Les Plaisirs et les nuits


Sophie
31 octobre 2008, 01:28
Classé dans : Histoires de ma vie, Textes favoris | Mots-clefs: , , , , ,

C’est arrivé il y a presque deux ans maintenant.  Il était passé 23h et comme à tous les soirs, c’était l’heure où je sortais pour marcher dans les rues de mon village de campagne.  Je rentrais environ une heure plus tard, je prenais une douche chaude et je pouvais ensuite espérer dormir un peu.  C’était une période chaotique de ma vie et ce rituel m’a permis de mettre un frein à mes crises d’insomnies.

C’était l’automne, mais cette nuit là sentait déjà un peu l’hiver, par-dessus l’odeur des feuilles mortes.  Je marchais d’un pas vif, poussée par le désir d’épuiser mes dernières forces, de me réchauffer et peut-être, aussi poussée par la frustration, puisque mon lecteur mp3 venait de rendre l’âme.  Et je l’ai vue.  Sur le bord du trottoir, une fillette d’environ sept ans.  Le sang m’est monté à la tête.  Quel genre de parent pouvait bien laisser traîner une enfant de cet âge là dans la rue, à une heure pareille?

Elle semblait un peu perdue.  Elle restait là sans bouger, regardant une maison à l’autre bout de la rue.  Je me suis approchée d’elle et quand elle s’est aperçue de ma présence, j’ai vu sur son visage un mélange de surprise, de malaise, comme si elle savait que je venais de la surprendre faisant une bêtise, mais surtout, une immense tristesse dans ses grands yeux presque noirs.  Ça m’a saisit droit au cœur.

J’ai eu peur qu’elle se sauve.  Je lui ai demandé d’un ton qui se voulait rassurant ce qu’elle faisait là, toute seule dehors, lui faisant remarquer qu’il était très tard pour une toute petite fille comme elle.  Elle a répondu d’une toute petite voix : “Je sais pas”.  J’ai demandé où elle habitait et elle a pointé la maison qu’elle regardait.  Je lui ai dit : Viens avec moi, je vais te reconduire chez toi.  Elle m’a enfin fait un sourire comme si un poids de 100 lbs se retirait de ses frêles épaules.

J’ai tendu la main et elle a glissé la sienne d’un mouvement lent et hésitant au creux de la mienne.  Elle était glacée.  J’ai ressenti une décharge presque électrique à son contact, l’effet d’une grande vague qui poussait vers moi le chagrin de la petite.  Un chagrin sans doute trop grand pour elle.  Je lui ai prêté la paire de mitaines que je gardais toujours au fond de mes poches.  Je lui ai demandé son prénom.  Puis, nous avons marché en silence jusque devant sa maison.  Toutes les lumières étaient fermées, les parents, sans doute, étaient couchés.  Je lui ai dit : “Bonne nuit Sophie“, puis je me suis assurée qu’elle était bien rentrée avant de poursuivre mon chemin.  J’étais contente d’avoir oublié de réclamer mes mitaines, ça me fournissait une bonne excuse pour y retourner le lendemain après-midi, et en profiter pour parler à la mère de la fillette.

J’ai sonné à la porte.  Une femme tout à fait à l’opposé de ce que je m’imaginais est venue ouvrir la porte.  “Vous êtes la maman de Sophie?“  Elle m’a lancé un drôle de sourire embarrassé.

— Non, il n’y a pas de Sophie qui habite ici.

Je ne comprend pas, hier soir j’ai raccompagné une fillette jusqu’ici, je l’ai vu rentrer dans votre maison.  Elle avait froid, elle a gardé mes mitaines.

Et moi, elle m’a encore empêché de dormir en faisant du bruit dans sa chambre.

Mais… Je ne comprends pas.

Entrez, je vais vous expliquer.

Elle est revenue après quelques instants et m’a tendu une petite photo de Sophie, en me demandant si c’était la fillette en question.

Et elle a raconté l’histoire de Sophie, qui habitait cette maison là, il y a 9 ans.  Puis l’incendie inexpliqué qui a commencé dans la chambre.  Elle et son mari avaient acheté la maison par la suite et l’avaient rénovée.  Ma tête tournait, je ne pouvais pas y croire.  Je ne faisais que répéter c’est impossible, c’est impossible.  Elle a sorti un article du journal local de l’époque relatant les faits.

Je suis partie, complètement bouleversée.  J’ai marché, encore, traversant le village sans le voir, comme attirée par un aimant.  J’ai repris conscience en lisant son nom sur la petite pierre tombale blanche.  Puis, en regardant à mes pieds, j’ai retrouvé une mitaine.

.

HAPPY HALLOWEEN!!!



***There’ll be no blossom on the trees***
6 octobre 2008, 00:16
Classé dans : Mauvaises pensées choisies, Textes favoris | Mots-clefs: , , , , , ,

Ce soir, j’ai eu peur qu’il fasse froid.  Trop froid.  Le contraste est parfois difficile, les premiers jours d’automne.  Finalement, c’est n’importe quoi.  La peur d’avoir froid.  La peur d’avoir peur.  L’inertie.  L’air était étrangement doux, subtilement parfumé par les feuilles mortes que j’aurais pu entendre se briser contre mes pas, si la musique dans mes oreilles avait été moins forte (je sais, c’est mal).  Je me suis rappelé ces nuits à marcher dans ma campagne.  Mais le trajet urbain était beaucoup trop court.  J’aurais marché pendant des heures, à faire taire la tête et le corps.  Oublier qu’il n’y a rien à oublier, mais l’oublier quand même.  Ou pas.  Néanmoins, marcher droit devant, la nuit dans l’âme.  Les étoiles finiront bien par briller.



Lanaudière
23 juillet 2008, 11:04
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: , , , , , ,
Lundi dernier, j’ai franchi une frontière psychologique. J’ai pris le chemin de la rive-nord. En digne fille de quelque part pas trop loin sur la rive-sud, je pense que je n’avais même jamais conduit la voiture au nord de Jean-Talon. Je me suis retrouvée dans une petite maison bleue, tout en haut, là où les oreilles se bouchent, au sommet d’une montagne qui surplombe un lac, dans la forêt, en compagnie d’une amie, d’alcool et de vin, d’une multitude d’oiseaux chanteurs, des cigales, des maringouins et des mouches à chevreuils qui à mon grand désespoir, m’aiment bien. Cette idée aussi, d’hydrater ma peau avec une crème qui sent un peu la vanille… On a failli aller se baigner dans le lac, de l’autre bord du quai “parce que de ce côté là y’a presque jamais de sangsues“, mais j’avais comme “oublié” mon maillot, mais pas encore assez bu pour oublier les convenances (ou les sangsues).

Une journée comme un baume, dans un ciel chargé d’orage qui s’est éclairci après à peine quelques gouttes malgré le tonnerre qui gronde. Une journée où on m’a dit les mots que j’avais besoin d’entendre. Une journée pleine de poésie, jusque sur les pancartes vertes de la 25 nord annonçant le rang du ruisseau des anges, ou encore, dans la visite nostalgique d’une plage, en face de l’ancien couvent, avec à côté, la vieille baraque où l’adolescente avait fumé son premier joint en compagnie d’un gars surnommé Ti-beu.



Matière à rêveries
7 juin 2007, 09:15
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: , , , , ,
Hier soir après le boulot, j’aurais pu marcher en ville, comme j’aime à le faire, mais puisque j’ai parfois une tête de cochon, et qu’en juin, on ne porte pas autre chose que des vêtements d’été, que seule une tempête de neige me fait porter des jeans au bureau, et que rien ne me fera mettre des bas de nylon de mai à septembre, le vent frais qui soulevait ma petite jupe verte a eu raison de ma motivation.
.
De retour dans ma campagne, après la tombée de la nuit donc, j’ai enfilé mes jeans et je suis sortie marcher. Une nuit idéale pour ça, pleine d’étoiles, l’air frais et parfumé des derniers lilas mélangé à l’odeur des feux de foyers. Enfin, je croyais. Près des limites du village, après le chemin du grand champ, au détour de la courbe, surprise, il y a quatre camions de pompiers et une bonne vingtaine de ces hommes en uniformes qui s’activent autour de l’aréna…. C’est rare que je vois des hommes dignes d’intérêt au village, mais là, c’est mon soir, ils se sont donnés rendez-vous….
.
Je suis un peu en recul, près des gros sapins, dans un coins obscur… Je ne peux pas m’empêcher d’observer la scène quelques instants (ben quoi!). J’me sens un peu stalker quand même. Soudainement, quelqu’un me tape sur l’épaule (je vous dit pas le saut que j’ai fait!). Je me retourne. Bon, non, c’est pas un de ces charmants pompiers… Un homme d’une cinquantaine d’années, les cheveux en batailles, en robe de chambre (entrouverte, yikes!) et en vieux bas blancs dans ses pantoufles (la marche est haute puisque quelqu’un m’a montré des bas autrement plus chics aujourd’hui ;) ) me parle. J’enlève mes écouteurs, évidemment il veut savoir si je sais ce qui se passe. Non, aucune idée, à part un réveil très brutal dans mes douces rêveries….
.
De retour à la maison, j’ai une conversation msn plaisante avec un jeune homme. Et au moment où il me dit “Je vais te hacker” (heu…. interpret as you wish ;) ) et bien, j’ai une panne d’électricité. Noirceur totale.
.
Bonne raison pour aller se coucher plus tôt et ça tombe bien, j’ai eu matière à rêveries en cette charmante soirée.


Promenade nocturne
Un ciel sans nuages ponctué par les nombreuses étoiles et irradié par la lune, se décline dans toutes les nuances de bleu sombre jusqu’au noir. Sur le chemin longeant la rivière, le vieux chêne a une immense branche cassée par les grands vents d’il y a deux semaines. Sa forme, maintenant étrange, se découpe contre le ciel. Sur la grille du cimetière, une araignée tisse sa toile.Près de l’école primaire, sur les trottoirs, les petites filles ont joué à la marelle aujourd’hui. D’autres, peut-être un peu plus vieilles, ont mêlées leurs initiales avec celles d’un premier amour. À quelques pas de là, maintenant qu’il fait nuit, il y a quatre garçons d’à peine 17-18 ans qui fument de l’herbe. Deux d’entre eux dansent au milieu de la rue, alors que les deux autres, assis sur les premières marches de l’escalier, se marrent du spectacle. J’ai ri avec eux.

Au tournant de la rue, en repassant près de l’église, j’ai vu une petite chatte tigrée. J’ai d’abord cru qu’elle avait une proie dans sa gueule, c’était gris. Un mulot? Non, finalement c’était un de ses petits qu’elle déplaçait craintivement, du dessous d’une galerie à une autre, trois maisons plus loin.

Dans mes oreilles, il y a Tom Waits avec Watch Her Disappear, une de ses chansons qui fonctionne sur moi comme un charme envoûtant, qui m’attire et m’effraie tout à la fois, je suis hypnotisée. L’air est frais, mais bon, pas trop froid. Un peu humide, ce qui intensifie les odeurs de la nuit. Ça sent le feu, la terre et l’herbe mouillée. J’adore ça.

La lune est pleine, il ne manque qu’un loup pour me mordre dans le cou.



Ma vieille voisine d’en face
22 avril 2007, 23:28
Classé dans : Histoires de ma vie, Textes favoris | Mots-clefs: , , , , ,
On était tellement bien dehors ce dimanche, que j’ai décidé d’enfiler mon bikini pour aller laver ma voiture (après des mois d’hiver, c’était pas un luxe). Je m’installe donc dehors et je commence à frotter. Ça faisait pas deux minutes quand je vois Madame Tudor, la vieille voisine d’en face, la commère de la rue, sortir sur son balcon. Ça fait plusieurs semaines que je réussis à l’éviter. Habituellement, dès que je la vois se pointer le nez dehors, je lui fais un petit signe de la main et je me dépêche de rentrer. Depuis que j’habite ici je lui ai parlé peut-être 5 ou 6 fois, mais à chaque fois ça a duré plus d’une heure. En fait, il serait plus exact de dire qu’elle m’a parlé pendant plus d’une heure 5 ou 6 fois car je ne me souviens pas tellement d’avoir pu placer un mot… Et malgré ça, je suis toujours surprise de constater qu’elle semble tout connaître de ma vie.Là, comme je suis en train de laver ma voiture, il n’y a pas d’échappatoire possible. Oh qu’elle le sait!!! Elle est tellement pressée de m’attraper qu’elle traverse la rue avec ses pantoufles en phentex mauve. Elle est vraiment surprenante, faut lui donner ça, elle ne fait pas du tout ses 83 ans. Elle commence son petit manège tout doucement, parlant de la météo et de banalités alors que je sais qu’elle n’a qu’une idée en tête, me soutirer des détails juteux sur ma séparation pour les distribuer à travers le voisinage. Une vraie renarde, c’est juste si je ne vois pas le filet de bave au coin de sa bouche. Sa conversation qui m’étourdit en passant du coq à l’âne, tourne joyeusement autour du pot, j’ai l’impression de jouer une partie d’échec. Elle sait qu’attaquer de front ne fonctionnera pas, alors elle tente les approches de côté.
.
Elle potine sur l’ancienne propriétaire de ma maison qu’elle appelle la “guidoune”, parce qu’elle passait ses étés dehors tout en étant très peu habillée au plus grand plaisir de tous les hommes du village. Elle parle du divorce de sa fille la plus jeune. Voyant le peu d’intérêt, elle essaie de me tenter en me donnant des détails crunchy sur mes voisins de droite pour qui ça va pas très bien, parce qu’il paraît que Madame a “rencontré un homme sur les internet” et qu’elle a l’intention de plaquer Monsieur en lui laissant les trois enfants sur les bras. Probablement piquée par mes réponses monosyllabiques et abandonnant la partie, voyant que je ne mordais pas à l’hameçon, elle décide de se rabattre sur le sarcasme.Mme T : J’vous dis, les couples d’aujourd’hui, y connaissent pas ça l’amour. Moi pis mon Hector vous savez, on s’aime toujours. 62 ans que je suis mariée moi, Madame. D’ailleurs, c’est ça notre drame, de vivre séparés quand on s’aime de même. J’ai été obligée de le placer, mon Hector, depuis son attaque, il est en fauteuil roulant et je peux plus m’occuper de lui. Mais par exemple je vais le chercher tous les dimanche avec la machine, pis je l’amène à maison. Mais c’est dur, il veut pu que j’aille le reconduire après. Il veut rester avec moi, mais c’est pas possible, vous savez, j’ai pu la force. Nous, on s’aime tellement que c’est ça notre malheur.

Mlle V : Oui, c’est triste, en effet, ça doit pas être facile à vivre… [oui, c’est vrai, c’est quand même touchant non? En tout cas, là, moi, je suis touchée, j’ai le cœur tout mou et j’ai baissé ma garde...]

Mme T : Oui, c’est vraiment pas facile, mais vous savez, le plus dur dans tout ça [elle me prend par le bras], c’est de dormir toute seule, hein? hein ? [ elle attend une réponse, la petite lueur pleine de sous-entendus dans le regard, elle savoure sa flèche en me regardant ramasser ma mâchoire qui est tombée par terre...]

Mlle V : eheh, hummm… [… vieille bique!!!]

P.S. : le bikini, c’était une blague pour ceux qui n’auraient pas compris ;)



Les nuits désertes
17 avril 2007, 00:00
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: , , , , , , , ,

J’attends toujours que la nuit soit bien entamée.
Plus les mois passent, plus j’attends que l’heure soit tardive.
Je m’habille chaudement, j’ajuste mes écouteurs, je monte le volume.
Et je sors marcher à travers les rues désertes du village.
On dirait que la nuit a le don de transformer la perception des choses.
Tout y est plus beau, plus grave, plus calme.
D’un soir à l’autre, rien n’est tout à fait pareil.
Il y a eu certaines nuit de brouillard où l’atmosphère était magique.
D’autre fois, ce sont les étoiles, tellement nombreuses, comme il est impossible d’en voir dans les villes. À chaque soir il y a un spectacle pour qui sait regarder. La neige qui tombe doucement en hiver (bon, je sais, elle tombe aussi en avril maintenant), les chats qui se courtisent au printemps, la multitude de crapauds qui viennent se rafraîchir sur l’asphalte dans les chaudes nuits d’été…

Ces promenades nocturnes solitaires vont me manquer lorsque je serai de retour dans la grande ville.



Promenade du dimanche
1 avril 2007, 23:50
Classé dans : Choses vues (photos), Textes favoris | Mots-clefs: , , , ,
Ça commence à devenir une tradition. Et c’était tellement une belle journée pour ça. Je me suis promenée au hasard, profitant des caresses du soleil sur ma peau, après l’hiver, ça fait tellement de bien. Y’avait des petites filles qui jouaient à la marelle, des garçons à vélo ou en skate, des ados qui squattaient dans le parc près de la rivière, des jeunes couples poussant fièrement des carrosses, des vieux couples aux cheveux tous blancs qui marchaient encore main dans la main. Et puis il y avait moi, avec mon appareil photo.

Je me suis amusée à photographier des fragments d’écriture ici et sur les trottoirs, ou encore ici, dans la rue. Un mot d’une citation sur le monument d’une petite place publique en hommage à un artiste de la région. Je suis passée devant l’église, et j’ai continué mon chemin.

Le village où j’habite, situé à la frontière de la montérégie et des cantons de l’est, a été fondé dans la deuxième moitié du XIXe siècle par des immigrants écossais. J’avais entendu parler d’une vieille église protestante abandonnée, mais je ne savais pas où elle était. En longeant le chemin, près de la voie ferrée, derrière la vieille gare, je l’ai trouvée au détour d’un petit chemin boisé. J’ai franchi la petite barrière, et j’ai exploré les alentours. Les marches qui mènent à la petite porte toute simple portaient aussi une inscription. Sur le côté, un nom et une date gravée dans la brique. Tout à côté de l’église, le vieux cimetière. La lumière qui filtrait doucement entre les arbres était magnifique, et j’ai fermé mon lecteur mp3 pour mieux entendre le chant des oiseaux. J’aime bien ces endroits abandonnés, qui portent la trace du passé. Beaucoup de gens ont peur des cimetières. Moi je les aime bien. J’ai éprouvé un sentiment de paix intérieure en m’y promenant. J’ai parcouru les vieux monuments, lisant les noms, les dates, et j’ai constaté que la majorité des tombes sont en fait des tombes d’enfants.

Alors que j’étais en train de prendre cette photo, la tombe d’un frère et d’une soeur décédés à une année d’intervalle, un papillon noir avec une fine bordure blanche à l’extrémité des ailes est venu voler tout près de mon visage. Je ne croyais pas qu’il y avait des papillons à cette époque de l’année.

Je vous rassure, il n’y a pas d’autres cimetières aux environs, alors pour ceux que ça déprime, c’était la dernière fois…



Promenade photo
25 mars 2007, 16:39
Classé dans : Choses vues (photos) | Mots-clefs:

Ou comment passer le temps par un beau dimanche après-midi de printemps.
(Inspirée par Tchendoh)

Première fleur du printemps
Un trou dans l’arbre
C’est le printemps, bobettes à l’air. (Pas les miennes hein! :P )
Cocus
Petit mammifère (belette?, loutre?) sur les glaces fondantes de la rivière (désolée, le zoom numérique de mon appareil est pas fort et ça courrait vite c’te bestiole là) ici, ici et ici.
Le cimetière du village
Croix
Détail
Détail (Angelina)
Détail (Marie-Antoinette 1890)
Pierre tombale en bois de grange (Napoléon, 1934) détail
Une autre, (Frederic, 8 ans, 1908)



Quand même la nature s’en mêle….
16 mars 2007, 10:13
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: , , ,

Vraiment la reine du bad timing!!!
La journée où tu décides d’inviter une date chez toi (je rappelle que c’est en campagne, donc à l’autre bout du monde pour un montréalais). Et bien c’est cette journée là que la météo annonce une méga-tempête, 35 à 45 cm de neige avec vent violents….

C’est tu juste moi, ou bien y’a comme un signe, là…
On dirait que c’est écrit quelque part que tant que la maison sera pas vendue, il ne se passera rien dans ma vie…
Vaut mieux en rire….

Well, let’s burn down the house….



Lock – iest Girl in (Country) Town…
5 mars 2007, 14:45
Classé dans : Histoires de ma vie, Textes favoris | Mots-clefs: , , , ,

ou how bad my life sucks…

A few weeks ago…

Petite fin de semaine tranquille, seule à la maison de campagne.
C’est samedi soir. La journée a été relax, routine habituelle, ménage, lavage, épicerie, boring stuff. Je viens de finir de souper, seule, comme une bonne vieille fille célibataire, mais au moins, ce soir, j’ai pris la peine de cuisiner un repas qui a un minimum d’allure, juste pour accompagner mon verre de vin rouge, ok, deux verres (wow, on se lâche lousse). Il arrive 21h30, c’est habituellement l’heure où je sors pour aller marcher. J’ai commencé ça il y a un an et demi, pour aider la forme et au début, surtout pour aider à retrouver un peu le sommeil aussi. Je fais donc 8km à tous les soirs… ou presque. Là, ça faisait une couple de jours que j’avais skippé, vu qu’il faisait pas mal froid… Mais bon, je m’habille chaudement, je rassemble mon courage, je m’assure que la pile de mon lecteur mp3 ne me lâchera pas en chemin et je sors sur le balcon.

Tout de suite en sortant, je vois le journal de la région qui a été déposé. Je le ramasse pour le laisser à l’intérieur. Tiens donc, la porte est barrée, c’est drôle, je me souviens pas l’avoir barrée… Je prend mes clés, barre, débarre, barre, débarre, rien à faire… La foutue serrure vient de lâcher, et là je suis coincée dehors. Il fait froid, mais je bouille. Littéralement. Les voisins sont pas là (et s’ils y étaient, ils auraient pu rayer de leur liste : entendre Mlle V sacrer), ma copine qui habite pas loin est sortie… Heureusement, par miracle, j’ai mon cell dans ma poche (j’ai JAMAIS mon cell dans ma poche, en fait, même après 2 ans, je suis encore capable d’oublier que j’en ai un… et quand je m’en souviens, une fois sur deux, la pile est morte… anyway). Bon, samedi soir, 21h30, pas la peine de chercher un serrurier qui voudra se déplacer aussi loin pour faire 20$…

— Allo Papa?

— Allo ma belle, qu’est-ce que tu fais, tu t’ennuies de ton père?

Moi, au bord de la dépression nerveuse, un sanglot (presque) dans la voix :

— Papa, j’appelle de mon cell, là, je suis embarrée dehors, la serrure est brisée, je ne peux plus entrer dans la maison…

Pour toute réponse, j’ai eu droit à un gros éclat de rire incontrôlable….

Alors 45 min plus tard (il riait encore), armé d’une perceuse, d’un pied de biche et une vitre cassée plus tard, j’ai reçu mon premier cours 101 d’introduction par effraction, gracieuseté de Papa. Oserais-je vous dire que la technique était pas au point…
Eh oui, j’ai moi aussi eu mon éclat de rire incontrôlable quand il s’est introduit par la (très) petite fenêtre de la salle de bain… Faut dire que j’y serais arrivée plus facilement, mais il n’a pas voulu, il y avait de la vitre…

C’est fou ce qu’on s’amuse, les samedi soirs en campagne…

I need to get out of here…



Classe neige, again
2 mars 2007, 12:31
Classé dans : Varia | Mots-clefs: , , ,

Avoir une banque de journée de maladie accumulées, c’est du sur mesure pour les jours comme aujourd’hui. Parce-que j’ai mieux à faire que de parcourir les 200km de l’aller-retour vers Montréal avec un temps pareil. Comme par exemple : paresser au lit en avant-midi (parce-que oui, un expresso martini ça nuit au sommeil). S’habiller chaudement et aller faire un tour dehors, marcher dans la neige folle pendant que mes écouteurs crachent de la musique qui me fait vibrer. Respirer l’air frais de la campagne, qui fera disparaitre mon léger mal de crâne en deux minutes. Revenir à la maison, prendre un bon bol de chocolat chaud. M’installer sous la couette, sur le sofa, et me taper des films.

Manque pas grand chose là…