Les Plaisirs et les nuits


Du sentiment d’urgence
30 avril 2009, 01:00
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C’est étonnant comment je peux penser longtemps à un truc sans prendre de décision.  Juste réfléchir aux options, tourner et retourner la chose en rond jusqu’à l’épuisement total.  Et quand je touche le fond du fond, quand je me fixe enfin sur un but, c’est ma patience qui est épuisée.  Je veux tout, tout de suite.  Je ne me supporte plus.  C’est intolérable.

Par exemple.  Ça fait des semaines si c’est pas des mois que je me disais qu’il faudrait bien que j’aille me faire couper les cheveux.  Plus ils sont longs, plus la décision devient difficile…  Jusqu’au moment où elle ne l’est plus.  Ce matin, c’était devenu une situation d’urgence.  Bon, j’étais tout de même pas encore prête à faire une Britney Spears de moi (mais presque).  Je connais une place vraiment pas chère où les coiffeuses sont bonnes, pas loin du boulot et où je peux toujours aller pour les cas extrêmes d’urgence dernière minute  (oui, c’est un problème récurrent).  Comble de malchance mon spot est maintenant trop connu.  J’ai pas pu avoir de rendez-vous avant jeudi de la semaine prochaine.  L’angoisse totale.  Parce que là, j’avais décidé que ça pouvait plus attendre.

Bon, je connaissais un autre salon à proximité.  Par contre, beaucoup, mais beaucoup plus cher.  C’était pas comme si j’avais le choix.  J’ai dit que c’était une urgence!  Et au salon de luxe, ils venaient juste d’avoir une annulation de rendez-vous.  Miracle!  C’était un signe!  Tant pis pour le portefeuille, des fois dans la vie, faut ce qu’il faut!

Après la coupe, au moment où la coiffeuse s’apprêtait à me sécher les cheveux pour le brushing, l’alarme d’incendie est partie et les pompiers sont débarqués.  Parait qu’il y avait un feu une dizaine d’étages plus haut.  Fallait voir la tête de la fille quand elle m’a dit : «Je veux pas te faire peur, mais les pompiers viennent d’arriver juste là derrière toi.»  Darling, si y’a quelque chose qui me fait pas peur, c’est bien un pompier…

Tout ça pour dire que finalement, on a eu l’ordre d’évacuer l’édifice, et que la gérante du salon n’a jamais voulu que je paye pour ma coupe (quand même heureux qu’il ne restait que la mise-en-plis!).  Y’avait vraiment urgence, faut croire…



Crazy girl
26 janvier 2008, 13:30
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Boss : ok les filles, oubliez pas en fin de semaine ils vont laver les tapis, ne laissez rien par terre, mettez tout sur votre bureau.

…Et là, tu réalises que sous ton bureau, il y a ça.
J’pense qu’on a un tout petit peu perdu le contrôle, là…



Argument en béton [discussion de filles]
15 septembre 2007, 00:44
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Ça me tentait pas vraiment de sortir.
Ben non, en fait, ça me tentait de sortir, mais ça me tentait pas de sortir de Montréal.

Mlle C : C’est une place qui a vraiment l’air bien, dans le vieux Longueuil, ça vient tout juste d’ouvrir.

Mlle V : En banlieue, t’es sûre? C’est pas un peu périlleux tout ça? Tu sais, je deviens snob maintenant…

Mlle C : Quoi, on snob le 450? Je vais m’en rappeler…

Mlle V : (rechignant) Et puis, c’est compliqué, je connais pas trop Longueuil, je vais sûrement me perdre en chemin…

Mlle C : Ben non, c’est super facile, c’est juste en face de la caserne de pompier

Mlle V : Ah! Ok… à quelle heure?



Moi, mes souliers…
28 août 2007, 14:05
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Dimanche dernier, la nuit idéale pour marcher.
Bon, ça n’a pas le même charme que mes promenades solitaires en campagne, mais la lune est presque pleine et au moins, en ville, peu importe où on va, on croise toujours 2-3 loups.

Comme celui là tiens.

Il est encore un peu loin, mais il a l’air mignon.

Ouais, plus il s’approche plus je trouve qu’il est mon genre, mi-intello, mi-artiste.

Bon, maintenant qu’il est de plus en plus proche, j’ai un tout petit doute. Une trop grande recherche dans le vêtement, trop bien coordonné. Gai? C’est dans le domaine du possible. Hum, c’est souvent tellement dûr à dire, avec tous ces métrosexuels.

On est maintenant côte à côte sur le trottoir. On attend le feu vert.

Je réalise soudainement qu’il me regarde, je sais pas trop depuis combien de temps.

Regards, sourires, il est vraiment cute.

Regards encore… Bon, ok, (sourire intérieur), probablement pas gai.

Lui : Bonjour

Moi : Bonsoir (sourire)

Lui : (sourire) Bonsoir… Faut que je te dise, vraiment, j’adooooooooooooooooore tes chaussures!

Moi : (sourire) Euh… Merci! (ok… calm down now… he’s gay…)



Foot fetish
26 août 2007, 15:26
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En vedette : Albert le magnifique et mon humble pied gauche.
pfffft, non mais vraiment n’importe quoi pour avoir plus de hits…

foot fetish from Mlle V on Vimeo.



Something pretty
11 août 2007, 00:30
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I don’t want something I need. I want something I want – something pretty. — Mia, Love Actually

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Parfois, y’a des choses qu’on ressent de manière instinctive.
Au premier coup d’oeil, j’ai su que je ne pourrais pas vivre sans.
Et de toute façon, aucune garde-robe de femme n’est complète sans une paire de soulier rouge.
Bon, ok, j’avoue, c’est ma troisième paire de souliers rouge.
Ça commence à devenir indécent….
Maintenant, demandez-moi si ça me dérange…


Matière à rêveries
7 juin 2007, 09:15
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Hier soir après le boulot, j’aurais pu marcher en ville, comme j’aime à le faire, mais puisque j’ai parfois une tête de cochon, et qu’en juin, on ne porte pas autre chose que des vêtements d’été, que seule une tempête de neige me fait porter des jeans au bureau, et que rien ne me fera mettre des bas de nylon de mai à septembre, le vent frais qui soulevait ma petite jupe verte a eu raison de ma motivation.
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De retour dans ma campagne, après la tombée de la nuit donc, j’ai enfilé mes jeans et je suis sortie marcher. Une nuit idéale pour ça, pleine d’étoiles, l’air frais et parfumé des derniers lilas mélangé à l’odeur des feux de foyers. Enfin, je croyais. Près des limites du village, après le chemin du grand champ, au détour de la courbe, surprise, il y a quatre camions de pompiers et une bonne vingtaine de ces hommes en uniformes qui s’activent autour de l’aréna…. C’est rare que je vois des hommes dignes d’intérêt au village, mais là, c’est mon soir, ils se sont donnés rendez-vous….
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Je suis un peu en recul, près des gros sapins, dans un coins obscur… Je ne peux pas m’empêcher d’observer la scène quelques instants (ben quoi!). J’me sens un peu stalker quand même. Soudainement, quelqu’un me tape sur l’épaule (je vous dit pas le saut que j’ai fait!). Je me retourne. Bon, non, c’est pas un de ces charmants pompiers… Un homme d’une cinquantaine d’années, les cheveux en batailles, en robe de chambre (entrouverte, yikes!) et en vieux bas blancs dans ses pantoufles (la marche est haute puisque quelqu’un m’a montré des bas autrement plus chics aujourd’hui ;) ) me parle. J’enlève mes écouteurs, évidemment il veut savoir si je sais ce qui se passe. Non, aucune idée, à part un réveil très brutal dans mes douces rêveries….
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De retour à la maison, j’ai une conversation msn plaisante avec un jeune homme. Et au moment où il me dit “Je vais te hacker” (heu…. interpret as you wish ;) ) et bien, j’ai une panne d’électricité. Noirceur totale.
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Bonne raison pour aller se coucher plus tôt et ça tombe bien, j’ai eu matière à rêveries en cette charmante soirée.


Troublée
9 février 2007, 11:24
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oui, ma rencontre bizarre de vendredi dernier me trouble encore beaucoup.

J’essaie de comprendre, mais rien à faire, je n’y arrive pas.

J’ai les souliers les plus magnifiques, élégants, attrayants, sexy, name it, dans une bonne demi-douzaine de teintes différentes, de 3″ à flat ballet shoes, tous vraiment plus mignons les uns que les autres …et puis il a fallu que je rencontre un fétichiste (déjà c’est pas rien), qui flashe sur… ma vieille paire de bottes.
Vraiment, ça me perturbe… beaucoup…



Hit on by a shoes freak…
2 février 2007, 22:36
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Je viens de vivre un des moments les plus weird de toute ma vie (enfin je pense).
Le genre de truc qui dépasse la fiction… Ça prend également beaucoup d’humilité pour le raconter, car quand je relis ce que j’écris, je me demande comment ça se fait que j’ai pas allumé plus vite, mais quand ça arrive pour vrai, ça se passe tellement vite que tu prends pas vraiment le temps de penser…

17h30, je quitte le bureau et je me dirige vers le stationnement intérieur où se trouve ma voiture. Un homme, fin 30taine début 40taine, vraiment cute (pour son âge!), bien habillé, très élégant et tout, marche vers moi. Eye contact. Je pousse la porte du stationnement, il arrive derrière moi, je lui tiens la porte.
Il m’aborde :

-Excusez-moi mademoiselle, je peux vous demander où vous avez acheté vos bottes?

Je dois avoir l’air ahurie par son pick-up line, alors il poursuit :

-Ça va vous paraître bizarre, mais c’est que ma sœur en a acheté une paire tout-à-fait identique chez P… et elle a malheureusement cassé un talon. Ils ne tiennent plus le modèle maintenant et elle aimerait vraiment avoir le même modèle à nouveau.

-Ben, moi je les ai prises chez B… mais c’est un modèle de l’an dernier alors c’est normal si vous ne le retrouvez plus. (ben oui, elles ont couté tellement cher, il faut bien que je les rentabilise un peu...)

Avec le recul, je me rends compte que ma réponse l’a un peu prise au dépourvu, mais il est bon, il poursuit son baratin.

-Est-ce que je peux juste vous demander la marque de votre botte? Ça doit être écrit à l’intérieur.

Moi, du tac au tac
-Ce sont des H… (non mais pour qui il me prend, je connais le nom de mes designers de bottes et souliers sans avoir besoin de vérifier…)

Il poursuit :
-et le numéro de modèle? il doit y en avoir un d’écrit à l’intérieur. J’aimerais beaucoup essayer de les trouver pour elle, avec le numéro je pourrais sûrement réussir à les commander quelque part, elle serait tellement contente. Je m’excuse encore de vous déranger avec ça, mais vos bottes sont vraiment identiques à celles qu’elle avait, elles sont parfaites.

Bon, là, normalement, j’aurais dû allumer. Mon frère m’adore, mais jamais il ne ferait ça pour moi. Et puis si le talon d’une botte est cassé, y’a encore moyen de vérifier le nom de la marque et le numéro de modèle, il pouvait facilement obtenir l’information de sa sœur, non? De dire “Elles sont parfaites” c’était assez bizarre aussi. Bon, ça s’est passé très vite, j’ai pas réfléchi, il avait l’air gentil, il était poli, bel homme, pas menaçant pour deux cennes (vraiment), alors j’ai baissé un peu la fermeture éclair de ma botte pour voir s’il y avait pas un numéro de modèle.

Il s’est mis à genoux pour regarder le long de la fermeture éclair. Il y avait une étiquette, qu’il a regardé brièvement et il a dit :

-Non, c’est pas ça*, souvent, le numéro de modèle est là où il y a le talon.

Avant que je m’en rende compte, il m’avait déchaussé de ma botte, et l’inimaginable se produit…Là, je me rend compte de tout le grotesque de la situation. Je suis dans l’entrée d’un stationnement intérieur, totalement désert, et il y a un homme, à genoux à mes pieds, en train de littéralement (je n’exagère pas) renifler et embrasser l’intérieur de ma botte. Soudainement, j’ai le pressentiment (et j’ai peur) que si je ne l’arrête pas tout de suite, il est bien capable de se sauver en courant avec ma botte en me laissant plantée là. Je prends mon courage à deux mains, doucement, mais fermement je lui enlève la botte des mains. Tout s’est passé en à peine quelques secondes. Il veut m’aider à me rechausser, il prend mon pied dans sa main (yikes!). Je recule. Il avance encore, je recule encore et je lui dit : « non, ça va.» (et là ça voulait dire “Toi, ne fait pas un pas de plus vers moi…”)
Il me dit :

-Tu ne pensais pas que tu aurais un homme à tes pieds ici ce soir…

À mon regard, il a compris qu’il ferait mieux de ne pas insister. Il s’est excusé et il est parti en vitesse.

Non mais j’pourrais pas juste tomber sur un gars normal de temps en temps???

* Après vérification, il y avait bel et bien un numéro de modèle sur l’étiquette.



Publicité trompeuse…
30 janvier 2007, 22:06
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Madame Héma-Québec,
C’est pas écrit nulle part sur votre dépliant que votre truc c’était organisé par le club des pompiers retraités…

*** Vous auriez dû voir le visage souriant et lumineux du brave retraité d’à peu près 75 ans (oui, probablement le doyen du club) qui m’a escorté (pas que j’en avais besoin, je signale) d’une civière à l’autre, (d’un bout à l’autre de la salle), en passant son bras autour de moi de manière très galante et pas du tout déplacée, un gentleman. Il est passé devant ses autres collègues en bombant le torse, l’air fier comme un pape. Juste dommage que je ne sois pas née en 1930, je pense que j’aurais eu une date et que l’horoscope de janvier aurait fonctionné… J’aurais peut-être dû lui demander s’il avait un arrière petit-fils… ;-)



Le don de soi
30 janvier 2007, 09:51
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Ce soir, je vais faire une bonne action.
Je serai brave et j’irai faire un don de sang.
…Et ça n’a rien, mais absolument rien à voir avec le fait que la collecte est organisée par le service des incendies…

Hummm…. Men in uniforms*….

*ok, je ne suis habituellement pas du tout attirée par les hommes en uniformes, mais bon, à chaque femme ses faiblesses, le pompier est définitivement l’exception qui confirme la règle…..



Put on your red shoes and dance the blues
23 janvier 2007, 19:20
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Note à moi-même : ne jamais sous-estimer le pouvoir des souliers rouges à talons hauts.