailleurs, je ne vois plus rien d’autre (oui je sais, mes talents de célibataire sont limités, je n’ai pas encore appris à diversifier les opérations…). J’évite son regard (insistant) autant que je peux, mais c’est peine perdue, lui non plus, il ne sait pas lire les signes. Débordant d’assurance, il s’approche et entreprend de nous faire la conversation. C’est le début de la fin. Peu importe comment je vais réagir, à partir de ce moment là, c’est trop tard pour le timide. Si je revire l’entreprenant (ce que je suis incapable de faire de toute façon, à moins que le gars soit vraiment désagréable et déplacé), le timide aura trop peur de subir le même sort. D’un autre côté, si je discute avec l’entreprenant, le timide va se dire que son chien est mort, il va caler son verre et quitter le bar quelques minutes plus tard (oui, c’est exactement ce qui est arrivé).

Alors nous avons discuté avec l’entreprenant. Un gars sympathique, d’origine mexicaine, jeune trentaine, installé à Montréal depuis quelques années. On a parlé de tout et de rien, de son travail, du miens, de nos passions respectives. Il a demandé si j’étais seule, mais il a probablement vite senti que je n’étais pas très sensible à son flirt alors la conversation est restée platonique, mais quand même agréable. Le gars n’était pas inintéressant, mais j’avais l’esprit ailleurs. Malheureusement, je ne pouvais pas arrêter de penser que la soirée aurait fini bien autrement si l’autre s’était décidé à temps…

à suivre…



C’est arrivé quelque part loin de chez-vous l’automne dernier…
17 février 2007, 02:38
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Mise en situation :
La vente de ma maison (qui m’aurais permis de conclure mon divorce et de quitter la maison de campagne pour retourner mener ma vie de célibataire à Montréal, où je travaille) vient tout juste d’échouer, je viens de passer une semaine d’horreur pas possible, c’est vendredi soir, il est 21h15 et je n’ai pas eu le temps d’aller acheter une bouteille de rouge à la SAQ. Je suis déprimée, j’ai besoin d’un remontant. J’aurais envie de sortir, mais pas question de remonter à Montréal, 1 heure et quart de route pour un verre (ou deux, mais pas plus parce qu’on conduit), ça commence à être long…

Ma copine M, qui habite les environs, me propose de sortir prendre un verre dans un des trois débits de boisson du village. M n’a pas vraiment hâte que je retourne vivre à Montréal car elle va vraiment trouver le temps long quand je serai partie. Je lui dis souvent que c’est peine perdue, et que ce n’est vraiment pas ici que je vais rencontrer l’homme de ma vie, celui (le seul) qui pourrait me faire changer d’idée là-dessus, mais elle a toujours un petit sourire mystérieux quand elle me répond : on sait jamais, on sait jamais… Ce soir là, M a senti que c’était sa chance, et qu’il était temps d’aller voir s’il n’y aurait pas un bel homme de la campagne aux alentours pour me faire changer d’idée. Dois-je préciser que M, autant que moi qui habite ce village depuis maintenant 5 ans, n’avons déjà mis les pieds dans un de ces établissements.

Strike 1
Elle veut mettre toutes les chances de son bord. Elle sait que j’aime les hommes qui ont un minimum de classe, alors elle propose en premier lieu le bar du club de golf. Ça semble une bonne idée à priori. Est-ce que j’ai dit que nous sommes en automne? Ouin, un peu hors saison là… En fait, le bar n’est pas complètement désert puisqu’au sous-sol, il y a, vous aurez deviné, le très chic salon de quilles du village. Un tour d’horizon rapide nous permet de remarquer que le port de la moustache est toujours très in en campagne. La moyenne d’âge élevée (c’est poli) est également une cause certaine de disqualification. Nous avons rapidement décidé que le verre pouvait attendre encore quelques minutes et nous nous sommes tout de suite faufilées vers la sortie.

Strike 2
Au centre du village, il y a un petit pub qui a l’air franchement sympa. Aussitôt entrées, nous prenons place et nous commandons nos verres (là, ça presse!). Il y a quand même pas mal de monde, presque juste des gars, concentrés sur des écrans diffusent la toute fin d’un match de hockey. On commence à regarder plus attentivement, pour se rendre compte que la moyenne d’âge est en chute libre si on compare avec le club de golf. Des gars de 24-25 ans, j’aurais vraiment été ravie. Mais là, on ne parle même pas de gars, ce sont des adolescents. Je dis à M, que franchement, il n’y en a pas un qui a l’air d’avoir plus de 17 ans dans la place. Elle me répond que oui, s’il y avait une descente dans la place, on serait probablement les seules à s’en tirer, avec le gars qui est à deux tables voisines. Je jette un œil vers lui, et franchement, il est vraiment pas mal, pas mal du tout, peut-être 26, 27 ans, grand, brun, cute. Je lui souris. Il répond à mon sourire. Pendant les 5 minutes qui suivent, nous échangeons regards et sourires, mais je sens qu’il y a quelque chose qui cloche, quelque chose qui me dit que le timing est probablement pas bon. J’ai ma réponse quelques minutes plus tard alors qu’une fille (très jeune) vient le rejoindre. Pauvre gars, il a presque l’air déçu de voir sa date arriver.
Nous pensons à partir. Le gars se lève pour aller fumer dehors. Alors que je sors du pub, nous échangeons à nouveau un regard. Il fait un pas vers moi et je sens qu’il s’apprête à m’aborder. Instinctivement, je jette un oeil à l’intérieur du pub par la fenêtre. La jeune fille nous regarde. Je revois dans ses yeux toute la fragilité amoureuse de mes 17 ans. Il l’a vu lui aussi. La magie est morte. Bad timing.

Strike 3
On s’est dit tant qu’à faire, autant faire le tour de la question. Nous sommes donc entrées dans ce bar typique de région, oui, de région où les plantations diverses sont fructueuses. Dois-je rappeler que c’est l’automne et que c’est la saison de la récolte. Les douze motos devant le bar auraient dû nous donner un bon indice. Ok, il y a bad boys et bad bad boys. Une fille bien a quand même ses limites. L’ambiance est bizarre dans la place, disons que je ne me sens pas tout à fait dans mon élément. À peine arrivées on se dit on prend un verre et on s’en va. On prend place à une table, et la serveuse nous apporte des shooters qu’on a pas commandés. Bon, j’pense qu’on est pas passées inaperçues. Les verres sont pas sitôt finis qu’on nous en apporte d’autres, et d’autres. On sait toujours pas de qui ça vient. On commence à se demander comment on va se sortir de là sans froisser personne (et croyez-moi, y’a personne là dedans qu’on aurait délibérément envie de froisser…), quand soudainement, la musique s’arrête et toutes les lumières s’allument en même temps. Ça donne un choc. Environ une trentaine de policiers en uniformes entrent dans le bar. Merde, une descente. Ça aussi, ça donne un méchant choc…

Morale de cette histoire : ça vaut VRAIMENT la peine de faire 1h et quart de route, quand bien même ça serait juste pour un verre…



Your Wingman is way too cute…
22 janvier 2007, 14:51
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J’ai troqué ma jupe pour un jeans avant de quitter le bureau, et (tant qu’à faire) j’ai aussi enlevé la petite camisole qui assagissait mon décolleté. Je jette un coup d’œil au miroir et j’en reviens pas de voir le changement qui s’est opéré en moi au cours de la dernière année. J’ai retrouvé une part de moi que j’avais complètement effacé depuis des années. Mon corps a tellement changé, j’me trouve presque belle, j’ai l’œil pétillant, le sourire aux lèvres, et puis là, devant le miroir (autant être franche avec vous), je suis totalement en amour avec mes seins (thank God U-bra!).

17h45 J’arrive au bar.
Je m’installe à une table (ben oui, y’a déjà plus de place au comptoir). Le barman, une de ces (trop) rares incarnations de la perfection, vient prendre ma commande. Ma copine arrive au moment même où il m’apporte mon verre de vin rouge. On a tellement de choses à se raconter, toujours entre deux éclats de rires complices, on fait le tour de tous les sujets, la carrière, les (ses) amours, les (mes) nouvelles rencontres, on se partage tout. J’me sens tellement bien, tellement vivante, ça fait du bien.

De temps en temps on jette un œil autour de nous. Hum, c’est pas un bon soir, y’a probablement 4 filles pour 1 gars dans la place (pis j’ai même compté le barman ET son helper). Coup donc, y’avais-tu du hockey ce soir là??? Une demi-heure plus tard, deux autres gars sont arrivés. Ils ont choisis la table juste à côté de la nôtre. Celui qui s’est assis à côté de moi (j’ai pas tout de suite regardé l’autre) est le genre qui fait se retourner les femmes partout sur son passage (oui, on fait ça, parfois, nous aussi). Couleur café au lait, sourire qui donne tout de suite le goût du baiser, le corps qu’on devine juste parfait. Il commande, il parle avec l’autre, ses yeux ne cherchent pas du regard, il semble tellement désintéressé de son environnement, on se doute bien qu’il n’est pas célibataire. Il est là pour sortir l’autre. He’s just the wingman.

Chanceuse comme d’habitude, l’autre, celui, qui a stratégiquement pris position face à moi, n’est pas vraiment mon genre. J’pourrais dire trop blond, trop musclé, pas la bonne tranche d’âge, mais au fond c’est pas si important, ça ne cliquait juste pas. Il cherchait sans cesse (presque désespérément) à établir le eye-contact, quand ses yeux n’étaient pas plongés vous vous doutez où… J’imagine que je l’ai bien cherché (ouais, pu trop sûre pour la U-Bra, finalement), mais bon, au moins, j’étais pas toute seule à être en amour avec mes seins ce soir là, c’est déjà ça…



Mais encore…
18 janvier 2007, 01:27
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Quand tu te retrouves dans un petit bar branché de l’avenue Mont-Royal pour un 5 à 7 et que tu réalises qu’il y a moins de 10 hommes pour une 40taine de femmes dans la place, tu te dis que les chances sont pas égales pareilles.