Classé dans : Histoires de ma vie, Mauvaises pensées choisies | Mots-clefs: appartement, été, courriel, facteur, french kiss, hommes, jouer, lettres, papa, player, proprio, vouvoyer
Le facteur poursuivant sa tâche maléfique (entreprise ici et ici) à un rythme régulier, j’ai encore reçu du courrier destiné à un voisin. 3 rues à l’ouest. Un Simon cette fois-ci. J’ai toujours aimé ce prénom là.
Mais je pense que découragé devant mon inaction, il a appelé du renfort. Le gars de Fedex s’est mis lui aussi de la partie. J’ai eu un peu peur, j’avoue, parce qu’on s’entend qu’on ne reçoit quand même pas de déclaration d’amour anonyme via Fedex. J’avais pas commandé de trucs par la poste alors restait la probabilité d’un avis d’expulsion du proprio voulant récupérer son mon merveilleux appartement. Une injustice sans fin si on considère que son logement est merveilleux seulement depuis que je l’ai arrangé (ok, avec l’aide et les talents manuels de papa, mais quand même, il faut parfois donner autant de crédit sinon plus au concepteur qu’à l’exécutant… Oui, je suis calée question art conceptuel). Finalement, après vérification téléphonique, le colis Fedex était plutôt destiné à un Carter, deux cent adresses plus au sud. Carter. Ça peut être cool aussi, un anglo. Surtout quand ça french kiss et quand ça veut bien fêter la St-Jean.
Mais sans doute, tout ça, ce n’était pas suffisant. Ma boîte courriel s’est aussi enflammée. Ça disait :
Madame, Nos échanges actuels ne sauraient perdurer dans la qualité qui les caractérisent sans une extension du domaine de la lutte. Il me revient les échanges de Musset et Sand, voire plus récemment de Françoise Rey et un inconnu dont je me suis empressé d’oublier le nom. Vous sachant joueuse et romantique, je vous propose une rencontre pour fixer les règles ce de tournoi courtois qui me tente, littéraire, musical ou festif, à voir.
Oui, ça me vouvoie. Je ne sais pas pourquoi, mais je provoque souvent cet effet là. Finalement, la suite de la missive gâchait vraiment la sauce. L’intérêt n’y est pas. Ni là, ni ailleurs. Je sais bien que l’été, c’est fait pour jouer, mais pow-pow, mon cœur est mort. Je ne joue plus.
Classé dans : Histoires de ma vie | Mots-clefs: char, famille, Guillaume Latendresse, hockey, hommes, maladresse, papa, pub
«T’es ben pareille comme ton père.» C’est ce que ma mère répète tout le temps, probablement pour s’expliquer le fait qu’on soit aussi différentes, elle et moi. Elle a raison. Bien sûr, on n’a pas les mêmes intérêts, ni les mêmes goûts, on ne pense pas de la même façon, on est même souvent en contradiction (surtout au sujet de Guillaume Latendresse), mais lui et moi, on est pareil. On porte la vie qui s’exprime par en dedans.
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Je sais pas si vous avez vu cette pub McDo du père qui dit à sa fille : «Si t’étais un gars, ça serait qui ma petite fille?» C’est vrai qu’elle peut paraître choquante. En fait, je la trouve surtout anachronique. Je pense que la plupart des pères de familles d’aujourd’hui sont à des années lumières de ça. Mais moi, je revois un peu mon père là-dedans. Un homme élevé comme on élevait les hommes il n’y a pas encore si longtemps. À coup de : Sois grand, sois fort, tais-toi, travaille, pleure pas. Un homme un peu perdu dans un monde transformé, féminisé. Un homme qui voudrait bâtir un pont entre lui et sa fille, sans trop savoir comment s’y prendre. Un homme plein d’une maladresse touchante.
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Et les ponts qui mettent des années à se construire, un jour, sont là. Il n’y a pas de passage direct entre ceux qui s’expriment par en dedans. Il n’y a pas de mots non plus. Que des gestes. Enfin, oui, je triche. Il y a quand même un peu de mots. Quand on parle de hockey, ou quand il parle de mon char.
— V, j’ai une bonne nouvelle, je t’ai trouvé des beaux mags pour ton char. — Euh… des mags pour mettre sur ma vieille focus 2001? — Ben oui, comme ça au printemps, je vais pouvoir t’installer tes pneus ici dans cour, t’auras pu jamais besoin d’aller au garage et de payer pour faire ça! Je vais pouvoir faire tout tes changements de pneus maintenant!!!Il y a quelques semaines, donc, il a posé mes pneus d’été. Montés sur des mags rutilants. Il a vérifié toute la mécanique, parce qu’il sait que j’y connais foutrement rien. Puis, il a lavé mon char (attisant ainsi au passage la jalousie du frère). C’est comme ça qu’il a aussi remarqué les nouvelles scratchs. Il a une mémoire phénoménale pour les scratchs de char. Il mélange tous les prénoms des membres de la famille, mais les scratchs de chars, on ne lui en passe pas une.
— V, celle là était pas là la dernière fois! Qu’est-ce qui est arrivé cette fois-ci? — Euh…Puis, un peu plus tard, je me suis rendue compte qu’il était parti se promener “en ville” avec mon char. Ce qui est probablement un supplice un peu honteux pour lui, étant donné que je roule en vieille Ford. Ouais, il est presque aussi orgueilleux que moi, mais apparemment pas pour les mêmes trucs. Quand il est revenu, j’ai vu qu’il avait acheté des nouveaux essuie-glaces. «Fille, tes autres étaient rendu dangereux, là avec ceux là que je viens de t’installer, ça va être beaucoup plus sécuritaire.» Quand je suis repartie pour Montréal, j’ai vu qu’il en avait aussi profité discrètement pour refaire le plein d’essence.
On s’est reparlé au téléphone le lendemain (j’imagine que Latendresse venait de rater un filet ouvert…)
— Pis, au fait, comment ça roule avec tes nouvelles roues? — C’est vrai papa que ça roule “plus doux” !!!Ok. Pour être honnête, j’en sais rien, mais je sais que ça lui a fait plaisir que je dises ça. Et j’ai ajouté : «Pis là, en te parlant, je suis à côté de la fenêtre du salon, je vois mon char stationné dans’ ruelle, pis je te jure que ça look vraiment, avec des mags, une focus 2001. Éclat de rire général. Je sentais toute sa fierté. Mais surtout, je sentais que tout ça, ça veux dire je t’aime ma petite fille.
Je t’aime moi aussi, papa.
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Maman : Alors tu viens pour le souper de famille samedi soir?
Mlle V : Je voudrais bien, mais c’est que la voiture est encore prise en otage dans la ruelle, je sais pas encore si je vais pouvoir la sortir de là.
Maman : Ouin j’avais pensé à ce problème là alors j’ai déjà parlé avec ton frère et il pourrait te descendre à [ville natale de Mlle V] vendredi soir après son travail.
Mlle V : Euhhh… Mais c’est pas samedi soir là ton souper???
Maman : Oui Oui, mais là, tu m’avais dit que tu faisais rien de spécial en fin de semaine…
Mlle V : Hum… [ça c’est juste parce que c’était le meilleur moyen de ne pas me faire poser de questions indiscrètes… t’es bien avancée là, championne]
Maman : Faque tu coucherais à la maison samedi soir aussi, et dimanche on irait te reconduire en fin d’après-midi*.
Mlle V : Hum-mmm [ok, alors y’a pas juste ma voiture qui va être en otage…], ouin, je sais pas, en tout cas, je vais regarder ce que je peux faire pour dégager l’auto pendant la journée de vendredi et on se rappelle…
*Connaissant ma mère, ça va se transformer en après le souper…
Ok, j’avais rien contre le souper de famille du samedi, même que ça me tentait, mais là, un souper qui se transforme en presque 3 jours sans qu’on me demande mon avis?!?
…Si j’avais besoin d’une motivation pour pelleter, je pense que je viens de la trouver.
*****EDIT*****
Ensuite, j’ai eu mon père au téléphone. Lui aussi il sait organiser les choses pour sa fille. Comme une séance de pelletage intense avec pelles d’acier pour demain matin. Nous vaincrons!
My heart belongs to daddy…
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suite de ce texte là
Finalement, on a décidé de ne pas attendre les séries. C’est hier soir qu’a eu lieu mon baptême de hockey. Ça tombait mal hein? Quand j’vous dis que j’suis pas une fille chanceuse. Sauf peut-être pour les billets. Super bien placés, section 112 vis-à-vis la ligne bleue, du côté du but du CH en 1ere et en 3e, alors c’est dire si j’avais une belle vue à chaque fois qu’ils se sont fait scorés. Y’avait pas tellement d’ambiance dans la place, sauf quand on tournait la tête tout en haut, dans le fin fond du poulailler, au dessus du but. La gang qui avait les billets les plus poches était sur le gros party, j’pense qu’ils regardaient pas la même game que nous (et puis qu’eux autres, ils leur restait du cash pour la bière).
À défaut de vivre la bonding expérience avec la foule lors d’une victoire (ou même d’un simple but compté par la bonne équipe), j’ai pu observer celles des fanatiques entre eux. Mon père, cet homme d’un naturel timide et réservé qui sous l’influence de sa grande passion pour ce sport, se transforme en un être capable de lier des conversations avec des inconnus portant le chandail du CH dans le métro, alors qu’on se dirige vers le Centre Bell. Puis, pendant le match, jetant ici et là ses commentaires de connaisseur éclairé, alors que les autres se retournent vers lui et approuvent d’un signe de tête. Plus tard liant conversation avec son autre voisin de siège, au sujet de Smolinski, joueur le plus inutile de l’équipe. Un gars payé pas cher de la ligue américaine aurait pu faire la même job (enfin, paraît).
Au retour, métro Lucien L’Allier, un charmant jeune homme entame la discussion avec… mon père! Cette fois-ci c’est Price qui a perdu sa confiance du début de saison, suivi de diverses spéculations sur un possible échange d’ici mardi. “Toi, est-ce que tu serais prêt à laisser aller Higgins pour aller chercher [insérer ce joueur d’Anaheim dont j’ai oublié le nom] ?” J’y connais rien, mais ma réponse concernant Higgins, c’est non. Bon je pense que si j’avais pas fait signe à mon père qu’il fallait descendre à Rosemont, ces deux là auraient pu se ramasser à Laval. De mon côté, pas le choix, si je veux les voir gagner, faudra y retourner…
Classé dans : Histoires de ma vie, Textes favoris | Mots-clefs: famille, frère, hockey, msn, papa, Roch Voisine, Roger Federer
Tout ça a commencé quand ma mère a acheté une paire de billet pour aller voir un chanteur quétaine. Mon père (pas fou) a trouvé le moyen de se faire offrir une paire de billet dans les rouges, pour le CH, le même soir. Évidemment, le frangin, trop heureux, s’est trouvé à profiter du billet supplémentaire.
C’est là que les choses se corsent. Ma mère voyant le père et le fils sortir ensemble s’est dit tout bonnement qu’elle inviterait sa fille à l’accompagner au spectacle… Le frère et se père se marrent à l’avance, mais la fille a réussi, contre toute attente, à éviter le piège tendu sans trop de dommage.
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Un mois passe. Un samedi après-midi où je m’emmerdais royalement, msn me sauve. Je discute avec un copain qui en direct d’un bar du quartier, était supposé travailler sur des textes. Finalement il n’a pas dû travailler très fort… J’ai besoin de compagnie, il a besoin d’une invitation à souper. J’ai deux problèmes : 1) J’ai pas fait l’épicerie (encore!) et 2) c’est un soir de hockey et je n’ai pas RDS.
Le premier problème n’est pas vraiment un problème, parce que devant mes talents de cuisinière, les hommes préfèreront toujours la pizzeria à mon rosbif. Je peux pas croire que je vais vous raconter ça, mais le deuxième problème se règle aussi très facilement, à même la télécommande, quand on a un forfait 20 chaînes à la carte avec le diable (bof, lui ou un autre…). Bon, avant de sauter aux conclusions trop vite et de vous dire, non mais quelle fille pathétique cette Mlle V, rendue à attirer les hommes chez elle à coup de pizza, bière et hockey, et bien disons pour la pizza, qu’il fallait bien qu’elle soupe elle aussi (vous suivez pas là, elle avait pas fait l’épicerie!), que la bière devait être sur le point de passer date, vu qu’elle n’en boit pas (c’est pas beau gaspiller et les petits éthiopiens aimeraient bien ça boire de la Molson Dry eux autres avec) et que RDS, ben elle avait l’intention de modifier son abonnement A) pour faire plaisir à son père qui ronge les murs quand il est en visite chez elle un soir de hockey B) pour pouvoir regarder Roger Federer bouger C) Non, y’a rien à faire, elle est vraiment pathétique D) Toutes ces réponses.
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Quand on regarde un match de hockey en compagnie d’un fanatique, il ne faut pas s’étonner du fait qu’il prend la télécommande bien en main, et revisionne à volonté les meilleurs jeux, qu’il analyse jusque dans les plus fins détails en disant: ” Regarde! As-tu vu ça?” Même si tu l’a vu, tu t’en sauves pas, tu vas le revoir 8-10 fois en boucle. Il faut seulement sourire et simuler un peu d’intérêt. En gros, il y a juste deux erreurs à ne pas commettre 1) Il faut toujours démontrer un minimum d’enthousiasme quand la sainte équipe marque un point 2) Il ne faut jamais dire qu’un joueur de la sainte équipe est nul quand il manque un filet ouvert. Seul l’amateur éclairé peut discuter du talent d’un joueur. Le vrai amateur sait faire taire tout commentaire impertinent (lire défavorable à la sainte équipe) d’un simple regard dissuasif. Pour finir, Avouez candidement que l’on apprécierait sûrement davantage le match si on était sur place dans les gradins plutôt que dans le salon, ça paraît bien. Mais on se fera répondre que les filles qui n’aiment pas le hockey aiment toutes assister aux matchs, mais que les vrais amateurs préfèrent la télé, à cause de la télécommande et des reprises de jeu à volonté.
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Je suis issue d’une famille de fous passionnés de hockey et moi, je ne m’y suis jamais vraiment intéressée. J’imagine que c’est relié au fait d’avoir fréquenté les arénas de force pendant toute mon enfance, parce que mon frère jouait et d’avoir entendu mon père crier dans le salon tous les samedi soirs (et là je vous parle pas de l’émission de ligne ouverte Les Amateurs de Sports, religieusement syntonisée à l’heure du souper). Oui, mon enfance est pleine de traumatismes comme ça. J’ai jamais fréquenté de fans de hockey. J’ai pas fait exprès, c’est arrivé comme ça. Je ne sais pas si ça peut aussi expliquer le fait que mes chums ont toujours eu l’air louche aux yeux de mon père… Bon, peut-être pas.
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Un mois passe. Discussion familiale.
Papa : (s’esclaffant, sous le regard légèrement réprobateur de maman) Pis V, tu regrettes pas trop d’avoir manqué le show de Roch Voisine avec maman?
V : (regardant maman, avec un sourire en coin) Ben tu sais, je pense que j’aimerais encore mieux assister à un match de hockey que d’aller voir Roch Voisine…
Papa : Ah ben la prochaine fois, je t’amènerai à la place de ton frère
Frère : ben là, come on!, elle aime même pas ça!
Maman : (Qui cherche la vengeance) Pis si t’amènes ta fille, faudra que t’amène ta femme aussi!
Frère : Argh! C’est correct de gaspiller un billet de temps en temps, mais quand même, gaspilles-en pas deux!!!
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Un autre mois passe.
Le téléphone sonne.
Papa : V, je t’appelles du Centre Bell, je suis avec maman, ça te tente de venir souper au resto avec nous après?
V : Oui, d’accord… mais là, c’était pas moi que tu devais amener voir un match?
Papa : Ah! je t’ai pas oublié, je vais avoir des billets dans une loge pour un match des séries éliminatoires!
V : Ah! c’est ben cool! (eheh maudit que mon frère va manger ses bas!)
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Msn
Lui dit (12:55) :
pis? tu vas tu à game?
Mlle V dit (12:56) :
non, justement j’étais au tel avec mon père
Mlle V dit (12:56) :
cette fois-ci, il amène ma mère
Lui dit (12:57) :
ahah sucker
Mlle V dit (12:57) :
mais il m’a promis des billets dans une loge, dans les séries éliminatoires
Lui dit (12:57) :
what?!?
Mlle V dit (12:57) :
:)
Lui dit (12:58) :
t’sais qu’il serait temps que tu me présentes ton père
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à suivre
Un des employés de mon père est un gars que j’ai connu à l’école secondaire. Connu, faut le dire vite. Je connais son nom, je me souviens vaguement de son visage sans plus. J’ai peut-être été une fois dans sa classe d’anglais (ou de math???), c’est tout. Je ne sais pas ce que le gars a raconté à mon père, mais mon père a l’air de penser qu’on était des amis. Bof, pas que ça me dérange tant que ça, si le gars pense que ça peut l’aider dans ses relations avec le boss…
Il s’informe donc régulièrement de moi, de ce que je fais, de ce qui m’arrive etc. Évidemment il est donc au courant de mes péripéties des deux dernières années. Ça ne me posait pas de problèmes, sauf que là, le gars vient aussi de se séparer. Une grosse histoire difficile et toute récente… avec pas 1 ni 2 mais 3 enfants en garde partagée. Et on dirait que là, il s’est mis dans la tête que lui et moi, on pourrait être “un match“. Non mais j’vois vraiment pas par quel chemin il est passé pour arriver à une telle déduction. Anyway, pas de quoi m’inquiéter. Il a essayé de soutirer mon numéro de téléphone à mon père, qui, dans sa grande délicatesse toute masculine, lui a répondu du tac au tac que : “V a pas besoin d’un gars à problème dans sa vie.” Outch!
Et si j’étais vous, je m’en ferais pas trop pour l’égo du gars, il s’en est remis rapidement. Tellement que vendredi dernier, au party de Noël de compagnie, il a remis ça en essayant (en vain Dieu merci!) de soutirer l’information de ma mère…
F : Ah, elle, ouin, je sais qui tu veux dire, mais je me souviens pas de son nom…
P : Ben voyon! t’as donc ben pas de mémoire!
F : J’ai une excellente mémoire!
P : T’as même pas trente ans et tu te souviens pas du prénom de tes profs à la petite école?!? Moi, à 56 ans, je peux encore te nommer toutes mes maîtresses d’école.
F : Même à ça, j’suis sûr que j’ai une meilleure mémoire que toi!
P : Impossible!
F : OK, c’est vrai, je peux pas te nommer toutes les profs que j’ai eu…. Mais moi, [ton triomphant] je peux te nommer les noms de toutes les filles qu’il y avait dans la cour d’école…
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ou how bad my life sucks…
A few weeks ago…
Petite fin de semaine tranquille, seule à la maison de campagne.
C’est samedi soir. La journée a été relax, routine habituelle, ménage, lavage, épicerie, boring stuff. Je viens de finir de souper, seule, comme une bonne vieille fille célibataire, mais au moins, ce soir, j’ai pris la peine de cuisiner un repas qui a un minimum d’allure, juste pour accompagner mon verre de vin rouge, ok, deux verres (wow, on se lâche lousse). Il arrive 21h30, c’est habituellement l’heure où je sors pour aller marcher. J’ai commencé ça il y a un an et demi, pour aider la forme et au début, surtout pour aider à retrouver un peu le sommeil aussi. Je fais donc 8km à tous les soirs… ou presque. Là, ça faisait une couple de jours que j’avais skippé, vu qu’il faisait pas mal froid… Mais bon, je m’habille chaudement, je rassemble mon courage, je m’assure que la pile de mon lecteur mp3 ne me lâchera pas en chemin et je sors sur le balcon.
Tout de suite en sortant, je vois le journal de la région qui a été déposé. Je le ramasse pour le laisser à l’intérieur. Tiens donc, la porte est barrée, c’est drôle, je me souviens pas l’avoir barrée… Je prend mes clés, barre, débarre, barre, débarre, rien à faire… La foutue serrure vient de lâcher, et là je suis coincée dehors. Il fait froid, mais je bouille. Littéralement. Les voisins sont pas là (et s’ils y étaient, ils auraient pu rayer de leur liste : entendre Mlle V sacrer), ma copine qui habite pas loin est sortie… Heureusement, par miracle, j’ai mon cell dans ma poche (j’ai JAMAIS mon cell dans ma poche, en fait, même après 2 ans, je suis encore capable d’oublier que j’en ai un… et quand je m’en souviens, une fois sur deux, la pile est morte… anyway). Bon, samedi soir, 21h30, pas la peine de chercher un serrurier qui voudra se déplacer aussi loin pour faire 20$…
— Allo Papa?
— Allo ma belle, qu’est-ce que tu fais, tu t’ennuies de ton père?
Moi, au bord de la dépression nerveuse, un sanglot (presque) dans la voix :
— Papa, j’appelle de mon cell, là, je suis embarrée dehors, la serrure est brisée, je ne peux plus entrer dans la maison…
Pour toute réponse, j’ai eu droit à un gros éclat de rire incontrôlable….
Alors 45 min plus tard (il riait encore), armé d’une perceuse, d’un pied de biche et une vitre cassée plus tard, j’ai reçu mon premier cours 101 d’introduction par effraction, gracieuseté de Papa. Oserais-je vous dire que la technique était pas au point…
Eh oui, j’ai moi aussi eu mon éclat de rire incontrôlable quand il s’est introduit par la (très) petite fenêtre de la salle de bain… Faut dire que j’y serais arrivée plus facilement, mais il n’a pas voulu, il y avait de la vitre…
C’est fou ce qu’on s’amuse, les samedi soirs en campagne…
I need to get out of here…