Les Plaisirs et les nuits


De l’entrevue

Quelque part pendant le temps des fêtes je crois, j’avais reçu de la part de ce blogueur une demande d’entrevue.

J’avais trouvé ça un peu drôle parce que l’idée derrière ça, c’est qu’il voulait présenter les gens de son blogroll.  Et j’étais pas dans son blogroll!!!  Il m’a ajouté quelques jours après avoir fait sa grande demande, réalisant sans doute cet oubli Ô combien majeur, mais soyez pas déçus, je fais toujours pas son first cut.  Je suis dans l’autre page.  J’entre donc par la porte d’en arrière, celle des lectures dont on se vante pas trop.  C’est décidément très dur pour mon gigantesque ego, mais j’ai pilé sur mon orgueil Ô combien démesuré.  J’ai donc quand même répondu aux questions, parce qu’on s’entend que je ferais bien n’importe quoi qui flatte mon côté narcissique.  Et c’est resté lettre morte pendant des semaines et des semaines… 

Lundi dernier, j’ai décidé de mettre à jour mon blogroll.  Je l’ai ajouté, comme ça, par pure bonté d’âme.  Et comme par miracle, deux jours plus tard il m’annonce qu’il va (enfin!) bientôt publier l’entrevue.  Je pense que je viens de comprendre comment ça marche…  Pas vite, la fille.  Est-ce que je vous ai déjà dit que je serais vraiment pourrie dans une job de relationniste?  Pas besoin, j’imagine!

*****

Bon, de manière plus sérieuse, tout ça pour dire que j’ai trouvé la démarche ben l’fun et que j’ai pris plaisir à répondre aux questions (et à lire les réponses des 150 blogueurs qui ont eu le très grand honneur de me précéder dans cet exercice).  Le gars est sympathique, il a le sens de l’humour bien aiguisé (une chance!), son site est bien fait et je vous encourage à aller voir ça surtout que la fille qui répond aux questions cette semaine est vraiment cool.  Bon, y’en aura toujours pour penser qu’elle a l’air snob, narcissique, paranoïaque, égocentrique, intense, control-neat-freak et beaucoup trop intéressée par les petits jeunes, mais moi, je vous assure que c’est juste une question de perception.  Bon elle est peut-être un peu tout ça, mais elle est bien d’autres choses aussi!  De toute façon, si vous êtes encore ici (et selon mes stats, vous êtes de plus en plus nombreux, c’est plaisant!), c’est que vous devez bien l’aimer un peu non?



Le Goût de l’eau

9 fois sur 10, j’ai l’impression qu’il faut choisir entre aimer ou être aimé.  Choisir entre la mer intérieure qui ne trouve pas le chemin vers l’océan ou le gouffre, le canyon, impossible à remblayer.

Alterner les saisons, les périples en mer, les chemins de terre battue.  Je suis plutôt bonne marcheuse, mais c’est devenu trop facile.  Après maintenant trois ans, ça se fait sans effort.  Il n’y a rien de gratifiant ou de satisfaisant lorsqu’on a seulement envie de répondre merci à un je t’aime.  Une absence de plaisir.  On se confronte tôt ou tard à une impossibilité de prendre sans donner.  Reste le vide.

J’essaie de me souvenir du temps où j’étais bonne nageuse.  En fait, il y a très longtemps, j’ai même fait de la compétition.  Crawl, brasse, dos, papillon.  On disait même que j’avais un certain talent.  J’étais très technique, restais juste à améliorer un peu la vitesse, surtout sur les courtes distances.  J’ai pris part à une grosse compétition Inter-Régionale.  J’ai dominé au 100 mètres dos du début de la course jusqu’à 5 mètres de la fin, pour finalement perdre par quelques centimètres.  Une erreur banale, un regard vers l’adversaire le plus proche m’a coûté la fraction de seconde décisive.  Orgueilleuse comme je suis, ça a été la fin de ma courte carrière.  Ma vue défaillante aurait fait le reste, d’une manière ou d’une autre, ce n’était qu’une question de temps.

Maintenant que la vision est rétablie et que la voie est libre, l’envie de plonger commence à me revenir.  Sans bouée de sauvetage.  Nager dans le courant, affronter les remous.  On dit que la technique ça ne se perd pas vraiment, et la vitesse, ce sera la mienne.  Ne plus regarder au dessus de l’épaule.  Et surtout, surtout, ne plus jouer le rôle du life-guard.  Laisser aux autres le poids des peines qui se traînent, s’accrochent au dos et qui me coulent tout au fond, jusqu’à l’échec trop prévisible des sentiments amoureux.



Out of fashion
14 avril 2008, 23:23
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On l’a annoncé la semaine dernière, paraît que pour l’été prochain, la mode sera aux cheveux courts, alors que l’an passé, la mode était aux cheveux long. Pour faire changement, j’ai aucun sens du timing. Moi, c’est en novembre 2006 (je m’en souviens comme si c’était hier!) que le coiffeur à coupé mes cheveux trop courts. Vraiment trop courts. C’est donc dire si j’étais pas in l’été dernier, quand c’était la mode d’avoir les cheveux au milieu du dos! Là, je commence à peine à me remettre du trauma, non mais voir si j’ai envie de remettre ça?!?

Je vous entends déjà, “bon, la folle qui panique avec ses cheveux…” ben autant vous dire, avant cette fois là, j’aurais réagi comme vous. Ça m’avait toujours tapé sur les nerfs, les divas aux cheveux longs qui font la crise de larmes sur la chaise du coiffeur. J’avais mon coiffeur de prédilection. Un artiste du ciseau. Auparavant, il m’avait fait des coupes superbes, asymétriques, plutôt courtes, disons entre la ligne de la mâchoire et les épaules. À chaque fois que je sortais de chez lui, j’avais un super ego boost.

J’avais tardé un peu avant de retourner le voir puisque mes cheveux allongeaient et l’effet me plaisait. Puis cette journée de novembre, où j’ai eu envie d’un changement. Je l’ai appelé à la dernière minute, lui qui est toujours booké 3 semaines d’avance d’habitude, là il avait de la place dans les 48 heures! Je me revois encore lui expliquer ce que je voulais, c’est-à-dire plus longs cette fois-ci, parce que j’avais décidé de les faire allonger. Lui, il fait celui qui comprend tout. Et moi, je l’ai trouvé tellement génial les fois d’avant que je suis en totale confiance. Je le laisse aller.

Et il coupe. Et il coupe. Et il coupe encore. L’horreur. Il a gardé une certaine longueur derrière, mais un dégradé court sur les côtés. Vous vous faites une image? C’est pas encore Longueuil, mais c’en est déjà trop pour moi. J’ai soudainement l’impression qu’il vient de me départir de toute ma féminité. Il continue de parler de tout et de rien, alors que je suis en état de choc. Mais j’espère encore qu’il se rattrapera avec la mise en plis. Je prie, je vous jure, pour un miracle alors qu’il achève de sécher les cheveux et là je l’entend (à peine, au loin) dire que je peux les placer comme ci, ou comme ça, pendant que moi, j’arrive juste pas à y croire. C’est ça. C’est fini. J’ai envie de disparaître dans le plancher.

J’ai pas compris ce qui s’est passé. Comment on a pu mal se comprendre à ce point. Je lui ai dit que je voulais les garder plus long et il les a coupés plus court que quand je les voulais courts. Et c’est horrible. Je passe une main tremblante dans mes cheveux et j’articule faiblement un : “c’est court…” Je suis blanche comme un drap, j’ai juste envie de brailler comme un bébé. Ça y est. Ce type a fait de moi une diva ridicule qui pleure ses cheveux… et qui a surtout envie de tuer le coiffeur en lui imposant les souffrances les plus cruelles (envie qui a subsisté tous les matins pendant 6 à 8 mois). J’essaie de respirer, de rester calme, digne, et surtout j’essaie de ne pas pleurer. Je me lève de la chaise, je remet mon manteau et là, tout ce que j’arrive à me dire c’est : “Criss, en plus, là, faut que je le paye pour ce qu’il vient de me faire…” Et avec un artiste du ciseau, je vous laisse deviner que c’est pas donné.

Alors cet été, si vous voyez une fille complètement out of fashion avec ses longs cheveux noirs légèrement ondulés, jusqu’au milieu du dos, c’est moi.



Parce que tout est dans la manière
29 février 2008, 16:07
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Tout de suite en tournant le coin, j’ai vu qu’il était là, accoudé au comptoir. Gueule d’amour. Ce qui est différent cette fois, c’est que lui aussi m’a vu. Mes yeux ont plongés dans les siens, et au même moment (hélas!), mon soulier rouge a dérapé dans la flaque d’eau, trop occupée que j’étais pour la remarquer. Vision au ralenti, alors que l’équilibre tente désespérément de se rattraper, ses yeux (oh la honte!) toujours sur moi. Lui craignant peut-être que je me fasse mal, gâchant ainsi le fou rire de la situation et moi, craignant d’étaler à sa vue ma petite culotte, puisque décidément c’était pas le bon jour pour la jupe un peu courte (bon, lui montrer ma petite culotte peut bien rester un objectif, mais comme on dit, tout est dans la manière…). Après une petite valse d’un comique certain, c’est avec toute l’élégance dont je suis capable que j’ai, pour une fois, chose rare s’il en est, réussi à garder le pied.

Dans l’éclat de rire libérateur, tant pour moi que pour lui :

Lui : Il faut que je te dises que t’as vraiment bien fait ça, dis-moi t’es championne de patinage artistique ou quoi?

Moi : Non, pas du tout, mais je pense que je mérite une médaille d’or aujourd’hui!

Essayons de voir le bon côté des choses. Ce qui compte, c’est qu’il va toujours se rappeler de moi à partir d’aujourd’hui et que j’aurai l’occasion de revoir son sourire en coin ainsi que la petite étincelle malicieuse qui brille au fond de ses yeux. Non? Non! Ok, c’est pas l’image de moi que je voudrais qu’il garde, mais maintenant que c’est fait, qu’est-ce qu’on peut faire, à part se dire qu’au moins, j’ai pas gâché la première fois où il a vu ma petite culotte…


Le Bisou
27 février 2008, 22:40
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J’me souviens de cette journée là comme si c’était hier. J’avais 5 ans ½. C’est pas tous les jours qu’on porte une robe de princesse comme ça. Je pense que je me prenais un peu pour Cendrillon, mon conte de fée préféré (HA! Ça doit venir de là, les souliers!). C’était mon deuxième contrat de bouquetière, je l’avais aussi fait quelques mois avant, pour le mariage d’une tante. J’ai toujours pensé que le bleu m’allait mieux que le rose pâle.

Mais là, le truc différent, c’est qu’on m’avait attribué un petit copain. C’est lui sur la photo. Je ne le connaissais pas, je pense qu’il était de la famille du marié. J’ai oublié son nom, mais je me souviens qu’il avait 4 ans ½. Avant la cérémonie, le photographe amateur (je sais, j’avais pas besoin de préciser) attitré nous a fait prendre quelques poses ensemble, dont celle là. Puis, dans un éclair de génie, il nous a demandé de faire semblant de se donner un petit bisou, parce que ça ferait une belle photo. Ayant le sens du théâtre et du jeu depuis le berceau, toute dévouée à la cause (car franchement non, n’y voyez pas autre chose!), je me retourne vers mon partenaire, prête à procéder. Et là, l’horreur. Blondinet pleure. Il veut pas. On a beau essayer de le convaincre, rien à faire. Totalement insultée, je me souviens lui avoir dit : “t’es donc ben bébé!” Et je l’ai complètement snobé le reste de la journée.

Pour la réception (et parce que non, je ne pouvais pas garder la robe de princesse), ma mère m’avait acheté une jolie robe rouge. Avec mes cousins, on a couru partout et fait les 400 coups pendant toute la soirée. Blondinet s’est joint au groupe, mais j’ai continué de l’ignorer. Avant la fin de la soirée, il avait changé d’avis sur les bisous, mais pour moi, c’était trop tard, je n’ai jamais été du genre à pardonner les affronts.

Je ne sais pas s’il y a un lien, mais je n’ai, finalement, jamais embrassé un blond…



J’te regardais comme ça…
20 février 2008, 19:14
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J’te regardais comme ça, pis finalement, j’me disais que tu m’faisais un peu honte. Et là, j’me suis dit qu’heureusement, quand on sort ensemble de ce temps là, il fait pas mal noir dehors. Mais rassures-toi, je te renie pas, t’es pas mal le compagnon le plus fiable que j’ai de ce temps là. Même que j’ai décidé que je te sortirais plus souvent. D’abord parce que ça te ferait perdre du poids, et ensuite, parce qu’une fois aux trois semaines, ça donne une bien drôle de perspective aux (très) charmants voisins…


La Pathétique
19 février 2008, 13:39
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Pourtant, c’est pas si compliqué.
Juste à envoyer un petit courriel.

Salut,
J’étais contente de te revoir
Si ça te tente on pourrait aller prendre un verre…
V.

Et là, y’a les mille et une raisons qui font que je le ferai pas.

L’orgueilleuse : J’vais quand même pas courir après…

L’indécise : Rien qui presse, sauvegarde le brouillon, tu l’enverras demain, ou après demain, ou au retour de la fin de semaine… (ou y commence à être tard…)

La passionnée : Pourquoi tu t’énerves, oublie ça, j’ai même pas vu les papillons… (avec celle là, c’est tout ou rien).

La rationnelle : Et qu’est-ce que tu fouterais avec un scientifique? (celle là, faut parfois lui faire un dessin).

La réaliste : De toute façon, avec lui ça serait compliqué.

La pessimiste : Trying is the first step to failure” (dixit Homer S.)

L’indépendante : S’il t’as pas déjà contacté c’est que ça l’intéresse pas plus que ça, move on girl!

La pragmatique : Si tu l’as pas déjà contacté c’est qu’il ne t’intéresse pas tant que ça, move on girl!

L’insécure : C’est sûr que tu l’intéresses pas du tout, même s’il t’as déshabillé des yeux toute la soirée… (insécure, mais pas aveugle… j’vous avais dit, orgueilleuse???)

…and so on and sofort…


I’m ok alone (but you’ve got something I need)

*Tipsy

Toujours, encore, le jeu du chat et de la souris.
On veut tous être le chat…
Pendant que je chante : I want to be a lion, everybody wants to pass as cats

Je pourrais toujours lui écrire.
Lui dire qu’il me manque.
(mais je ne le ferai pas)
Putain d’orgueil.



Are we going for a drunk post?
20 décembre 2007, 23:53
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Are we brave enough?
… Let’s see…
5@91/2 (trop) bien arrosé.

Grande surprise, quelqu’un que je n’espérais même pas s’est présenté à la fête. Il est entré, il a commandé son verre au bar et alors qu’il attendait le service, son regard a fait un tour d’horizon. Est-ce un hasard si une fois son verre bien en main, je suis la première personne qu’il est venu (d’un pas décidé) saluer? Ça devait bien faire presque 4 mois que je ne l’avais pas vu. Malheureusement on a pas eu le temps de parler bien longtemps. Toutes les femmes de la place sont folles de lui (avec raison) et elles l’ont toutes accaparé. Non mais je vais quand même pas faire la file (putain d’orgueil!!!). Si au moins je fumais, j’aurais pu sortir avec lui quelques instants… Plus tard, il est effectivement venu me demander si j’avais du feu… (Mais quel genre de fumeur n’a pas de feu avec lui???) J’ai failli lui répondre oui, mais ce feu là aurait rien fait pour sa cigarette…

J’ai aussi recroisé mon Matador (je suis trop saoule pour vous mettre le lien, cherchez vous-même!). On a échangé quelques regards dans la soirée, même que mon grand ami gay, après avoir surpris la chose est venu me glisser à l’oreille que j’avais les yeux drôlement clairs. Je n’ai pas eu vraiment l’occasion de parler avec le Matador, mais avant de partir, il est tout de même venu me faire la bise. En m’embrassant, il a murmuré un “huuummmmmmmm” à mon oreille. Bon, au pire, il aime mon parfum (y’a quand même trois autres personnes qui m’ont fait le compliment ce soir), au mieux, y’aura peut-être éventuellement un développement. Sinon, ben il était juste saoul lui aussi… (pis un empêche pas l’autre hein?…)

Bon, faut que j’aille dormir, j’ai une grosse journée demain. Parait que j’ai rendez-vous avec de la sambucca (ou du Porto, au choix) avant même l’heure du dîner (oui, je suis totalement, absolument, impérativement décadente, sans honte et sans remords, quoique mon foie va peut-être trouver à redire). Et le dîner sera aussi très arrosé (apéro, vin, digestif), au frais de la patronne. L’après-midi risque d’être pour le moins divertissant…



J’attends le feu d’artifice
4 septembre 2007, 00:40
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L’automne est presque là.
Ça tombe bien puisque j’ai envie, j’ai besoin d’un renouveau.
L’été, ça ne me ressemble pas.
Toutes ces jeunes filles en fleurs me font de l’ombre.
Mais où j’étais, moi, quand c’était mon tour?
Ah oui, c’est vrai, j’étais cachée au sixième étage du pavillon Samuel-Bronfman.
En tain de m’accomplir.
Tout au fond, près des rayons N à NX, là où il y a quatre grandes tables rarement occupées, et une fenêtre d’où on peut voir (à peine) la montagne, si on se met sur la pointe des pieds. Bon, ok, moi, même sur la pointe des pieds, je ne suis pas assez grande.L’Automne, c’est déjà plus moi.
Mais pas encore tout à fait.
C’est à mon corps défendant que je suis une fille de l’hiver.
La saison morte.
La saison de l’attente.
Il y a des semences qui doivent connaître des longues périodes de gel avant de pouvoir germer et ultimement fleurir.
Pour moi, je pense que c’est comme ça.
Tout est long. Tout demande du temps.
Trop de temps.
Un exemple?
Entre le moment où j’ai décidé de quitter un homme qui ne m’aimait pas et maintenant, Britney Spears a eu le temps de se marier, avoir deux enfants et elle a aussi obtenu son jugement de divorce avant moi. OK, mauvais exemple.
Mais même les pires tornades passent au cycle ralenti dans ma vie.
Tout ça pour dire que j’aurais préféré avoir l’insouciance et la fougue du printemps, plutôt que cette terre froide dont je suis faite. Et j’ai peur de ne pouvoir être heureuse avant d’être très vieille. À quoi ça servirait. C’est trop con.Alors qu’est-ce qu’on fait quand nous sommes arrivés à la croisée des chemins, mais qu’on a aucune espèce d’idée vers où on s’en va? On se dit pile à gauche, face à droite? Ou bien on essaie de se repérer sur une carte? On demande à un passant? Non, ça c’est pas mon genre. Tant qu’à me perdre, j’aime mieux le faire toute seule. Oui, je suis orgueilleuse… Ou responsable, c’est selon.
Alors (dans le désordre) :
On s’organise une routine.
On magasine.
On sort avec des copines.
On marche la nuit (au lieu de dormir).
On marche aussi le jour, parce que l’exercice ça fait du bien.
On lit pour s’évader.
On dort pour s’évader.
On écoute des vieux films à la télé pour penser à rien.
On boit trop de vin rouge.
On met aussi de l’eau dans son vin (au sens figuré, s’entend).
On essaie de se recréer un corps avec lequel on sera bien.
On espère (en vain) le retour des papillons dans le ventre.
On prend un nouveau-né dans nos bras.
On renonce à certains rêves.
On essaie de s’en créer d’autres.
On se demande par contre si faire un doctorat serait l’équivalent d’entrer au couvent.
On va voir un film japonais sous-titré, qui n’était pas très bon, finalement.
On fait une méga recette de sauce à spaghetti qu’on va congeler en portions individuelles.
On installe des rideaux neufs.
On change la couleur du verni de nos ongles d’orteils.
On écrit des textes stupides sur le web.
On écoute la même vieille musique.La neige recouvre mes péchés
J’ai préféré effacer
J’attends le feu d’artifice
J’oublie mes cicatrices
…Et le ciel peut toujours m’attendre
J’espère que tu seras tendre
Peut-être la vie est-elle encore belle
(Oui, je sais, c’est du vieux stock, mais de toute façon, y’a déjà plein de blogs où vous pouvez découvrir les dernières nouveautés musicales qui feront de vous des hipsters accomplis. Moi, je suis pas historienne pour rien.)


Au plus offrant

Il est assis en face d’elle. Ils prennent une bière ensemble. Enfin, lui il boit une bière, elle, elle a horreur de ça… Sauf lorsqu’on l’embrasse et que ça goûte encore juste un peu, ça, elle aime bien. Ça doit être la réminiscence d’un lointain baiser d’adolescent, du temps où elle y croyait encore. Mais on s’éloigne (vraiment) car ils n’en sont pas rendus là.

On pourrait croire qu’ils discutent, mais au fond, ce qu’il se disent n’est pas si important. Ils se mesurent, s’évaluent et calculent leurs chances de plaire, à moins qu’ils ne pensent déjà à comment se tirer d’affaire sans trop se compromettre, qui sait. Subtilités. Lequel montrera le premier son attirance envers l’autre. On cherche l’indice qui va nous montrer qu’on plaît avant de s’avancer. Orgueil. C’est le jeu du chat et de la souris. On veut tous être le chat.

Elle tente de lire son regard, mais il s’y refuse. Est-ce par timidité qu’il n’arrive pas à soutenir son regard ou est-ce par désintérêt. Difficile d’interpréter, au fond, peut-être qu’il a juste peur de se faire prendre à regarder dans son décolleté. Alors plus souvent qu’autrement, il fixe un point abstrait, à l’autre bout de la terrasse.

Elle a l’air de chercher l’homme de sa vie, mais elle n’y croit pas. Elle a démissionné. Elle aurait juste envie de tomber sur un type sympa, qui lui plaît physiquement, qui pourrait soutenir une conversation, et qui aurait envie d’elle trois nuits par semaine. Oui, Indochine fait aussi partie de ses souvenirs d’adolescente.

Lui, il est difficile à cerner. Il semble sans attentes, mais elle sait maintenant qu’ils sont nombreux à jouer cette carte pour mieux se protéger. Peut-être pour se défendre des filles comme elle, qui n’ont pas d’amour à offrir. Parce qu’on se donne toujours au plus offrant. Même quand on ne croit pas en l’amour.



Accidentelle
8 août 2007, 09:15
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Ce matin, tout près de chez moi, un cycliste a failli se faire frapper.
Yeah, you got it…. I’m wearing that red dress again….

La pluie (et surtout parce que j’ai appuyé sur snooze au moins 3 fois de trop) a fait que j’ai dû prendre le métro ce matin. À plusieurs reprises j’ai lu des billets de bloggueuses qui vantaient la beauté des gars dans le métro et à chaque fois, je me demandais bien où elles voyaient ça. Pfffft.

Et bien là je suis venue et (pour une fois) j’ai vu. Pas vaincue par exemple. J’ai fait semblant de garder l’air cool, le visage plongé dans mon livre. Qu’est-ce que je peux être orgueuilleuse parfois…. et arrogante aussi, surtout quand je me relis ici.



L’oeuf ou le poulet?
28 février 2007, 11:13
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Tout d’abord vraiment, mais vraiment merci pour les nombreux commentaires à ma question existentielle d’hier.

Je dois avouer par contre que je suis très étonnée par vos réponses. Tout le contraire de ce à quoi je m’attendais. Je croyais tout d’abord que ça serait davantage divisé.

Et puis les filles surtout! vous avez été unanimes…. J’en reviens pas encore…
Qu’est-ce qui s’est passé?
Est-ce notre légendaire côté fleur bleu romantique qui a parlé?
Vous donnez toujours de l’espoir à la cause, mais au moins je suis rassurée de voir que la plupart d’entre vous ne sont pas naïve non plus. Une chance n’est pas coutume… (À bon entendeur salut!) ;-)

Quant aux gars, je m’attendais à vous trouver très complaisants par solidarité masculine et voilà que les points les plus négatifs sont venus de votre côté. Peut-être alors est-ce parce que vous êtes encore plus romantiques (idéalistes?) que nous. Bon, c’est loin d’être scientifique ici, mais j’ai comme eu l’intuition que pour (certains d’entre) vous, si le moment n’est pas parfait dès le premier contact, alors ça ne correspond pas à vos attentes, et donc, ça ne vaut pas la peine.
Et bien, contrairement à ce qu’on peut lire ailleurs sur la blogosphère, moi j’ai l’impression que la plupart des garçons sont assez exigeants… bon ok, d’accord, sauf si l’alcool est en cause… ;-)

Bon, alors, après avoir fait un peu mariner le poulet, j’ai décidé d’accepter, afin de vérifier s’il n’y avait pas un oeuf pour moi dans cette histoire là…
On verra bien.



Question existentielle PART II
27 février 2007, 01:26
Classé dans : Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: , ,

J’ai besoin de votre avis, une fois de plus… et c’est d’autant plus sérieux cette fois ci…. ;-)

Voici le topo

Depuis un peu plus d’un mois je suis en contact avec quelqu’un qui s’est décidé, la semaine dernière, après avoir longtemps tourné autour du pot, à me demander une date. Il semble curieux de me connaître et il a aussi réussi à piquer ma curiosité. On s’entend pour le jeudi soir. Jusque là tout vas bien.

Mercredi matin, il se décommande. Une urgence au bureau, il doit absolument finir une job avant le week-end, il fera des heures supp. ce soir là. Il dit qu’il est vraiment désolé (immensément désolé, pour reprendre l’expression exacte). Il propose de convertir le simple verre qu’on devait aller prendre ensemble pour un souper la semaine suivante. Bon, je suis un peu déçue, mais je comprend, le boulot, c’est le boulot. Je ne confirme pas tout de suite si j’accepte l’invitation reportée, je lui dis : On se reparle la semaine prochaine.

Jeudi matin, j’apprend qu’il est sorti le mercredi soir. Mon orgueuil en prend un coup. Il aurait pu faire ses heures supp. ce soir là non? Enfin. Je n’ai rien dit tout de suite, mais disons que mon intérêt s’en est ressenti. OK, il peut avoir une bonne excuse, genre j’avais acheté les billets il y a 12 jours, mais bon, c’était quand même pas des billets pour Arcade Fire non plus!

Cette semaine, donc, il revient à la charge. J’ai ma petite idée, mais j’aimerais bien savoir ce que vous en pensez, ce que vous feriez à ma place : Est-ce qu’il mérite une deuxième chance???

Allez, répondez en grand nombre, je veux savoir!