Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: about a girl, amitié, automne, blogosphère, célibat, déceptions sentimentales, ivresse, liberté, Nirvana
Au début de l’automne, je suis entrée dans une zone de turbulences. J’me suis un peu étourdie, j’ai couru, j’me suis essoufflée et finalement, un peu perdue aussi. On m’a tendu des nouvelles perches. J’en ai échappé quelques unes. J’ai tiré la courte paille. J’ai eu les coups de cœurs, les coups de chaleur, les coups de fouet et surtout, les coups de vent. Des personnes importantes ont quitté ma vie. Mais plusieurs autres affinités sont nées.
Quelque part vers la fin de l’ouragan, j’ai reçu un courriel d’une lectrice, drôle et allumée. Plusieurs points en commun, histoire semblable, contexte différent. En gros ça disait : Tu sais quoi? J’pense qu’on pourrait être amies! Après deux ans et demi de blog, de rencontres passionnées passionnantes, plein de découvertes sur les autres, mais surtout sur moi-même, je perdais un peu mes repères habituels. C’était la première fois qu’une femme voulait me rencontrer. Elle a fait ça dans les règles de l’art. On a échangé quelques courriels, puis, elle m’a envoyé sa photo. Bon, j’étais pas encore sûre si elle me cruisait ou pas, mais au moins, elle était fucking cute! Aller prendre un verre? pourquoi pas! Best blind date ever. Même ma tête de lendemain de veille me faisait bien! Ses histoires sont encore plus folles que les miennes, ça me change. Je la regarde aller et j’apprends. Elle dit les choses que je pense. Même avec mille attaches plus lourdes que les miennes, elle a une facilité et un mouvement, une énergie que j’envie.
Samedi soir dernier, elle m’a tiré d’un demi-sommeil. On va danser! t’es game? Et on a dansé, en se foutant du reste. Ça nous donnait une odeur de miel (et y’avait pas que des mouches qui tournaient autour), mais on avait pas la tête à ça. Ou si peu. Merci, vraiment (du fond du coeur!), mais non merci. Juste danser. C’est tout. Et c’est peut-être ça la vraie liberté. L’amitié.
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Sur Prince-Arthur, près de la Main, à 9h ce matin…
Les gens regardent le ciel, prennent des photos comme la mienne et s’échangent des sourires larges comme ça. La journée sera magnifique, parce que pour une fois, ça ne peut pas être autrement.
J’ai coupé mes cheveux. Ça fait un siècle que je ne me suis pas sentie bien comme ça. Je n’ai plus envie de te plaire. Whoever you are. Un jour, j’aimerai. Ça sera le début et non la fin. Je ne sais pas quand. Je ne sais pas qui. Je ne sais pas grand-chose.
Mais je sais que ça ne sera pas un homme qui ronfle pendant le film au cinéma… on a first date.
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On ne devrait jamais planifier une première date, un soir de pleine lune, avec un gars qui a le même prénom que l’ex.
On ne devrait jamais se fier aux apparences. Même quand on juge qu’on n’a pas d’lair d’être ce genre de fille là pantoute, ça se pourrait qu’un gars décide, tout à fait out of the blue, de nous surnommer affectueusement “tweety” et cela, après seulement 5 minutes de conversation.
On ne devrait jamais devenir trop rapidement l’amante d’un gars qui revient d’un voyage en Asie, la tête encore pleine de fantasmes sur les jolies petites taiwanaises.
On ne devrait jamais faire une blague à un gars qui a choisi RogerGingras comme user name sur un site de rencontre. Même s’il est beau comme un cœur et s’il a moins de 30 ans, des fois, ça se pourrait que ça soit son vrai nom.
On devrait toujours montrer un flash mob à un gars avant de le dater, s’il est pas ému le moindrement, ça vaut pas la peine, son cœur est déjà mort.
On ne devrait jamais avoir à expliquer à un gars pourquoi il ne peut pas espérer nous ramener chez lui s’il refuse de nous dire son nom de famille.
On devrait toujours se méfier d’un gars qui a plus de 300 amis facebook, surtout s’il est maintenant ami avec 15 nouvelles filles dans les événements récents dont trois juste après nous, même s’il nous a ajouté il y a moins de deux minutes et qu’il continue à nous jaser msn intensivement pendant tout ce temps là. Great at multi-tasking isn’t always convenient.
On ne devrait jamais se gêner pour faire du ménage dans nos amis facebook.
On ne devrait jamais lâcher un soupir de soulagement quand RogerGingras finit par dire que ce n’est pas vrai nom. Ça se pourrait qu’il ajoute dans la phrase suivante qu’il vient tout juste de reprendre avec sa copine, qu’il ne croit pas aux rencontres sur le net, mais qu’il aimerait bien continuer à jaser avec nous…
On devrait toujours vérifier si c’est pas écrit fucking back-up plan, click here for great savings! quelque part sur notre photo. Avec une loupe.
On ne devrait jamais répondre à la porte un dimanche matin en tenue indécente. Ça pourrait être un voisin qui veut emprunter du sucre. Ça pourrait aussi être un témoin de Jéhovah. Mais ça pourrait surtout être un amant qui a quitté un peu tôt (ou un peu tard, c’est selon) la veille et qui vient avouer candidement sa confusion d’apprendre que la jolie taiwanaise qu’il a rencontré deux jours avant la fin de son périple (et avec qui il ne s’est rien passé là-bas, mais qu’il gardait dans son msn même s’il pensait très honnêtement ne jamais la revoir de sa vie) a acheté un billet d’avion et débarque dans son minuscule 3 ½ avec juste un lit la semaine prochaine.
On ne devrait jamais s’étonner du fait que je ne suis pas une morning kind of gal…
On ne devrait jamais considérer le online dating comme autre chose qu’un crash course sur la bêtise nature humaine.
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Je m’en vais à la Grande Bibliothèque, je te ramène quel livre?
Ma réponse lui a plu. Il a proposé un premier rendez-vous devant la porte principale, coin Maisonneuve et Berri, 22h30.
Je suis arrivée presque à l’heure. Je dois bien être la dernière fille qui sait faire ça, arriver presque à l’heure à ses rendez-vous. Remarquez, ce n’est pas un talent qui sert à grand chose. Je m’avance donc vers le banc en jetant un coup d’œil aux deux occupants. Il y en a un qui pourrait fitter la description, mais j’ai un doute. Il avait dit une chemise, mais le gars porte une veste. Il fait quand même un peu froid, il a peut-être changé d’idée. Les couleurs concordent. Je passe près de lui, nos regards se croisent, il me sourit, mais ne retire pas ses écouteurs. C’est pas lui, je passe mon chemin. Je m’assois à quelques places de distance. 22h38 On échange un regard, un sourire, de temps en temps. 22h40 Il est vraiment mignon, mais je sais que c’est pas ma date. Oups, un autre sourire. Il a retiré ses écouteurs. 22h42 Prochain sourire, je fonce. C’est tellement pas mon genre de faire ça, qu’est-ce qui me prend?
22h42 et ⅞ sec. C’est à croire qu’il m’a entendu, j’ai eu droit au sourire qui tue. Ok, je prends mon courage à deux mains et je décide de faire l’innocente (ça me va plutôt bien). Je lui ai demandé de ma petite voix timide, si c’était avec lui que j’avais rendez-vous. Alors comme ça t’as un rendez-vous ce soir? J’en suis vraiment malheureux, mais c’est pas avec moi… Puis, sans même que je puisse avoir le temps de me défiler ou de penser à mes joues probablement trop rouges, il a enchaîné les questions une après l’autre et on a discuté quelques minutes, jusqu’à ce qu’une fille se pointe. Petit moment de malaise alors que la fille, visiblement peu fière que je sois là, me regarde de travers pendant qu’il insiste pour avoir ma réponse à sa dernière question. C’est moi ou il aurait aimé qu’elle soit plus en retard que ça?
*****
22h54 Ok, encore une minute et je me tire. Y’a toujours bien des limites. J’allais me lever quand j’entends une voix qui m’interpelle :
— Excuse-moi! Est-ce que tu es espagnole?
— Non, pas du tout.
— Ah! Tu me rappelles les belles femmes de mon pays
— [Sourire poli, mauvais feeling]
— Mais t’es pas québécoise hein?
— Oui, absolument
— Non, j’aurais jamais cru ça. Mais qu’est-ce que tu fais toute seule, tu attends quelqu’un?
— Oui, c’est ça…
— Moi, je ferais jamais attendre une femme comme toi…
— [yeah, right!] …
— J’ai un grand condo sur Sherbrooke, y’a un party en ce moment, tout ce qui faut pour faire la fête pendant des jours et des nuits, des filles à poil qui m’attendent et moi, plutôt que d’aller là bas les rejoindre, quand je t’ai vu j’étais de l’autre côté de la rue et je me suis dit, faut absolument que j’aille parler à cette femme là, moi tu vois, je te ferais jamais attendre comme ça, avec moi, tu serais une princesse, une reine. Je laisse tout tomber pour toi, la fête, les filles à poil, tout! Tu viens je t’offres un verre? Je t’offres tout ce que tu veux, des rubis, des diamants… Tu viens?
— [OMFG!!!!, je dois vraiment avoir l’air d’une innocente et je suis plus aussi sûre que ça me va si bien que ça…] euh… non merci.
— Non???
— Non.
Il s’est mis à marcher de long en large devant moi en gesticulant… freaky.
— Tu vois, moi je suis comme ça, je sens les choses, alors je les dis, ton refus, ton dédain, il me touche pas, j’ai mon égo tu sais, ça me fait rien, j’ai dit ce que j’avais à te dire, ce que j’ai ressenti quand je t’ai vu…
— [Alors si ça te fait rien, j’aimerais vraiment que t’enlèves les kalachnikov de tes yeux, je serais beaucoup plus à l’aise pour respirer] …
*****
Et c’est là que j’ai vu l’homme de mon rendez-vous. Je n’ai jamais eu autant envie de me jeter au cou d’un homme de 6’2″ qui venait de me faire attendre plus de 30 minutes (retenez l’astuce, ça peut toujours servir).
Le bonheur a été de courte durée. Imaginez la prétention faite homme, donnez lui une bonne dose de condescendance et coiffez le tout de la citoyenneté française. En désespoir de cause, j’ai repris mon air vaguement innocent, question de ne pas trop le déranger pendant qu’il s’écoutait parler. J’ai bu mon vin tranquillement, alors qu’il monologuait sur sa vie de français au Québec. Puis, on a parlé un peu de musique. Parce qu’il était musicien. N’y tenant plus, je lui ai quand même demandé s’il jouait du jazz. Il m’a demandé comment j’avais fait pour deviner.
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Ou les joies du online.
strike 1
Il est amateur de sport extrême.
Je confie que le seul sport extrême que je pratique, c’est la marche.
Il hésite, il affirme qu’il n’est pas si sportif que ça.
Je regarde ses 10 photos de profil facebook : 1 en alpiniste, 3 en marathonien, 2 en ski, 2 en plongée, 1 en parachute et 1 au volley-ball de plage.
Son idée d’une first date (ou le naturel qui revient au galop) : m’emmener faire du vélo sur le mont Royal.
Ah, j’ai pas de vélo? Pas grave on peut toujours aller faire du roller?
Non???
a) Il sait pas lire
b) Il s’est trompé de fille
c) Il s’est jamais fait dire non
d) Toutes ces réponses
strike 2
Il est plutôt intello.
Il parle beaucoup.
Ça facilite la conversation.
À moins que… ça ressemble pas plutôt à un monologue?
Il adooooore le jazz.
J’avoue candidement que c’est bien le seul type de musique que je ne supporte absolument pas.
Son idée d’une first date : m’emmener prendre un verre… dans une boîte de jazz!!!
Ok, est-ce qu’il écoute quand je parle?
a) Si lui aime ça, tout le monde intelligent doit aimer ça
b) Il sait ce qui est bon pour moi
c) Il n’écoute pas, il attend pour parler
d) Quand il jouit, il crie son propre nom
strike 3 *fausse balle?*
On a trop de points en commun.
On dirait vraiment du sur mesure (jackpot!)
***Il me répète souvent qu’il est un homme très galant et que c’est une qualité importante à ses yeux***
Un soir, sans que je l’aie demandé (pffff, j’oserais jamais!), il me donne son numéro de cell.
Fair trade, je lui donne le mien.
Il offre de m’appeler dès le lendemain pour qu’on aille prendre un verre.
Je suis d’accord.
Quelques heures plus tard, il me recontacte pour répéter qu’il a très hâte de me rencontrer et qu’il va appeler le lendemain. (ok he’s drunk now!)
Et le lendemain…
… (tadam!) il n’appelle pas!
a) Il est hang over sur la corde à linge
b) Son ex l’a rappelé
c) Sa mère est morte
d) Il pense que si je suis intéressée, je vais appeler. (Parce que c’est sûr qu’appeler un gars en lui disant “heille, tu devais pas m’appeler???“, ça part tellement bien…)
Sabotage? Niaisage?
Ou manières complètement machiavélique de tester mon intérêt?
I’m clueless (and offline!)
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: célibat, fringues, hommes, mode, policier, séduction
Qu’est-ce qui peut bien se passer dans la tête d’une fille célibataire qui vit seule (en l’occurrence, moi) pour qu’elle décide d’acheter une robe à peu près impossible à agrafer sans l’aide de personne. Je sais pas ce qui m’a pris. J’imagine que le cerveau a ramolli pendant que je me regardais dans le miroir de la boutique. C’est qu’elle me va vraiment bien cette robe.
Je me disais qu’avec un peu de pratique, ça irait. Et de toute façon, les filles pas célibataires, comment elles font? Parce que franchement, c’est quand même pas des gros doigts d’hommes qui vont réussir à attacher ces minuscules agrafes là!
Alors pendant quelques soirs, je me suis rigoureusement entraînée dans la discipline olympique du marathon d’agrafes de la petite robe verte. D’épreuve d’endurance à longue haleine, au bout de quelques jours, alliant technologie miroir de pointe, précision de l’œil et dextérité de la main, c’est devenu épreuve de 800, puis de 400 mètres. 5 minutes. C’est pas encore le sprint (ça c’est quand je l’enlève), mais c’est acceptable.
Fière de mes derniers chrono, je me suis lancée pour la grande compétition, inauguration officielle de la petite robe verte ce matin… Failed. Angoisse de performance, j’imagine. J’ai pathétiquement échoué, en gossant et pestant un bon 30 minutes pour fixer la robe. Disons que je ne me donnerais pas de médaille sur ce coup là. Designer stupide. Achat stupide.
Puis, j’ai quitté pour le travail, avec un bon 10 minutes de retard sur mon horaire habituel. Mais quelque part en chemin, j’ai changé d’avis. Ça doit être quand le charmant jeune policier a spontanément décidé d’immobiliser le trafic pour me permettre de traverser le boulevard St-Joseph à une intersection sans feu de circulation. Quand même, l’effort aura tout de même servi à quelque chose.
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: célibat, I need a man (sometimes), ivresse, technologie
Ouvrir la bouteille de vin AVANT d’avoir réussi à raccorder mon nouveau lecteur DVD à mon système cinéma maison un peu complexe… c’était crissement pas une bonne idée…
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: célibat, divorce, ivresse, malchance
Si tout avait fonctionné comme prévu, je me serais envolée aujourd’hui pour une semaine à Cuba. À défaut d’avoir eu mon party de divorce il y a un an, j’aurais pu fêter la fin de cette première année avec mon nouveau statut de divorcée… ce que je déteste ce mot qui m’apparaît toujours une coche en dessous du statut de célibataire…
Mais je devrais pourtant savoir maintenant que jamais rien ne se produit comme prévu, c’est probablement la seule constante des trois dernières années. Il y a au moins une chose qui me réconforte cette fois-ci, je crois que j’aurais trouvé ça vraiment une malchance incroyable d’être sous antibiotiques avec interdiction d’alcool pendant la presque totalité du séjour (j’en ai encore jusqu’à jeudi). Alors, un mal pour un bien?
Si on y va avec la même logique : “Rien n’arrive pour rien…” Espérons qu’il y a une raison (aujourd’hui encore obscure, mais néanmoins formidable) qui me retienne ici cette semaine et qui nécessite mon entière sobriété… Et on ne parle vraiment pas du résultat probable des élections provinciales…
Classé dans : Choses vues (photos), Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: célibat, déménagement, Marjorie Hillis, Montréal
À défaut de vous avoir invité à pendre la crémaillère l’an dernier, je partage ici ce qui est devenu, pour la période estivale, la 5e pièce de mon 41/2. Voici donc de quoi ça avait l’air avant et ce que j’en ai fait.
Marjorie Hillis serait fière de moi.
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: célibat, chat, déceptions sentimentales, désir, nuit, rêve
Je me réveille. Il fait encore nuit. La chambre est fraîche, climatisée. J’ai tendu la main, pour vérifier la place maintenant vide, juste à côté, et je me suis rendormie sans trop bouger, pour ne pas réveiller le chat jaune couché contre mes pieds.
Abby : If I was a guy, I think women would like, line up to go out with me. I’m smart. I have a good sense of humor. I make a great living.
Noelle: I’d fuck you.
Abby : Thank you, honey. I know you would.
Classé dans : Mauvaises pensées choisies, Textes favoris | Mots-clefs: agences de rencontre, amitié, célibat, couleur, hommes, rêve
Ce qui m’a vraiment frappé cette fois-ci, c’est à quel point vous avez du mal à distinguer les couleurs. Je ne compte plus le nombre de fiches où on essaie tant bien que mal de faire passer des yeux franchement marrons pour des yeux pers et des cheveux à peine châtains pour des cheveux noirs. Est-ce que vous pensez qu’on s’en rendra pas compte? Sérieux, (on jase, là) c’est quoi votre problème avec le brun? (ok, on poussera pas la psychanalyse).
Pour vous aider (je suis généreuse comme ça) quand on dit pers, ça veut dire une couleur où le bleu domine, mais c’est pas tout à fait bleu pur, donc mélangé avec du vert et /ou du gris. Les yeux pers sont clairs. Si y’a pas de bleu, ou dès qu’il y a du brun, ça peut juste pas être pers, désolée.
Et noir, ben c’est noir. Y’a pas de nuance possible. Noir pâle, ça n’existe pas. Comme dans la phrase : “Avant de te connaître, je pensais que j’avais les cheveux noirs“. (Je compte plus le nombre de fois où on me l’a sorti celle là). Alors bref, si vous connaissez quelqu’un qui a les cheveux plus foncés que vous, c’est un signe incontestable que vous n’avez pas les cheveux noirs. Too bad. On dit brun, ça fait pas mal.
Bon, et plus concrètement, je suis tombée sur LA fiche du gars qui serait donc juste parfait pour moi. Enfin, presque parfait, puisqu’il mentionne qu’il a un petit chien jaloux… Il est cute, on aime et on déteste les mêmes trucs, on travaille dans le même domaine, il n’est pas gai, on a presque le même âge, il n’a pas d’enfants, il écrit bien, il a de l’humour, il sait distinguer les couleurs, est-ce que j’ai dit qu’il était cute? Mais bon, anyway, il habite Québec (non mais c’est quoi l’idée???)… pfffff…
Classé dans : Histoires de ma vie, Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: célibat, chat, Marjorie Hillis
Marjorie Hillis l’a dit, “Tout chez-soi, qu’il s’agisse d’un petit studio ou d’un luxueux manoir, doit évidemment être aussi charmant, confortable et chic que possible, mais cela est d’autant plus vrai pour la femme qui vit seule“. Mon balcon arrière, tout en longueur (un peu plus de 3 pieds par plus de 30 pieds de long, je vous ferai des photos cet été) est vraiment sur la voie de devenir la pièce de résistance de mon appart, qui se définit tout autant que ma jolie personne par les mots charmant confortable et chic… Ouais, confortable. Je vous confirme tout de suite que toute bonne chose n’est (vraiment) pas à dire dans l’instant de grâce. Enfin…
Je suis me donc payée une virée chez ikea, ou si vous préférez, chez “Comment claquer une paye en moins d’une heure“. Bon, je voulais aussi changer mes housses de divan depuis le grand déménagement, c’est chose faite (répétez le mantra : charmant confortable, chic…). Vous vous souvenez de la fameuse pub “Start the car! Start the car!!! Et bien c’est un peu ce que je me disais quand j’ai réalisé une fois dans le stationnement qu’une erreur de 100$ avait été faite en ma faveur. Mais bon j’y ai quand même laissé ma paye alors on va pas brailler sur leur sort.
Oui, les hommes peuvent attendre, puisque j’ai décroché les vieux treillis toute seule, j’ai installé les marquises et j’ai même “monté” ma nouvelle table de patio ikea en bois en un temps record en utilisant toutes les vis fournies (après l’avoir montée toute seule au 3e étage, ce qui est déjà un exploit en soi). N’est-ce pas génial?
Celui où enfin, on peut se débarrasser des bas de nylon.
J’aurais voulu avoir le coeur léger, comme l’étourneau sansonnet qui est en train de faire son nid dans mon entretoit. Peut-être pas. Il a l’air de chantonner en travaillant, mais peut-être bien que c’est sa manière de dire qu’il en a marre de charrier ses foutues brindilles une à une. Et puis, la partie n’est pas terminée. Paraît que sa tactique, c’est de chanter dans le nid qu’il a décoré pour impressionner sa partenaire. Je voudrais bien voir ça. Et bang! Une fois qu’il en tient une entre ses pattes, elle peut bien dire adieu à sa liberté. À partir de là, le mâle surveillera étroitement sa femelle, en la suivant partout toute la journée. Il y a des cages même là où on n’en voit pas.
Je repense à ce couple, qui la semaine dernière, se déchirait sur le trottoir de la Catherine en pleine heure du dîner, sous le regard de la foule. La rage du désespoir dans la voix de cette femme, toute son impuissance alors qu’elle réalise qu’elle vient de franchir un point de non retour. Perte de contrôle. Dans ses yeux à lui, un mélange de honte et de tristesse devant la blessure, la plaie vive qu’il semble voir pour la première fois, alors qu’elle traîne sans doute depuis des années, et contre laquelle il ne peut plus rien. Et quand il ne reste plus rien, même la dignité s’en va.
Une sensation désagréable, comme une vague beaucoup trop haute et trop forte alors qu’on s’attendait à une mer calme, est remontée en surface l’espace de quelques secondes. Je l’ai chassée comme on passe une main rassurante d’abord doucement sur le front, pour en effacer le pli et ensuite dans les cheveux, pour en chasser la lourdeur en leur donnant un mouvement de légèreté. Plus jamais. Et j’ai souri.
Au début du célibat, tu reçois toujours les encouragements d’usage. “Prend le temps de voir clair“. “Prend le temps de t’installer dans ta nouvelle vie“. “T’as jamais vécu seule, profites-en un peu“. “Sois pas trop pressée de rencontrer“.
Puis les mois passent. J’ai mis du temps à avoir la tête à ça, à me sentir disposée à rencontrer quelqu’un, sérieusement. Parfois, je ne suis même pas encore tout à fait sûre que je suis vraiment rendue là. J’étais en couple depuis l’âge de 17 ans, j’avais besoin d’un break pour me retrouver. Et je pense pas être plus anormale qu’une autre, bien au contraire. J’ai pas envie de me mettre de la pression, y’a bien assez de l’horloge (on gardera ce sujet là pour une autre fois). Donc je disais, au début, tu reçois les encouragements. Puis, peu à peu, ça se transforme. Tu réalises alors qu’ils disaient ça comme ça, pour être gentil, mais que dans le fond, ils pensaient pas que ça serait si long. Ils comprennent pas pourquoi c’est si long. Et là, passé un certain nombre de mois, ils en ont la conviction. Il faut qu’il y ait un problème. C’est forcé.
Alors y’a la pression de l’entourage qui commence. On les sent anxieux, alors que nous, souvent, on s’accommode plutôt bien de la situation malgré tout. Ils espionnent chaque sourire plus prononcé qu’un autre, analysent chaque phrase, chaque nom mentionné. Au début, ils essaient discrètement de te tirer les vers du nez. Après un temps, ils ne demandent plus : “Quoi de neuf?” Ils demandent : “Pis, as-tu rencontré quelqu’un?” Ils suivent ta vie comme un roman feuilleton. À vrai dire, ça m’amuse un peu (forcément, puisque j’ai un blog). Alors j’en rajoute. Je leur laisse même des messages vagues leur disant que j’ai une bonne nouvelle à leur apprendre. Vous devriez voir leurs yeux qui brillent, ou encore entendre l’intonation que prend leur voix au téléphone. C’est fou, à croire qu’ils ont plus hâte que moi…
Puis, y’a ceux pour qui on dirait que ta valeur baisse à chaque mois de célibat de plus que t’enfiles, comme si t’étais une action en chute libre à la bourse. L’amie qui t’avait confié qu’elle s’ouvrirait les veines avant de s’inscrire à une agence de rencontre en ligne te laisse maintenant entendre que : “tsé, c’est finalement peut-être pas si pire que ça“. Celle à qui tu confies que t’as pas d’affinités ni d’atomes crochus avec le dernier blogueur que t’as eu envie de rencontrer te laisse entendre que t’es peut-être rendue trop difficile! (merde, c’est quand même la base non?). Puis, t’as aussi celle qui se propose de te matcher avec un tel, toujours délicat, ça. Plus souvent qu’autrement, tout ce que ça donne, c’est que tu fini par te dire : “Non mais je peux pas croire qu’elle a sérieusement pensé que je pourrais former un couple avec un tel“. Et du coup, tu vois plus ton amitié du même œil.
Et quand tu regardes autour de toi, tu vois tellement, mais tellement de couples qui sont ensemble pour les mauvaises raisons. Quand ils parlent de celui ou celle avec qui ils ont choisi de vivre, on sent trop souvent qu’ils ne s’aiment plus depuis longtemps. Parfois, ils sont devenus plus des amis que des amoureux. Et c’est encore une chance, parce que d’autres fois, on se rend compte que même le respect (si c’est pas la base de la base, ça?) de l’un envers l’autre a pris le bord. Ils font leur petites affaires chacun de leur côté, mais ils continuent de se faire croire qu’ils sont un couple. Parce que ça leur semble plus facile socialement, financièrement. Parce qu’ils ont l’impression que le mieux qui pourrait leur arriver, ça serait de changer 4 trente sous pour une piastre. Pour pas être seul, surtout. Comme si c’était si terrible que ça. Le plus drôle, c’est que je me sens pas mal moins seule maintenant que lorsque j’étais malheureuse en couple. Ça sonne cliché de dire qu’il n’y a rien de pire que d’être seul à deux, mais c’est vrai.
Alors pourquoi je suis encore seule, si je suis si extraordinaire que ça? Je pourrais dire que c’est parce que les candidats intéressants ne sont pas légion. Parce que je préfère encore aimer ce que je ne peux pas avoir que d’avoir ce que je ne peux pas aimer. Parce que je travaille dans un milieu à forte majorité féminine qui ne facilite pas tant les nouvelles rencontres. Parce que je n’ai pas l’intention d’écumer les bars. Parce que j’ai pas envie de rencontrer 22 candidats réseau-contact à raison de un par semaine avant de finir, découragée, par me contenter du plusse-moins-pire…
Mais finalement, si je suis encore seule, c’est simplement parce que je ne suis pas amoureuse. Et là-dessus, il n’y a plus pas de concession possible.
P : Je suis allée faire un tour dans les boutiques ce midi, c’est tu assez fatiguant les promos St-Valentin mur-à-mur partout, j’ai vu tellement d’étalages de chocolat que j’en ai mal au coeur…
V : Ouin, j’y suis allée aussi et c’était rien pour me remonter le moral, j’ai pas remarqué le chocolat, mais j’ai vu pire dans le même thème crois-moi…
P : Qu’est-ce que t’as vu?
V: Département de lingerie féminine…
P : Outch!
Extrait de “Live Alone and Like It” de Marjorie Hillis, publié en 1936 (et Best seller de l’époque).
Question : Quand une femme vivant seule reçoit un ami chez elle, à quelle heure celui-ci doit-il prendre congé et comment peut-elle faire en sorte qu’il parte à un horaire décent ?
Réponse : Le bon horaire dépend de la dame en question, mais aussi de l’heure d’arrivée de son invité. Vingt-deux heures quarante-cinq est un horaire de départ qui peut sembler scandaleux à votre tante Hattie, tandis que celui de trois heures trente du matin paraîtra totalement prématuré à la jeune fille qui vit en dessous de chez vous. Dans les deux cas, l’heure à laquelle l’homme est arrivé reste un facteur à prendre en compte. Aucune visite ne devrait se transformer en test d’endurance […] En ce qui concerne les convenances, un homme peut se présenter à l’heure du dîner et rester assez longtemps pour croiser le livreur de lait sans que personne n’y trouve à redire (ce qui, nous l’admettons, est fort peu probable), tout comme il peut aussi prendre congé après son premier whisky.
La manière de s’en débarrasser dépend entièrement du genre de femme que vous êtes. Avant de passer à l’attaque, vous avez toutefois intérêt à savoir si vous voulez qu’il revienne prochainement ou ne remette plus jamais les pieds chez vous. Dans le second cas, c’est très simple, vous n’avez qu’à le lui demander franchement (cela fonctionnera aussi parfois dans le premier cas, mais vous devez être sûre de votre homme).
Si vous souhaitez le revoir vite, il est généralement plus sage de faire preuve d’un peu de tact. […] Il y a peu de risques que vous soyez contrainte de faire intervenir le liftier ou de crier au secours par la fenêtre. Cela peut arriver, mais à moins d’être particulièrement fascinante, ne rêvez pas trop non plus.
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: célibat, famille, Lauralie, Montréal, Noémie, Noël
Je vous souhaite donc un très Joyeux Noël à tous, qui que vous soyez, où que vous soyez. Abusez généreusement de toutes les bonnes choses de la vie, y’a pas de mal à se faire du bien!