Les Plaisirs et les nuits


Je vous ai déjà dit que j’aime l’hiver???
9 mars 2008, 15:50
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Non, je pense pas…
Ben là, ça, c’est mon char…

Sans compter que j’ai dû marcher sur environ 200 m avec de la neige jusqu’aux cuisses juste pour aller constater les dégâts. J’espère que vous appréciez l’effort qu’il y a derrière cette photo… parce que j’ai décrété que l’effort s’arrêterait là, j’ai rendu les armes. La pelle est en grève (et de toute façon la ruelle est impraticable). Ça va bien finir par fondre. Un jour.

et puis quand on se compare, on se console (bah!, si peu).

Trame sonore



Accalmie
Je marche d’un pas rapide, tête baissée, je n’ai qu’une hâte, celle de rentrer chez moi. La foule du vendredi soir se fait plus dense, bruyante, près des bars et des restaurants. Les klaxons, les sirènes, les cris, les éclats de rires et les pas des indécis, tout m’exaspère. Fatigue. Solitude. Le froid, qui pique les joues et me donne, involontairement, la larme à l’œil fait tomber la dernière barricade. Épuisement.

Puis, la traversée du parc. Accalmie. Silence. Le vent tombe brusquement. Un sentiment de paix qui enveloppe, saisit. La neige tombe maintenant à gros flocons, juste comme j’aime. J’aime. Instinctivement, le pas ralenti. Le souffle aussi. L’impression de ne faire qu’un avec ce lieu. L’envie de tasser un peu la neige sur un des bancs désertés et de m’y installer, pour faire durer l’instant fugitif. Savourer. Être bien. Pour quelques secondes, ne rien désirer de plus. Être là et non pas ailleurs. 10 minutes, 2 heures ou une nuit, juste le temps que le temps s’arrête. Un peu. Encore.

Et puis, poursuivre son chemin, parce qu’il le faut bien. Savoir reconnaître, avec intuition, les yeux ouverts ou les yeux fermés, les lieux, comme les rencontres, pour ce qu’elles sont.



Poème d’hiver
21 décembre 2007, 23:11
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Pendant que j’aimerais laisser la neige tout recouvrir, tout effacer
Oublier toutes les formes du passé
M’engourdir, m’endormir nue dans la froideur
Être, au moins pour un temps, amnésique

Mais toujours me souvenir que la petite flamme méprisée
À tout moment peut initier
Un grand feu cyclique
Dont les cendres fertiliseront la terre avec vigueur



Une histoire qui aurait pu m’arriver
18 décembre 2007, 21:00
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Hier après-midi, une voisine était en train de déneiger sa voiture. Fallait travailler fort pour ça (je sais de quoi je parle, pendant qu’elle pelletait dans la rue, je pelletais toute seule dans la ruelle). Un homme qui passait par là s’est mis à lui parler gentiment, puis, il a offert de l’aider. Pourquoi pas… Vraiment un type sympathique. Finalement, une fois que la voiture a été dégagée, ben il est parti avec. Sans oublier le trousseau de clés de la dame et son sac à main avec son portefeuille et toutes ses cartes. Ça me révolte, l’idée de toujours devoir se méfier des gens. Se méfier de la gentillesse, se méfier des sourires, des flatteries et des compliments. Devoir se protéger… On dit qu’il est plus honteux de se méfier de ses amis que d’être trompés par eux… Mais on apprend aussi de nos erreurs.


L’idée du siècle
17 décembre 2007, 16:00
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L’idée du siècle :
Cet hiver je vais me payer une place de stationnement intérieur juste à côté de la job. Comme je n’utilise pas la voiture pour aller travailler, ça va éviter de la laisser au gros froid sans la faire fonctionner, ce qui n’est pas très bon pour la mécanique. Elle sera facilement accessible quand j’en aurai besoin et bonus génial, pas besoin de pelleter de l’hiver!

La gaffe du siècle :
Par exemple, comme c’est pas donné, je vais me payer une place juste pour janvier février et mars… de toute façon, y’a JAMAIS de grosses tempête en décembre…



Quelque chose dans l’air (Albert Is on Fire)
9 décembre 2007, 20:48
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C’est drôle, quand je m’attends à passer un week-end ordinaire, les événements se bousculent. Et quand je pense qu’il y aura peut-être de l’action, c’est le calme plat. Ne pas avoir d’attentes, c’est encore la meilleure voie à suivre. Expectations are so low right now, vous avez pas idée…

J’ai donc profité de la vacuité de mon samedi après-midi pour jouer à un jeu qui s’appelle “pelletez un iceberg et découvrez une voiture“. Vraiment passionnant. Surtout quand un de mes beaux voisins s’est pointé le nez. Il était accompagné de son pick of the month… Enfin, ça doit pas être la même, il me semble qu’elle était blonde le mois passé… Pendant qu’elle se démerdait toute seule pour sortir sa voiture de son espace de stationnement (avant qu’il puisse embarquer), il lui tournait le dos pour mieux m’envoyer des sourires, probablement plus dû à l’ampleur de ma tâche qu’à autre chose… Malgré tout, la demoiselle en question a dû klaxonner pour sortir le beau jeune homme de sa rêverie et par le fait même, m’enlever ainsi le dernier espoir d’une première conversation (enfin, pour le moment…). Et maintenant, si vous saviez à quel point le dos et l’épaule droite me fait souffrir. Je me demande s’il masse bien…

Et puis aujourd’hui, y’a définitivement quelque chose dans l’air. Un de mes chats (pourtant castré depuis tout bébé) n’arrive plus à contrôler ses pulsions, depuis ce matin, ça fait quatre fois que je le surprends à essayer de s’accoupler. Deux fois avec sa mère et deux fois avec mon autre chat mâle, qui, allez savoir pourquoi, semble beaucoup moins récalcitrant… Ah les hommes, faut définitivement pas chercher à comprendre…



D’instinct
20 novembre 2007, 20:57
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Sa longue silhouette lui est apparue tout d’un coup.

Dans cette foule de fin de journée, ils marchent côte à côte, presque au même pas, lui légèrement devant, son visage complètement invisible, camouflé sous le lourd capuchon du manteau d’hiver. Elle a cette impression de revivre une nuit de printemps, alors qu’elle parcourrait la ville, avec ce garçon, si grand, à ses côtés. Elle a fermé les yeux quelques secondes alors qu’il passait devant. Elle se souvient de sa démarche qui est la même, de longues enjambées, lentes et attentives, avec cet infléchissement vers l’avant, si caractéristique aux grands corps minces.

Elle a accéléré le pas pour effacer les images de sa tête, passant devant, mais sentant toujours le rythme de ses pas derrière. Puis, la peur stupide du malaise qui sans doute surviendra au coin, alors qu’il faudra attendre que le feu passe du rouge au vert. Lorsque leurs yeux se croiseront et qu’il pourra sans doute y deviner encore la blessure d’une petite fille qui lui avait fait cadeau d’une vulnérabilité qu’elle ne se soupçonnait même pas et dont elle a un peu honte.

Elle est donc passée à l’est sans se retourner. Ils ont poursuivi la marche au même rythme, lui à l’ouest, elle à l’est, jusqu’au moment où il a pris d’un pas hésitant la direction du parc, ce parc qu’ils avaient traversé, ensemble, cette nuit là, sans oser se toucher. Il avait un carnet de note à la main, probablement pour y inscrire ses impressions sur la première neige et les couleurs du ciel.

Y’a de ces êtres qu’on reconnaît d’instinct, sans même jamais vraiment les voir.


Dans la série y’a des jours comme ça…
20 novembre 2007, 14:40
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Je me suis réveillée en sursaut, parce que j’ai rêvé à la fois où la voiture a dérapé dans la neige et j’ai eu si peur. Prémonitoire de ce qui m’attendait ce matin (sauf la partie impliquant la voiture, bien sûr). J’me suis regardé dans le miroir avant de partir pour le boulot. Mes cheveux étaient vraiment superbes, mais faut pas s’en faire, y’a jamais personne pour les voir quand ils sont comme ça.

Deux coins de rue plus loin, j’ai réalisé que les belles bottes d’hiver classy achetées en vente chez Brown’s à la fin de l’hiver dernier, sont juste classy et pas vraiment sécuritaires sur les trottoirs pleins de schnoutte. Sans trop me poser de questions (probablement un vague instinct de survie), et contrairement à mes principes, je me suis dirigée vers le métro. J’pouvais pas prendre une pire décision. Disons que prendre le métro ce matin était une expérience intime. Et finalement, ça aurait été moins long de retourner chez moi, faire une sieste de 15 minutes, changer de paire de bottes et aller travailler à pied. À pied, de Petite-Patrie au centre-ville, je fais ça en 50 minutes d’habitude.

Après avoir laissé passé deux fois les chargements plus plein que pleins, avec les gens coincés sur le bord de la porte qui te regardent l’air de dire : essaye pas d’rentrer ici, tu voies ben qu’y’a pas d’place, j’me suis faufilé dans un petit trou en essayant d’ignorer les grognements. La porte se referme. Je regarde la grosse madame qui a grogné l’air de lui dire : tu voies ben qu’y’avait encore d’la place.

À mes côtés, y’a un gars cute, tellement proche que je peux juste le voir par le reflet de la vitre. On a échangé un petit sourire par la bande. Et là, j’ai regardé mon reflet par la vitre. J’ai eu si peur. C’est quoi ces gros cernes comme si j’avais pas dormi depuis 3 mois?!? Comment ça s’fait que j’ai pas vu ça dans mon miroir ce matin? Et bien, maintenant, je sais que c’est parce que c’était pas là. Oui, oui, c’est la première chose que j’ai vérifié en arrivant au bureau. Non mais c’est quoi l’idée de faire ces portes de wagon de métro en verre déformant? Comme si on n’était pas déjà assez déprimés de devoir prendre les transports en commun! Par contre, les cheveux indomptables tous frisés par la petite pluie verglassante, y’a vraiment rien à faire, à part faire avec…



Je ne pensais jamais dire ça
12 avril 2007, 12:29
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Mais aujourd’hui, c’est quasiment un luxe de ne pas avoir de fenêtre à mon bureau.

****

Ça me fait penser à quelque chose
Il y a quelques années, il y avait eu une tempête monstre à la mi-avril. Dans l’autobus, très tôt ce matin là, on aurait entendu une mouche voler. Tout le monde avait l’air tellement bête…
Sur le banc, juste devant moi, y’avait un petit garçon d’à peu près 3-4 ans, assis avec sa mère.
Il regardait la neige tomber et il souriait (il était bien le seul). En tendant l’oreille, je me suis aperçue qu’il chantonnait doucement, comme un chuchotement. Et puis il a pris un peu d’assurance, il a graduellement haussé le ton.

Quelques coins de rues plus loin, il reprenait l’air du début, à plein poumon :
Petit papa Noël“. Ça a été suivi d’un éclat de rire généralisé dans l’autobus.



C’est pas parti pour être une belle journée
5 avril 2007, 11:57
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La migraine avant même d’ouvrir l’oeil.

3 snooze de trop.

Il a neigé pour vrai en campagne.

J’avais rangé mes bottes d’hiver.

Faut pelleter et déneiger (et déglacer) l’auto avant de partir (j’avais aussi rangé la pelle et le balai à neige, moi là).

Pelleter pendant 20 minutes ça fait friser les cheveux.

Juste avant de partir, j’ai fait une maille dans ma dernière paire de bas de nylon.

Ok je démissionne, aujourd’hui c’est LE jour de l’année où je vais travailler en jeans (pis que j’en vois pas un me regarder de travers :P ).

Un colon en panne sur l’autoroute qui retarde tout le monde.

Yep, j’suis en retard.

Oui, j’suis aussi SPM mais vraiment, ça n’a absolument rien à voir…

Principale tâche aujourd’hui : trouver LA chose à faire, le petit plaisir, qui va faire que c’était pas une journée si moche malgré tout…

Des idées???



Puisque le feu loge secrètement dans la neige (Hommage à Marot)
2 mars 2007, 23:41
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C’était une belle journée de mars, comme il y en a souvent vers la fin de l’hiver. Je venais tout juste d’avoir 14 ans. J’étais dehors avec mon amie Geneviève, on revenait de la patinoire extérieure. Elle et moi sommes voisines depuis la naissance, et à cette époque là, nous étions pratiquement comme des sœurs. Des gros flocons commençaient à tomber, et il faisait presque nuit. Geneviève est rentrée chez elle, et alors que j’allais aussi rentrer à mon tour, j’aperçois Nicolas, le grand frère de Gen, 17 ans, qui revenait aussi de la patinoire.

Du plus loin que je me rappelle, Nicolas a toujours eu le don de me tomber sur les nerfs, avec son petit côté baveux et condescendant d’aîné. Mais depuis quelques temps, il y a quelque chose de changé dans son attitude. Moi aussi, quand Geneviève a le dos tourné, je dois admettre que je ne regarde pas Nicolas avec les mêmes yeux qu’avant.

Alors qu’on se croise, il y a une étincelle malicieuse dans ses yeux. Comme je ne m’y attendais pas du tout, il me lance une balle de neige. Aussitôt le moment de surprise passé, je réplique, et je me sauve en courrant. Il me rattrape par le bras et il m’écrase une poignée de neige sur la joue. Je riposte en lui glissant de la neige dans le collet, directement sur la nuque. On crie, on rit, on répète le même manège, et avant même que j’aie le temps de réaliser ce qui arrive, ses mains se sont glissées dans mon manteau, et il m’attire contre lui. Lorsque ses lèvres entrouvertes se sont posées doucement sur les miennes, il y a eu ce frisson dans mon ventre, mon premier vrai désir de femme.



Classe neige, again
2 mars 2007, 12:31
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Avoir une banque de journée de maladie accumulées, c’est du sur mesure pour les jours comme aujourd’hui. Parce-que j’ai mieux à faire que de parcourir les 200km de l’aller-retour vers Montréal avec un temps pareil. Comme par exemple : paresser au lit en avant-midi (parce-que oui, un expresso martini ça nuit au sommeil). S’habiller chaudement et aller faire un tour dehors, marcher dans la neige folle pendant que mes écouteurs crachent de la musique qui me fait vibrer. Respirer l’air frais de la campagne, qui fera disparaitre mon léger mal de crâne en deux minutes. Revenir à la maison, prendre un bon bol de chocolat chaud. M’installer sous la couette, sur le sofa, et me taper des films.

Manque pas grand chose là…



Les Lendemains difficiles
15 février 2007, 10:25
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Le matin post St-Valentin frappe fort.
Hier j’aurais eu besoin d’un homme pour me serrer dans ses bras.
Mais c’est ce matin, au saut du lit, que j’ai vraiment pris conscience à quel point j’avais besoin de deux beaux bras d’homme fort dans ma vie…
…3/4 d’heure à pelleter avant d’aller travailler, ça use sa princesse.

J’ai mal partout! J’veux un massage!



Journée classe neige
14 février 2007, 13:34
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Les journées de maladies accumulées, faut bien que ça serve à quelque chose…

Après la grasse matinée, ce sera probablement un après-midi à regarder des films, bien au chaud sur le divan, avec une couette et des oreillers, pendant que la neige tombe dehors.
Ne manque que le valentin et la bouteille de vin rouge…
Ça sera pour l’an prochain j’imagine…