Les Plaisirs et les nuits


Hey, my heart’s on the line [for your hands to pluck up]

Sur Prince-Arthur, près de la Main, à 9h ce matin…

Les gens regardent le ciel, prennent des photos comme la mienne et s’échangent des sourires larges comme ça.  La journée sera magnifique, parce que pour une fois, ça ne peut pas être autrement.

J’ai coupé mes cheveux.  Ça fait un siècle que je ne me suis pas sentie bien comme ça.  Je n’ai plus envie de te plaire.  Whoever you are.  Un jour, j’aimerai.  Ça sera le début et non la fin.  Je ne sais pas quand.  Je ne sais pas qui.  Je ne sais pas grand-chose.

Mais je sais que ça ne sera pas un homme qui ronfle pendant le film au cinéma…  on a first date.



Oviedo, Here I come.
22 septembre 2008, 11:02
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C’est définitif.  Je vais renier tous ceux qui n’aiment pas le dernier film de Woody Allen.  Il s’agit de l’un de ses meilleurs films depuis longtemps.  Évidemment, Vicky Christina Barcelona ne concurrence pas les plus grands chefs d’œuvres du maître, mais il s’élève nettement au dessus des autres.  Les dialogues sont un feu d’artifices constant, les acteurs sont tous excellents et même l’aspect esthétique du film m’a semblé plus soigné qu’à l’habitude (si on fait exception des quelques films d’époques, Radio days, par exemple qui a une esthétique impeccable, ce n’est pas le point fort du cinéaste).  Peut-être est-ce dû à la magnifique ville de Barcelone? 

Et Javier…  “Pas mon genre” que je me disais.  Faut dire que je l’avais surtout vu dans Mar adentro et dans No Country for Old Men…  On ne remet pas en cause ses grandes qualités d’acteur, mais le sex appeal???  Et puis je m’entend encore dire : Je suis tellement pas du type “latin lover“…  I was sooooooooooo wrong.  Dès sa première réplique du film, j’étais complètement sous le charme.  I’m in love!



Rien ne va plus
19 septembre 2008, 16:08
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Je viens de réaliser cruellement que ça fait plus de deux ans que mon budget de magasinage de fringues est entièrement dévoué aux robes d’été.  Il fait froid et j’ai plus rien à me mettre.  On croirait entendre la cigale de la fable.  Ça fait deux semaines que je vide ma garde-robe tous les matins dans l’espoir de trouver un truc portable.  Et le pire, c’est que j’ai pas le goût d’aller magasiner (mais depuis quand c’est devenu un problème ça?!?).  Je trouve rien qui me plait, rien qui me va.  Y’a définitivement quelque chose qui tourne pas rond avec moi.  Mais là ce n’est plus une question de goût, c’est rendu à l’étape : on a plus le choix, il faut y aller.  C’est ce soir que ça se passe.  J’ai besoin de chandails à manches longues, d’une veste et d’au moins une jupe.  Alors combien on gage que je vais revenir avec une autre paire de talons hauts?  Je sens déjà que l’expédition sera catastrophique…  Au moins, y’aura Woody Allen pour me remonter le moral en fin de soirée…



Cinéma, cinéma
2 septembre 2008, 14:39
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Je n’en peux plus d’attendre la sortie du prochain film de Woody Allen, Vicky Christina Barcelona, qui semble déjà sorti partout, sauf ici où il faut patienter jusqu’au 19 septembre.  En attendant je me suis vraiment régalée à la lecture de ceci, un genre de journal de bord rédigé pendant le tournage du film.  J’adore cet homme (d’un amour pur et platonique, il va sans dire).

Dimanche soir donc, pour passer le temps, je suis allée voir Le Banquet, le dernier film de Sébastien Rose, dont j’avais beaucoup aimé les deux films précédents (Comment ma mère accoucha de moi durant sa ménopause; La Vie avec mon père).  Ce film m’a laissée plutôt perplexe.  Disons qu’on n’y retrouve pas le même ton personnel que dans les deux films précédents.  C’est une vision apocalyptique de notre système d’éducation, sur fond de grève, d’émeute et de tuerie).  Le film n’est pas parfait.  C’est bien tourné, les acteurs sont excellents, particulièrement Alexis Martin, dans le rôle d’un prof de cinéma.  Malheureusement, j’ai trouvé la psychologie du personnage central (Benoît McGinnis) peu crédible dans son dénouement final.  À voir donc, surtout pour la performance d’Alexis Martin.

Parlant d’éducation, est-ce que c’est juste moi ou le monde qui jase et qui commente la projection d’un film sans arrêt, comme s’ils étaient dans le confort et l’intimité de leur salon, c’est absolument insupportable!  Je sais pas pourquoi, mais quand ça arrive, il faut toujours que ça soit du monde assis juste dans mon dos.

J’ai aussi vu la bande-annonce du prochain film de Cedric Klapisch.  Ça s’intitule Paris, et ça promet.



Citation du jour
9 juin 2008, 10:50
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I’m a woman! We don’t say what we want! But we reserve the right to get pissed off if we don’t get it. That’s what makes us so fascinating! And not a little bit scary.


Cinéma pour cyniques romantiques
15 février 2008, 00:01
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Sur la séduction des mots :

Dis-toi bien que quand un homme fait des compliments à une femme, c’est uniquement parce qu’il bande et qu’il veut coucher avec elle.

Sur les bouquets de fleurs :

Les femmes sont beaucoup plus pragmatiques que [les hommes]. Elles savent que l’amour n’existe pas, que seules les preuves d’amour existent. C’est pourquoi elles accordent tant d’importance à ces petites attentions que les hommes prodiguent trop rarement et dont ils ne profitent pas assez, étrangers qu’ils sont à toute psychologie.

Sur les premières impressions :

Quand on regarde quelqu’un, on n’en voit que la moitié.

Tiré de ce film



Cinéma et torture
28 octobre 2007, 17:46
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L’autre soir je suis rentrée vers les minuit trente. Ouin, pas moyen de veiller plus tard que ça avec du monde en couple… Trop tôt pour dormir, j’en ai pas envie, même si je dois me lever tôt le lendemain. J’allume la télé et je tombe sur Reality bites. Ah, le beau Troy (Ethan Hawke), qui arbore fièrement le look grunge et le cheveu sale, qu’est-ce qu’il était sexy dans le temps.
Alors je me dis, je vais regarder le film jusqu’à la passe où il voit Winona Ryder embrasser Ben Stiller, et où il a ce regard de petit chien battu, au moment où on sait que son cœur est en mille miettes. Rendu là, aussi bien regarder la passe où il sabote sa déclaration d’amour en éclatant de rire au visage de Winona. Puis tant qu’à faire, rendons-nous au premier baiser, you know, “you and me, and five bucks…” Bah et tant qu’à se torturer, allons y jusqu’au bout…Une citation du film que j’adore (une autre histoire de pattern…) : “He’s weird, he’s strange, he’s sloppy, he’s a total nightmare for women… I can’t believe I haven’t slept with him yet.”
*****
On a souvent l’habitude, nous les filles, de se torturer avec ce genre de film. Ce week-end, j’ai trouvé une bonne antidote. Un copain m’a fait découvrir le film 13 tzameti. Pour amateurs de films noirs seulement. Très noir. Complètement malade comme film.


Nuit (chaude) de banlieue
13 juin 2007, 10:03
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Oui, j’ai découché. Je suis allée passer la nuit en banlieue. Ne vous emballez pas, je n’ai pas rencontré l’homme de ma vie ni même l’homme d’une nuit… Je suis simplement allée chez mon frère. Et s’il y a une chose que je sais, c’est que l’homme qu’il me faut n’est pas en banlieue!

Je crois bien que c’est un style et un rythme de vie auquel je ne m’adapterais jamais, mais quand je regarde mon frère, sa femme (enceinte jusqu’aux dents), et ma nièce absolument adorable, ils ont l’air franchement heureux. Après le souper c’était la traditionnelle marche dans le voisinage. Les petits couples sans enfants promènent le chien et les autres poussent les carrosses quand ils ne sont pas à vélo avec la marmaille. Tout le monde se connaît et se salue au passage, en se disant les dernières nouvelles. Vraiment l’esprit de communauté banlieusarde comme on croit que ça n’existe qu’au cinéma ou dans Desperate Housewives

Après le coucher de la petite, on a décidé de regarder un film. Une nullité sans nom qu’on a regardé jusqu’à la fin afin de mieux rire du bad acting, bitcher le scénario et la réalisation, parce que c’est évident qu’on aurait fait mieux! Lors de la quatrième ou cinquième scène de baise solide vers la fin du film, ce qui est toujours un awkward moment quand on est en famille, mon frère s’est levé pour aller couper l’eau dehors (oui, les gens en banlieue ont des belles pelouses vertes). Quelques secondes plus tard, il cogne (désespérément) à la porte patio. On ouvre, et on réalise qu’un des speakers du système de son, oublié sur le patio, diffuse (au maximum) la trame sonore (torride) à tout le voisinage, dont certains sont rassemblés autour de feux de foyers en mangeant de la guimauve. Rire comme ça, ça donne vraiment mal aux côtes…



Notes on a scandal
27 mai 2007, 18:44
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Sheba Hart: I hadn’t been pursued like this for years… I knew it was wrong, and immoral, and completely ridiculous, but, I don’t know. I just allowed it to happen.

Barbara Covett: The boy is fifteen!

Sheba Hart: But he’s quite mature for his age!

*****

J’ai bien aimé ce film. Une confrontation de deux actrices exceptionnelles. Ce passage m’a cependant fait sourire. Depuis les deux dernières années j’ai croisé toutes sortes d’hommes, de 21 à 43 ans. Comment ça se fait que les hommes plus âgés que moi ont tous l’air d’être atteint d’immaturité chronique, alors que ceux qui sont plus jeunes que moi ont toujours l’air “extraordinairement” matures pour leur âge….
.
J’imagine que c’est un des grands mystère de la vie.


Envie du jour
15 avril 2007, 19:12
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J’ai une envie soudaine et irrésistible de revoir ce film…