Les Plaisirs et les nuits


De la récidive

Mon facteur qui recommence son petit manège.  Il m’a d’abord apporté le courrier d’un certain Ronald qui habite 2 rues à l’est, puis d’un Olivier à nom de famille composé, du triplex d’à côté.  Là, hier, c’était le passage à l’ouest (3 rues) avec un Jonathan.  Je commence à me demander où s’en va mon courrier.

La poisse aussi est de retour.  Oui, j’avoue, j’ai tenté de prendre le métro hier soir.  Ça m’arrive de rentrer sous la pluie, le soir, mais hier j’étais chargée de sacs.  Je me suis dit que c’était une belle journée pour profiter de l’efficacité du transport en commun…  Finalement, j’ai dû marcher du centre-ville à chez-moi, sous la pluie et le vent, encombrée de mes sacs, après avoir (encore) payé un titre de transport pour rien.

En chemin, je suis entrée dans une bouquinerie.  C’était certain.  Suffit d’entrer avec l’idée de juste regarder (le temps de me reposer du vent et de la pluie), pour être certaine de tomber sur 3 livres que je veux depuis longtemps sans réussir à les trouver.  Alors j’en ai acheté quatre.  Tant qu’à devoir marcher chargée comme un mulet, autant que ce soit pour quelque chose qui en vaut la peine.     

*****   

Des événements anodins (ou pas) qui se produisent à intervalle réguliers.  Un loup qui rôde à distance, pour tester le mécanisme.  Les barrières levées, la vitre de protection qui résiste à la pression, les roues à engrenages qui semblent d’une précision sans faille.  Inutile.  Effort risible.  Il sait trouver la brèche,  le fermoir à ressort, la serrure moulée sur sa griffe.  Le système qui déraille.  La voix qui chante, I’ll be your whatever-you-want.  Le plus sûr moyen de le voir disparaître à nouveau pour un temps.  Échappée belle.



Un mal pour un bien?
7 décembre 2008, 16:05
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Si tout avait fonctionné comme prévu, je me serais envolée aujourd’hui pour une semaine à Cuba.  À défaut d’avoir eu mon party de divorce il y a un an, j’aurais pu fêter la fin de cette première année avec mon nouveau statut de divorcée… ce que je déteste ce mot qui m’apparaît toujours une coche en dessous du statut de célibataire…

Mais je devrais pourtant savoir maintenant que jamais rien ne se produit comme prévu, c’est probablement la seule constante des trois dernières années.  Il y a au moins une chose qui me réconforte cette fois-ci, je crois que j’aurais trouvé ça vraiment une malchance incroyable d’être sous antibiotiques avec interdiction d’alcool pendant la presque totalité du séjour (j’en ai encore jusqu’à jeudi).  Alors, un mal pour un bien?

Si on y va avec la même logique : “Rien n’arrive pour rien…”  Espérons qu’il y a une raison (aujourd’hui encore obscure, mais néanmoins formidable) qui me retienne ici cette semaine et qui nécessite mon entière sobriété…  Et on ne parle vraiment pas du résultat probable des élections provinciales…



Poisse un jour, poisse toujours
15 septembre 2008, 10:28
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Eh oui, de retour à la normale.  Dans le dernier mois, à deux reprise j’ai dû prendre le métro le matin (vive la marche!).  Les deux fois le métro est tombé en panne.  À croire que c’est de ma faute.  Ok, je vous le promet, à moins d’un déluge ou d’un matin d’hiver à -30ºC, je ne remet plus les pieds dans ce fabuleux système de transport en commun.  Désolée pour les inconvénients de ce matin…



La Vie continue
26 août 2008, 12:46
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*Édité*

Heureusement, ou peut-être pas.  On verra ce que l’automne nous réserve.  Au moins, ça sera pas difficile de faire mieux.  Mais s’il y a quelque chose que j’ai appris en deux semaines, c’est que ça peut toujours être pire.  Ça commence même à devenir divertissant.  What’s next?  Les paris sont ouverts.  Sortez le pop-corn.

Je me sens comme si tout ça arrivait à quelqu’un d’autre que moi.  Avec un étrange détachement.  Je suis à côté de mes souliers et je regarde les choses aller.  Si ce n’était pas de ce poing, de cette lourdeur entre les épaules qui me surprend de temps en temps, je pourrais presque croire que je suis sur la voie d’être une bonne candidate pour la foi bouddhiste…  Bon ok, j’avoue, ne rien désirer, c’est beaucoup trop me demander…  Et la coupe de cheveux que j’avais en tête était moins radicale…

 *****

J’ai quitté la ville sous une chaleur écrasante dimanche dernier pour aller savourer les joies de la piscine 450 et les éclats de rires de mes nièces.  J’ai vu, dans une cour voisine, une splendide femme enceinte d’au moins 8 mois.  Elle s’est baignée dans un spa*, cigarette dans une main et vin rouge dans l’autre.  Et dire que je me pose toutes ces questions à savoir si j’aurais fait une bonne mère.  La vie parfois, c’est d’un ridicule.

*Le spa est non recommandé pour les femmes enceintes. 



Un malheur n’arrive jamais seul
23 août 2008, 13:46
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On a tous quelqu’un dans notre entourage qui a la poisse.  Quelqu’un à qui il arrive toujours des histoires tristes, des malchances incroyables, des hasards de merde.  Depuis environ 3 ans, pour mon entourage, ce quelqu’un, c’est moi.  Je fais vraiment pas exprès, mais ça me tombe dessus.  J’essaie de pas trop m’en faire et la plupart du temps, j’arrive à en rire, à regarder tout ça avec un maximum de détachement.  Parfois, c’est juste moins évident.

J’avais 4 chats (oui, je sais, je ne suis pas folle, c’est une longue histoire).  Il y a deux semaines, un de mes chats est mort.  Il avait 4 ans 1/2 et avait toujours été en bonne santé.  Il a eu une maladie  (pas contagieuse) qui affecte habituellement les chats plus âgés.  Il faut savoir que les chats vivent en moyenne facilement 15 ans.  Ce chat était le meilleur chat du monde, un caractère incroyable, une boule d’affection.  Dans le passé, j’ai déjà eu une chatte qui avait le pire caractère du monde, une boule d’agressivité.  Elle a jamais eu une bonne santé, mais elle a trouvé le moyen de tougher pendant 14 ans.  Comme quoi y’a pas de justice.

Cette semaine un autre de mes chats est tombé malade.  J’étais morte d’inquiétude, vraiment j’anticipais le pire, et je me voyais pas perdre un autre chat à deux semaines d’intervales.  Je suis retournée chez le vet en catastrophe.  Finalement c’était seulement une gastro.  J’imagine que c’est un microbe que j’ai dû rammener de la clinique vétérinaire lors des fréquents aller-retours avec le chat précédent.  Au bout de deux jours, il allait mieux.  Malheureusement, la gastro, c’est contagieux aussi chez les chats.  Hier soir, j’ai vu qu’un autre de mes chats avait chopé le virus.  Je me suis dit, pas de panique, restons calme, ce n’est que la gastro, ça fera comme l’autre, au bout de deux jours ça ira mieux.  Et bien elle est morte ce matin.  Faut dire qu’elle avait la santé plus fragile celle là, elle était épileptique (une autre bad luck, parce que c’est extrêmement rare chez les chats).  En fait, normalement, elle aurait dû mourir il y a 4 ans…  Mais là, quand même, 2 coup sur coup, je trouve ça rough un peu.

Je me sens un peu dans un état second.  Les émotions engourdies.  Essayons de voir les choses du bon côté, à partir de maintenant, quand quelqu’un me demandera combien j’ai de chats, ça ne sera plus gênant de répondre.  J’ai deux chats.  I’m no longer a freak.



And either you’re weak or you’ll use brut force-feed the truth
4 mars 2008, 08:39
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Je traversais le parc, savourant le semblant de printemps et cette lumière de fin de journée dont je peux enfin profiter à l’heure où je quitte le boulot, Jack Johnson en boucle, à plein volume dans mes oreilles, frémissant jusque dans mes hanches. Je ne sais pas depuis combien de temps il marche derrière moi. Il a saisi mon coude droit pendant une fraction de seconde.   Merde. J’ai toutes les misères du monde à tomber sur mon voisin, et il faut que je tombe sur lui, encore. J’ai décidément pas de chance.

Ça lui a pris trois phrases. La première, une classique. « Salut, Est-ce que je peux te poser une question ?».Toujours, mais toujours se méfier de cette entrée en matière qui ne donne jamais rien de bon. La deuxième, évidement la question. Ma réponse fut franche, directe mais polie. Calme et détachée. Il s’attendait à une autre réponse. Un regain de passion? Un courbement d’échine peut-être? La troisième phrase fut une tentative désespérée qui aurait pu avoir l’effet d’un coup de poignard. Mais le mensonge, révélateur dans sa démesure, a eu l’effet d’un coup d’épée dans l’eau.

Il n’y a pas de plus grandes satisfactions que de répondre à une pique brutale et mesquine par un sourire confiant, le plus épanoui qu’il soit possible d’offrir.



Parce que tout est dans la manière
29 février 2008, 16:07
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Tout de suite en tournant le coin, j’ai vu qu’il était là, accoudé au comptoir. Gueule d’amour. Ce qui est différent cette fois, c’est que lui aussi m’a vu. Mes yeux ont plongés dans les siens, et au même moment (hélas!), mon soulier rouge a dérapé dans la flaque d’eau, trop occupée que j’étais pour la remarquer. Vision au ralenti, alors que l’équilibre tente désespérément de se rattraper, ses yeux (oh la honte!) toujours sur moi. Lui craignant peut-être que je me fasse mal, gâchant ainsi le fou rire de la situation et moi, craignant d’étaler à sa vue ma petite culotte, puisque décidément c’était pas le bon jour pour la jupe un peu courte (bon, lui montrer ma petite culotte peut bien rester un objectif, mais comme on dit, tout est dans la manière…). Après une petite valse d’un comique certain, c’est avec toute l’élégance dont je suis capable que j’ai, pour une fois, chose rare s’il en est, réussi à garder le pied.

Dans l’éclat de rire libérateur, tant pour moi que pour lui :

Lui : Il faut que je te dises que t’as vraiment bien fait ça, dis-moi t’es championne de patinage artistique ou quoi?

Moi : Non, pas du tout, mais je pense que je mérite une médaille d’or aujourd’hui!

Essayons de voir le bon côté des choses. Ce qui compte, c’est qu’il va toujours se rappeler de moi à partir d’aujourd’hui et que j’aurai l’occasion de revoir son sourire en coin ainsi que la petite étincelle malicieuse qui brille au fond de ses yeux. Non? Non! Ok, c’est pas l’image de moi que je voudrais qu’il garde, mais maintenant que c’est fait, qu’est-ce qu’on peut faire, à part se dire qu’au moins, j’ai pas gâché la première fois où il a vu ma petite culotte…


On apprend tous les jours
25 septembre 2007, 08:28
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La dernière place de libre pour stationner dans la rue, c’est toujours la place en dessous de l’arbre. Aujourd’hui, je sais pourquoi.

Devinez c’est qui qui a au moins 200 crottes de moineaux sur son char à matin….



Ça n’arrive qu’au cinéma et à moi (prise 2)
26 juillet 2007, 09:35
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Une autre belle journée sans nuage qui s’annonce et ce soir, j’ai un vol direct pour le Japon de prévu à mon horaire. C’est donc dire que la robe rouge sera la robe du jour. Je ne suis pas encore tout à fait habituée à l’attention que génère la robe rouge, cette sensation d’être vue à 10 km à la ronde. Oui, ça m’arrive d’être regardée, mais jamais autant que lorsque je porte cette robe, c’est presque gênant. I feel like sexy Minnie Mouse, qui a une robe semblable dans le dessin animé. Bon ok, c’est peut-être pas l’image que vous espériez, mais c’est celle qui me vient.Le premier jour où je l’ai porté, quand je suis sortie sur l’esplanade de la Place-des-Arts à l’heure du dîner, la foule s’est soudainement mis à applaudir. Ok, la chanteuse sur la scène du festival venait aussi de terminer sa chanson, mais la simultanéité du moment était juste trop drôle, fallait que j’en parle.

Ce matin, donc, je suis venue travailler à pied, affrontant tous les regards, répondant à quelques sourires, la musique de mon lecteur mp3 me donnant un peu d’aplomb et une démarche qui assure (Wild thing, I think you move me But I gotta know for sure Come on and hold me tight Oh you move me…). J’étais presque arrivée, lorsqu’à un coin de rue du bureau, une femme est passée devant moi…. Avec la même foutue robe… J’ai éclaté de rire. Je ne pouvais juste pas y croire, 2 fois en 2 semaines avec 2 robes différentes. Ça ne m’était jamais arrivé avant. Unluckiest girl in the world.

Anyway, j’ai un prix de consolation, la robe me va 100 fois mieux, SHE didn’t look like sexy Minnie Mouse at all, tellement que ça n’avait même pas l’air d’être la même robe. Pfffffft.



De mal en pire
31 mai 2007, 21:50
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Y’a des jours où tout vas de travers.
Un moment de distraction ce matin, une sortie d’autoroute manquée, obligée de passer par le pont Victoria. Que j’haïs ce pont là et son grillage métallique qui me fait grincer des dents tout le long. Retard, traffic encore plus intense dans cette portion du centre-ville… Ça commence bien mal, mais une fois arrivée au bureau je me dis que le pire moment de la journée est passé, et que ça peut juste aller mieux… Soooooo wrong.
Journée de merde au bureau. [...]. Anyway.
Sur le chemin du retour, j’ai été moins chanceuse qu’il y a quelques semaines, encore un peu distraite, j’imagine, j’ai pas remarqué à temps le collet tendu. Et je roulais vraiment pas si vite comparé à d’habitude… J’aurais dû me méfier, les derniers jours de chaque mois, il y a toujours un peu plus de surveillance, ils ont des quotas à remplir. Un zélé, fallait que ça tombe sur moi. J’imagine qu’il y a une première fois à tout, alors c’était ma première contravention à vie… Bof, j’ai parcouru 55 000km en 1 an et 2 mois, alors la moyenne est quand même pas si mal. Mais, à ce prix là, j’aurais quand même préféré une nouvelle paire de souliers…
J’arrive enfin à la maison, je ramasse le courrier et y’a une lettre du Fédéral. Bon, il semble que je dois encore près de 150$ à l’impôt…. Manquait plus juste ça.
Génial comme journée. C’est fou comme on s’amuse. Je me demande bien ce que demain, ou même, ce que le prochain week-end me réserve…. Expectations are soooo low, j’vois vraiment pas comment je pourrais être déçue.
Et là, y’a toujours quelqu’un pour te sortir une connerie du genre : Rien arrive pour rien; Tu vas voir, quand le vent va tourner, toutes les bonnes choses vont t’arriver en même temps… ou encore C’est quand on s’y attend plus que ça arrive…
ok là, juste entre vous et moi, NOW would be a good time.


Mauvaise rencontre
16 mai 2007, 09:45
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Ça fait environ 3 semaines que je le croise pratiquement matin et soir dans le stationnement intérieur près du bureau. Il a l’air sale, sournois, alors je me méfie. Dès que je l’aperçois, je dévie un peu ma trajectoire. Lui, il m’observe. Il est toujours à peu près à la même place. On dirait qu’il attend que je m’habitue à sa présence et que j’oublie qu’il est là pour faire ce qu’il crève d’envie de faire.
.
Je suis sûre qu’un bon matin, pressée par le temps, distraite, je vais oublier d’y faire attention. Je ne regarderai pas au dessus de ma tête pour voir le pigeon perché sur le tuyau d’aération et c’est ce moment qu’il va choisir pour laisser tomber sa fiente.


Immanquable
28 mars 2007, 11:25
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Si y’a une journée dans le mois où tu trouves que tes cheveux sont moches, qu’il y a de l’électricité statique dans ta jupe et que peut-être c’était pas la bonne journée pour le top rouge qui attire l’attention et bien tu peux être sûr que c’est cette journée là que tu vas tomber sur ton crush au moins 5 fois juste dans l’avant-midi…

Pas de danger que ça arrive les jours où tu rayonnes…



L’Aiguille dans la botte de foin. Non, pas celle-là, l’autre.
14 mars 2007, 16:40
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Parfois les coïncidences sont tellement hallucinantes qu’il est difficile de se dire qu’il n’y a pas un signe caché quelque part là dedans. J’ai vécu pas mal d’histoires qui ont tellement l’air arrangées par le gars des vues, que je m’attend toujours à ce que le producteur me donne une petite tape sur l’épaule en disant : «Travaille ton script ma pauv’ fille, y’a personne qui va croire ça.» Pourtant…

Tu peux vivre 10 ans à Montréal sans voir ton voisin, alors le beau mec que tu viens croiser par hasard, si t’as pas eu le temps de lui coller un système GPS, tu peux bien oublier ça. Bon, j’suis pas une fille chanceuse de nature, ça, j’en ai déjà parlé. J’ai quand même un don pour retrouver l’aiguille dans la botte de foin… mais pas la bonne. Moi, je me spécialise dans retrouver les aiguilles que je suis contente d’avoir perdu. Et j’y met aussi ma touche personnelle en choisissant le meilleur timing imaginable.

C’est comme ça que par une magnifique journée du début de l’été dernier, pour aller fêter un événement qui m’enlevait une tonne de brique de sur les épaules, je suis allée prendre un verre sur une terrasse de la rue St-Denis avec une amie après le boulot. Je me sentais libre, tellement légère, le même sentiment d’euphorie que lorsqu’on est en amour!!! Je sentais vraiment toute l’importance de ce moment, un point tournant majeur dans ma vie. Alors que l’heure des 5@7 se terminait et que je redescendais à pied vers le Centre-ville, en attendant sur le trottoir à un feu rouge, qui je vois parmi la foule sur le coin d’en face? Mon ex. Dans une ville comme Montréal, combien est-ce qu’il y avait de chances pour que je croise mon ex (que je n’avais pas vu depuis 2 mois) la journée même où il recevait la demande officielle en divorce des mains du huissier???

Et vous voulez savoir la meilleure? Il était tellement dans sa bulle (bon, la face un peu rouge aussi, j’pense que son boss a dû lui payer deux-trois bières ce soir là…) qu’il ne m’a même pas vu quand il est passé à côté de moi (et c’était probablement aussi bien comme ça…)
Tout un signe du destin.



Hot chocolate (Part II – final)
8 mars 2007, 23:00
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Il jette un œil vers moi et il dit “un petit chocolat chaud” en me tendant le verre.

On échange un sourire.

Il ajoute :
«Il est vraiment beau ton foulard, il donne envie du printemps

Bon ça a l’air bizarre dit comme ça, mais si vous pouviez voir le foulard en question, vous trouveriez ça évident vous aussi.

Je lui dis merci, et on se sourit encore.

J’ajoute :
«Alors comme ça, tu quittes bientôt le café?»

Il répond :
«Oui, c’est ma dernière journée!»

Il allait ajouter quelque chose quand j’entends une voix familière dans mon dos :
« V , je suis donc contente de te voir ici, j’ai justement une information importante à te demander concernant le dossier X bla bla blah…»

Et merde. Évidemment, fallait que je tombe sur une collègue zélée, ce jour là, ce moment précis là. En plein le genre de chose qui m’arrive tout le temps. Elle s’est rendue compte de rien, comme j’ai mon verre “pour emporter” à la main, elle pense que j’ai terminé et elle s’attend à ce que je la suive pour discuter de son problème en marchant vers le bureau. Le gars s’est éloigné pour répondre à un autre client, on échange un dernier regard, un petit signe d’au revoir. Le moment est passé.

…J’y suis retournée à la pause de l’après-midi pour un thé vert, mais il était déjà parti.
oh, well



La Distraction
7 mars 2007, 00:49
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Je suis fatiguée, mais je ne m’endors pas.
Depuis plusieurs semaines (en fait depuis Noël je pense bien) , je dors en moyenne 5 heures par jour alors que j’en aurais besoin de 8. Mon corps s’est habitué, mes yeux portent fièrement les cernes, mais y’a deux effets secondaires qui m’agacent royalement. Premièrement je suis distraite plus facilement. J’oublie des trucs. Tout le temps. Je commence des choses que je ne fini pas, bref, ma tête est pas toujours toute là. Deuxièmement, j’ai froid. Toujours. Surtout le soir. Comme là, là.

Un bon remède à ça, c’est d’aller relaxer en prenant une douche chaude. Brûlante. À la limite du supportable. Pis là, je m’éternise, je reste sous l’eau. J’oublie la notion du temps. Quand je reprend conscience et je referme le robinet, le premier effet secondaire de ma privation de sommeil, la distraction, me saute au visage.

Merde, j’ai oublié de prendre une serviette.

Y’a au moins sept pas qui séparent l’ambiance encore chaude et confortable de la douche à l’armoire. Bon, faut ce qu’il faut, je commence déjà à avoir froid. Je pars à la course vers l’armoire, merde, plus de serviettes propres. Ah oui, c’est vrai, j’ai fait le lavage tantôt. Bon je repart à la course, je descend l’escalier vers le rez-de-chaussée, je traverse la maison, j’ouvre la porte de la sécheuse : vide. J’ouvre la porte de la laveuse Fuck! J’ai oublié de mettre les serviettes à sécher. Je suis complètement frigorifiée. Je remonte à ma chambre, trouve pas ma foutue robe de chambre. Retourne à la salle de bain, évidemment, elle était à deux pas de la douche, sur le crochet derrière la porte. Bon là j’ai trop froid, faut que je retourne sous la douche pour me réchauffer un peu…. eheheh, évidemment, plus d’eau chaude…

et là j’ai froid…



Lock – iest Girl in (Country) Town…
5 mars 2007, 14:45
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ou how bad my life sucks…

A few weeks ago…

Petite fin de semaine tranquille, seule à la maison de campagne.
C’est samedi soir. La journée a été relax, routine habituelle, ménage, lavage, épicerie, boring stuff. Je viens de finir de souper, seule, comme une bonne vieille fille célibataire, mais au moins, ce soir, j’ai pris la peine de cuisiner un repas qui a un minimum d’allure, juste pour accompagner mon verre de vin rouge, ok, deux verres (wow, on se lâche lousse). Il arrive 21h30, c’est habituellement l’heure où je sors pour aller marcher. J’ai commencé ça il y a un an et demi, pour aider la forme et au début, surtout pour aider à retrouver un peu le sommeil aussi. Je fais donc 8km à tous les soirs… ou presque. Là, ça faisait une couple de jours que j’avais skippé, vu qu’il faisait pas mal froid… Mais bon, je m’habille chaudement, je rassemble mon courage, je m’assure que la pile de mon lecteur mp3 ne me lâchera pas en chemin et je sors sur le balcon.

Tout de suite en sortant, je vois le journal de la région qui a été déposé. Je le ramasse pour le laisser à l’intérieur. Tiens donc, la porte est barrée, c’est drôle, je me souviens pas l’avoir barrée… Je prend mes clés, barre, débarre, barre, débarre, rien à faire… La foutue serrure vient de lâcher, et là je suis coincée dehors. Il fait froid, mais je bouille. Littéralement. Les voisins sont pas là (et s’ils y étaient, ils auraient pu rayer de leur liste : entendre Mlle V sacrer), ma copine qui habite pas loin est sortie… Heureusement, par miracle, j’ai mon cell dans ma poche (j’ai JAMAIS mon cell dans ma poche, en fait, même après 2 ans, je suis encore capable d’oublier que j’en ai un… et quand je m’en souviens, une fois sur deux, la pile est morte… anyway). Bon, samedi soir, 21h30, pas la peine de chercher un serrurier qui voudra se déplacer aussi loin pour faire 20$…

— Allo Papa?

— Allo ma belle, qu’est-ce que tu fais, tu t’ennuies de ton père?

Moi, au bord de la dépression nerveuse, un sanglot (presque) dans la voix :

— Papa, j’appelle de mon cell, là, je suis embarrée dehors, la serrure est brisée, je ne peux plus entrer dans la maison…

Pour toute réponse, j’ai eu droit à un gros éclat de rire incontrôlable….

Alors 45 min plus tard (il riait encore), armé d’une perceuse, d’un pied de biche et une vitre cassée plus tard, j’ai reçu mon premier cours 101 d’introduction par effraction, gracieuseté de Papa. Oserais-je vous dire que la technique était pas au point…
Eh oui, j’ai moi aussi eu mon éclat de rire incontrôlable quand il s’est introduit par la (très) petite fenêtre de la salle de bain… Faut dire que j’y serais arrivée plus facilement, mais il n’a pas voulu, il y avait de la vitre…

C’est fou ce qu’on s’amuse, les samedi soirs en campagne…

I need to get out of here…