Les Plaisirs et les nuits


De l’effort récompensé
13 mai 2009, 12:13
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: , , , , ,

Qu’est-ce qui peut bien se passer dans la tête d’une fille célibataire qui vit seule (en l’occurrence, moi) pour qu’elle décide d’acheter une robe à peu près impossible à agrafer sans l’aide de personne.  Je sais pas ce qui m’a pris.  J’imagine que le cerveau a ramolli pendant que je me regardais dans le miroir de la boutique.  C’est qu’elle me va vraiment bien cette robe.

Je me disais qu’avec un peu de pratique, ça irait.  Et de toute façon, les filles pas célibataires, comment elles font?  Parce que franchement, c’est quand même pas des gros doigts d’hommes qui vont réussir à attacher ces minuscules agrafes là!

Alors pendant quelques soirs, je me suis rigoureusement entraînée dans la discipline olympique du marathon d’agrafes de la petite robe verte.  D’épreuve d’endurance à longue haleine, au bout de quelques jours, alliant technologie miroir de pointe, précision de l’œil et dextérité de la main, c’est devenu épreuve de 800, puis de 400 mètres.  5 minutes.  C’est pas encore le sprint (ça c’est quand je l’enlève), mais c’est acceptable.

Fière de mes derniers chrono, je me suis lancée pour la grande compétition, inauguration officielle de la petite robe verte ce matin…  Failed.  Angoisse de performance, j’imagine.  J’ai pathétiquement échoué, en gossant et pestant un bon 30 minutes pour fixer la robe.  Disons que je ne me donnerais pas de médaille sur ce coup là.  Designer stupide.  Achat stupide.

Puis, j’ai quitté pour le travail, avec un bon 10 minutes de retard sur mon horaire habituel.  Mais quelque part en chemin, j’ai changé d’avis.  Ça doit être quand le charmant jeune policier a spontanément décidé d’immobiliser le trafic pour me permettre de traverser le boulevard St-Joseph à une intersection sans feu de circulation.  Quand même, l’effort aura tout de même servi à quelque chose.  



Rien ne va plus
19 septembre 2008, 16:08
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: , , , ,

Je viens de réaliser cruellement que ça fait plus de deux ans que mon budget de magasinage de fringues est entièrement dévoué aux robes d’été.  Il fait froid et j’ai plus rien à me mettre.  On croirait entendre la cigale de la fable.  Ça fait deux semaines que je vide ma garde-robe tous les matins dans l’espoir de trouver un truc portable.  Et le pire, c’est que j’ai pas le goût d’aller magasiner (mais depuis quand c’est devenu un problème ça?!?).  Je trouve rien qui me plait, rien qui me va.  Y’a définitivement quelque chose qui tourne pas rond avec moi.  Mais là ce n’est plus une question de goût, c’est rendu à l’étape : on a plus le choix, il faut y aller.  C’est ce soir que ça se passe.  J’ai besoin de chandails à manches longues, d’une veste et d’au moins une jupe.  Alors combien on gage que je vais revenir avec une autre paire de talons hauts?  Je sens déjà que l’expédition sera catastrophique…  Au moins, y’aura Woody Allen pour me remonter le moral en fin de soirée…



He’s fictional, but you can’t have everything

Depuis quelques jours, j’ai le goût de rien. La lecture me demande trop, l’écriture, faut même pas y songer.  J’aurais plein de films à regarder mais y’en a pas un qui m’inspire. Alors je regarde la 2e saison de Prison Break, ça ne demande pas tellement d’effort. Je trouve le scénario bâclé, mais y’a toujours Michael (insérez un petit filet de bave).

Faut dire que la température des derniers jours s’y prêtait. Mais là, aujourd’hui, fallait bien sortir un peu.  Une copine a appelé, comme quoi fallait absolument qu’on sorte. “Viens, on va aller faire les boutiques, ça va te faire du bien une robe neuve“. Ouin. Finalement j’ai absolument rien trouvé. Y’en avait bien une qui avait la couleur parfaitement assortie à mes yeux, mais la coupe était nulle. Je suis rentrée les mains vides, c’est que ça doit être grave.

Heureusement, il reste Michael.

[Bon, j'avoue, dans les faits, c'est plus cette photo là qui m'obsède, mais bon, je voulais pas avoir l'air de manquer d'élégance.]



Observations du jour
17 mai 2008, 12:12
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: , , ,
Enfin, du soleil sur mon balcon!!! (Parce que malgré le congé, on peut pas dire que la journée était vraiment idéale pour ça hier). Bon, c’est beau la farniente, mais faudrait quand même penser aller faire les courses aujourd’hui… Maintenant que je peux marcher sans trop grimacer.

Le cadavre de l’écureuil qui était à côté de ma voiture est mystérieusement disparu. Qui que tu sois, où que tu sois, du fond du coeur, MERCI!!!

Les mecs qui viennent chez moi, ils ne laissent pas leur brosse à dent dans ma salle de bain… Ils laissent leur bières dans mon frigo…

***EDIT

Les courses sont faites. Ma robe m’a valu les compliments de la caissière à la SAQ, le sifflement d’un vieillard (oui, vraiment si vieux que ça) qui attendait à une lumière rouge et celui d’un petit garçon d’environ 4 ans qui, en me croisant sur son tricycle, s’est retourné vers son père pour dire très fort : “Elle est belle hein, la madame?” Encore une fois, on aura raté le public-cible… ;)

Assise sur mon balcon, les yeux fermés, savourant la caresse du soleil sur ma peau, le vent me souffle aux narines un envoûtant parfum de lilas. C’est étrange puisque je n’en vois pas aux alentours. Ça me fait penser au lilas que j’ai planté la première année que j’ai eu la maison à la campagne. Un peu comme moi, il n’a pas fleuri les années que j’y ai habité. Une intuition me dit qu’il est en fleurs en ce moment.



La Dernière fois que j’ai pris le métro
1 avril 2008, 08:52
Classé dans : Histoires de ma vie, Textes favoris | Mots-clefs: , , ,
Ça vous arrive souvent de considérer quelques minutes complètement anodines de votre vie et de vous dire que si c’était à recommencer, vous referiez les choses différemment? Moi, ça m’arrive tout le temps. Par exemple, hier soir, je ne me serais pas fiée sur météomédia, qui affirmait qu’il allait pleuvoir ce matin. J’aurais laissé le réveil sonner plus tôt et je serais allée travailler à pied. (Edit : ok, maintenant, ouais, il pleut, mais entre 8 et 9h, j’aurais eu le temps de me rendre...)
Mais si j’avais pas pu reculer si loin dans le temps, disons qu’en entrant dans le wagon de métro, je me serais collée sur le vieux chinois qui avait l’air de sentir mauvais plutôt que sur le gars cute qui avait son verre de café à la main. Café qui a évidemment inondé mon beau manteau neuf (ouais, je vous ai pas raconté comment j’ai claqué ma paye vendredi dernier). Encore heureux que le tissus soit imperméable et que je n’ai pas craqué pour le manteau blanc. Le gars, de moins en moins cute, s’est poussé à la station suivante, s’excusant du bout des lèvres et blâmant l’autre colon qui l’avait bousculé. Pendant que je fouillais mon sac à la recherche de kleenex, le vieux chinois m’a tendu une serviette propre.


Ça doit être le printemps [ou la robe rouge]
20 mars 2008, 10:55
Classé dans : Histoires de ma vie, Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: , , , ,
Les conducteurs mâles ont recommencés à se dévisser le cou : ça doit être le printemps

Mes contacts msn, même ceux qui étaient inactifs pendant plusieurs mois se manifestent tous en même temps : ça doit être le printemps

Une ancienne flamme m’envoie un sms peu subtil : ça doit être le printemps

Je reçois plus de eye-contact et de sourires en 5 min de marche qu’en 3 mois d’hiver : ça doit être le printemps

Les hommes s’empressent pour me tenir la porte ouverte (et même les portes qui n’ont pas vraiment besoin d’être retenues pour rester ouvertes) : ça doit être le printemps

En allant chercher un chocolat chaud au petit café d’en face à la pause du matin, une femme dans la soixantaine avancée (qui a manifestement sa médication joyeusement déréglée) m’a dit avec un enthousiasme complètement débridé : “Mademoiselle, vous avez la poitrine toute blanche et ronde comme de la bonne mie de pain…” Euh!?!… (elle confond sûrement avec mes fesses) Ça doit être le printemps

Le garçon du café m’a filé mon chocolat chaud gratis en douce : ça doit être le printemps

.
Les garçons accoudés à la balustrade du 2e étage regardent dans les décoltés des filles qui marchent à l’étage d’en dessous (et ils pensent qu’on ne s’en doute pas) : ça doit être le printemps

Et surtout :

Les bébés zanimaux sont de retour au complexe Desjardins : ça doit être le printemps



Clueless girl of the world
7 février 2008, 18:56
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: , ,

Monday:

I really looooove your dress… It’s beautiful, love it!

Thursday:

I must say you always have the most beautiful dresses!


Ok, this guy really have a thing for dresses…

Now is he hitting on me? Or is he gay?

That is the question…



La Vie en rouge (Addicted to Red)
8 janvier 2008, 23:59
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: ,
Quand j’étais petite, j’étais fascinée par le rouge. À chaque fois qu’il y avait possibilité de choisir une couleur, c’était celle là. J’ai tout eu en rouge, des vêtements à la bicyclette, sauf les murs de ma chambre. Je ne mangeais que les bonbons rouges. Quand on allait chez ma grand-mère à Noël, je buvais de la liqueur rouge (et c’était dégueulasse!).

Ce goût pour le rouge s’est ensuite tranquillement effacé avec les années. La dernière fois que ça s’était manifesté, c’est quand le rouge avait pris la place du noir de mes cheveux, l’espace d’une session au cégep. Quand je suis revenue au noir, j’ai banni le rouge pour un bon bout de temps. Le rouge c’est bon pour l’attention, et ces années là sont mes années d’ombre.

Puis, il y a deux ans, le rouge est revenu, lentement, en gagnant du terrain pouce par pouce. On dit toujours qu’une garde-robe féminine n’est pas complète sans une paire de souliers rouge. J’ai d’abord cédé pour une paire, puis deux et trois… bon, ok, quatre si je compte les running shoes. Puis, ça ne m’a pas suffit. L’été dernier, dans un moment d’euphorie, j’ai eu envie d’essayer une robe rouge, juste pour le fun. Dans les films, y’a toujours une scène avec la fille en robe rouge. J’étais curieuse de savoir si je pouvais y arriver. Can I pull this off? J’ai pas pu sortir de la boutique sans l’acheter. Au début ça m’intimidait de porter cette couleur. Disons que ça génère de l’attention. Puis on s’y fait. Puis on y prend goût. Puis on ne peut plus s’en passer. Puis, on doit ranger la robe d’été pour l’hiver.

J’ai tenté de compenser avec un manteau d’hiver rouge. Not enough. Un chandail rouge. Not enough. Une robe noire et rouge. Not enough. Dimanche dernier mes yeux sont tombés sur une boutique affichant les soldes d’après les Fêtes. Remplie de robes magnifiques. Rouges. J’en ai essayé assez pour en être malade. Et surtout incapable de choisir entre deux modèles. Coupes différentes, couleur subtilement différentes. Suis finalement repartie avec les deux. Là, je devrais avoir ma dose pour un bout: 3 robes rouges, une à bretelles, une à manches courtes et une à manche longues = une pour chaque saison. Je dois être officiellement folle. Mais le noir m’a quitté (sauf pour ce qui est des cheveux qui eux, resterons comme ça je peux le promettre) et je vois maintenant la vie en rouge. Et faut que je vous dise, ça fait du bien (mais à partir de maintenant je vais essayer de modérer… juste un peu!)



La vie est trop injuste [discussion mère-fille]
29 décembre 2007, 15:00
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: , ,

Parce que ça faisait longtemps que j’avais pas parlé de mes seins…


V
: Mer-de! Faudrait que je fasse rapetisser un peu ma robe, ça a pas d’allure, le buste est bien trop grand… J’comprends rien là dedans, c’est une medium, et on dirait que c’est fait pour fitter des double D, c’est pas proportionnel! Coup donc est-ce que je suis la seule fille sur la terre qui porte encore du B?

Maman : Tu l’avais pas essayé?

V : j’étais pressée, j’ai fait ça vite… (énervée) Merde, ça marche pas, j’pourrai pas la mettre, là.

Maman : Ben voyons, panique pas! ça te prendrait juste un soutien-gorge paddé.

V : Ben… c’est que j’ai déjà un soutien-gorge paddé, là!

Maman : Ouin… Y’a juste une autre solution…

V : Sillicone? Ben j’ai pas vendu la maison assez cher pour ça…

Maman : Bon ben t’as raison, j’pense qu’il faut rapetisser la robe…

V : Bordel, toujours les mêmes qui ont la vie facile!

Maman : Euh… J’peux l’essayer? J’pense qu’elle m’irait bien!

V : Commence pas!!!



Le Chapeau rouge
10 décembre 2007, 22:25
Classé dans : Histoires de ma vie, Textes favoris | Mots-clefs: , , ,

La nausée du transport en commun l’emporte haut la main. J’ai dû me résigner et mettre ma hantise des chapeaux de coté. Je me souviens d’une époque où j’attendais d’être rendue au coin de la rue, pour enlever ma tuque. Pas pour éviter le regard de ma mère, qui était déjà partie travailler, mais plutôt pour éviter le regard de la voisine, qui lui rendait des comptes. Bon, maintenant adulte (is that so?) je me suis rendue à l’évidence, 55 minutes de marche soir et matin, y’a pas vraiment le choix, pour que ça reste agréable, ça prend ce que ça prend, tant pis pour les cheveux.

Sachant qu’il me faudrait essayer au moins 75 chapeaux afin d’en trouver un qui m’est tolérable, je me suis donc dirigée vers le plus grand magasin à rayon du centre-ville. La tâche fut des plus pénible. J’essayais un chapeau après l’autre, essayant surtout de me convaincre que j’allais finir par en trouver un qui ne me donnerait pas un air trop ridicule, quand mon attention fut dirigée vers le miroir d’à côté. Une dame, chinoise, d’une soixantaine d’année, l’œil pétillant, s’admirait fièrement. Un chapeau rouge, un peu extravagant, lui allait vraiment à ravir. Elle m’a lancé un regard plein de contentement. Elle a demandé le prix, après réduction. Lorsque la vendeuse est revenue avec l’information, elle a fait une petite grimace. C’est vrai que c’était encore un peu cher. Elle a remis le chapeau sur l’étalage, me lançant un petit regard chagrin. Avant de quitter le rayon, baraguinant fièrement quelques mots de français, elle m’a indiqué celui qui, selon elle, m’allait le mieux.

J’ai poursuivi l’essayage (la torture), pendant une bonne demi-heure, pour finalement me ranger à son avis. Alors que j’attendais dans la file pour passer à la caisse, je l’ai vu revenir et essayer le beau chapeau rouge à nouveau. Qu’est-ce qu’elle était belle à voir. Puis elle m’a reconnue. Elle a aussi remarqué le chapeau noir, quand même mignon j’avoue (bon, peut-être plus sur une autre tête que la mienne, mais enfin…), dans un style années 20, que je m’apprêtais à payer. Elle m’a fait un grand sourire d’approbation. Puis elle s’est regardée à nouveau dans la glace. Ses yeux expressifs et moqueurs ont eu l’air de se dire : après tout, on ne vit qu’une fois… Et elle a finalement pris place dans la file, gardant le chapeau sur sa tête, comme une fillette. À mon tour, je lui ai donné mon sourire approbateur. Elle resplendissait littéralement.

Et j’imagine la moue de son homme, devant la facture… et puis, s’il n’est pas trop bête, il oubliera tout quand il la verra si heureuse, et si magnifique.



La Cabine d’essayage [Bitch Alert]
6 décembre 2007, 20:50
Classé dans : Histoires de ma vie, Textes favoris | Mots-clefs: , ,

Je suis dans une cabine d’essayage en train d’essayer (évidemment!) des robes. Ben quoi, c’est bientôt Noël non? Dans la cabine d’à côté, une fille fait la même chose que moi, mais en compagnie de son chum. Je ne les ai pas vus, mais à voir la pile de vêtements près de leur porte, ça fait un bon bout de temps qu’ils sont là. Elle est assez jeune, ça se voit (enfin, plutôt, ça s’entend!). Et y’a quand même une couple de choses qu’elle a pas encore appris… (one day sweety, it will hurt!)

D’abord, juste à entendre le ton de sa voix, je la trouve déplaisante. Elle parle trop fort et elle est bête avec la vendeuse, en fait, elle est un peu insultée parce que pour un certain modèle de robe, la size 4 fait pas. Elle JURE que ça lui est jamais arrivée avant… (eheh) . Le pauvre gars, il en peut plus…

Lui (craintivement) : Chérie j’ai chaud, j’suis un peu tanné là, on s’en va tu?

Elle : Attend! j’veux réessayer l’autre là, il me semble qu’elle faisait mieux.

Lui (qui s’en fout du moment qu’il pourra les enlever) : Sont toutes belles, là…

Elle (vraiment désagréable) : Ben là, c’est un achat sérieux que je suis en train de faire!

Lui : …

Elle : Bon, regarde là, j’ai un dilemme* tu vois, celle là, je trouve qu’elle fait mieux que l’autre, mais le problème, c’est qu’elle va être plus belle avec un soulier à bout pointu et là, ça va engendrer une autre dépense… L’autre, c’est sûr que je pourrais toujours la mettre avec mes souliers à bouts ronds, mais il me semble qu’elle est pas aussi belle tu trouves pas?

Lui (probablement en lui pinçant une fesse) : Ha, moi, tsé, du moment que je pourrai l’enlever (non, mais je vous l’avais tu dit???)

Elle (colérique) : Ben là, tu m’écoutes jamais! Tu peux tu arrêter de niaiser là? JE SUIS en train de faire un ACHAT, c’est SÉRIEUX! (What a bitch!)

Lui : … (ok, let’s take a wild guess here, il a pas envie de dormir sur le divan…)

Elle (ton autoritaire) : Bon, là, on s’en retourne chez [magasin de chaussure], je vais voir pour les souliers à bouts pointus, si j’en trouve une paire à mon goût pas trop chère, on va ensuite revenir ici chercher la robe (pauvre gars, son calvaire est pas fini…).

La vendeuse (qui arrive sur l’entrefaite) : alors, ça va ici, c’est correct les grandeurs?

Lui (dans une superbe démonstration du tempérament passif-agressif) : Osti qui sont fatigantes les vendeuses icitte!!!!

Et enfin, ils sont partis… Non mais honnêtement, les gars, est-ce que je peux vous dire qu’à côté de ça, je suis vraiment la blonde idéale! Jamais au grand jamais il ne m’est d’ailleurs venu à l’idée d’amener un gars pour magasiner… Bon, ok, un ami gay, ça compte pas… Bon et finalement pour ceux que ça intéresse (ha!, je sais que ça vous intéresse pas, mais j’le dit quand même) j’ai pas acheté la robe… beaucoup trop décolletée (Non, mais c’est pour Noël là, mes cousins ont vraiment pas besoin d’autant d’informations!).

* Ok, je triche, elle a pas dit le mot “dilemme”. En fait, la pauvre fille manquait un peu de vocabulaire, mais je trouvais que ça donnait pas grand chose de m’acharner…



Trop c’est comme pas assez
24 novembre 2007, 18:33
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: , , ,

Ça fait trois fois que je passe ma garde-robe en revue, on dirait que je trouve rien qui fitte à mon goût. Là, faut juste que je me calme. C’est pas comme si je cherchais quelque chose à me mettre pour séduire un homme, c’est peine perdue, je vais être la seule célibataire assise autour de la grande table demain soir… Et c’est pas non plus comme si j’avais des chances de scorer avec le curé, juste avant le souper, lors du baptême de ma filleule. On dirait que je réalise que ça fait un bail que je suis pas allée à l’église, tout comme ça fait un bail que je suis célibataire… Oui, je viens de surtout de réaliser que tout ce que je porte est soudainement trop décolleté…



Déprime saisonnière
31 octobre 2007, 11:31
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: , , , ,
Hier matin je me suis levée avec le vague à l’âme. C’est l’automne. Il fait encore noir lorsque le réveil sonne. Je sentais l’air froid au dehors des couvertures. J’étais tellement bien dans mon lit (non mais si t’es si bien que ça, comment ça s’fait que tu veux jamais te coucher le soir?!?) J’ai pesé sur snooze jusqu’à ce qu’on voit un peu les rayons du soleil, c’est moins dur comme ça. J’étais un peu déprimée, je savais pas trop pourquoi, et le sentiment est resté toute la journée.

En rentrant le soir, après la journée de travail, j’ai mis le doigt sur le bobo. Sur St-Denis, entre Ste-Cath et Sherbrooke, ils sont déjà prêt pour ce que j’anticipe négativement depuis un certain temps déjà. Oui, les décorations de Noël sont là…

.
Lorsque le réveil a sonné ce matin, dans le noir de ma chambre, j’ai souhaité pouvoir me réveiller non pas au 2 mais au 3 janvier…
Puis, après 2-3 snooze, je me suis levée sans trop déranger le chat qui ronronnait à mes pieds. De mon balcon, où on peut voir le centre-ville et la montagne, le ciel était rose, c’était beau. J’ai pris une douche chaude, je me suis lavé les cheveux. J’ai mis cette crème qui laisse sur mon corps un doux parfum de vanille. J’ai sélectionné avec une attention particulière mes vêtements. Je porte les sublimes souliers rouges qui déclenchent l’hystérie et la jalousie des autres femmes. J’me suis fait le meilleur bol de lait au chocolat chaud. Je suis partie à pied pour aller travailler, savourant la beauté du jour et cette odeur de feuilles mortes, avec dans mes oreilles, une musique que j’ai sous la peau ces temps-ci.
Alors ça ira. Je suis encore la meilleure pour prendre soin de moi… et j’suis peut-être juste due pour une robe neuve. Après tout, les Fêtes s’en viennent…


Savoure le rouge
26 octobre 2007, 21:22
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: , , , , , , ,
L’air était bon aujourd’hui, les rayons du soleil plutôt agréables, profitons-en le temps que ça dure. J’ai longtemps marché dans la foule, errant un peu, observant les gens. Hum, ok, soyons franche, observant les beaux mecs. Puis, j’ai surpris son regard une première fois. D’accord, il est vraiment mignon, mais j’avoue, un peu jeune quand même… 22? 23? bon, pas que ça me dérange tant que ça… If you read here you already know that I’m used to this
Le premier regard, je n’y accorde jamais d’importance.  Il est accidentel.  C’est toujours le deuxième qui compte, celui qui s’accompagne d’une petite lueur, d’un début de sourire, d’un petit étirement du cou. Oui, c’est le deuxième coup d’œil qui donne la vraie mesure.
Et là je remarque la fille à côté de moi. Plus jeune, plus mince, plus seins, plus toute… Qu’est-ce que je suis stupide, sûrement pas moi qu’il regarde. Je souris intérieurement (et probablement aussi extérieurement) de ma bêtise et je relève la tête. Arrivée à sa hauteur, ses yeux noirs, magnétiques, ont plongé dans les miens pendant un 5 secondes plutôt intense. J’ai vu la couleur de son désir. Let’s forget about the other girl.Finalement, je pense qu’il me va plutôt bien ce nouveau chandail rouge…


Ma vie est un combat
11 septembre 2007, 08:51
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: , ,

Ça se résume en 4 mots :
robe noire + chats blancs



Faire les boutiques
5 septembre 2007, 11:42
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs:
C’est la saison des soldes.
Je suis entrée dans une de mes boutiques préférées. J’ai essayé plein de trucs et finalement, je me suis décidée pour 2 paires de pantalons et une jupe. J’haïs porter des pantalons, mais bon, l’automne arrive hein? J’ai plié rapidement les vêtements choisis et les ai déposés sur le comptoir.

Bon, la caissière a l’air bête comme ses pieds. 2 fois que je lui parle en français et elle me répond en anglais. Pas que je comprend pas, mais j’ai beau être dans l’ouest du centre-ville, ça m’énarve! Là j’ai ma journée dans le corps et ça me tente pas d’en faire un cas, je suis soudainement tannée, je suis fatiguée, j’ai faim, j’ai hâte d’être rentrée chez moi. Je signe le reçu et je m’en vais. Au moins, j’ai profité des soldes.

Arrivée à la maison, après le souper, je déballe mes achats. Merde! La fille a « oublié » d’enlever la patente de plastique magnétique qui fait que ça sonne l’alarme quand on sort, sur la jupe. Mais comment ça, ça n’a pas sonné quand je suis sortie? Là je suis vraiment en maudit, parce que ça me tente vraiment pas d’y retourner pour faire enlever cette cochonnerie. Je cherche la facture dans le fond de la sacoche. Oups…. La fille a pas juste oublié d’enlever le truc de plastique, elle a carrément pas vu la jupe pliée avec les pantalons.

Bon, là, je fais quoi. Je vais avoir l’air d’une vraie folle. Excusez mademoiselle, j’ai volé la jupe, mais j’ai pas fait exprès. En fait, c’est même entièrement de votre faute. Oh, sorry, you want me to repeat in english? Ouin, pas fort. D’autant plus que chanceuse comme je suis, le système d’alarme qui n’a pas sonné quand je suis partie va se déclencher à mon arrivée. La honte. Je réfléchi. La culpabilité fait place au raisonnement. Je l’aurais jamais fait délibérément. C’est pas une jupe déjà soldée qui va les faire fermer. Pis au nombre de fois que j’ai acheté des trucs pleins prix avant de les voir soldés quelques jours plus tard… Pis c’est fabriqué au tiers monde… Peut-être même par des petits enfants aveugles et mutilés??? Toutes les raisons sont bonnes pour se déculpabiliser.

Ah, finalement, le truc de plastique, ça s’enlève assez facilement avec une petite paire de pince à long bec et un petit cutter. Et j’ai trouvé un nouveau sens à l’expression faire les boutiques, bien malgré moi.



Perturbée
31 août 2007, 20:16
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: ,
Je suis entrée dans une jolie boutique rue Prince-Arthur. Que des vêtements et des souliers griffés. Cher. Un t-shirt avait attiré mon attention. Ma garde-robe est en manque de casual wear. Mais là, faut quand même pas charrier, je payerai jamais 200$ pour un t-shirt. Je continue à regarder distraitement, mais soudainement mon attention est attirée par deux clientes. Anglophones. Une mère et sa fille. La mère est le prototype parfait de la rich bitch aux 3/4 refaite avec l’attitude ultra-chiante en prime. La fille, qui porte des Daisy Duke, à l’air d’avoir à peine 12 ans. La vendeuse lui amène une paire de bottes à sa taille. Ce sont des bottes à talons hauts qui montent jusqu’aux cuisses. Le genre de bottes qui crie le mot sexe (peu importe la langue). Le genre de botte qu’il faut assumer quoi.
.
La fille est maintenant de dos, je me dis que je dois avoir mal vu, elle doit être quand même plus vieille. Elle argumente avec sa mère pour avoir les bottes. Je me retrouve à nouveau face à elle. C’est définitif, elle ne peut pas avoir plus de 12 ans. Elle a encore sa graisse de bébé qui lui colle au menton. La mère se fait un peu prier, mais c’est inscrit dans son visage qu’elle va céder. Je pense que tout ça m’a un peu perturbé.


Accidentelle
8 août 2007, 09:15
Classé dans : Histoires de ma vie, Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: , , , , , ,
Ce matin, tout près de chez moi, un cycliste a failli se faire frapper.
Yeah, you got it…. I’m wearing that red dress again….

La pluie (et surtout parce que j’ai appuyé sur snooze au moins 3 fois de trop) a fait que j’ai dû prendre le métro ce matin. À plusieurs reprises j’ai lu des billets de bloggueuses qui vantaient la beauté des gars dans le métro et à chaque fois, je me demandais bien où elles voyaient ça. Pfffft.

Et bien là je suis venue et (pour une fois) j’ai vu. Pas vaincue par exemple. J’ai fait semblant de garder l’air cool, le visage plongé dans mon livre. Qu’est-ce que je peux être orgueuilleuse parfois…. et arrogante aussi, surtout quand je me relis ici.



Ça n’arrive qu’au cinéma et à moi (prise 2)
26 juillet 2007, 09:35
Classé dans : Histoires de ma vie, Textes favoris | Mots-clefs: , ,
Une autre belle journée sans nuage qui s’annonce et ce soir, j’ai un vol direct pour le Japon de prévu à mon horaire. C’est donc dire que la robe rouge sera la robe du jour. Je ne suis pas encore tout à fait habituée à l’attention que génère la robe rouge, cette sensation d’être vue à 10 km à la ronde. Oui, ça m’arrive d’être regardée, mais jamais autant que lorsque je porte cette robe, c’est presque gênant. I feel like sexy Minnie Mouse, qui a une robe semblable dans le dessin animé. Bon ok, c’est peut-être pas l’image que vous espériez, mais c’est celle qui me vient.Le premier jour où je l’ai porté, quand je suis sortie sur l’esplanade de la Place-des-Arts à l’heure du dîner, la foule s’est soudainement mis à applaudir. Ok, la chanteuse sur la scène du festival venait aussi de terminer sa chanson, mais la simultanéité du moment était juste trop drôle, fallait que j’en parle.

Ce matin, donc, je suis venue travailler à pied, affrontant tous les regards, répondant à quelques sourires, la musique de mon lecteur mp3 me donnant un peu d’aplomb et une démarche qui assure (Wild thing, I think you move me But I gotta know for sure Come on and hold me tight Oh you move me…). J’étais presque arrivée, lorsqu’à un coin de rue du bureau, une femme est passée devant moi…. Avec la même foutue robe… J’ai éclaté de rire. Je ne pouvais juste pas y croire, 2 fois en 2 semaines avec 2 robes différentes. Ça ne m’était jamais arrivé avant. Unluckiest girl in the world.

Anyway, j’ai un prix de consolation, la robe me va 100 fois mieux, SHE didn’t look like sexy Minnie Mouse at all, tellement que ça n’avait même pas l’air d’être la même robe. Pfffffft.



Ça n’arrive qu’au cinéma… et à moi
21 juillet 2007, 20:20
Classé dans : Mauvaises pensées choisies, Textes favoris | Mots-clefs: , , ,

Mon premier jour de travail en tant que montréalaise.

Ce matin là, je me suis réveillée avec le sourire aux lèvres. Le ciel était bleu, sans nuages. J’ai choisi la robe que j’ai achetée spécialement pour fêter l’événement que j’attendais depuis deux ans. Je me sens bien, rayonnante. Je suis allée travailler à pied. Ça prend une heure pile. Ça me plaît de marcher. Ça me permet de mettre mes idées en place, d’être dans ma bulle.

Au cours de la journée j’ai croisé plusieurs fois le garçon qui me troublait tellement encore il n’y a pas si longtemps. À chaque fois, il s’est retourné sur mon passage et il a cherché mon regard, qu’il n’a pas trouvé. Rien. Je ne ressens plus rien. Butterflies has left the building. C’est une bonne nouvelle, j’imagine. C’est donc vraiment une nouvelle vie qui commence. Clean slate.

Sur le chemin du retour, après la journée, je me suis fondue dans la foule sur ma rue préférée, envahie par un certain festival. Je vois les automobilistes qui ragent et ça me fait penser que je suis contente de ne plus devoir prendre la voiture pour aller travailler. En passant devant une certaine salle de spectacle aux abords achalandés, je tombe face à face avec une fille qui porte exactement la même robe que moi. On échange un sourire jaune.

Merde. Pour une fois que je me fais (vraiment) plaisir, que je me gâte et que je m’achète une robe de designer (griffe québécoise), fallait que ça m’arrive. Bordel, la robe doit exister en à peine 3-5 exemplaires maximum, combien y avait-il de chance pour que je tombe sur une des 4 autres filles qui a acheté la même robe et qui a choisi de la porter le même jour? Pffffft.